La Table ronde (réédition numérique FeniXX)

  • Un voyage en automne

    Jean-Claude Pirotte

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 31 Janvier 2019

    « C'est partout, oui, partout la même mélancolie doucereuse, avec le clapotis de la pluie sur le ciment granuleux de la petite cour, la nuit d'automne, le chat perdu dans la contemplation de l'appareil électrique de chauffage, et ce concerto pour violon de Mozart en sourdine, troublé par les étranges quintes de toux du frigo, la lecture lente et triste, cher Antonio, de La Mort de Carlos Gardel où toujours l'enfance inassouvie rôde au coeur des quartiers dévastés de Lisbonne avec le souvenir des lauriers-roses, et puis le silence des mots que je trace et des pensées vagues et de la rua da Vitoria, le silence des maisons que l'amour abandonne au vent de novembre, puisque l'amour s'en va comme il vient, locataire fantasque et destructeur. »

  • Du bon usage des superstitions

    Pierre Canavaggio

    • Fenixx réédition numérique (la table ronde)
    • 12 Novembre 2015

    Nées avec l'humanité, cultivées en secret malgré l'opposition du clergé, les superstitions se sont révélées indéracinables. Dans une première partie sont retracées les origines de nombreuses superstitions, apportant anecdotes historiques et littéraires, puis treize superstitions universelles sont présentées : toucher du bois, le chiffre 13, le fer à cheval, etc.

  • Album de là-bas

    Jeannine Worms

    • Fenixx réédition numérique (la table ronde)
    • 26 Décembre 2017

    Je n'ai pas voulu ici raconter une histoire, moins encore mon histoire. J'ai cherché à rendre un sentiment qui m'a suivie pendant nombre d'années et qui se tapit encore, très caché - car on n'en guérit pas - derrière tous les autres : le sentiment d'exil. Il me semblait que ce malaise méritait d'être dit.

  • La cigue avec toi

    Prat L A

    • Fenixx réédition numérique (la table ronde)
    • 5 Novembre 2015

    Paris, 1861. À la recherche d'un sujet, un peintre se heurte à ceux qu'il aime : une maîtresse impérieuse, une soeur excessive, un ami écrivain à l'affût de ses faiblesses. Tous lui dérobent une part de sa vie qui se défait. Car il va mourir. Et c'est le dos au mur qu'il choisira de peindre la Mort même. Paris, 1982. Alors qu'une légende s'est forgée autour de l'artiste trop tôt disparu, le tableau réapparaît. Cette oeuvre fascinante, au sens mystérieux, devient immédiatement l'objet de féroces rivalités entre musées et marchands. Dans une quête passionnée, un jeune amateur cherche à en retracer la genèse. Véritable héros du roman, le tableau parcourt bientôt un étrange circuit, du fatras d'un brocanteur jusqu'à l'Élysée où François Mitterrand l'examine avec perplexité, en transitant par une salle de ventes aux enchères où intérêts commerciaux et frénésie des collectionneurs se donnent libre cours. Qui déchiffrera le message du peintre qui voulait interroger la Mort ?

  • La nuit des autres

    Yvonne Besson

    • Fenixx réédition numérique (la table ronde)
    • 24 Mars 2016

    La Nuit des autres, c'est le titre du dernier roman d'Aubin Corbier, écrivain normand célèbre, originaire de Marville et disparu au début des années soixante-dix. Une association célébrant sa mémoire a été créée par un groupe d'admirateurs. Mais, coup sur coup, deux des membres les plus en vue meurent dans des conditions dramatiques et mystérieuses. Pour le commandant Dubreuil de la Police judiciaire de Rouen, chargé de l'enquête, l'affaire est simple. Sur la foi d'un témoignage accablant, il met rapidement un suspect en garde à vue : le libraire de Marville. Mais le capitaine Carole Riou est convaincu de son innocence. Elle suit d'autres pistes, notamment celle de la disparition du journal intime d'Aubin Corbier. Pour la première fois, les vies privée et professionnelle de Carole Riou se mêleront dans sa quête de la vérité. Confrontée à une violence impitoyable, à la folie et à la trahison, elle finira par trouver une réponse à ses questions dans les cendres d'une histoire d'amour brisé.

