La Musardine

  • Un roman essentiel du marquis de Sade, qui lui valut d'être jeté en prison !
    L'Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice, un des plus rares romans de Sade, suivit de peu Justine ou les Malheurs de la vertu. La publication de ces deux ouvrages valut au Divin Marquis (1740-1814) son arrestation sur ordre de Napoléon et son incarcération sans procès à l'asile de Charenton durant les treize dernières années de sa vie. Entre narration, dialogues philosophiques et scènes de coïts très violentes, Sade confirme avec Juliette son talent à exhiber la part la plus immonde des hommes tout en abordant des réflexions précieuses sur la société. Juliette, au contraire de sa larmoyante soeur Justine qui n'obtient que des injustices pour prix de sa vertu, est une nymphomane amorale dont les entreprises lui valent le succès et le bonheur. Sade confirme dans ces pages qu'il était un auteur inexorablement et absolument libre : c'est de cette subversion qui l'emporte sur l'obscénité qu'il dut payer le prix tout au long de sa vie...
    L'Histoire de Juliette " est assurément le roman le plus significatif, le plus réussi de Sade. Dans les précédents, les femmes n'y sont que des figurantes passives, tandis que dans celui-là on trouve une galerie de libertines implacables qui tiennent tête à des libertins fabuleux. [...] On ne peut aller plus loin dans l'horreur sexuelle qu'il ne l'a fait en pensée. La performance de l'écrivain fascine même lorsqu'on désapprouve son libertinage destructeur ". Sarane Alexandrian, Histoire de la littérature érotique, Seghers, 1989.

  • Séverine est un jeune gentilhomme épris d'idéaux romantiques. Il voue une passion déraisonnée pour la figure antique de Vénus. Lorsqu'il rencontre Wanda, jeune femme à la beauté ensorcelante, elle lui apparaît comme l'incarnation de la déesse de l'amour. Entre eux se noue une relation défiant les normes admises. Il devient son esclave et jouit de ce jeu de domination. Uni par un contrat établissant sa soumission, Séverine suit sa " Vénus à la fourrure " au gré d'un itinéraire qui les mènera des Carpates à Florence. Peu à peu, leurs liens vont s'étioler et leurs rapports prendront une tournure des plus dangereuses... Paru en 1870, La Vénus à la fourrure est bien plus qu'un classique de l'érotisme : il s'agit de l'oeuvre fondatrice du masochisme. Si la recherche du plaisir charnel à travers la souffrance n'était pas chose neuve au XIXe siècle, aucun ouvrage n'avait su exprimer cette conception de la jouissance avec autant de maîtrise. À tel point que cette pratique doit son nom à l'auteur du livre, Léopold Von Sacher-Masoch.

  • " Un chef-d'oeuvre érotique ". C'est dans ces termes que le célèbre écrivain et critique anglais Edmund Wilson recommandait cette Confession sexuelle à Vladimir Nabokov, illustre auteur de Lolita. On n'a jamais connu l'identité du Russe de bonne famille qui en envoya le texte au grand sexologue Havelock Ellis un peu avant la Grande guerre, en lui écrivant : " Je me suis dit que peut-être quelques-uns des renseignements que je vous donnerais pourraient présenter pour vous un intérêt psychologique. Je crois que ma vie sexuelle pendant mon enfance a été assez extraordinaire par son intensité... Pendant les grandes vacances, j'avais à ma disposition, pour ainsi dire, tout un harem. Je trouvais toujours des dames prêtes à "m'éclairer sexuellement". Je pratiquais toujours avec succès la méthode qui consistait à feindre mon innocence, ma naïveté absolue. Je voyais que c'était un moyen presque infaillible pour " allumer " les dames et leur donner des idées libidineuses ".

