Le Livre de Poche

  • Edition enrichie (Préfaces, notes, biographie et bibliographie)
    En 1903, Rilke répond à Franz Kappus, un jeune homme de vingt ans, élève d'un prytanée militaire, qui lui a envoyé ses premiers essais poétiques. Neuf autres lettres suivront, que Kappus publiera en 1929, trois ans après la mort de Rilke. Leur retentissement n'a fait que s'accroître depuis. Bien plus, en effet, qu'un entretien sur le métier poétique, elles forment une extraordinaire méditation sur la solitude, la création, l'accomplissement intérieur de notre être.
    Cette nouvelle traduction s'accompagne ici d'essais échelonnés entre 1912 et 1919, Sur le poète, Instant vécu et Bruit originaire, ainsi que de poèmes écrits en français, à la fin de sa vie, par l'auteur des Elégies de Duino. Trois visages d'un des plus grands poètes du xxe siècle.
    Présentation et notes de Hans Hartje et Claude Mouchard. 

  • « J'ai toujours senti cet élan en moi, comparable à celui des plantes pour grandir. Nous possédons tous cet élan, mais il arrive qu'il se brise. Nous avons tous nos empêchements, nos découragements, nos traumatismes. Il s'agit seulement de savoir à quel point nous désirons nous battre afin de surmonter les obstacles. »
    Dans cette série d'entretiens et de lectures prononcées par Anaïs Nin devant des étudiants entre 1966 et 1973, l'écrivaine nous livre, à la fin de sa vie, une réflexion très personnelle sur divers sujets : la recherche de l'identité, la magie de l'art, la femme et le féminisme... Plus qu'un ouvrage thématique, c'est une synthèse de sa pensée que nous offrent ces textes, empreints d'un constant optimiste, et qui constituent une véritable porte d'entrée privilégiée pour découvrir celle qui marqua son époque par des ouvrages incontournables.Établi et présenté par Evelyn J. Hinz.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Béatrice Commengé.

  • « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

  • Armino est guide touristique dans l'Italie des années soixante. Un jour, au cours d'une visite, il croise une vieille femme en qui il pense reconnaître une domestique qui s'occupait de lui enfant. Le lendemain, celle-ci est retrouvée assassinée. Armino décide alors de retourner à Ruffano, sa ville natale, pour vérifier ses intuitions. Jadis, quelque cinq cents ans auparavant, cette cité fut gouvernée par les Malebranche, et en particulier par le duc Claudio, surnommé le Faucon, qui la soumit à une terrible tyrannie. À l'arrivée d'Armino, Ruffano s'apprête à célébrer son célèbre festival, lors duquel un événement historique est reconstitué avec le plus de réalisme possible. Cette année, le thème en est la révolte populaire qui mena à la mort de Claudio. Mais tandis les festivités approchent, des menaces du passé refont surface...
    Enquête familiale, suspense virtuose au temps de la Renaissance, Le Vol du Faucon nous plonge dans un monde empreint de mystère. On y retrouve la plume envoûtante et la grande finesse psychologique de l'auteure de Rebecca.Traduit de l'anglais par Maurice Bernard Endrèbe.

  • Maurice Nouv.

    Sur les bancs de Cambridge, dans les années 1920, le jeune Maurice Hall rencontre l'élégant et intellectuel Clive Durham. Bientôt, l'amitié entre les deux jeunes gens va se transformer en un amour platonique mais sincère, qui durera plusieurs années. Lorsque Clive décide de se marier avec une jeune femme de la bonne société, Maurice tente de combler le vide de son existence en donnant des leçons de boxe et en cherchant à « guérir ». Mais c'est lorsque l'amour se présentera de nouveau à lui qu'il parviendra, défiant la société puritaine de l'époque et acceptant enfin qui il est, à accéder à la véritable liberté.Publié en 197, Maurice est un roman posthume en grande partie autobiographique. Cette histoire magnifique et poignante d'une quête de soi a été adaptée au cinéma par James Ivory en 1987, avec James Wilby et Hugh Grant dans les rôles-titres.Traduit de l'anglais par Nelly Shklar.

