Le Cherche-Midi

  • Pierre Dac et Cabu sont nés à Châlons-en-Champagne, à plusieurs dizaines d'années d'écart mais à seulement quelques centaines de mètres de distance.
    Le roi des loufoques est resté jusqu'à l'âge de 3 ans dans une ville qui s'appelait alors Châlons-sur-Marne et que, origines juives obligent, il voulait faire rebaptiser Chalom-sur-Marne. Le père du Grand Duduche et du Beauf y a grandi et commencé sa vie professionnelle dans le journal local. Pendant ses jeunes années, il a nourri son humour naissant en dévorant des numéros de L'Os à moelle conservés dans le grenier familial.
    Ils ne se sont rencontrés qu'une seule fois, en 1969, à Paris. Aujourd'hui, les voici à nouveau réunis à travers Les Pensées du maître 63, devenues des classiques, illustrées par des dessins de Cabu en noir et blanc mais résolument hauts en couleur. Pour le meilleur, mais surtout pour le rire.
    Anti-préface de Louis Leprince-Ringuet

  • " Aucun livre de qui que ce soit, ne m'a jamais aidé à supporter quoi que ce soit. Sauf, peut-être les longs voyages en chemin de fer ", affirme Jean Yanne. Gageons que ce livre-ci, panorama de quelques décennies d'humour yannesque, nous aidera à supporter des choses bien plus pénibles que les voyages en chemin de fer. Le meilleur moyen de se garder de la bêtise étant certainement d'en rire, nous avons avec Jean Yanne un orfèvre en la matière. À travers des pensées essaimées, au fil des ans, des textes d'humeur souvent mauvaise, des méchancetés jamais gratuites, Jean Yanne nous offre un bréviaire du dérisoire, une leçon d'humour. Sous son regard affûté, le ridicule se met enfin à tuer, le grotesque saute aux yeux, la bêtise perd ses masques. L'humoriste veille et il est féroce. Ses contemporains n'ont qu'à bien se tenir. Comme le note l'auteur : "Les humoristes sont plus utiles que les philosophes. À moins que ce ne soient eux les vrais philosophes." Ce livre refermé, on n'en doutera plus.
    "L'amour est un sport. Surtout s'il y en a un des deux qui veut pas.
    "L'idéal ce serait de pouvoir déduire ses impôts de ses impôts." "Les vieux adorent manger des cacahuètes. Ça leur rappelle leurs dents." "J'attends avec impatience le clonage. Ça fera du personnel pas cher."

  • " Je suis un humoriste-orchestre. " note Jean Yanne dans ce recueil avant de nous le prouver avec brio. Quel que soit l'instrument qu'il emploie, la pensée, la réplique, le texte, le pamphlet ou encore la parodie, Jean Yanne nous offre à chaque fois des mélodies exceptionnelles. Et les partitions auxquelles il s'attaque, que ce soit la société, la politique ou la religion, sont chaque fois interprétées avec un ton qui n'appartient qu'à lui. " J'ai la faculté d'assimiler la connerie ambiante comme les abeilles butinent les fleurs et prennent le pollen pour en faire leur miel. " C'est ce miel que nous vous proposons de goûter dans ce florilège de ses meilleurs moments, avec un avertissement toutefois pour les âmes sensibles, avertissement que Jean Yanne repousserait d'une main nonchalante puisque selon lui " l'humour n'est jamais mal placé. Où qu'il se place, ça reste de l'humour. " Ce qu'il nous prouve d'une façon magistrale.