  • Voici la suite de l'Histoire de Juliette (Tome 1, Lectures amoureuses n° 227) qui poursuit ses pérégrinations sous la plume de Sade, dont l'imagination morbide s'affermit de page en page, de même que ses réflexions philosophiques gagnent en profondeur et en subtilité... Aucune forme de dépravation n'échappe à Juliette, entourée de libertins au moins aussi féroces qu'elle et de femmes dont les passions macabres dépassent l'entendement !
    Le crime paie-t-il ? Assurément pour Juliette, qui finit ses aventures riche de tous ceux qu'elle a dépouillés, aux côtés de Noirceuil, nommé Premier ministre par le roi en récompense de sa carrière criminelle. Juliette prend les rênes du gouvernement en sa compagnie, ressassant son principe que " le vice amuse et la vertu fatigue ". Sans conteste, Juliette est le personnage féminin le plus autonome et le plus intelligent de la littérature du xviiie siècle. Mais il faut avoir le coeur bien accroché pour s'en apercevoir...
    Faut-il encore présenter Sade (1740-1814) ? Sûrement pas. Mais relever que l'Histoire de Juliette est indisponible dans son intégralité depuis des lustres (hormis dans la Pléiade), ça oui ! La collection " Lectures amoureuses " comble enfin ce vide, Jean-Jacques Pauvert estimant que Juliette est " la plus importante entreprise de librairie pornographique clandestine jamais vue dans le monde ".

  • Viscéralement libertaire et joyeusement iconoclaste... Le pèlerinage de Compostelle comme vous ne l'avez jamais vu. Pantalon à grosses côtes et sac au dos, Étienne n'hésite pas à se sacrifier pour suivre le pèlerinage qui, de Vézelay à Compostelle, perpétue selon lui l'archaïsme de la pensée et la soumission au destin. Appuyé à son bâton de pèlerin, il a plus d'un tour dans sa besace pour approcher au plus près les corps croyants de cette vaste communauté en marche. Le constat est hilarant : la chair est faible, on s'en doutait, mais elle est tout sauf triste...

  • Jean de La Fontaine aura toujours côtoyé les fossés de l'interdit jusqu'à y tomber, en 1675, avec de Nou veaux contes objets d'une sentence très sévère du lieutenant de police La Reynie, qui en décréta la saisie comme " remplis de termes indiscrets et malhonnêtes, et dont la lecture ne peut avoir d'autres effets que celui de corrompre les bonnes moeurs et d'inspirer le libertinage ". Sans compter quelques critiques puritaines qui le poursuivirent jusqu'à sa mort. Mais quelque grâce veillait aussi sur sa tête, jusqu'à lui accorder, après quelques hésitations de Louis XIV, son entrée à l'Académie en 1684 - accompagnée il est vrai du reniement formel de ces textes sulfureux mais " inimitables ", comme disent Bayle et Chamfort. Il fallait en rassembler les plus caractéristiques afin qu'on puisse enfin " juger sur pièces ". En voici donc un choix, encadrant le texte intégral de ces Nouveaux contes autrefois interdit. Jugeons à notre tour.

  • Anaïs Nin et ses amis, membres de l'" Organisation " écrivent pour un dollar par page ce livre très coquin, destiné au milliardaire Roy Melisander. Sur sa demande, le collectif décide de ne pas s'embarrasser " de la philosophie et des analyses ", et fait l'apologie de l'acte sexuel et de l'épanouissement sensuel, glorifiant ces somptueux corps féminins et masculins. Enlevées, gaies, espiègles et très explicites, ces historiettes raviront le public. " Les sept textes réunis là sont superbes, fulminants, extatiques et riches de tonalités assez diverses pour surprendre et enchanter. " Les Affiches de Normandie. " Etrange jeu du destin que nous éprouvons de découvrir, plus de cinquante ans après, cette curiosité littéraire et osée, et de saluer la probable plume alerte et espiègle d'Anaïs Nin. " Taboo.

