Ink book

  • Maximilien Destroy, musicien de profession, retrouve lors d'une promenade au jardin du Luxembourg un ami, Clément, qu'il avait récemment perdu de vue. Max va rentrer dans le cercle intime de Clément et découvrir au fil de ses visites, la vie tumultueuse de cet ami...

  • Résumer l'intrigue du roman, retorse à souhait, tout en rebondissements, en fausses pistes, disons tout de suite qu'il n'en est pas question ici. D'autant qu'il s'agit en fait de plusieurs intrigues follement emmêlées, que l'auteur contre toute attente parviendra à dénouer d'assez magistrale façon. Pour résumer à très gros fil : nous sommes dans le Londres des années 1840, et il n'est question que des frasques du marquis de Rio-Santo, dandy insolent dont la richesse paraît sans limite, qui subjugue l'aristocratie et règne sur les bas-fonds de la capitale, où l'on trafique, où l'on s'abrutit de mauvais gin, où l'on assassine à la demande pour quelques pennies. Il s'avère que malgré son nom, Rio-Santo est irlandais, voue une haine sans merci à l'Angleterre, et prépare en secret, à la tête d'une association de malfaiteurs au nom bien " févalesque " (les Gentilshommes de la Nuit) une révolution politique destinée à libérer l'Irlande (Féval n'est pas celte pour rien !).
    Pour parvenir à ses fins, Rio-Santo a projeté d'épouser une riche et belle héritière, Mary Trevor, laquelle est fiancée au sympathique Frank Perceval. L'on ne révélera pas comment ce dernier se voit tendre un piège par son rival, ni tout ce qui s'ensuit de chausse-trapes, de poursuites, de complots, d'assassinats. Des hommes du monde se conduisent comme d'immondes fripouilles, des malfrats se révèlent gens de grand coeur, et l'affreux Rio-Santo lui-même se découvrira sous les traits d'un ancien bagnard (mi-Vautrin mi-Jean Valjean), innocent du crime qu'on lui avait collé sur le dos, mais résolu pour se venger à pactiser avec le pire.
    L'auteur en profite pour régler quelques comptes avec l'Angleterre " coloniale " ; qui exploite la misère des siens afin d'inonder le monde des produits de son industrie conquérante, et soumet à son pouvoir indu la fière Écosse et la malheureuse Irlande. Mais s'il évoque aussi bien qu'Eugène Sue la vie sans espoir des crève-la-faim, il ajoute à sa vision " sociale " une dimension de mystère qui ne laisse pas d'étonner le lecteur d'aujourd'hui. Comme Wilkie Collins un peu plus tard, il a compris que la société victorienne (disons plutôt la société puritaine des possédants de l'époque, toutes nations confondues) ne parvenait à régner sans partage que parce qu'elle réussissait à cacher au monde - et à se cacher à elle-même - les turpitudes qui l'agitaient tout au fond. Nous ne voulons pas dire que Féval annonce Freud mais enfin, il soulève ici quelques jolis lièvres. Et d'abord celui-ci, qui n'a pas fini de courir : que la réalité n'est jamais entièrement contenue dans ce qu'on voit et que l'on peut décrire ; que le destin de chacun se joue dans l'ombre, dans ce qui ne peut être montré - dans ce qui ne peut être avoué. D'où la puissance quasi hallucinée de son récit, sur lequel plane de bout en bout un violent sentiment de menace ; d'où aussi cette vision profondément pessimiste du destin des hommes, qui l'apparenterait presque à un Barbey d'Aurevilly (et qui le situe, historiquement parlant, à l'opposé d'Eugène Sue). D'où, surtout, ce qu'on peut appeler sa " modernité " (alors que Sue, malgré ses vertus, a tout de même assez mal vieilli). Morand avait décidément raison : avec Les Mystères de Londres, c'est une porte obscure, qui s'ouvre sur tout un continent nouveau de la fiction - sur ce roman " noir " moderne où se trouveront plus tard projetés nos terreurs intimes, nos désirs inavouables et cette violence que l'Histoire, toujours et partout, s'avère incapable d'exorciser.