  • Tout le monde connaît son nom, cite parfois ses bons mots, mais qui a lu son oeuvre immense ? " Allais Alphonse (pas XIII), né à Honfleur, de parents français mais honnêtes. Élève de l'École anormale inférieure, 3, place de la Sorbonne. " Ainsi se présente lui-même Alphonse Allais, ce cas unique dans l'histoire de la littérature française.
    Humour noir, humour rose, vers, prose, maximes, fables express, distiques olorimes, breuvages, calembours, inventions mirobolantes, il a tout fait ! Et la quintessence de la pensée allaisienne est réunie dans ce seul volume, somme de deux années de recherches dans les trésors cachés de la Bibliothèque nationale, régulièrement réédité, et pour cause : il est devenu un grand classique de l'humour.
    Les familles, l'été venu, se dirigent vers la mer en y emmenant leurs enfants. Dans l'espoir, souvent déçu, de noyer les plus laids.
    *
    Un gentleman est un monsieur qui se sert d'une pince à sucre, même quand il est seul.
    *
    Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?


  • Épicurien et jouisseur, Pierre Arditi est, depuis toujours, amateur de bonne chère et de bons mots. Aussi était-il le candidat idéal pour présenter cette anthologie des pensées les plus drôles consacrées à la gastronomie et au bien vivre.

    Nombre d´auteurs ont en effet rivalisé d´esprit à travers les siècles pour nous vanter les plaisirs de la table, de Voltaire à Jean Yanne, en passant par Alphonse Allais, Frédéric Dard, Jacques Prévert, Claude Chabrol ou encore Jim Harrison et Alfred Hitchcock.
    « Toutes ces éminentes personnalités, écrit Pierre Arditi, se font une joie de nous rappeler que la bonne chair, la bonne bouffe, le joli casse-dalle, le petit coup sur le bord du zinc, bref ce plaisir que nous prenons à nous faire plaisir, n´est non seulement pas condamnable, mais chaudement recommandé, jusqu´à la seconde même où ce plaisir nous transforme en poètes de nous-mêmes, en titilleurs d´imaginaire, en compagnons de jeu que seule réunit la volonté de rire de nous avant d´être obligé de nous taire. »

  • On ne présente plus Jacques Martin, dont l´humour a enchanté, pendant près de cinquante ans, plusieurs générations de spectateurs. Nous sommes heureux de vous offrir avec cet ouvrage un florilège de ses plus beaux textes et aphorismes, la plupart inédit, agrémentés d´une sélection de répliques et d´anecdotes révélatrices de cet esprit toujours en ébullition. Le sens de l´absurde y côtoie celui de la caricature, l´humour y est omniprésent - pour notre plus grand plaisir !


    Extraits Hilare Jean Yanne qui, par quatre fois dans la soirée, m´a répété pour mon plus grand plaisir cette phrase qu´il a relevée dans un journal et sur laquelle nous nous sommes attardés longuement pour tenter d´en extraire son sens exact et profond. La voici, livrée à votre méditation : « La Suisse est le seul pays au monde où l´on mange autant de viande qu´ailleurs. » Le journaliste qui a écrit cela est prié de se faire connaître au plus tôt, nous voudrions l´embrasser.


    La Bretagne, quel voyage ! Jusqu´à Rennes, il n´y a pas de problème, vous avez un chemin de fer. Mais après, si vous voulez continuer... il faut trouver des porteurs, un guide sachant parler l´idiome et surtout ne pas oublier de prendre sa quinine car c´est malgré tout relativement humide.


    Même sur la chaîne couleur, on distingue mal dans l´hémicycle les formations politiques. Pourquoi ne pas adopter le port de maillots de couleurs différentes pour chaque parti ? Ainsi, il y aurait les rouges, les bleus, les jaunes (pour les jours de grève). Ce serait plus pimpant pour l´oeil.

  • Daniel Prévost bientôt reconnu d'utilité publique ? La question se pose une fois de plus après la lecture de ces pages délirantes où cet ironiste secoue toutes les conventions, fustige équivoques et a priori, se gausse de l'époque, de ses contemporains et de lui-même.
    Un festival de phrases en liberté avec, en prime, l'annonce de la réouverture du légendaire garage Gaudin...

  • Quand le bon mot prévaut !


