Le Cavalier Bleu

  • Altermondialistes, zadistes, environnementalistes, anarcho-primitivistes... Anarchie et écologie semblent partager de nombreux points communs. Une même aspiration à un monde meilleur, plus proche de la nature, respectant les espèces vivantes et les paysages, fait de communautés solidaires et tolérantes. Une même détestation d'un monde dominé par l'argent, les guerres et la soif du pouvoir.
    Pourtant, les choses sont loin d'être aussi simples qu'il n'y paraît. Elles sont parfois même antagoniques si l'on considère, comme Philippe Pelletier en fait l'hypothèse dans cet ouvrage, que la finalité de l'injonction au « tous écologistes » n'est autre que de faire évoluer le système actuel vers un capitalisme vert, bien éloigné de l'idéal anarchiste...

  • Et si, pour reprendre un roman d'Alberto Torres Blandina, le Japon n'existait pas ? Une invention qui aurait marché, écho à ce lointain Cipango décrit par Marco Polo sans en avoir jamais foulé le sol !

    Cette farce littéraire traduit combien le Japon et les Japonais interrogent, depuis des années sinon des siècles... Le pays incarne et cristallise bien des choses, dépasse sa propre réalité pour générer fantasmes, idées reçues, utopies - paradis des hautes technologies, des manga, d'une nature sacralisée, d'un érotisme débridé -, ou dystopies, d'Hiroshima à Fukushima, des horreurs de la guerre aux tsunami, du groupisme et de l'entassement au conservatisme de la classe politique...

    Alors oui, le Japon a été inventé ! Mais par qui ? quand ? et pourquoi ? C'est a cette question que s'essaie à répondre Philippe Pelletier, en nous conviant à un voyage de plusieurs siècles au travers de l'histoire et de la culture japonaise.

  • Les figures trans sont partout. Dans les clips, la mode, les séries, les faits divers... Pourtant, cette visibilité ne s'accompagne pas toujours d'une plus grande acceptation. Tour à tour caricaturé, psychiatrisé, dans le meilleur des cas ignoré, dans le pire rejeté, le fait transidentitaire pose problème. A l'image de l'homosexualité, les peurs et les tabous demeurent.
    C'est sur la base de ce constat que ce livre propose un bilan des savoirs sur « les » questions trans, en insistant aussi sur les différents fronts, de l'espace médical à l'espace social, en passant par les arènes juridiques et scientifiques. Laissant de côté la question du « pourquoi » (« pourquoi est-on trans ? » ou « pourquoi le devient-on ? », l'auteur s'intéresse à la question du « comment », c'est-à-dire des logiques sociales à l'oeuvre dans les controverses transidentitaires.

  • D'abord connu au travers de ses nombreux fossiles retrouvés au XIXe siècle, le coelacanthe a longtemps fait partie des espèces disparues. Jusqu'à ce jour de 1938 où la Sud-Africaine Marjorie Courtenay-Latimer le trouve « vivant » sur le bateau d'un pêcheur, une découverte à l'origine de son nom scientifique de Latimeria.
    Ce poisson aux caractéristiques singulières (nageoires construites comme des pattes, présence d'un poumon) alimente le fantasme d'un lointain ancêtre, chaînon manquant entre le monde aquatique et le monde terrestre.
    C'est l'histoire de ce poisson énigmatique, appartenant à une lignée vieille de 420 millions d'années, que nous raconte Lionel Cavin, avec force détails et anecdotes sur les circonstances de sa découverte, les rivalités entre scientifiques, teintées de nationalisme, et les menaces d'extinction qui pèsent aujourd'hui sur lui du fait de sa surpêche et dela dégradation de son environnement.

  • Élisée Reclus, Albert Camus, l'Algérie : deux personnages, une contrée, une convergence finalement évidente. Malgré le demi-siècle qui les sépare, malgré les différences de métier, de contexte ou de caractère, Reclus et Camus partagent de nombreux points communs : honnêteté intellectuelle, exigence éthique, convictions libertaires et passion pour l'Algérie. Véritable fil noir et rouge, qui passe d'abord par un attachement familial, ce pays traduit en effet leur sentiment d'être des « indigènes de l'univers ». Leur dénonciation du colonialisme, exempte de nationalisme, fut mal comprise. Leur alternative autogestionnaire et fédéraliste aurait permis des issues moins douloureuses.