  • Prosper Bartomy est le caissier de M. André Fauvel, riche et honorable banquier de Paris. Le patron a toutes les considérations pour son employé, qu'il invite quotidiennement à sa table et qui est promis à sa nièce, la délicieuse madeleine. Une belle relation personnelle et professionnelle, en somme.
    Jusqu'au jour où 350 000 francs disparaissent de la caisse ! Chacun convaincu de son innocence et de la culpabilité de l'autre - eux seuls connaissaient du coffre et la clé, et le mot -, les deux hommes vont s'entredéchirer.
    Et au jeu des soupçons de la police, c'est le caissier qui sera emprisonné, et qui jurera de faire éclater la vérité pour laver son honneur ! Heureusement, il est rapidement aidé dans sa tâche par le curieux, perspicace et diablement efficace M. Verduret - avatar anonyme de l'enquêteur Lecoq !
    Le Dossier 113 est une enquête passionnante, qui traite à sa manière des secrets de famille, du mensonge et de l'amour.

  • Dans la banlieue de Melbourne, à Green Park, un vieil homme richissime est retrouvé sans vie chez lui. La police conclut à une mort naturelle et l'affaire est rapidement classée. Le témoignage d'une femme de chambre vient cependant tout bouleverser en incitant le détective privé Allan Dickson à reprendre les investigations. Elles le mèneront sur une piste fort surprenante... " Il n'y a dans tout un royaume qu'une façon d'instruire officiellement les affaires criminelles quand, à chacune d'elles, devrait au contraire correspondre un tour de main particulier inspiré de l'analyse de l'affaire elle-même. "

  • Le banquier Favraux est un spéculateur sans scrupules, tous les moyens lui sont bons pour parvenir à ses fins : faillites et suicides jalonnent son parcours. À la veille de marier sa fille avec un marquis ruiné, dont seul le titre de noblesse l'attire, il reçoit l'ultimatum d'un mystérieux personnage surnommé Judex : perdre la moitié de sa fortune ou mourir...

  • Une ombre rôde dans l´Opéra. Une présence singulière, une apparence douteuse et une voix lugubre... Un machiniste est retrouvé pendu, un grand lustre se détache en pleine représentation. On parle du fantôme de la loge nº5. Mais a-t-on véritablement affaire à un fantôme ?

  • Un mystérieux fantôme hante le musée du Louvre. Un gardien est assassiné, le personnel est en émoi. Le commissaire Chantecoq, aidée de sa fille, la charmante Colette, doit débrouiller cette sombre affaire, assisté par Jacques Bellegarde, un jeune et beau reporter. Ils vont tenter de découvrir qui se cache derrière Belphégor, à moins qu'il ne s'agisse véritablement d'un fantôme.

  • Ce roman commence comme un policier classique. Une série de meurtres terrorise un village d'Auvergne et une enquête commence, au cours de laquelle les principaux personnages se mettent en place : un vieux savant bizarre, sa fille - ravissante, bien sûr - son fiancé, un grand benêt de clerc de notaire, le domestique du savant et une famille de repris de justice, cachée dans les bois, composée de trois frères - les méchants de l'histoire et les suspects évidents, ainsi que de leur soeur, une sauvageonne. Puis le roman oblique vers le thème du savant fou, dont les créations échappent à son contrôle et sont à l'origine de désastres... De plus nous découvrons que M. Noël s'appelle en réalité Baloo et est amoureux fou, sans espoir, de la jolie fille...
    Un roman éclectique, qui part un peu dans tous les sens, comme cela arrivait parfois avec les feuilletons écrits au jour le jour, mais qui nous offre un certain nombre d'épisode complètement délirants qui valent la peine d'être lus.

  • « En ce moment, un cri terrible se fit entendre du côté de la terrasse. L'orchestre se tut, et tout devint confusion dans la salle de bal. Les invités de la marquise se précipitèrent vers la terrasse. Au bas du mur, sur la place triangulaire, devant la grille aux persiennes vertes, il y avait deux hommes étendus qui semblaient morts tous les deux. C'était notre jeune Breton Tanneguy qui venait de tomber, privé de sentiment, sur le corps de son ami Stéphane. »

  • Jacques de Boiscoran, jeune rentier, à la veille d'un mariage qui le comble, est accusé d'un crime odieux. Clamant son innocence, il est vite submergé par les circonstances qui l'accablent et le désignent comme le coupable. La Justice se met alors en marche, impitoyable. Ses proches se démènent pour le blanchir. L'erreur judiciaire, l'échafaud ou le bagne ne sont pas loin...