    «Entre un être humain et moi, il n´y a pas une grande différence» affirme Daniel Prévost. C´est faux : Prévost, lui, possède un humour très nettement au-dessus du niveau de l´homme normal. De plus, il professe une philosophie d´une exceptionnelle profondeur : «Le temps passe et les oeufs durent». Cela donne à réfléchir. Non content d´être philosophe, Prévost est aussi sociologue, et des plus dérangeants : «Mille cinq cents oies du Périgord ont entamé une grève de la faim à quelques jours de Noël. On ignore encore les causes d´une telle décision.» On est pris de vertige métaphysique !



    Tel est Daniel Prévost, penseur-étoile, funambule du rire en cascade, une cascade qui grince, il faut le préciser. Or une cascade qui grince est, par essence, un phénomène très rare, tout comme l´humour de Daniel Prévost.


  • Nouvelle édition !

    Nombreux sont ceux qui connaissent par coeur les tirades inoubliables des Valseuses, de Buffet froid ou encore de Tenue de soirée. Dialoguiste parmi les plus brillants du cinéma français contemporain, Bertrand Blier n'est pas un auteur " correct ". Iconoclaste et provocateur, il puise volontiers sa verve dans le trivial et trouve la beauté là où d'autres ne la perçoivent pas. Et, ses mots sont ceux d'un authentique écrivain. Prenant la suite des Prévert, Jeanson ou Audiard, il a donné au cinéma français de ces quarante dernières années ses dialogues les plus originaux et les plus drôles.
    Avec ce recueil de ses Pensées et répliques les plus percutantes, nous retrouvons, intact, son univers si particulier.
    /> - À quoi ça ressemble un bon souvenir ?
    - C'est quelque chose, quand on y pense, ça donne envie de pleurer.
    - Et un mauvais, qu'est-ce que ça fait ?
    - Un mauvais ça fait rien. Tu te marres et puis c'est tout.
    *
    C'est la contemplation de la connerie qui donne la vocation du pouvoir.


  • Oscar Wilde fut et reste le maître incontesté du trait cinglant, de la formule assassine et de la maxime meurtrière. Aristocrate de l´esprit, dandy provocateur, il a frappé là où il le fallait, sur la « bonne » société, son hypocrisie et ses masques. Maître du paradoxe, il a passé sa vie à lutter de façon toujours subtile et brillante contre les idées reçues -Recommander aux pauvres d´être économes est à la fois grotesque et insultant. Cela revient à conseiller à un homme qui meurt de faim de manger moins-, les convenances ridicules -J´aime pour leur artifice ces renoncements auxquels les hommes ont donné le nom de vertu, tout autant que ces révoltes de la nature que les sages appellent encore péché- et la bêtise universelle -L´opinion publique est celle de ceux qui n´ont pas d´idées.

    C´est ainsi à un véritable feu d´artifice de l´esprit que vous convie cet ouvrage consacré à l´un des hommes les plus captivants de l´histoire de la littérature, qui avait coutume de dire :Il n´y a qu´une chose au monde pire que de faire parler de soi, c´est de ne pas faire parler de soi.

  • Misanthrope, misogyne, anticlérical, féroce, lucide, tendre, amer : tous ces adjectifs pourraient s'appliquer à Jules Renard, ce fils de paysan devenu auteur à succès grâce à un roman, Poil de Carotte, adapté au théatre en 1900.


    Son maître-livre reste le Journal écrit de 1887 à 1910. Témoignage riche et passionnel sur une époque et un milieu ainsi qu'ouvrage de moraliste, ce journal, chef-d'oeuvre de la littérature française, contient tout l'humour d'un écorché vif : « Quand on n'a plus à compter sur rien, il faut compter sur tout ».


    Tout l'humour, aussi, d'un poète désenchanté : « J'ai bâti de si beaux châteaux que les ruines m'en suffiraient ».


    Jules Renard vécut un peu moins de cinquante ans mais ses pensées défieront le temps.