  • Edition enrichie (Postface)
    Trois personnages en quête de liberté vivent dans une maison radieuse et sont liés entre eux par un amour que rien ne ternit....
    La question n'est cependant pas là. Pour Anneliese, femme du médecin Brandhardt, pour Gitta, leur fille, et surtout pour Balduin, leur fils adolescent, la liberté consiste à ne pas manquer le train qui mène au « pays des artistes ».
    Malgré sa bonté et son intelligence, Brandhardt incarne l'ordre social et la domination masculine. Anneliese a renoncé à sa carrière de pianiste virtuose. Gitta, à force de coups de tête impulsifs, prendra en main sa propre existence. Derrière le personnage éclatant du jeune Balduin se dessine le portrait du jeune Rainer Maria Rilke, dont Lou Andreas-Salomé brosse une analyse fine et profonde.Superbement écrit, foisonnant de questions essentielles sur la vie de couple et la vocation créatrice, La Maison fait partie de ces livres que l'on n'arrive jamais à refermer. Télérama.Postface de Sabina Streiter.Traduit de l'allemand par Nicole Casanova.

  • « C'est en Égypte qu'Arthur Lomax contracta l'habitude qui, à la suite d'expériences diverses, le conduisit finalement à l'échafaud.
    En Égypte, la plupart des touristes portent des lunettes bleues. Arthur Lomax suivait cette mode aussi incongrue que prudente. En compagnie de trois personnes qu'il connaissait à peine, mais à l'intimité desquelles il avait été forcé par les exigences du yachting, il contemplait le Sphinx. Mais Lomax s'intéressait moins au Sphinx qu'au phénomène produit par les lunettes qu'il portait. En fait, il avait déjà classé le Sphinx comme une chose complètement surfaite. Pourtant, comme il arrive souvent, déçu de ce côté-là, il avait été, de façon imprévue, richement récompensé d'un autre. Le monde était changé pour lui et, s'il avait pu le savoir, son avenir entier modifié par ces deux cercles de verre teinté. »Publié en 1924, ce récit, inspiré par les voyages que la muse et amie de Virginia Woolf a effectués, offre l'histoire singulière d'un gentleman anglais dont la vie bascule tragiquement au cours d'une croisière.Traduit de l'anglais par Brigitte Carcenac de Torné.

  • Edition enrichie (préface, notes, bibliographie)Le Coeur des ténèbres s'inspire d'un épisode de la vie de Conrad en 1890 dans l'État libre du Congo mis en coupe réglée au profit de Léopold II. De cette expérience amère, l'écrivain a tiré un récit enchâssé dont chaque élément, à la façon des poupées russes, dissimule une autre réalité : la Tamise annonce le Congo, le yawl de croisière la Nellie le vapeur cabossé de Marlow, truchement de Conrad. Ces changements d'identité sont favorisés par les éclairages instables au coucher du soleil ou par le brouillard qui modifie tous les repères et dont émerge Kurtz. Présenté par de nombreux personnages bien avant d'entrer en scène, celui-ci fait voler en éclats toutes les définitions et finit par incarner le coeur énigmatique des ténèbres : le lieu où se rencontrent l'abjection la plus absolue et l'idéalisme le plus haut.

  • Paris, 1939. Ravic, chirurgien allemand émigré en France pour fuir le régime nazi, opère dans la clandestinité pour le compte d'un médecin français qui ne maîtrise plus son métier. Hanté par les sévices qu'il a subis en Allemagne, il déambule dans la capitale, à la veille de l'Occupation, risquant chaque jour d'être expulsé. Lorsqu'il rencontre Jeanne, jeune chanteuse exilée comme lui, il reprend un temps goût au bonheur, mais les ombres du passé ne lâchent pas prises si facilement.Arc de triomphe est le portrait d'un homme qui, derrière son cynisme, cache un profond humanisme, opérant sans distinction grandes dames et prostituées, petites gens et hauts fonctionnaires. C'est aussi un grand roman d'amour et, surtout, le tableau saisissant d'un monde sur le point de basculer dans l'obscurité.Traduit de l'allemand par Michel Hérubel.