  • Un mystérieux homicide a été commis au château du comte de Trémorel à Orcival.
    La police locale pense avoir fait pleine lumière sur cette affaire sanglante et arrêté les coupables, lorsque l'agent de la Sûreté Lecoq arrive de Paris, brisant cette illusion. Avec ses méthodes particulières, il mène l'enquête : il examine toutes les circonstances du crime, rassemble les détails, découvre les mobiles, relie les différents personnages et événements divers, trouve enfin la vérité qui justifie toutes les circonstances, les péripéties, les éléments récoltés et coordonnés.

  • Monsieur Lecoq ? Un tout jeune inspecteur convaincu que les moindres indices peuvent révéler l'auteur d'un crime.
    Le père Absinthe? Son fidèle second, bien sûr un peu ballot. L'objet de l'enquête ? Un sordide crime à la barrière d'Italie, une nuit de 1860 et quelques...

  • Le terrorisme n'est pas né d'hier. Arnould Galopin non plus qu'on a oublié alors qu'il fut tant lu avant-guerre. En 1928, cet écrivain fécond délaissa les romans d'aventure, les pastiches de Conan Doyle et les feuilletons à rebondissements qui faisaient son succès pour imaginer une étrange histoire, mélange de roman social et de récit psychologique mâtiné d'anticipation. Martial Procas en est le héros. Ce brillant scientifique comblé de talent et d'amour découvre le revers infernal de notre civilisation policée quand une de ses expériences le condamne à la difformité et la différence. Relégué, exclu, maltraité, cet homme intelligent qui n'aspire plus qu'à la paix des malheureux va découvrir la tentation de la vengeance et inventer le terrorisme biologique. Fable mordante, satire corrosive sur la sottise grégaire, Le bacille répand encore ses germes pessimistes. Il nous rappelle aussi les vertus et les plaisirs du bon roman populaire.

  • À Paris, dans le quartier des Batignolles, on découvre un petit vieux assassiné chez lui. Des lettres tracées dans son sang désignent le meurtrier.
    Mais Méchinet en a vu d'autres ! Assisté de Godeuil, un jeune étudiant en médecine, le policier émet quelques réserves sur cette culpabilité toute trouvée...
    Commence alors une palpitante enquête pour réfuter l'évidence : indice après indice, la vérité se fait jour, tandis que le suspect s'obstine à revendiquer le crime.

  • Plaindre, isolée par les pudeurs de la pauvreté, la malheureuse qui gisait là, avait dû subir bien des angoisses. Ainsi pensait le père Ravinet, quand une feuille de papier attira ses regards. Il la prit. C'était comme le testament de la pauvre fille.
    Qu'on n'accuse personne. Je meurs volontairement. Je prie Madame Chevassat de porter à leur adresse les lettres jointes. Henriette." Touché par son malheur, le vieux brocanteur l'aidera à châtier les escrocs qui cherchent à la dépouiller. Parviendra-t-il à lui faire retrouver fortune, honneur et amour ?

  • Le Havre, 1869. Jacques Lantier est rongé par une lourde hérédité... Les femmes réveillent en lui des pulsions meurtrières. Il leur préfère sa Lison, la locomotive qu´il conduit fièrement, jour après jour. Un regard changera tout, celui de Séverine, croisé lors de l´enquête sur le meurtre du président de la Compagnie ferroviaire. Jacques s´éprend de la jeune femme. Elle semble être la seule à pouvoir le guérir de sa folie.

  • Le domaine du comte de Gesvres est « visité » en pleine nuit par des cambrioleurs. La fille du comte, et sa nièce, surprennent un homme en train de s´enfuir à travers le parc en transportant ce qui semble être un objet encombrant. Le secrétaire de ce dernier, est retrouvé mort. Seules l´arme du crime et une casquette de chauffeur ont été retrouvées...

    Un texte intégral accompagné de notes, d´aides à la compréhension de l´oeuvre et de clés d´analyse. .

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