  • Réunion d´un budget souvent faramineux, de personnalités souvent extravagantes, d´ambitions souvent mal mesurées, le tournage d´un film donne très souvent lieu à bon nombres d´anecdotes savoureuses. Bruno Solo a sélectionné ici des centaines d´histoires vraies, anecdotes de tournage, de stars, des petites histoires de la grande histoire du 7e art, toutes plus originales, drôles, édifiantes les unes que les autres.

  • Non content de faciliter le travail des lecteurs, l'auteur a souhaité voler au secours des critiques en formulant dix griefs principaux à l'égard de son propre livre :
    1) Pour qui l'auteur se prend-il ?
    2) Comment ose-t-il publier des pensées alors qu'il n'a jamais pris rang parmi les intellectuels ?
    3) En vertu de quelle légitimité émet-il des jugements aussi définitifs sur des sujets qui lui sont autant étrangers que l'amour, la politique et la culture ?
    4) Ne pèche-t-il pas par manque de travail et par défaut d'inspiration en se montrant incapable de dépasser dix lignes sur un seul sujet ?
    5) Pourquoi, alors qu'il sait que tout a été dit, s'obstine-t-il à croire que tout n'a pas été écrit ?
    6) Son inconscience n'aboutit-elle pas à ce qu'une voie traditionnellement royale s'achève cette fois en impasse ?
    7) N'est-ce pas pousser trop loin le paradoxe que de qualifier de maximes des songe-creux minimalistes ?
    8) A-t-on le droit de multiplier les mauvais coups sous prétexte de faire des bons mots ?
    9) L'auteur ne pense-t-il pas plus haut que sa tête ?
    10) N'est-il pas de pire fou que celui qui se prend pour un sage ?
    Philippe Bouvard

  • « Dilettante éclairé », comme l'a baptisé Le Monde, « satiriste bien élevé et aussi précis qu'un bourreau chinois » (Le Point), « humoriste humaniste » (Le Nouvel Observateur), « moraliste amical et amusé » (L'Express), Philippe Meyer illustre de mille manières cette pensée de Flaubert : « Rien n'est plus sérieux en ce bas monde que le rire ». Il démontre que l'impertinence se reconnaît à sa pertinence et à sa façon de prendre les modes et les idées reçues à rebrousse-poil. Convaincu avec Montesquieu que « la gravité est le bouclier des sots », le chroniqueur matutinal de France Inter fait les délices de ses auditeurs (et de ses lecteurs) en s'interrogeant sur des sujets aussi résolument mineurs que la marine bolivienne, le thème astrologique des chats ou la surface du carré d'agneau, mais aussi en exerçant sa verve aux dépens des puissants de notre société, qu'ils appartiennent au monde de la politique, à celui des médias ou du « show-business ». Longtemps sa devise fut : « Personne n'est parfait ». L'observation de son époque l'a conduit à ajouter : « À ce point-là, il y a du rab' d'abus ». Philippe Meyer occupe désormais une place à part d'où il peut à loisir « étonner son monde en s'étonnant du monde ».

  • « Rodin, écrit Sim en exergue de son livre, est le seul penseur dont les idées sont coulées dans le bronze ». Sim, lui, s'est contenté de coucher sur le papier, pour nous amuser et en leur ayant donné forme, des pensées, définitions, remarques, maximes, préceptes qui avaient commencé sous forme de bruits inquiétants dans sa boîte crânienne. Elles n'en ont pas moins de poids et composent l'étonnant abécédaire de cet humoriste devenu très populaire depuis qu'il montre « sa gueule » au public. Il est vrai qu'elle est « chouette » sa gueule ! Mais Sim est aussi un vrai penseur de fond qui nous réserve des formules aussi percutantes que celle-là : « Il y aura toujours des millions de lâches pour respecter un seul salaud ». Voici, dans cet ouvrage, le meilleur de ce surdoué de l'humour.

