L'Atinoir

  • Severina

    Rodrigo Rey Rosa

    Rodrigo Rey Rosa a donné une profondeur littéraire à l'histoire d'un amour fou qui pourrait être banale : une belle et mystérieuse jeune femme vole des livres chez un libraire qu'elle séduit et qui l'attire aussi. Les deux principaux personnages de ce court roman reçoivent, au fil des pages la compagnie d'êtres qui seront complices, témoins ou acteus. Il s'agit, en réalité, d'objets, mais dont la matière est noble et précieuse comme le sont les trente-cinq livres célébrés par l'auteur avec subtilité. Pas de liste circonstanciée, pas d'index pédant , mais bien cette divine compagne que tout bon lecteur recherche et qu'il trouvera dans ces pages.
    En lisant Rodrigo Rey Rosa, on pourra, une fois encore « apprendre à écrire et à recevoir une invitation
    au pur plaisir de se laisser entraîner par des histoires sinistres ou fantastiques » comme l'a dit Roberto Bolaño.

    Un delirio amoroso. Así define su autor esta novela, en la que la monótona existencia de un librero se ve conmocionada por la irrupción de una consumada ladrona de libros. Como en un sueño obsesivo en el que se difuminan las fronteras entre lo racional y lo irracional, el protagonista se va adentrando en las misteriosas circunstancias que rodean a Severina y en la equívoca relación que mantiene con su mentor, a quien presenta como su abuelo, al tiempo que alimenta la esperanza de que la lista de libros sustraídos la ayudará a entender el enigma de su vida. Rodrigo Rey Rosa ha creado una novela perturbadora acerca del poder a la vez alienante y liberador del amor, que confirma su lugar de privilegio en la literatura contemporánea.

  • Édition bilingue / Edición bilingüe (français / español) J'ai toujours été intrigué par le fait que quelqu'un puisse perdre le fil de son discours et transformer une conférence en confidence. Jusqu'à quel point maîtrise-t-on les mots que l'on prononce ? Comme un acteur, le conférencier peut oublier son discours ou succomber à la tentation de révéler quelque chose de gênant ou de dévastateur. Conférence sur la pluie s'inscrit dans une longue tradition littéraire de la digression, c'est-à-dire, dans l'art distrait de dire une chose pour en dire une autre. Cet antécédent et d'autres m'ont incité à combiner les hésitations mentales et les prédicats amoureux du protagoniste avec une dissertation sur un sujet cardinal de la littérature : la relation entre la pluie et la poésie. Siempre me ha intrigado la posibilidad de perder el hilo del discurso y convertir la exposición de ideas en una confesión. ¿Hasta dónde controlamos lo que decimos? Al modo de un actor, el conferencista puede olvidar sus parlamentos o sucumbir a la tentación de revelar algo incómodo o devastador. Conferencia sobre la lluvia se inscribe en la larga estirpe literaria de la digresión, es decir, en el distraído arte de decir una cosa para hablar de otra. Este antecedente con otros me incitaron a combinar las vacilaciones mentales y los predicamentos amorosos del protagonista con una disertación sobre un asunto cardinal de la literatura: el vínculo entre la lluvia y la poesía Juan Villoro (Mexico, 1956) fut attaché culturel à l'ambassade du Mexique à Berlin de 1981 à 1984. Collaborant à de nombreux journaux et revues (La Jornada de 1995 à 1998), il enseigne également à l'université. Il a construit une oeuvre qui, dans ses romans, recueils de nouvelles, livres de chroniques et pièces de théâtre, plonge le lecteur dans la société mexicaine et le monde occidental contemporains.

  • « Juan Villoro écrit la chronique du tremblement de terre de Santiago du Chili en 2010, l'un des plus terribles que l'Amérique latine a connus. Présent lors d'un congrès de littérature jeunesse,il l'a vécu et lui a survécu. Convaincu que ce désastre devait être raconté avec des voix impliquées et représentatives, l'auteur a recueilli les récits de ses collègues présents et sinistrés.
    Il en a construit un ensemble d'impressions avec ses observations et ses réflexions.8.8 - La peur dans le miroir, souvent proche de l'essai mais toujours écrit avec la vivacité de la chronique fait aussi appel à d'autres écrivaines et écrivains qui, comme Heinrich von Kleist, ont évoqué des tremblements de terre véritables ou fictifs pour découvrir et montrer la dimension littéraire d'une réalité mouvante et tragique.
    Juan Villoro escribe la crónica del temblor del año 2010 en Santiago de Chile, un de los peores que se ha conocido en América latino.
    Participando a un congreso sobre literatura infantil y juvenil, él lo ha vivido y le ha sobrevivido. Convencido de que había que narrar aquella catástrofe con las voces presentes y representativas, el autor recogió los relatos de sus colegas presentes y damnificados. Esto le permite construir un conjunto de impresiones con sus propias impresiones y reflexiones. 8.8 El miedo en el espejo que se aproxima muchas veces al ensayo mas quedando siempre escrito con la vivacidad de la crónica convoca también a otros escritores como Heinrich von Kleist que han hablado de sismos verdaderos o ficticios para descubrir la dimensión literaria de une realidad movediza y trágica.