  • Quand Mikhaïl Boulgakov publie Coeur de chien en 1925, la Russie soviétique bénéficie d'une relative liberté créatrice avant la nuit noire du stalinisme qui s'annonce. En d'autres temps le sujet de son roman lui aurait valu quelques années de goulag. Que l'on en juge ! Un professeur greffe sur un chien ramassé dans les rues de Moscou l'hypophyse d'un individu qui vient de mourir. L'animal se métamorphose alors en un petit homme ivrogne, grossier et méchant : le donneur était un voyou alcoolique et sans scrupule. Et voilà le professeur harcelé et poursuivi par des comités étatiques et prolétariens en tout genre, guidés et fanatisés par le chien devenu homme. Et pire, homme de parti ! Comme toujours chez Boulgakov, l'irrationnel, la dérision et la folie rejoignent une réalité cauchemardesque. L'écrivain demeure le plus grand et le plus lucide des chroniqueurs satiriques de cette époque totalitaire et tragique.
    Traduction nouvelle de Vladimir Volkoff.

  • Mes amis

    Emmanuel Bove

    Victor Bâton vit seul, dans une chambre de bonne miteuse, avec pour unique revenu une pension d'invalidité. Traîne-savates, il erre chaque jour dans Paris dans l'espoir de faire de nouvelles rencontres. La ville le renvoie à son extrême solitude, et agit en même temps comme une ouate protectrice. Mais chaque tentative de lier une relation est un échec. Et pour cause. Obnubilé par sa quête impatiente d'amitié, il fausse tout rapport, et projette sur ceux qu'il croise sa propre mesquinerie.
    Dans un style faussement simple, avec un « sens du détail touchant » selon Beckett, Emmanuel Bove dessine le portrait de cet antihéros agaçant autant que fascinant, et dépeint par touches, d'une précision extrême, la misère solitaire, le quotidien, l'absurdité de la condition humaine. D'une grande modernité à sa parution en 1924, ce texte, très salué à l'époque, a influencé beaucoup de nos contemporains.
    L'expérience de la lecture de Bove est unique. Pierre Michon.
    L'une des plus belles réussites littéraires du xxe siècle, et toujours aussi actuel. France 3.
    Postface de François-Henri Désérable.

  • Sanditon

    Jane Austen

    En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire de la paisible bourgade de Sanditon une station balnéaire à la mode. Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences « très comme il faut », se déchaînent les intrigues et les passions. Autour de la tyrannique lady Denham et de sa pupille Clara gravitent les demoiselles Beaufort, le ténébreux Henry Brudenall et l'étincelant Sidney Parker, peut-être le véritable meneur de jeu d'une folle ronde des sentiments. Observatrice avisée, Charlotte saura-t-elle demeurer spectatrice ? Le coeur ne va-t-il pas bouleverser les plans de la raison ? À sa mort en 1817, Jane Austen laissait cette oeuvre inachevée. Une romancière d'aujourd'hui a relevé le défi de lui donner un prolongement. Un exercice mené à bien dans la plus remarquable fidélité, avec autant de tact que de brio.

  • Daphné Du Maurier excelle lorsqu'elle traite de sujets qui la touchent de près. De Mary Anne Clarke, qui fut sa trisaïeule, les dictionnaires nous apprennent qu'elle fut l'une des grandes courtisanes de son temps - et qu'elle incarne aujourd'hui encore l'une des formes les plus pathétiques de la révolte féminine.
    Nous sommes à Londres, dans les dernières années du XVIIIe  siècle, et nous assistons à l'ascension d'une gamine que son intelligence et sa volonté vont porter au premier rang : jusqu'entre les bras du duc d'York, fils du roi et chef des armées britanniques en lutte contre Napoléon. Trahie, elle défraiera la chronique à la faveur d'un procès mettant en cause son amant, sera traînée dans la boue par les bien-pensants, se battra la rage au coeur pour faire reconnaître ses droits. 

  • Au XVIIe  siècle en Angleterre la guerre civile fait rage, divisant les familles. Honor Harris, jeune fille de l'aristocratie provinciale éprise de liberté, fait la connaissance lors d'un banquet, le jour de ses dix-huit ans, de sir Richard Grenvile. Honor tombe amoureuse du colonel Grenvile, stratège de génie, bel homme, amateur de femmes, couvert  de dettes, mais plein d'ambition.  En lui sont réunis les qualités et les vices les plus flamboyants. Nul doute : Honor est faite pour lui. Mais les choses ne sont jamais simples en cette terre de Cornouailles où la tempête est l'élément ordinaire de la vie...