  • Roger Pierre, c'est un homme-orchestre du spectacle. Au fil des années, il a en effet mené de front une carrière au music-hall, au cabaret, au cinéma, au théâtre et a participé à un nombre incalculable d'émissions de radio et de télévision. Selon les circonstances, il a ainsi écrit une multitude de sketches, d'histoires, de chansons dont le présent ouvrage se veut une synthèse. Vous allez découvrir des pensées inédites (groupées en huit thématiques, l'amour, l'enfance, les hommes, l'Histoire, les voyages, le sport, le Spectacle, le rire) ainsi que des paroles de chansons, des monologues (certains écrits pour Jean-Marc Thibault ou Jean Richard), des hommages à quelques Grands (de Sacha Guitry à Peter Cheney) et des petites pièces de théâtre, à deux ou trois personnages, qui sont des modèles du genre. Des textes qui vous amuseront, bien sûr, mais qui ne manqueront pas de vous surprendre. Ce grand garçon brun qui porte avec la même élégance et la même jeunesse culottes courtes et pantalons d'adulte cache, derrière un air de naïf, un don d'observation impitoyable mais toujours tendre et gouailleur du monde bizarre dans lequel nous vivons.

  • Maurice Clavel l'affirme en préfaçant cet ouvrage : "Ces pensées ne sont pas seulement des petites fleurs". Et il précise, situant Roland Bacri : "Il s'agit d'un grand moraliste"... "un salutaire antiterrorisme". Plus loin : "Le calembour est aujourd'hui un moyen de ne pas devenir idiot. C'est un défi aux traductions des ordinateurs, aux langages de bois de tous les Politburo. Ça destructure, donc ça libère... Lecteur, tu vas rire comme vache ou baleine dans le plus noble des genres". Amusez-vous maintenant tout en découvrant que Roland Bacri, poète bien connu des lecteurs du Canard Enchaîné, est aussi un "nouveau" Philosophe ! "Quand un homme parle à un autre qui ne le comprend pas et que celui qui parle ne comprend plus, c'est de la Métaphysique." VOLTAIRE

  • « Dilettante éclairé », comme l'a baptisé Le Monde, « satiriste bien élevé et aussi précis qu'un bourreau chinois » (Le Point), « humoriste humaniste » (Le Nouvel Observateur), « moraliste amical et amusé » (L'Express), Philippe Meyer illustre de mille manières cette pensée de Flaubert : « Rien n'est plus sérieux en ce bas monde que le rire ». Il démontre que l'impertinence se reconnaît à sa pertinence et à sa façon de prendre les modes et les idées reçues à rebrousse-poil. Convaincu avec Montesquieu que « la gravité est le bouclier des sots », le chroniqueur matutinal de France Inter fait les délices de ses auditeurs (et de ses lecteurs) en s'interrogeant sur des sujets aussi résolument mineurs que la marine bolivienne, le thème astrologique des chats ou la surface du carré d'agneau, mais aussi en exerçant sa verve aux dépens des puissants de notre société, qu'ils appartiennent au monde de la politique, à celui des médias ou du « show-business ». Longtemps sa devise fut : « Personne n'est parfait ». L'observation de son époque l'a conduit à ajouter : « À ce point-là, il y a du rab' d'abus ». Philippe Meyer occupe désormais une place à part d'où il peut à loisir « étonner son monde en s'étonnant du monde ».

  • « Rodin, écrit Sim en exergue de son livre, est le seul penseur dont les idées sont coulées dans le bronze ». Sim, lui, s'est contenté de coucher sur le papier, pour nous amuser et en leur ayant donné forme, des pensées, définitions, remarques, maximes, préceptes qui avaient commencé sous forme de bruits inquiétants dans sa boîte crânienne. Elles n'en ont pas moins de poids et composent l'étonnant abécédaire de cet humoriste devenu très populaire depuis qu'il montre « sa gueule » au public. Il est vrai qu'elle est « chouette » sa gueule ! Mais Sim est aussi un vrai penseur de fond qui nous réserve des formules aussi percutantes que celle-là : « Il y aura toujours des millions de lâches pour respecter un seul salaud ». Voici, dans cet ouvrage, le meilleur de ce surdoué de l'humour.

