Jean-Luc PETIT Editions

  • On peut encore l'envisager, la littérature... à condition de contribuer à la valorisation du patrimoine des grandes fortunes, Gallimard (plus Bernard Arnault), Lagardère (plus Qatar), Esménard, de La Martinière... Comportement correct exigé : sourires et encensement de ces bienfaiteurs de la culture... ne pas aborder des sujets déplaisants...
    Comme l'a proclamé madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, en juin 2012 : « C'est l'éditeur qui fait la littérature. »
    Entre les éditeurs et les 25 000 points de vente traditionnels, les malins ont su imposer leur maillon essentiel : la distribution, invisible aux béotiens, terriblement efficace (pour le cash et le contrôle des livres médiatisés). Barrière infranchissable pour l'écrivain libre. Le statut d'éditeur indépendant relève de l'usurpation de dénomination ou de la marginalité...
    Bref, il convient d'agrémenter le catalogue de pitreries, puisque même la bibliothèque de Montcuq (10 ans d'utilisation de l'argent public), celles de Cahors, Figeac... comme la Bibliothèque Départementale de Prêt du Lot, ignorent mes six romans, pièces de théâtre (certaines traduites en anglais, allemand, espagnol), essais...
    En 2014, aux municipales de Montcuq, au moins deux listes s'affronteront. J'ignore si le futur maire reprendra ce projet de vendre la merde municipale.
    Quand j'avais proposé un salon du livre, monsieur Daniel Maury (du PRG) avait "poliment décliné l'offre." Il est mort.
    La France a de la merde, est dans la merde (pourtant elle tient encore !), il lui faut bien des idées merdiques, face à une oligarchie ayant confisqué l'indépendance.
    Ce document reprend le contenu du succulent "Un livre de merde, de Montcuq." Tout en s'intéressant à la Merde d'Artiste de Piero Manzoni.
    Stéphane Ternoise
    http://www.lamerdedemontcuq.com

  • En 2004, le Service régional de l'Inventaire de la Région Midi-Pyrénées et la mairie de Cahors, ont fort justement remarqué, répertorié, le tombeau d'Adéle et Marie Borie, dans le cimetière derrière les remparts de la ville, classés aux Monuments Historiques.
    Début 2012, un certain émoi traversa le département quand le propriétaire d'une grange en mauvais état l'a rasée. Il s'agissait de l'ancienne chapelle Saint-Jean de la Rivière, du XIIIe siècle.
    Bien qu'inscrite au même inventaire du Patrimoine de la région, elle ne bénéficiait d'aucune protection légale. Les élus locaux semblent avoir promis que cela ne se reproduirait plus. Mais la destruction se déroula à 26 kilomètres de Cahors !
    Adéle (avec un accent grave) Borie est décédée le 23 novembre 1878 à l'âge de 70 ans.
    Marie Borie est décédée le 11 février 1879 à l'âge de 71 ans. Leur tombeau est magnifique, orné de fleurs et végétaux. Au fronton, une main d'homme et une main de femme se serrent, "mains de la concorde", aux deux extrémités des visages... Une oeuvre d'art, au dos de laquelle reste gravé "À PERPETUITÉ."
    Le besoin d'argent frais pour "renflouer la ville" exige de monsieur Jean-Marc Vayssouze-Faure, maire de Cahors, qu'il sacrifie l'art et déchire la promesse de perpétuité ?
    Les vieux morts doivent disparaître des cimetières ? Deuxième mort, que cette suppression d'un vieux mort qui n'a même plus droit à une existence de mort. J'ai publié dans une totale indifférence "La trahison des morts : les concessions à perpétuité discrètement récupérées - Cahors, à l'ombre des remparts médiévaux, les vieux morts doivent laisser la place aux jeunes... "
    D'où la nécessité d'alerter. Que font les autorités ecclésiastiques, les associations, médias locaux, régionaux ?
    Avant qu'il ne soit trop tard, je personnalise donc l'enjeu...
    Avant qu'il ne soit trop tard... http://www.cahors.pro s'engage...
    Stéphane Ternoise
    Citoyen, donc mortel.

  • Si je suis élu député du Lot en 2017, j'irai me recueillir à l'ombre des anciens remparts classés aux Monuments Historiques, sur la tombe de l'un de mes illustres prédécesseurs, qui fut en plus maire de Cahors et conseiller général, monsieur Jean-Pierre, Victor CARLA.
    Phrase correcte et pourtant elle peut déclencher un sourire, même ironique, près du Pont Valentré. J'imagine très bien la réaction de celles et ceux qui savent, comme Jean-Marc Vayssouze-Faure, l'actuel maire de Cahors ou Dominique Orliac, l'actuelle députée du sud du Lot.
    Car si ma candidature semble improbable, d'ici-là, près de la porte Saint-Michel, de tombe de ce monsieur Carla, il n'y en aura plus ! Liquidée, rasée. Les vieux maires doivent laisser la place aux jeunes, dans les cimetières également.
    Elle n'est pas la plus belle des stèles visées par une "procédure de reprise" au motif d'un prétendu abandon, elle reste néanmoins fleurie (de fleurs artificielles) et chaque mot de sa plaque se distingue sans effort.
    Mais le symbole est fort : durant son premier mandat, Jean-Marc Vayssouze-Faure...
    Stéphane Ternoise