  • «  J'ai lu votre livre. Vous m'êtes proche comme toutes les femmes qui écrivent. Ne vous offusquer pas de ce "toutes", -  toutes n'écrivent pas : écrivent celles entre toutes. Donc, vous m'êtes proche comme tout être unique et, surtout, comme tout être unique féminin.  »
     
    En réponse aux Pensées d'une amazone (1920) de Natalie Clifford Barney (1876-1972), Marina Tsvetaeva écrit en 1932 une longue lettre où elle s'attache, en particulier, à définir les inquiétudes de deux femmes qui s'aiment et sont privées de la possibilité d'avoir un enfant. Dans une langue éblouissante, Marina Tsvetaeva livre dans ces pages une réflexion profonde et poétique sur l'amour des femmes entre elles.

  • Observer les oiseaux sauvages, écrire un livre sur les vers de terre ou guetter les marins de passage, tel est le quotidien de la petite Sophie, qui passe ses vacances d'été sur une île du golfe de Finlande avec sa grand-mère. Une femme hors du commun, à la fois douce et espiègle, qui fume en cachette, jette sa canne pour prendre un bain de mer, et construit Venise avec des boîtes d'allumettes. À mi-chemin du rêve et de la réalité, leurs dialogues complices révèlent l'amour entre une femme qui connaît profondément la vie, et une enfant avide de la connaître. Auteur de renom dans les pays scandinaves, Tove Jansson est aussi connue dans le monde entier pour ses ouvrages pour enfants (dont la célèbre série des Moumines).

  • La jungle

    Upton Sinclair

    En 1906, la parution de La Jungle provoque un scandale sans précédent : Upton Sinclair y dévoile l'horreur de la condition ouvrière dans les abattoirs de Chicago aux mains des trusts de la viande. La Jungle est bientôt traduit en dix-sept langues tandis que l'auteur, menacé par les cartels mais porté par le mécontentement populaire, est reçu à la Maison-Blanche par le président Theodore Roosevelt. Une enquête va confirmer ce qu'avance Sinclair et donner lieu à une vague de réformes qui touchent la vie économique toute entière. La Jungle, par sa puissance d'évocation, par sa sincérité, transforment le message humanitaire en épopée.

  • «  L'ennui, c'est qu'il continuait à voir Sara comme dans un brouillard. Et tout le reste aussi, à cette époque. À croire que tout se brouillait dans sa tête et qu'il devenait fou. (...) Il avait toujours faim, et toujours le sentiment de quelque chose qui se préparait. Quelque chose de terrible qui le détruisait. Mais il refusait que ce pressentiment atteigne son esprit. (...)Il était sur le point de devenir un homme, et il avait dix-sept ans.  »  Des nouvelles, quelques poésies, la première et magistrale esquisse de son grand roman,  Le Coeur est un chasseur solitaire  :  Le Coeur hypothéqué  rassemble les écrits de Carson McCullers publiés de son vivant dans la presse ou restés inédits. Tous les thèmes chers à l'auteur s'y retrouvent : l'angoisse de la solitude, le besoin d'aimer et d'être aimé, la difficulté de communiquer, la délicate expression des sentiments... Mais aussi la légèreté de l'écriture et la précision clinique du récit.

  • A la fin du XIXe siècle, à Lodz, cohabitent Polonais, Allemands et juifs. Les Ashkenazi sont juifs mais ils ont adopté les façons d'être des chrétiens et obtenu l'autorisation d'ouvrir un atelier de tissage. Des jumeaux naissent que Mme Ashkenazi prénomme Simha Meyer et Yakov Bunem. Deux frères bien différents et qui ne s'entendent guère. Le premier épousera Dinelé, la femme dont est épris le second. L'un est conservateur et prêt à tout pour réussir, tandis que l'autre est gagné aux idées révolutionnaires. C'est leur histoire que nous conte ce roman. C'est aussi celle d'une ville, sur fond d'industrialisation, de conflits sociaux et d'antisémitisme. Une fresque au souffle puissant qui se déroule sur une cinquantaine d'années pour s'achever à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les Frères Ashkenazi, best-seller aux Etats-Unis en 1936, est l'oeuvre maîtresse d'Israël Joshua Singer, le frère aîné d'Isaac Bashevis Singer.