  • Une petite bonne est engagée dans la maison du maître...Une petite bonne est engagée dans la maison du maître, où règnent le silence et le mystère. Si elle se donne du mal pour se montrer irréprochable, elle ne peut oublier cet homme austère, croisé ici et là, dont le charme et le charisme lointains la troublent jusque dans ses rêves. Encore naïve des choses du sexe mais avide de découvertes, elle entreprend alors de le séduire. Sa fougue et son impudeur ont bientôt raison de l'apparente impassibilité du maître, qui prend sur lui d'éduquer la petite bonne - bientôt plus si naïve, et plus du tout innocente. Dans la moiteur de l'été, tandis que les amants se rejoignent chaque nuit et que la volupté de leurs ébats trouble la somnolence de la demeure ancestrale, un complot se trame dans l'ombre...
    Léo Barthe construit ici un monde de sensualité et de transgression, dans lequel le lecteur se retrouve enfermé jusqu'au dénouement, évidemment sulfureux. Un livre ciselé, un conte oscillant entre érotique et fantastique, qui comblera jusqu'aux plus exigeants des lecteurs.
    Léo Barthe a écrit de nombreux textes érotiques : Camille, Zénobie la mystérieuse, ainsi qu'Histoire de la bergère, Histoire de la bonne et Histoire de l'affranchie. Sous le nom de Jacques Abeille, il est l'auteur d'une oeuvre conséquente dans le domaine de l'imaginaire, à travers notamment Les Jardins statuaires.

  • Teleny

    Oscar Wilde

    Ignoré (très volontairement) pendant longtemps de ses biographes, Teleny est pourtant un des meilleurs romans d'Oscar Wilde, en tout cas celui où il livre le plus librement sa nature sexuelle profonde et contradictoire. Conçu semble-t-il au début comme une sorte de jeu littéraire érotique avec certains de ses amis, Teleny fut très vite repris totalement par Wilde lui-même, et publié clandestinement à Londres - à très petit tirage et hors de prix. Et traduit à Paris (toujours clandestinement, évidemment) seulement en 1934. Or Teleny est probablement le roman le plus révélateur de Wilde, et avant tout, répétons-le, à travers des audaces sexuelles où la clandestinité lui permet de s'aventurer plus franchement que jamais. Si l'on n'a jamais encore découvert Oscar Wilde, c'est par Teleny qu'il faut commencer.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Dix-huit récits d'une profonde intensité érotique, la crudité des mots servant l'imagination foisonnante de l'auteure.
    Pendant deux ans, Valentine Abé écrit des histoires à son amant. Parfois, l'homme lui en écrit à son tour, lui donne des consignes, ils s'inventent et se mettent en scène, avec leur entourage, les amis de l'homme, les conjoints, ou même des inconnus, et c'est ainsi qu'ils s'aiment. Les mots brûlent, deviennent une drogue, la voici dévorée d'histoires.
    Ce recueil rassemble ces récits, explorant les amours à trois, à quatre ou plus encore, entre femmes, au sein de la famille ou entre les mains perverses de l'hôtelier, sous forme de lettres ou de récits, de petits contes aussi. Les mots sont crus, les situations d'une intensité porno graphique impressionnante.

  • Publié en 1955, interdit très vite, Les Mauvais anges traîneront pendant de longues années (trente ans !) la malédiction d'une décision prise à l'époque par la fameuse Commission du Livre, entraînée par l'abbé Pihan, naturellement très averti, sans doute, de ces " amours particulières ". Pourtant la première édition comportait deux textes, l'un de Max-Pol Fouchet, l'autre de Robert Margerit. L'un et l'autre célèbrant le " don de poésie exceptionnel " de l'auteur, adolescent à l'époque (nous reproduisons ces textes en fin de volume). Ce que nous soulignons surtout, c'est à que point ce court roman de folle passion de deux très jeunes hommes garde - aujourd'hui que la "littérature homosexuelle" se perd dans le réalisme le plus plat, le plus répétitif, le plus gratuit - une aura de trouble infini qui ira droit au coeur, même de ceux qui sont le plus étrangers à cet entraînement amoureux. Annexes par Max-Pol Fouchet et Robert Margerit.

  • Un chef-d'oeuvre méconnu de la littérature érotique contemporaine !
    Léone, une jeune fille de 17 ou 18 ans débarque à Marseille, presque sans le sou. En quête de sensations, chaque jour, de café en chambre d'hôtel, elle s'enivre et choisit des amants de passage. Un soir, dans un tramway, elle rencontre un jeune Japonais qui lui propose de vivre une expérience vertigineuse.
    Dans un style limpide et riche, l'auteure livre un récit érotique qui ne recule jamais devant la précision technique, mais où les situations scabreuses sont toujours portées à un point de sensualité inédit dans cette littérature.


  • Fortement dosée en émois et ourlée de chairs d'un bout à l'autre, le grand livre du passage à l'acte.