  • La punition

    Xaviere

    • Fenixx réédition numérique (la table ronde)
    • 16 Novembre 2017

    Ce court récit, brutal et liquide, réclame du lecteur un certain courage. Non qu'il ne se laisse lire avec aisance car les phrases claires, rapides, dénoncent en Xavière un écrivain authentique auquel l'accent de la vérité - une vérité purulente - donne un talent fou, brûlant, mais parce que son sujet donne la nausée. On patauge dans l'ordure du sexe et la prostitution. René Vigo. La Vie judiciaire.

  • La baleine du pont

    Jack Thieuloy

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 11 Janvier 2018

    Et si votre meilleure amie était une baleine ? C'est ce qui arrive ici à Justine et M. Blanchard, sous le Directoire. Elle, cétacé de 20 mètres et 80 tonnes, mystérieusement surgie dans l'estuaire du Havre. Lui, pionnier des montgolfières (son poids n'est pas précisé). Le 17 vendémiaire de l'an VIII, la rencontre a lieu : Roméo Blanchard et Justine ne se quitteront plus, jusqu'à la mort de la belle nageuse. Histoire vraie (eh oui !), fantaisie gargantuesque, parabole à tiroirs, Odyssée délirante ; ce stupéfiant roman n'est ni zoophile ni lubrique. En fait, c'est un chant d'amour cosmique : la baleine est ici mythe et mère, comme la vache sacrée des hindous.

  • J'accuse la Chine

    Youlou Fulbert

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 31 Janvier 2019

    L'abbé Fulbert Youlou, ex-président du Congo - Brazzaville, est une figure trop connue de la nouvelle Afrique pour qu'il soit nécessaire de le présenter. L'opinion publique n'a pas oublié qu'il a fallu un coup de force à Brazzaville pour le chasser de la direction politique de son pays. Elle n'a pas davantage oublié qu'il n'a échappé à la mort que par une évasion spectaculaire. Réfugié au Congo-Léopoldville, il garde intact l'espoir de voir progressivement l'Afrique, libérée maintenant du colonialisme, se libérer peu à peu et un jour définitivement des menaces du colonialisme asiatique. Ce document politique d'une importance exceptionnelle est à la fois un témoignage sur un passé proche et le plus sérieux des avertissements.

  • Les moissons de la colère

    Georges Chauvel

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 27 Février 2019

    Dans le présent essai, Georges Chauvel, Breton profondément attaché à sa petite patrie, élu municipal d'une commune à vocation semi-rurale et semi-maritime, apporte des suggestions originales en rapport avec les problèmes économiques particuliers aux départements bretons. Dans le cadre de la crise économique qui atteint actuellement, avec une acuité particulière, tous les paysans de France, il a cherché à dégager les avantages qui pourraient être retirés de la situation spéciale des départements péninsulaires, de nature à compenser les inconvénients résultant de leur position géographique excentrique. Il n'y a là, ni « thèse autonomiste », ni prétention à jouer les « économistes distingués » inventeurs de plans. Simplement, les idées de bon sens d'un Breton qui souhaiterait voir exploiter rationnellement les richesses démographiques et géographiques de son « pays », dans le cadre d'une économie générale rénovée.