  • Saudade

    Claribel Alegria


    Colón dice que oyó cantar un ruiseñor en el Caribe. En el Caribe no hay ruiseñores. Se me hace que oyó a Claribel Alegría.

    Colomb dit qu'il a entendu chanter un rossignol dans les Caraïbes. Il n'y a pas de rossignols dans les Caraïbes. J'ai bien l'impression que c'est la voix de Claribel Alegría qu'il a entendue.

    Ernesto CARDENAL
    Claribel Alegría ha tenido la suerte de nacer recibiendo el nombre que merece. La conozco muy mucho y sé que seguirá claribeliando y alegrando al mundo hasta mucho más allá de su muerte, que no ocurrirá nunca, porque mujeres así hay muy poquito y nunca se cansan de seguir viviendo.

    Claribel Alegria a eu la chance de naître en recevant le nom qu'elle mérite. Je la connais très très très bien et que je sais qu'elle continuera à claribeller et de mettre le monde en joie bien au-delà de sa mort qui n'arrivera jamais, parce qu'il y a très très très peu de femmes comme ça et ne sont jamais fatiguées de vivre encore et encore.

    Eduardo GALEANO





  • Fausse lumière

    Juan Hernández Luna

    Un romancier vit et rêve en ne pensant qu´au chef d´oeuvre qu´il écrira un jour et le fera sortir de l´ombre. Il passe ses journées à chercher les premiers mots du roman total tout en admirant, impuissant, le talent et l´habileté des grands écrivains qui savent inventer et créer histoires et personnages. Juan Hernandez Luna construit une fable habitée par des atmosphères obscures, dramatiques et décadentes pour parler de l´esprit humain et de ses limites, des rêves et des fantômes qui le hantent. Juan Hernandez Luna, mexicain, Prix Dashiell Hammett 1997, est l´auteur de plusieurs romans et nouvelles qui en ont fait un écrivain de référence dans la littérature noire latino-américaine. Un personnage éclectique qui peut aussi bien écrire, la nuit, des articles pour l´édition mexicaine de Playboy comme donner, le jour, des cours de littérature aux policiers municipaux dans un des quartiers difficiles de Mexico. A lire du même auteur : "Naufrage", "Du tabac pour le puma", "Le corbeau, la blonde et les méchants".

  • Les orages

    Santiago Craig

    Avec un Langage aussi poétique que précis, avec une sereine maîtrise, pleine de détails, de couches qui se superposent pour atteindre une profondeur étonnante, Santiago Craig raconte huit histoires où des personnages sont obsédés par le temps qui passe, des souvenirs mythiques qui se transforment enfantômes, des hommes qui ont besoin de contrôler au moins quelque chose, même si ce n'est que le creusement d'un trou profond dans le sable et s'y mettre à l'intérieur. Le quotidien désespoir de ces mondes les approche parfois du fantastique, ou de l'absurde . Et pourtant, ses habitants ne sont rien d'autre chose que des êtres vivants qui naviguent dans le chaos de la vie, qui se trouvent et se perdent dans une trop grande maison, qui se reconnaissent grâce à l'odeur dont leur cheveux sont imprégnés. Parfois, c'est l'odeur de la fatigue, du savon blanc de la pauvreté digne. D'autres fois, c'est l'odeur d'un etarteau thon , d'un corps aimé, de la famille qu'on a su construire sous l'orage.
    Federico Falco (Auteur de La perfection des cimetières, L'atinoir, 2018)

  • Histoires d'Uruguay

    Collectif


    Histoires d'Uruguay/Historias del Uruguay

    « Ce recueil de fictions brèves permettra au lecteur d'apprécier une palette de nuances et de propositions créatives qui s'enrichissent tout au long d'une lecture non linéaire, un exercice de littérature comparée entre les membres d'un groupe dont les différences se découvrent avec plaisir dans un volume réduit mais puissant, d'une certaine façon énigmatique mais qu'on lira toujours avec plaisir. »

    De la préface

    Esta antología de ficciones breves permitirá al lector de apreciar un abanico de matices et propuestas creatvivas que se enriquecen a lo largo de una lectura no linearia, un ejercicio de literatura comparada entre los miembros de un grupo cuyas diferencias se descubren con gusto en voumen reducido pero potente, de cierto modo enigmatico pere que leeremos siempre con placer.