    http://www.ecrivainlotois.net


  • J'étais passé avant l'an 2000, à Golfech (banlieue d'Agen, http://www.agen.me ). J'en garde le souvenir d'une rue principale triste, aux volets fermés, avec de nombreux panneaux "à vendre".
    J'y suis retourné le 3 mai 2012 dans le but de présenter cette commune, sa centrale.
    Quelle métamorphose ! De la verdure, de beaux trottoirs. Un complexe sportif, une piscine chauffée... Bientôt les arbres devraient même totalement masquer les deux tours !
    Je n'ai pas cherché à fuir quand une voiture de la gendarmerie s'est arrêtée juste derrière moi, alors que je me désaltérais. J'avais été signalé...
    Quelques jours plus tôt Greenpeace s'était introduit dans une autre centrale nucléaire et nous étions en période présidentielle...
    Un reportage, pour l'Histoire, peut-être, pour faire réfléchir, ce serait déjà bien.
    Parfois les photos en disent plus que de grands paragraphes ou de belles rimes... Néanmoins, quelques informations, indications, pour bien situer le contexte...
    Stéphane Ternoise.
    De plus en plus photographe, http://www.lotois.com
    Toujours romancier, essayiste, dramaturge, auteur de chansons.

  • Derrière les moyenâgeux remparts, fiertés de la ville, un ange blanc féminin, assis, se recueille, la tête posée sur sa main gauche qui maintient le livre de la famille "Salinié Plagés", la droite retenant une couronne de fleurs tombant sur les genoux de cette grande et magnifique création, l'unique statue de cette taille et qualité du cimetière de Cahors
    Une stèle couverte, protégée d'une toiture en verre, structure fermée également sur trois côtés, le fond et les latéraux...
    En 2002, l'Inventaire général de la Région Midi-Pyrénées, pour l'occasion associée à la Ville de Cahors, avait répertorié ce tombeau, cette statue unique... mais sans remarquer aux pieds de l'ange la plaque avec photo "A mon fils et frère chéri...", celle de Georges Marfan, mort en déportation à Buchenwald le 28 janvier 1944.
    Georges Marfan, né le 21 mars 1920, est parti de Compiègne (France), en convoi, le 25 juin 1943... Contrairement à Éric Rohmer, il n'a pas eu 24 ans le 21 mars 1944.
    Par arrêté du 7 octobre 1994, la République française a décidé
    d'apposer la mention > sur les actes de décès de Georges Marfan.
    Cette tombe doit disparaître : "Si vous souhaitez la préserver, veuillez vous présenter à la mairie pour la démarche à suivre."
    Même la statue sera détruite ? Ou sauvée, récupérée, recyclée, volée ?
    Une certaine indignation devrait planer au dessus de cet ange mais sur c'est le silence en région Midi-Pyrénées. Comme Georges Marfan, Éric Rohmer n'aura pas 93 ans aujourd'hui. Cette année, le printemps débutait le 20 mars.
    Ce livre a vocation à être actualisé des réactions de ses lectrices et lecteurs, ainsi que des compléments d'informations qui me parviendront.
    Stéphane Ternoise
    http://www.cahors.pro versant Cahors
    http://www.morts.info
    Des informations, des commentaires, des photos exclusives du photographe lotois et en annexe, la liste du journal officiel du 9 décembre 1994.

  • Une société se juge également à sa manière de traiter les morts.
    Qui parmi vous souhaite prendre la place des vieux morts ?
    Mais sachez que vous n'y resterez pas !
    N'attendez pas des futurs maires plus de mansuétude que de nos élus qui votent et appliquent les lois.
    Les places sont chères dans nos cimetières, et même la perpétuité s'abrège le plus rapidement possible.
    Les concessions ne se vendent plus "à perpétuité" mais certains l'ont gravé sur leur tombe, ce dernier bien, qu'ils avaient acquis pour leur "repos éternel." Deuxième mort, que cette suppression d'un vieux mort qui n'a même plus droit à une existence de mort. Trahison.
    Ce "à perpétuité" photographié au cimetière de Cahors semble voué à rapidement disparaître... Des tombeaux, certains répertoriés par la Région Midi-Pyrénées au titre de notre patrimoine, restent des oeuvres d'art, témoins d'une époque où ils étaient pensés pour durer mais ils seront rasés dès qu'ils pourront être qualifiés "abandonnés", notion non définie juridiquement, qui pourrait porter à contestations. Mais il s'agit surtout d'indignation...
    67 photos professionnelles, 103 pages format papier.
    - Une société se juge également à sa manière de traiter les morts
    - Dédicace aux mortels
    - La porte Saint-Michel
    - Un sujet difficile à aborder
    - Vous serez ce qu'ils sont... la mairie vous prévient...

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