  • Échec au roi

    François Pedron

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 18 Mars 2019

    10 juillet 1971. L'irruption de 1.400 cadets dans la garden-party où se pressent plus de 1.000 invités venus pour l'anniversaire du Roi du Maroc va transformer une journée de faste en une journée de deuils et de dupes... A la tête des assaillants, l'ami du Roi : le général Medbouh, et l'officier le mieux noté du pays, Ababou. Après un huit-clos à peine crédible, le Roi reprend la situation en main et, après quelques heures d'une République qui restera strictement radiophonique, le dernier patron des insurgés, le colonel Chelouati, se rend à son successeur à la tête de la Brigade Légère de Sécurité. Chelouati était un intime d'Oufkir... C'est encore Oufkir que le Roi charge de reprendre l'armée, et, pendant un an, on croit qu'il a, comme d'habitude, parfaitement rempli sa mission. Jusqu'à ce que les chasseurs supersoniques de la base de Kénitra, emmenés par leur nouveau commandant, attaquent le Boeing du Roi qui revenait de vacances, le 16 août 1972. Le souverain échappe encore une fois miraculeusement à la mort. Mais Oufkir, le connétable irréprochable, se tire une balle dans la tête quelques heures après l'attentat. Pourquoi ? Pour comprendre cette journée extraordinaire, il fallait reconstituer minutieusement les mouvements des principaux protagonistes, car trop de choses sommaires ou non vérifiées ont été dites, à des fins « romanesques » ou politiques. C'était d'autant plus inutile, qu'une fois de plus, l'Histoire dépasse la fiction...

  • Chez les mangeurs d'hommes

    Michel Droit

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 10 Janvier 2020

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les écuries de l'occident

    Jean Cau

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 10 Mai 2019

    J'ai voulu, dans ce livre écrit par élans et par éclairs, diagnostiquer les raisons du désastre, du désordre et du désespoir qui plie les genoux d'un Occident à bout de souffle, de mythes, de style et de morale. Longtemps j'ai moi-même pensé à l'unisson de notre décadence et j'y ai trouvé toutes les délices et toutes les facilités. Après tout, se laisser rouler par les vagues, même si la mer est polluée, procure d'évidents plaisirs. Un bel avenir de mouton intellectuel bêlant les utopies moralistes du temps m'était ainsi promis. Encore faut-il, au long de ses réflexions, pouvoir se supporter en étranglant chaque matin, à l'aube, des lucidités toujours renaissantes. Le siècle est fou. Fou de lâchetés, de démissions, de mensonges, d'impostures et de laideur, et ce qu'on y appelle « crise de civilisation » n'est en vérité que le refus apeuré de toute hauteur. Je n'en pouvais plus. J'ai voulu témoigner. Il faut tout de même - lorsqu'un temps à venir s'étonnera de nos débâcles - que nos petits-neveux sachent que quelques soldats refusèrent de jeter les armes et de lever les bras.

  • La fête à Paris

    Joseph Zobel

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 18 Mars 2019

    On n'a pas oublié qu'en 1950, Joseph Zobel recevait le Prix des Lecteurs pour son roman La Rue Cases-Nègres. Il y racontait l'histoire émouvante d'un jeune Martiniquais, le petit José, conduit par sa grand-mère, au prix de sacrifices déchirants, jusqu'au baccalauréat. Cet ouvrage, où la misère conservait un parfum d'épices, se distinguait par la simplicité de l'intrigue, l'émotion du ton, la cocasserie débonnaire du style. Aujourd'hui, José, devenu Joseph Hassam, quitte Fort-de-France pour poursuivre ses études à Paris. La rue Cases-Nègres débouche sur le boulevard Saint-Michel. Et voici La Fête à Paris. Le titre seul de ce second roman indique assez par antiphrase dans quel état d'esprit le jeune étudiant de couleur nous raconte son premier rendez-vous avec la métropole. « Adieu foulards, adieu Madras... », chantaient, après l'autre guerre, les oiseaux des Iles. Ici et maintenant, la nostalgie se veut plus dure ; la mélancolie le cède volontiers à la revendication. A cet égard, le livre de M. Joseph Zobel ne mâche pas des vérités, dont certaines sont bonnes à dire et d'autres peut-être moins. Il nous est apparu que celles-ci comme celles-là contribueraient à préciser les contours d'un monde « aux épaules chargées et au coeur lourd » : celui des communautés de l'Union française essaimées à travers la capitale et que saisissent des angoisses soudaines, des paniques sans raison. Mais ce serait réduire singulièrement les charmes de cette oeuvre de n'y voir qu'un document. La découverte du printemps parisien, les promenades avec Marthe, les anecdotes évoquées à croupetons dans les chambres des hôtels meublés : autant d'éléments romanesques où s'accuse le visage d'une Bohême noire, à la fois plus austère et plus rieuse que l'autre. A la fin Joseph regarde ses camarades, chargés de diplômes, regagner leur pays natal. Car il ne les suivra pas : « Je veux continuer, dira-t-il. Pas mes études, mais d'abord cette sorte de compagnonnage qui me justifie à moi-même. » Sa mère, sa grand-mère, qui se sont saignées aux quatre veines ? Elles ne l'attendent pas. Elles ont simplement voulu un beau jour qu'il puisse « aller loin, bien loin d'elles, parmi les hommes, sans qu'elles aient à trembler de peur pour lui ».