    HISTORIAS DE URUGUAY

    "Esa muestra de relatos breves permitirá al lector disfrutar de una variedad de matices y de propuestas creativas que se enriquecen en la consideración de una lectura no lineal, de un ejercicio de literatura comparada entre miembros de un grupo donde las diferencias se descubren con solaz en un volumen breve pero potente y en cierto modo enigmático, pero siempre disfrutable."


    Del prefacio

  • « (...) Au Guatemala, Rodrigo Rey Rosa se déplace beaucoup, apparemment insoucieux des dangers que peut entraîner aujourd'hui une telle mobilité. En 1989, il a traversé à pied, pendant plusieurs jours, la forêt tropicale qui couvre le Nord-Est du pays. Une année, il m'envoya des écrits d'un village dont les seuls habitants étaient des Indiens. Il était constamment à l'affût d'endroits où vivre et travailler dans les régions les plus éloignées. (...) »
    Paul Bowles
    (...) Et alors, on ne peut que penser à toute l'horreur qui s'est déversé sur le Guatemala, l'abjection et le sang. Et on pense aussi à Miguel Ángel Asturias, à Augusto Monterroso et maintenant à Rodrigo Rey Rosa, trois immenses écrivains venus d'un pays petit et infortuné. Et dans le miroir, l'image reste terrible et toujours vive. (...) »
    Roberto BOLAÑO

  • Dans les contes d'Eduardo Monteverde ici réunis, on trouvera la démarche et les convictions d'un auteur, médecin et journaliste, qui a fait le choix de la littérature pour dénoncer les lâchetés, le cynisme et la férocité qui gouvernent notre temps. Eduardo Monteverde s'appuie sur la réalité pour établir son oeuvre. Mieux encore, c'est la vie, celle des autres et surtout la sienne qui en sont la base : il y a le Mexique, lieu d'observation tristement probant ; son expérience de plusieurs vies ; son action menée dans de nombreux domaines ; sa vocation pour la médecine et l'écriture. (Extrait de la préface) En los cuentos de Eduardo Monteverde encontraremos el pensamiento y las convicciones de un autor, médico y periodista, que eligió la literatura para denunciar la cobardía, el cinismo y la ferocidad que gobiernan nuestros tiempos. Eduardo Monteverde se apoya en la realidad para fundar su obra. Es más, es en la vida -la de otros, pero sobre todo la suya- en lo que está basada: está México, lugar de observación tristemente concluyente, su experiencia de varias vidas, las acciones que llevó a cabo en numerosos dominios profesionales, su vocación por la medicina y la escritura. (Extracto del prólogo)

  • Avec cette édition bilingue d'Amir et autres histoires, on retrouve l'écriture élégante et précise de l'écrivain guatémaltèque Rodrigo Fuentes, déjà publié par L'atinoir dans l'anthologie L'Amérique centrale raconte 2015 / Centro América cuenta 2015. Dans ce recueil de contes, il plonge le lecteur dans la vie d'un Guatemala rural et actuel, ...

  • Iode

    Juan Hernández Luna

    "Iode fait naître horreur, brutalité, amoralité, sauvagerie et tendresse. Juan Hernández Luna a fait quelque chose de terrible, il a exploré l'innocence du mal d'un psychopathe face au mal programmé de la société... Je me retrouve déboussolé face à ce roman fascinant et terrible, inquiétant et captivant" - Paco Ignacio Taibo II. Juan Hernández Luna est écrivain, journaliste et éditeur. Il dirige à la mairie de Mexico un programme de diffusion populaire en faveur de la lecture. Il a remporté à deux reprises, en 1997 et 2007, le Prix Dashiell Hammett de la Semaine Noire de Gijón. Auteur de plusieurs romans, nouvelles, essais historiques et poésies, il est devenu un écrivain de référence de la littérature latino-américaine ! Il a écrit plusieurs romans dont cinq sont traduits en français chez l'Atalante, L'Écailler et L'Atinoir. Traduction de Jacques Aubergy.