    Cette toute première Anthologie du coït est une idée finalement géniale de Mathias Pauvert. " Au fond ", s'était-il dit, " il existe des anthologies érotiques de toute sorte, mais aucune de ces passages essentiels des textes libertins de fiction décrivant l'action principale, celle autour de laquelle tourne en fait tout le livre. Pourquoi ? Est-ce parce qu'il y a un risque de monotonie ? Les coïts ne sont-ils pas finalement toujours les mêmes ? La même scène, sans fin recommencée ? "
    Eh bien, surprise ! Dans les bonnes lectures érotiques, on s'aperçoit avec stupeur que les coïts - d'ailleurs beaucoup moins fréquents qu'on ne se l'imaginerait -, se succèdent sans que jamais on n'ait une impression de répétition, de déjà vu. Bien sûr, il y a l'art du choix, qui joue ici à plein : célèbres, inconnus, clandestins, un échantillonnage d'auteurs sans équivalent.
    Avec des textes de : Henry Miller, L'Arétin, Régine Deforges, Fougeret de Monbron, Sade, Restif de la Bretonne, Alfred de Musset, Mallarmé, Jules Renard, Apollinaire, Colette, Pauline Réage, Marcel Jouhandeau, Louis Pauwels, Annie Le Brun, Renaud Camus, Emmanuelle Arsan, James Salter, Lucrèce, Cavanna, etc.

  • Le portrait d'une jeune femme libérée, qui mène son monde à la baguette et s'amuse de voir flancher ses immorales victimes !
    Véronique, alias Vulvette, jeune fille à " l'âme en révolte et le derrière en feu ", entame un été auprès de ses parents et amis, été chaud il va sans dire ! Car, avec " le museau et le châssis " dont elle a hérité, nul ne peut rester insensible à cette fraîcheur lutine, à cette indolence narquoise. D'une totale impudicité, elle bouleverse les codes de sa famille qui, de guindée, devient tuyau de poêle. Son père, Hector, vivante incarnation de la morale, n'est-il pas obligé de sévir ? Mais Vulvette a deux fesses pour expier, et les tend de bonne grâce...

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    La jovialité, la légèreté et la sexualité sans tabou d'un roman érotique des années 1970, à travers le portrait d'une jeune femme libérée et effrontée.

    Naïade aux boucles blondes consciente de ses charmes, Frimousse est tout sauf égoïste et tient à partager sa fraîcheur. Avec Jean-Raoul, son cousin, avec Sylvie, sa meilleure amie (l'essayage de maillot de bain est si propice aux découvertes coquines), avec le beau gosse du club de sport, et le prof tant qu'à faire, jusqu'au garagiste Mario. Qu'on ne s'y trompe pas : les malheurs du titre n'en sont pas ! Notre jeune démone n'a guère d'états d'âme et se sauve de tout par sa très grande naïveté, sans que cela soit péjoratif : sa simplicité et sa grâce oeuvrent pour elle. Si un seul adjectif devait subsister pour qualifier le sexe vu selon Frimousse, ce serait sans nul doute joyeux...

  • Voici, sans conteste, le chef-d'oeuvre érotique de Pierre Louÿs, peut-être le chef-d'oeuvre tout court. " La force de ce roman ne vient pas de son éventuelle valeur autobiographique, mais bien de la transgression constante qui s'y manifeste ", écrit Jean-Paul Goujon. " Roman exemplaire, en ce qu'il contient tous les thèmes érotiques chers à l'écrivain, élevés à une singulière puissance. On y retrouve aussi les qualités maîtresses du style de Louÿs : la vivacité des dialogues, la précision du langage, l'ironie de certaines répliques, l'acharnement avec lequel sont sans cesse repris et répétés certains mots obscènes. Pour le reste, ce livre scandaleux constitue la profanation et la dérision la plus totale de cet univers bourgeois auquel appartenait l'auteur "... Nous l'avons fait suivre de Douze douzaines de dialogues, texte rare dont c'est la première édition au format de poche. Ce sera une révélation pour beaucoup. Ainsi que du célèbre Manuel de civilité pour les petites filles.