  • Roger Pierre, c'est un homme-orchestre du spectacle. Au fil des années, il a en effet mené de front une carrière au music-hall, au cabaret, au cinéma, au théâtre et a participé à un nombre incalculable d'émissions de radio et de télévision. Selon les circonstances, il a ainsi écrit une multitude de sketches, d'histoires, de chansons dont le présent ouvrage se veut une synthèse. Vous allez découvrir des pensées inédites (groupées en huit thématiques, l'amour, l'enfance, les hommes, l'Histoire, les voyages, le sport, le Spectacle, le rire) ainsi que des paroles de chansons, des monologues (certains écrits pour Jean-Marc Thibault ou Jean Richard), des hommages à quelques Grands (de Sacha Guitry à Peter Cheney) et des petites pièces de théâtre, à deux ou trois personnages, qui sont des modèles du genre. Des textes qui vous amuseront, bien sûr, mais qui ne manqueront pas de vous surprendre. Ce grand garçon brun qui porte avec la même élégance et la même jeunesse culottes courtes et pantalons d'adulte cache, derrière un air de naïf, un don d'observation impitoyable mais toujours tendre et gouailleur du monde bizarre dans lequel nous vivons.

  • Maurice Clavel l'affirme en préfaçant cet ouvrage : "Ces pensées ne sont pas seulement des petites fleurs". Et il précise, situant Roland Bacri : "Il s'agit d'un grand moraliste"... "un salutaire antiterrorisme". Plus loin : "Le calembour est aujourd'hui un moyen de ne pas devenir idiot. C'est un défi aux traductions des ordinateurs, aux langages de bois de tous les Politburo. Ça destructure, donc ça libère... Lecteur, tu vas rire comme vache ou baleine dans le plus noble des genres". Amusez-vous maintenant tout en découvrant que Roland Bacri, poète bien connu des lecteurs du Canard Enchaîné, est aussi un "nouveau" Philosophe ! "Quand un homme parle à un autre qui ne le comprend pas et que celui qui parle ne comprend plus, c'est de la Métaphysique." VOLTAIRE

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sternberg, depuis toujours, note des pensées plutôt noires, dont la philosophie se situe bien au-delà d'un humour décapant. "Comment croire à Dieu qui, depuis le temps, n'a même pas le téléphone ?" "Il y a un temps pour vivre, un temps pour mourir. Après, cela s'aggrave parce qu'il n'y a plus de temps du tout." "Les hommes pieux devraient servir à faire des clôtures." Comparé aux quarante livres que Sternberg a signés, ce recueil de pensées effervescentes en dit bien plus long sur sa hantise de la mort, sa conscience perpétuelle de l'inutile, sa haine de l'ambition, son absence de foi. La seule raison de vivre de Sternberg se trouve peut-être dans l'écriture de ces pensées.

  • Bon nombre d'humoristes tiennent Francis Blanche pour leur Tonton préféré. Un tonton flingueur s'il en est : iconoclaste, irrespectueux et mystificateur, maniant de main de maître l'absurde et la folie.

    Ses conseils témoignent d'une sagesse ancestrale : "Si vous ne vous sentez pas bien, faites-vous sentir par un autre", "Pour rentrer chez vous une seule adresse, la vôtre", ou encore : "Qui vole un oeuf ferait mieux de voler un boeuf." Mais le plus grand des talents de Francis Blanche est d'avoir su mettre le rire au coeur de sa vie quotidienne autant que dans ses sketches. Inventeur des fausses publicités, il est aussi à l'origine du canular téléphonique. On trouvera ici quelques-unes des folles aventures du célèbre Macheprot. Amusons-nous du délire de cet homme-orchestre, inventeur de la greffe surprise, de la police des nurses et du dépanneur d'escalopes.

    De belles nuits blanches en perspective !

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