  • L'énarchie

    Jacques Mandrin

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 11 Février 2019

    Lorsqu'en 1967, Jacques Mandrin donne à « L'Enarchie » son nom de baptême, l'École Nationale d'Administration ressemblait déjà plus à une gare de triage qu'à cette caserne des hussards de la république dont avaient rêvé pour elle ses pères fondateurs. Créée en 1945 sous l'impulsion de Michel Debré pour remplacer les anciens concours des grands corps administratifs de l'État et unifier la formation des hauts fonctionnaires, l'E.N.A. en avait élargi le recrutement sans le rendre plus démocratique. L'Enarchie était devenue l'emblème d'une technocratie dont les prestiges conjugués de la compétence et du pouvoir favorisaient l'essor dans la mesure même où ils en dissimulaient le ressort. De de Gaulle en Giscard, en 1980, la banalisation de l'E.N.A. reflète celle de l'État. On raillait nos chefs d'entreprises de singer les fonctionnaires, on exhorte désormais les fonctionnaires à imiter les chefs d'entreprises. Les commissionnaires du marché ont remplacé les commissaires de la République à mesure qu'un capitalisme du grand large engloutissait les petits propriétaires et les boutiquiers de chez nous. L'énarque sans doute, qui n'a jamais eu d'autre uniforme que sa tête, reste égal à lui-même. C'est la Norme qui s'est insensiblement déplacée. Si elle reste, bien entendu, celle de la classe dominante, la section française de l'internationale capitaliste dont notre bourgeoisie se contente désormais de jouer le rôle n'a plus d'autre ambition à proposer aux « énarchisants » que celle de rejoindre l'élite régionale d'une France américaine.

  • Le Pape est mort

    Jean Cau

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Bernadette

    Michel De Saint-Pierre

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    S'il existe des réponses, en vérité, c'est à Lourdes même que chacune des âmes les trouvera pour elle seule. J'ai voulu rendre témoignage dans ce livre à ce que j'ai vu, à ce que je fais, à ce que je crois. Il m'a semblé bon, en définitive, que l'intervention divine s'accompagnât de mystère. Et je me contente aujourd'hui de remercier.

  • La grande prostituée

    Jean Cau

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    Les Dieux (entendez les passions qui nous donneront force non raisonnée de vivre) ne viendront que si nous les méritons. Dans l'état sinistre où nous sommes, je ne peux me demander - et vous demander, à vous, petit nombre - qu'une disposition à les accueillir. Ne pas succomber. Ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s'installe. Récuser la laideur qui nous lèche, en vue de jouissances immondes, de sa langue tiède. Dire non pour sauver l'éclat de notre oui. Notre courage, pour l'heure, est solitaire en cette forêt. Que faire ? Défricher. Tracer un sentier et, là-bas, au loin, qui vers nous s'avancera ? Je ne le sais pas. Personne en tout cas si nous ne nous efforçons pas d'ouvrir la voie. Quelqu'un, peut-être, si nous avons battu le sentier et si nous sommes quelques-uns à le garder ouvert afin que les jungles toujours recommencées ne l'engloutissent. Et si nous sommes toujours obligés de tailler et d'élaguer, qu'importe ! J. C.