  • Langue de velours et bas de soie, Nadine Monfils nous embarque dans un voyage sulfureux et érotique où se mêlent l'humour noir et la poésie. Ici, les " petites filles " se cachent sous des fleurs vénéneuses et jouent avec la queue du diable...Avides de fruits défendus, elles réveillent en nous les fantasmes les plus fous. Chaque page nous fait goûter aux délicieux plaisirs des interdits...

  • Nombreux sont les Kama Sutra qui garnissent les étagères des librairies. Hormis deux traductions inédites du sanscrit datant de moins de vingt ans, particulièrement érudites jusqu'à en devenir austères, les autres ne sont que des guides de sexualité pratique, ayant complètement réinterprété en version moderne le texte d'origine.
    Dans l'esprit qui l'anime, la collection Lectures amoureuses a choisi de republier la toute première version française de ce texte, parue en 1886, et traduite de l'anglais par Isidore Liseux (1835-1894, éditeur de livres érotiques), augmentée de notes de Helpey (derrière ce pseudonyme se cache Louis Perceau, lui-même éditeur érotique, et également auteur qui travailla avec Guillaume Apollinaire à la rédaction de l'Enfer de la Bibliothèque nationale), et enrichie de magnifiques gravures.
    Traduit de l'anglais, en effet, car c'est à sir Richard Burton que l'on doit le premier grand travail de traduction de ces textes à partir du sanscrit, en 1883.
    C'est cette toute première version qui donna la possibilité au public français de découvrir le Kama Sutra qui reflète la vocation de la collection Lectures amoureuses. Une traduction respectueuse de l'esprit des règles de l'amour des brahmanes, une juste approche de la coquinerie afférente à ce texte, dans une langue d'une suavité parfaite.
    Kama, c'est le désir, Sutra, les aphorismes. Le Kama Sutra, attribué à Vatsyayana, fut probablement écrit entre le Ier et le VIe siècle. En résumé, c'est une énumération minutieuse propre à la pensée hindoue qui, en sept parties, trente-six chapitres, soixante-quatre paragraphes et environ mille deux cent cinquante slokas (versets) ne laisse rien au hasard de la promiscuité entre hommes et femmes. De l'agencement d'une maison aux vertus des aphrodisiaques en passant par les méthodes de séduction, des sortes d'union sexuelle suivant les dimensions, la force du désir ou la passion, etc., le Kama Sutra, c'est un "catalogue Manufrance de la sexualité", un livre qu'on adore feuilleter pour s'extasier de l'inventivité du traité et nourrir son imaginaire érotique... En tout cas, un indispensable ouvrage de référence à détenir dans sa bibliothèque, que l'on soit amateur d'érotisme ou pas...

  • Gamiani, le seul érotique romantique, marque d'une empreinte profonde tous ses lecteurs. C'est l'ouvrage clandestin qui a été le plus souvent réédité depuis le siècle dernier. Malheureusement, de réédition en réédition, le vrai texte disparaissait de plus en plus derrière des versions " corrigées ", dues à des lecteurs inattentifs ou prétentieux, qui jugeaient bon de donner leur version " puisque le texte n'était pas de Musset. " Aujourd'hui, grâce au professeur Simon Jeune (éditeur du Musset de la Pléiade), nous savons sans pouvoir en douter que le texte est bien de Musset, et nous disposons d'une version authentique, enrichie de quelques notes explicatives. C'est celle-ci que nous vous présentons, suivie de l'étude de Simon Jeune qui en restitue la paternité à son auteur. Voici donc, pour la première fois depuis sa publication (à tirage très limité), le vrai texte d'Alfred de Musset.

  • Les voluptés des rencontres de hasard et des parenthèses transgressives qui s'ouvrent et se referment au cours de la vie de quelques voyageuses solitaires...
    Séduire un moine tibétain à Mysore, découvrir le " club des 10 000 " dans un avion de ligne, fréquenter un marin cubain au sexe infibulé de coquillages, revêtir une combinaison multisensorielle actionnée à distance et jouer avec l'avatar d'un inconnu à Berlin... Vécues par d'intrépides nomades, bien d'autres aventures sensuelles se succèdent tout au long de ce Voyage impudique, luxurieux recueil de récits érotiques à travers le monde. Les nouvelles de Michèle Larue font découvrir les voluptés des rencontres de hasard, des parenthèses transgressives qui s'ouvrent et se referment au cours de la vie de quelques voyageuses solitaires, des filles de l'air en mal d'Éros.