  • (Édition bilingue / edición bilingüe) Ce recueil de contes de nouveaux auteurs centraméricains constitue du début à la fin une agréable surprise. Nous y voyons surgir un regard littéraire qui ne se limite pas à explorer les réalités externes et les habituels contextes locaux, il explore aussi leur effet sur la psyché et l´existence des personnages. (Gioconda Belli.) Esta colección de cuentos de nuevos autores centro-americanos es una grata sorpresa de principio a fin. Vemos surgir en ella una mirada literaria que explora no sólo los acostumbrados contextos regionales sino su efecto en la siquis y existencia de los personajes. (Gioconda Belli.)

  • Une cinquième année, cette anthologie réunit des voix venues d'Amérique centrale, de ces terres lointaines, ardentes et méconnues. Leurs tonalités et leur colorations diverses ignorant le plus souvent l'exotisme facile, préfèrent interpréter l'intimité, les mystères de leurs racines et les raconter. Ce livre est dédié à Ulises Juárez Polanco cruellement fauché dans son jeune âge et sa prometteuse carrière d'écrivain, à Claribel Alegria qui apporta la lumière poétique à l'atinoir avant de s'éteindre, à Sergio Ramírez, désormais à sa place au plus haut des lettres hispaniques, et à Miguel Ángel Asturias, qui à suivi la voie et l'a montrée.
    Por quinta vez, nuestra antología reúne voces de Centroamerica, de aquellas tierras lejanas, ardientes y mal conocidas. Voces de tonalidades y coloraciones distintas que ignoran casi siempre un exotismo simplón y prefiere interprtar lo hondo y misterioso de sus raíces y contarlas. Dedicamos este libro a Ulises Juárez Polanco cruelmente arrebatado a la vida y a una prometedora carrera de escritor, a Sergion Ramírez, ya en el lugar que le corresponde en lo más alto de las letras hispánicas, a Miguel Ángel Asturias quién siguió el camino y lo mostró.

  • Pichis

    Martin Lasalt

    Pichis
    Martín Lasalt rencontre dans la vie d'El Cholo et de La Chola, deux ramas-seurs d'ordures, une expérience émouvante de l'absurde, de la pitié et du langage. Avec l'originalité de son ton qui rend ses hallucinations réelles, il est capable d'atteindre l'humour et l'angoisse avec la liberté imprévisible cultivée dans le passé par Felisberto Hernández et Mario Levrero. Le souffle de Lasalt est plus sensible aux conditions sociales et le lecteur de Pichis trouvera de nombreux miroirs, de l'ironie tout en découvrant ou en reconnaissant des paysages emblématiques de Montevideo déviés par une puissante imagination et des recours narratifs d'une telle efficacité que, comme annoncé en tête du livre, plus que d'un récit il s'agit d'un fait de l'esprit, d'une très brève saga rendue folle par une réalité qui ne se laisse saisir autrement. Ce livre comporte aussi une surprise. Alors que le réalisme paraissait consu-mé, la tradition fantastique vient lui tendre la main et légitimer une façon nouvelle de raconter. D'après Carlos María Domínguez, (La maison en papier - Seuil - 2004)

  • Almagro dans ses brumes est un parcours à travers les espaces oniriques d'un Mexique méconnu où se mêlent le passé et la culture de deux civilisations opposées par l'histoire, forcées à coexister sans pouvoir partager. On y trouve aussi une dure réalité, celle de l'enfer sur terre om vivent des populations indigènes qui ne sont pas toujours d'innocentes victimes et peuvent devenir d'impitoyables bourreaux. Un portrait au scalpel de la pauvreté et de l'abandon dans un pays où se confond la misère avec le folklore et la superstition, écrit avec une prose digne de Conrad et portée par un souffle faulknérien.
    Las neblinas de Almagro es un recorrido a través los espacios oníricos de un México desconocido donde se mezclan el pasado y la cultura de dos civilizaciones opuestas por la Historia, forzadas a la coexistencia sin un posible compartir. Encontraremos también una dura realidad, la del infierno en la tierra donde viven pueblos indígenas que no son siempre inocentes victimas y pueden convertirse en verdugos despiadados. Un retrato con escalpelo de la pobreza y del abandono en un país donde folklore y la superstición se confunden con la miseria, una obra escrita con una prosa digna de Conrad et llevada por uns respiración faulkneriana.