  • Ben Barka chez les juges

    François Caviglioli

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Missions inutiles à Saïgon

    Jacques Despuech

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    « Je n'ai pas voulu écrire ni un roman ni des Mémoires. Je ne me crois pas romancier. Quant aux Mémoires je n'en aurais pas eu l'outrecuidance. Ce sont donc plutôt des souvenirs, une sorte de confession ou de témoignage, si ces mots ne semblent pas trop grandiloquents. J'ai cru jusqu'à ce jour à mon PAYS, à sa MISSION. J'en suis excusable je pense, n'ayant pas été le seul. En outre, à 25-30 ans on a le droit malgré tout de tenter de croire à quelque chose et à plus forte raison à sa PATRIE. La guerre a pris ma jeunesse ; j'ai eu mon baptême du feu en juin 40 et je fus blessé, pour la première fois, un mois et six jours après mon dix-huitième anniversaire. Un an et deux mois plus tard j'étais arrêté par la GESTAPO et jeté en prison. La Feld Polizei ne m'ayant pas tué, la Libération me trouva soldat dans les Forces Françaises Libres. Se retrouver à vingt-quatre ans officier de réserve sorti de l'armée sans emploi avec 1780 francs en poche et la Croix de guerre (qui ne se mange pas en tartine) cela est dur. Surtout lorsqu'il faut s'embaucher comme manoeuvre chez Citroën (atelier Vasco de Gama) et monter des moteurs de T 45 et de T 38 à longueur de journée. Je n'étais donc pas préparé à ce qui allait m'arriver. Mon entrée dans l'administration financière (tout au moins par la bande) me grisa. Je me mis à croire à je ne sais quelle mission... Arrivé en Indochine mes réflexes de « militaire » qui se voyait toujours dans la rizière à la tête de sa section de marsouin furent les plus forts. Comme un naïf comme un idiot, comme un IMBÉCILE (surnom qui me fut donné très justement par le Canard Enchaîné) je pensais que la guerre était un état qui englobait toute une NATION. Je me trompais lourdement. Cette guerre était réservée aux militaires de carrière... On me le fit voir. En outre, j'avais en moi le virus de l'agent secret... et c'est ici que commence mon livre. »

  • Les oeuvres et les lumières

    ,

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    Les techniques artisanales et les mythes de chaque époque contribuent à la formation des styles. D'autre part les théories sur l'art s'inspirent des mythes et des oeuvres. André et Jean Brincourt n'ont pas écrit une histoire de l'esthétique, ni même une psychologie des esthétiques. Ils ont seulement étudié ce jeu d'influences réciproques entre les oeuvres et les lumières spirituelles qui les éclairent. Les esthétiques de Bergson, de Proust et de Malraux, les plus représentatives de notre temps, sont, elles aussi, orientées par les oeuvres et guidées par les mythes. C'est peut-être là une manière nouvelle de les considérer. Écrivains de la même époque, Bergson et Proust en ont subi parallèlement les prestiges. Leurs pensées sur l'art peuvent être comparées. Malraux a-t-il écrit une esthétique ? La rigueur de ses analyses, la possibilité de déceler dans sa PSYCHOLOGIE DE L'ART un ensemble de principes, permettent de l'affirmer. Quant aux valeurs qui donnent leur accent aux VOIX DU SILENCE il suffit, pour les apercevoir, de se rendre compte que cette longue méditation sur les arts plastiques s'accompagne aussi d'une méditation sur la Fraternité et sur la Mort. Une théorie ne justifie jamais une oeuvre ; mais elle contribue parfois à mieux l'éclairer. C'est à la lumière des principes de Malraux que sont étudiés le roman de Proust comme oeuvre d'art et le roman actuel comme style. Ainsi la leçon des doctrines sur l'art n'est pas vaine lorsqu'elle permet d'approfondir le jugement artistique et de comprendre comment se forme l'Esthétique.