  • Du premier Noël de l'enfance au dernier été passé sur une île dans le golfe de Finlande, toute la vie d'une femme est rassemblée dans ces quinze nouvelles publiées pour la première fois en France. Avec cette chronique d'une vie passée au plus proche de la nature et des saisons qui passent, dans un style pur où l'étrangeté perce souvent sous l'apparente simplicité, «Tove Jansson fait presque disparaître la narration dans ce que Hegel appelait ´´la prose du monde´´, la beauté du quotidien » (The Times).

  • On connaît l'intérêt passionné du romancier d'Amok et du Joueur d'échecs pour les zones inexplorées et obscures de l'esprit humain.
    Biographe érudit et passionnant, il évoque ici trois figures historiques qui ont été parmi les premières à s'y aventurer.
    À la fin du xviiie siècle, le magnétiseur Mesmer s'intéresse à l'hypnose.
    Un siècle après, Mary Baker-Eddy, une Américaine, fondatrice d'une secte, prétend guérir par l'extase de la foi.
    Dans le même temps, à Vienne, Freud donne naissance à la psychanalyse. Trois expériences auxquelles l'histoire et la science devaient donner leur juste place, mais qui toutes trois marquèrent leur temps.
    Dans ce livre trop méconnu, témoignage de son inlassable curiosité intellectuelle, le grand écrivain autrichien nous convie à une réßexion fondamentale sur les pouvoirs de l'esprit.

  • Kleist, Hlderlin, Nietzsche : trois destinées fulgurantes et sombres, où les éclairs du génie créateur illuminent des vies brèves, en proie à l'excès, à la démesure, à la folie.
    Comme il l'a fait dans Trois poètes de leur vie, Stefan Zweig rapproche ici ces figures animées par un même mouvement intérieur. Pour ces errants, à peu près ignorés de leur vivant, la pensée ou la création ne sont pas cette sereine construction d'un idéal d'harmonie et de raison dont Goethe donne l'exemple accompli ; elles ne peuvent naître que dans le corps à corps avec un démon intérieur qui fait d'eux les fils de Dionysos, déchiré par ses chiens.
    C'est en romancier, grâce à l'intuition et à la fraternité d'âme, que l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, fasciné par les dimensions les plus mystérieuses de l'esprit humain, mène ces évocations, dont bien des pages sont d'inoubliables morceaux littéraires.

  • M.  Shimomura dessine un loup en quelques traits - celui qu'il a vu ou celui qu'il a imaginé  ? -, deux soeurs âgées partagent une intimité à mourir d'ennui, un illustrateur découvre sa plus grande terreur et tante Gerda, qui a passé sa vie à écouter les autres, finit par dessiner une carte des relations humaines.
    La Cartographe aborde le désir de posséder de la terre ou une oeuvre d'art, de devenir adulte et d'être heureux. Ou tout simplement le désir de désirer. Dans ce recueil de nouvelles, le premier publié par l'auteur du Livre d'un été, Tove Jansson y déploie déjà son ton acerbe, son regard attentif et son humour noir.
     
    Une conteuse exceptionnelle célébrée dans le monde entier.  Télérama.
    Des histoires qui redonnent le sentiment enfantin de l'étrangeté du monde.  Grazia.
     
    Préface de Birgitta Ulfsson.
     
    Traduit du suédois par Nolwenn Borrel

  • Pétrole !

    Upton Sinclair

    Comme Émile Zola, Upton Sinclair n'a rien d'un styliste extasié : il peint large, vite, puissant, il emporte le lecteur et l'incite à s'insurger : Sinclair n'aurait pas renié l'acception utilitaire de son travail. Pourtant Pétrole ! demeure un récit d'aventure.
    Tel Géant, livre qui fut lui aussi adapté au cinéma, ce roman se veut le roman du pétrole, volontiers scélérat, que Sinclair avait déjà affronté en manifestant contre les Rockefeller. [...] Sept cents pages d'idéalisme, empreintes de toutes les composantes du roman d'éducation : on sent qu'Upton Sinclair aspire à donner vie à la chimère de la littérature américaine de tout temps, the great American novel, le grand roman américain à l'échelle du pays-continent qui, une fois pour toutes, s'inscrira dans l'histoire littéraire.
    Extraits de la préface d'Olivier Barrot.

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