  • Harraga

    Antonio Lozano

    Harraga aborde la question de l´immigration clandestine entre le Maroc et le Sud de l´Espagne. Conduit par le personnage principal, un jeune garçon de café tangérois, le lecteur pénètre le monde trouble du trafic d´êtres humains et des intérêts économiques et politiques agissant des deux côtés du Détroit de Gibraltar. Mais ce roman est avant tout une plongée dans le parcours intérieur de l´émigrant qui a décidé de se lancer dans une terrible aventure avec l´espoir de connaître une vie meilleure. Antonio Lozano est né à Tanger en 1956, il est professeur de français aux Canaries où il dirige un festival international consacré au conte et à la créativité théâtrale. Harraga est son premier roman. Déjà récompensé dans son pays avec le Prix Novelpol du meilleur roman noir publié en 2002, il a aussi obtenu une mention spéciale du jury pour le prix Memorial Silverio Cañada, organisé par la Semana Negra de Gijón et qui distingue un premier roman écrit en espagnol. Il fut salué lors de sa parution par l´écrivain espagnol Manuel Vázquez Montalbán.


  • Sous l'étoile d'Ovide, L'art d'aimer à Marseille nous invite à une balade cavalière à travers une ville-civilisation dont le génie grotesque a de grandes choses à dire au reste du monde. Loin de l'esprit de sérieux et du bon goût de la culture en boîte, Henri-Frédéric Blanc dynamite les codes, ringardise les genres, nous offrant un modèle de littérature totale : poétique, philosophique, satirique, réaliste. La simple histoire, aussi, d'un faux dur brûlé par l'amour. C'est en même temps un art de vivre à la marseillaise qui se déploie dans le verbe sans filtre du narrateur Frédo le Fada.
    Cela explique son accueil dans le fonds si peu national de L'atinoir.
    Suivi des Médocs à l'amour, encore inspiré d'Ovide, et précédé de L'Homme-Stylo, préface-manifeste.


  • Séisme(s)

    Emmanuelle Sarrouy

    Une littérature abondante est née : chroniques, témoignages, essais, récits, jusqu'à Séisme. Je note bien le pluriel, cela fait penser à la succession de malheurs ayant fracassé la première république noire, et à la tradition de résistance qui, de la colonisation aux différentes vagues d'occupation du territoire en passant par les régimes despotiques, a marqué l'imaginaire.
    Le livre Séisme(s) a une histoire particulière. Il prend son sens dans une double relation : le deuil d'une mère ayant perdu ses enfants, Yves Nelson et Naschka, au cours du séisme. Et la relation d'Haïti au monde. Car la mère qui pleure ses enfants est d'une autre terre. D'une autre culture. Mais son cri dépasse les frontières géographiques et raciales pour faire écho jusqu'à nous.
    (De la préface de Rodney SAINT-ÉLOI)

  • Dans cet essai bref et amène, Juan Villoro parle de la douleur et du plaisir des écrivains à travers son expérience et celle de ses pairs anciens et actuels, de ces « détectives sauvages » comme son ami Roberto Bolaño les a justement nommés et décrits. Et il illustre parfaitement parmi les nombreuses citations qui jalonnent le livre, celle d'Oscar Wilde : « Donnez un masque à un homme et il dira la vérité ».
    En este ensayo breve y ameno, Juan Villoro habla del dolor y del placer del escritor a través de su propia experiencia y de las de sus pares del pasado y de hoy, de aquellos "detectives salvajes" como bien supo nombrar y describirles su amigo Roberto Bolaño. Y también ilustra perfectamente entre las numerosas citaciones que recorren el libro, la de Oscar Wilde : "Denle una máscara a un hombre y dirá la verdad".

  • (Édition bilingue / edición bilingüe) Nos pays d´Amérique centrale paraissent distants malgré leur proximité géographique et leur passé commun, mais nous sommes pourtant des morceaux d´un miroir brisé. (...) Cette brève anthologie est un échantillon de la littérature centraméricaine du vingt et unième siècle. L´ensemble des voix présentes dans ces pages ouvre un panorama de ce qu´est aujourd´hui l´Amérique centrale dans sa diversité complexe, traversée par différents phénomènes sociaux. (...) En montrant comment nous écrivons, nos écrivains montrent aussi au monde ce que nous sommes et la réalité si pleine de contrastes dans laquelle nous vivons. C´est une bonne façon de tracer la carte de l´Amérique centrale. Une géographie lucide qu´on ne peut décrire qu´avec les mots.