  • Les vipères de Paris

    Jean Curtelin

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 4 Février 2019

    Dans ce texte d'ordures, où Diderot sent bon La Bruyère, Jean Curtelin s'en prend à tous ceux qui, à défaut d'être l'honneur de notre civilisation, ont été couverts d'honneurs par elle. D'ici à les déshonorer, il n'y avait qu'un plaisir à franchir et ce n'est pas le moindre de ce livre étonnant. Jean Curtelin crache à la gueule des hommes de mauvaise foi ; son texte est une arme dangereuse contre la bêtise. A ne pas mettre entre les mains des imbéciles. Claude Chabrol

  • Le prince captif

    Geoffroy De La Tour Du Pin

    • La table ronde (réédition numérique fenixx)
    • 23 Octobre 2020

    La principauté de Meldenbourg, dont Frédéric est le souverain, paraît aussi imaginaire que le palais florentin de sa Jeunesse et que la Salé barbaresque où pendant deux ans il est tenu captif. Pour conter sa vie, Frédéric use d'un langage étrange, qui tourne parfois à l'incantation, parfois au rapport d'un chef d'armée, parfois à l'inquiétante expression d'un rêve. Il a découvert que tout homme, fût-il un monarque absolu, ignore s'il est libre ou prisonnier. Aussi aime-t-il les oiseaux, en cage ou migrateurs. S'il déconcerte en s'élançant contre son voisin de Hohenzollern dans une expédition dérisoire, ce roitelet de jadis semble moderne parce qu'il apprend d'abord, comme chacun de nous, à subir et à choisir. Cependant, il ne cesse d'hésiter devant Dieu et le diable, l'amour et l'amitié, l'enfance et la mort, la guerre et l'assassinat considéré comme un moyen de gouvernement. Sa passion est l'incertitude. Il se présente à la fois comme un amoureux cruel et un tendre meurtrier. Est-il fou ? Est-il bizarre ? Il est surtout un pêcheur, un Européen sauvagement civilisé. C'est un prince chrétien.

  • L'Algérie des souvenirs

    Frédéric Musso

    • Fenixx réédition numérique (la table ronde)
    • 22 Décembre 2017

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Jésus de Manhattan

    Bernard Raquin

    • Fenixx réédition numérique (la table ronde)
    • 26 Décembre 2017

    Jésus n'est pas né il y a deux mille ans, mais juste après la seconde guerre mondiale, à Montpelier ou à Syracuse (États-Unis), d'une mère d'origine juive, Maria, et d'un père, Joseph, modeste garagiste. Sa vie n'a pas commencé dans les persécutions et la fuite, mais dans la joie de la paix retrouvée. À part un songe de Maria, sa venue au monde n'a été précédée d'aucun signe extraordinaire. Il n'a été ni un bon, ni un mauvais élève et quand il est entré à l'Université, il a même été un désinvolte étudiant avant de commencer à étonner son entourage par l'étrangeté de ses discours. Beau certes, il l'était, mais ce n'est pas seulement cette beauté qui frappait son audience. Le ton de sa voix, la force intérieure qui l'animait, le détachement total dans lequel il vivait, captivaient tous ceux qui avaient besoin d'entendre des paroles de paix, d'amour et de charité. Le malheur est que la société moderne n'a que faire de la paix, de l'amour, de la charité et de l'au-delà. Tout a été sans conséquence tant que Jésus n'a eu autour de lui que quelques disciples, John, son ami d'enfance, Marcos, Peter, Judes et de belles jeunes filles au corps frais et à l'âme enchantée : Raquel, Margaret, Nadalys. Mais le jour où des foules ont commencé à entendre la parole de Jésus, l'Ordre public a été troublé, et l'inéluctable est arrivé.

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