  • La Pharmacienne est un roman pornographique " pur et dur ", où les métaphores sont bannies, les adjectifs concrets, et les descriptions méticuleuses sans être délayées. En outre, un humour noir assez décapant ne gâte rien à l'affaire. Les tribulations de Bébé, Laura Desjardins, Beau P' et son cousin Ernest constituent un vaudeville d'un genre nouveau, lubrique et facétieux. Gageons que sa lecture en surprendra plus d'un qui avait, sur ce type de littérature, des préjugés que l'actuelle liberté d'écriture a rendu désuets. Le roman est suivi d'une postface d'Esparbec sur la pornographie. Romancier prolifique, Esparbec refuse avec horreur d'être considéré comme un auteur érotique; il se définit comme " pornographe à part entière ". Après avoir écrit près d'une centaine " de bouquins de cul ", il a publié en 1998 à la Musardine son premier " vrai roman ", un récit autobiographique : Le Pornographe et ses modèles. La Pharmacienne appartient à sa première veine.

  • La jument

    Esparbec

    Rien ne prédestinait Mélanie à devenir une " jument ", c'était une femme comme tant d'autres, qui s'ennuyait et ne savait trop quoi faire de sa peau. Après avoir couché avec les maris de toutes ses amies, la jeune épouse de Me de Challonges décide, pour " se donner un peu de mouvement ", de faire de l'équitation. Un beau matin, après avoir accompagné ses enfants à l'école, elle se rend à l'écurie d'Hugo von P., le maître du manège. Mais là, notre apprentie Messaline va vite s'apercevoir qu'on dresse deux sortes de juments.... Dans l'odeur du cuir, du stupre et du crottin, un Esparbec pur et dur de la meilleure cuvée. " Très, très bien montée : sur une trame bovaryesque, un roman pornographique baroque, raffiné et haletant.(...) Auteur déjà d'une demi-douzaine d'ouvrages érotiques (La Foire aux cochons, Monsieur est servi, Le Goût du péché...), Esparbec emmène loin et longtemps avec sa Jument, grâce à l'indéniable maîtrise qu'il possède... "Les Inrockuptibles " Quand équitation rime avec fellation, ça donne un roman aussi porno que rigolo, ou Mélanie devient Messaline et la femme une jument. " Service littéraire

  • Imre, graphiste polyvalent, recueille une jeune chienne qui a toute l'apparence d'une femme. Reste à éduquer cette idéale bête de compagnie, à lui apprendre la propreté dans la promiscuité d'un petit appartement. Mais est-ce le maître qui dresse la femme-chienne ou le contraire ? L'animal, dont l'innocence constitue une tentation permanente, initie l'homme aux joies charnelles les plus aiguës. Jusqu'à quel degré d'humanité parviendra cette bête nue qui marche à quatre pattes et ne sait pas se servir de ses mains ? À travers ce texte, Léo Barthe invite à une rêverie exempte de toute censure, autour d'un thème qui hante depuis toujours notre imaginaire. Léo Barthe est le nom d'un personnage créé par Jacques Abeille pour explorer en toute liberté, mais non sans vicissitudes, les sous-entendus et les interdits de la littérature amoureuse. Il a publié sous ce pseudonyme une trilogie chez Climats et Camille à La Musardine.

  • Au sein d'une grande famille bourgeoise du Sud-Ouest, Victorine, la bonne, passe de mains en mains et de lit en lit. Madame, le mari de Madame, la soeur de Madame, le frère de Madame (un singulier médecin), la fille de Madame, le fiancé de la fille de Madame, les amies de Madame et de la fille de Madame, sans oublier Gustave, le secrétaire de Monsieur et l'amant de Madame, Ni Léon, le vigile, tous ces gens-là, et j'en oublie, vont faire de la lubrique petite bonne leur " poupée sexuelle " (comme on dit dans les livres de gare). " Je suis la première à reconnaître que je suis tordue ", déclare l'héroïne de ce nouveau " roman pornographique " d'Esparbec. Mais vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ne sont pas tordus, sexuellement parlant ?

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