    Nuestros países de Centroamérica parecen distantes entre sí a pesar de su vecindad geográfica y de que tienen un pasado común, pero somos pedazos de un espejo roto. (...) Esta breve antología es una muestra de la narrativa centroamericana del siglo veintiuno. El conjunto de voces presentes en estas páginas abre un panorama de lo que es Centroamérica hoy en su compleja diversidad, cruzada por diferentes fenómenos sociales. (...) Nuestros escritores, al mostrar como escribimos, también muestran al mundo lo que somos y la realidad tan llena de contrastes en que vivimos. Es una buena manera de trazar el mapa de Centroamérica. Una geografía lúcida que sólo puede ser descrura con las palabras.


  • EDITION BILINGUE / EDICION BILINGUE


    « (...) Mempo Giardinelli sait ce qu'il faut faire pour effacer l'amertume, peut-être parce que l'exil lui a appris à supporter cela et même plus encore ; peut-être que grâce à l'art, au grand artiste qui est en lui, il arrive à changer les choses douloureuses en une littérature profondément créatrice d'une résignation qui demeure optimiste. » Juan Rulfo


    "Mempo Giardinelli conoce cómo desvanecer la amargura, quizás porque el destierro le ha enseñado a soportar eso y aún más; tal vez el arte, el gran artista que hay en él, le hace transformar las cosas adoloridas en una literatura hondamente creadora de optimista resignación". Juan Rulfo

  • EDITION BILINGUE / EDICION BILINGUE Préface de Carlos Cortés Cette anthologie rend compte de ce voyage intérieur au sein d'une fiction littéraire qui, malgré les difficultés pour parvenir à se faire connaître au-delà de ses frontières, s'imagine, ...

  • Seul le prix du sang

    Mario Mendoza

    Comme c'est souvent le cas de certains romans noirs latino-américains, "Seul le prix du sang" restitue le malaise, l'écoeurement, l'horreur face à une société arrogante et violente, mais il va bien plus loin que cela. Sans se perdre dans la présentation efficace d'un argument ni dans la description des personnages, il propose une réflexion sur la vengeance (Pour certains groupes indigènes, seul le prix du sang peut régler des dettes qui ont coûté la vie) et sur la manière avec laquelle cette vengeance finit par s'éteindre elle-même et va détruire celui qui s'y est plongé. Alors, comme dans la nouvelle Emma Sunz, de Borges, c'est en s'en allant que le personnage trouve la délivrance ; lui ne partira pas vers le sud mais vers le nord, ce nord perdu de la Colombie, où les rafales de vent font se confondre le désert et la mer. Ce roman a confirmé que Mario Mendoza était l'écrivain le plus critique de sa génération sur l'histoire récente de son pays et bien sûr le plus dérangeant pour certains milieux de la société colombienne ; une circonstance que Mario, dès sa déjà lointaine jeunesse, a toujours assumée comme un témoin gênant qui pose son doigt sur la plaie, ce qui lui a valu de connaître de sérieux ennuis. Mario Mendoza (Bogota, 1964), après des études de lettres, a enseigné la littérature avant de s'y consacrer. Il est l'auteur de 10 romans dont "Satanas". Avec "Seul le prix du sang", il est publié pour la première fois en France.

  • « J'ai toujours voulu écrire l'histoire de mes grands-parents et de mes arrière-grands-parents qui serait en même temps une vision de la présence et de l'influence italiennes en Argentine. Je voulais aussi expliquer ce que les femmes et les hommes de ce pays avaient d'étrange et d'indéfinissable. Je voulais que mon explication se fasse à partir d'une fiction mais sans utiliser les procédés habituels, autrement dit, sans vraiment donner d'explications. Il s'agissait simplement de mettre mes doutes sur la table et de les écrire noir sur blanc.
    Saint Office de la Mémoire est un roman historique, un roman sur l'immigration, un roman qui traverse notre histoire et les affrontements les plus dramatiques qu'elle a connus sur plusieurs générations. La mémoire contre l'oubli, la vie face à la mort, le jour après la nuit, la paix et la violence, l'intolérance contre la démocratie. Une série de dichotomies, une très grande ambigüité, une sorte de schizophrénie qui servent de jalons. J'ai aussi voulu m'attaquer à un très grand nombre de thèmes qui étaient, selon moi, du plus grand intérêt. Et il y a dans ce livre un débat sur la littérature argentine ; une littérature qui accompagne l'histoire tout en l'affrontant. Dans ce pays, les épigones littéraires sont en général des personnes qui appartiennent à l'élite et ne représentent que très rarement de véritables valeurs populaires.
    (Extrait d'une entrevue de Mona Moncalvillo avec l'auteur dans la revue Humor - 1991)

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