  • Pourquoi s'intéresser au Liberia, ce pays d'Afrique de taille modeste, faiblement peuplé et recouvert en majorité par la forêt tropicale ? C'est que son histoire est tout à fait singulière et riche d'enseignements. Colonie créée en 1822 par une société philanthropique américaine pour accueillir des esclaves libérés, le Liberia devenu pays indépendant a été accusé par la suite d'avoir lui-même recours à l'esclavage et a atteint la fin du vingtième siècle anéanti par plus de 20 ans de guerres civiles et de massacres. Au-delà de l'exposé des faits qui ont déterminé cette trajectoire dramatique, l'auteur tente de tracer un fil rouge au milieu des présentations parfois contradictoires de la littérature existante fondée souvent sur des approches partisanes, confessionnelles ou idéologiques.

    Elargissant le champ de ces investigations, ce livre cherche également à expliquer comment un pays né sous d'aussi bons auspices a-t-il pu échouer de façon aussi radicale, d'une part, à quels enjeux il est confronté dans sa reconstruction, d'autre part. Des questions qui intéressent notamment les politologues et les spécialistes du développement.

  • Tendance lourde des dernières années, la progression de l'extrême-droite se nourrit de la montée du chômage, des exclusions et de la précarité. Le FN est aujourd'hui en position de prendre le pouvoir par les urnes. La faillite des politiques économiques et sociales menées depuis plusieurs années ayant certainement joué un rôle majeur, les économistes ont une responsabilité particulière dans le combat d'idées contre le FN. L'objectif que s'assignent les auteurs dans cet ouvrage est donc, sur chacune des thématiques du programme du FN (immigration, euro/Europe, mondialisation, emploi, santé, éducation, environnement, etc.), de dresser un constat, d'en faire la critique et de soumettre des contre-propositions. Car le combat contre l'extrême-droite ne peut être uniquement un combat moral. Il est indispensable de contre-attaquer avec un ensemble de propositions susceptibles de convaincre les populations oubliées qui se sont tournées vers le FN.

  • Illustres en leur temps, nombre de femmes sont tombées dans l'oubli sans raison apparente. Comprendre les causes et les modalités de cette invisibilisation qui n'atteint jamais la notoriété masculine, telle est l'ambition de ce livre.
    À travers vingt portraits de femmes d'exception qu'il ramène à la vie, il questionne cette stratégie, toujours à l'oeuvre, et sa fonction dans la perpétuation des assignations de genre. Ainsi se révèle le détournement de la notion même d'exception, dès lors qu'elle est attribuée à « la femme » postulée des siècles durant faible, fragile, inapte à créer et à agir dans la sphère publique. L'ouvrage décèle trois modes d'évitement : l'exceptionnalité féminine pathologisée ; l'amputation mémorielle ; et enfin l'instrumentalisation pour renforcer la règle du genre.
    La raison première de cet oubli mémoriel reste assurément le refus de l'égalité entre les sexes.

  • Pour la première fois dans un ouvrage, l'humanitaire français « French Doctors » va dialoguer avec l'humanitaire anglo-saxon, apportant un éclairage sur les différences mais aussi sur les convergences qui existent entre ces deux approches, dans un contexte de mutation des équilibres mondiaux.
    Treize personnalités de l'humanitaire s'expriment ici sur quatre thématiques majeures : la crise de la maturité, l'évaluation de l'action humanitaire, la place des ONG sur le nouvel échiquier géopolitique et l'humanitaire et la religion.
    Responsables d'associations humanitaires, chercheurs, journalistes ou membres d'organisations internationales, tous ces acteurs ont déjà contribué dans la presse spécialisée ou grand public à alimenter la réflexion sur le sujet.

  • On peut porter le voile et être militante féministe, être Noir et ne pas aimer danser, être Rom et chercher un emploi sédentaire...La complexité du réel échappe trop souvent aux représentations médiatiques. Ce précis décrypte avec humour les clichés véhiculés de façon récurrente par les médias. La diversité des styles, des sensibilités, des parcours et des générations des contributeurs nourrit une réflexion collective dont l'objectif est d'interpeller sans donner de leçons, car nul n'a le monopole de l'exemplarité. Ni recueil d'anecdotes, ni manuel éducatif bien-pensant, cet ouvrage nous invite à questionner les préjugés dont nous pouvons tous être porteurs. Ont participé à cet ouvrage : David Abiker (Europe 1), Kidi Bebey (indépendante), Abdelkrim Branine (BEUR FM / Mediapart), Rokhaya Diallo (LCP-AN/ La Chaine Parlementaire), Nadia Henni Moulaï (indépendante), Idir Hocini (Bondy Blog, M6), Thierry Leclère (revue XXI), Bérangère Portalier (magazine Causette), Olivier Rogez (Radio France Internationale), Océane Rose Marie (France Inter), François Saltiel (Radio France / Le Mouv'), Raphäl Yem (MTV), Denis Sieffert (hebdomadaire Politis), Gilles Sokoudjou (association « Les Indivisibles »)

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