Hachette Littératures (réédition numérique FeniXX)

  • Claude Dulong nous dresse ici les destins de diverses femmes, connues telles que Ninon de Lenclos, ou restées dans l'ombre comme une sorcière de village, pour apprécier les progrès accomplis en matière de condition de la femme entre la mort d'Henri IV et celle du Roi-Soleil. Ce siècle qui fut surnommé "le Grand siècle", le fut-il vraiment pour les Françaises ?

  • Au sud de la péninsule arabique, ce qui correspond approximativement au Yémen actuel, le légendaire royaume de la reine de Saba abritait, entre le VIIIe et Ier siècle av. J.-C., une civilisation originale. Cette étude souligne d'abord l'originalité géographique et climatique du Yémen, puis précise les grandes lignes de l'histoire antique, les cadres matériels de vie quotidienne...

  • Historienne et musicienne, Annie Bélis a tiré la matière de cet ouvrage de sa connaissance théorique de la musique ancienne, et de sa pratique de directrice d'un ensemble musical. Dans l'Antiquité, aucune activité ne pouvait se passer de musique. Celle-ci imprégnait la civilisation grecque de part en part : à moins de passer pour un ignorant, un citoyen athénien du siècle de Périclès devait savoir chanter et toucher de la lyre. Des récitals, mais aussi des concours et de véritables joutes réunissaient les artistes devant un public nombreux et passionné. Après avoir longtemps imité le modèle grec, le monde romain a - lui aussi - fini par accorder, à sa manière, une large place à cet art. Tout un monde se développait autour de la musique. Essentiellement masculin (seules les courtisanes peuvent être qualifiées de musiciennes professionnelles en Grèce et à Rome), il se déclinait en strates bien distinctes : les musiciens itinérants ne fréquentaient pas les virtuoses, proches des hautes sphères du pouvoir et de leurs intrigues. Pour la première fois, la vie des musiciens de l'Antiquité est ici retracée, dans ses détails concrets quant au maniement des instruments ou aux techniques de chant, et dans ses aspects plus généraux quant à leur carrière ou leur place dans la société.

  • Parmi les grandes villes de l'Antiquité, Alexandrie a exercé sur les peuples de la Méditerranée une extraordinaire fascination. Fondée par Alexandre en 331 av. J.-C., elle devient la capitale du royaume des Ptolémées, jusqu'à l'arrivée des Romains en 30 av. J.-C. Son rôle de port à l'embouchure du Nil en fait le lieu de transit de toutes les richesses de l'Égypte, et la place à la tête du commerce méditerranéen. Les sciences y prennent un essor remarquable, grâce aux plus grands savants : la médecine avec l'anatomiste Hérophile, la géographie avec Eratosthène, l'astronomie, les mathématiques, tandis que s'épanouissent la littérature et la poésie. Autour de la Bibliothèque et du Musée, la vie alexandrine allie les nouvelles exigences grecques et l'héritage égyptien. Les Gréco-Macédoniens y sont seuls citoyens, mais les femmes peuvent être reines ; les Égyptiens s'intègrent peu à peu, tandis que les esclaves constituent la majorité silencieuse. Le rideau s'ouvre sur cette société avec ses fêtes et ses rites, ses lieux de vie et ses monuments. Creuset où se mêlent les cultures, les traditions artistiques et les hommes, Alexandrie brille pendant trois siècles d'un éclat magnifiquement retracé et illustré dans cet ouvrage.

  • La cour du Japon à l'apogée de l'époque de Heian nous fait connaître une société qui est à l'origine d'un des plus remarquables épanouissements artistiques et littéraires du Japon. A la différence de nos grandes cours européennes, l'empereur, personnage quasi-sacré, ne peut cependant prendre aucune initiative. L'autorité, de fait, appartient au grand chancelier aidé par un conseil de hauts dignitaires. Imbus de l'idée que le bonheur du pays dépend de l'empereur et de ses conseillers, ils recherchent l'aide de puissances extra-humaines. Ainsi, consacrent-ils les trois quarts de leur travail au bon accomplissement du cycle annuel des célébrations, rites jugés indispensables à la prospérité et à la sécurité du pays. Cérémonies, art de vivre épris d'harmonie et de raffinement, mais aussi luttes de pouvoir, place des femmes... Francine Hérail nous fait partager la vie du palais intérieur de Heian et nous aide à comprendre les valeurs d'une société japonaise dont, en dépit des influences continentales, l'originalité ne s'est jamais démentie.

  • Succédant à Montmartre voué au tourisme folklorique, Montparnasse, à partir de 1905 et jusqu'en 1930, fut le quartier des peintres. Encore aujourd'hui, prononcer son nom c'est faire surgir les figures dramatiques ou pittoresques de Modigliani, Soutine, Foujita, Kisling, Zadkine... C'est évoquer les cafés enfumés du carrefour Vavin, les boîtes exiguës d'où partit la mode du jazz et des blues, les cités d'artistes, misérables demeures du génie. Dépassant cet aspect désormais légendaire, l'auteur analyse les raisons du succès de ce quartier occupé, au début du siècle, par les couvents, les écuries et les exploitations maraîchères. Avec lui, on découvre que Montparnasse ne fut pas seulement la création des peintres de l'École de Paris, étrangers pour la plupart, mais peut-être davantage celle des poètes symbolistes, des surréalistes et des écrivains américains. Il évoque les assemblées de gens de lettres autour de Paul Fort à « La Closerie des Lilas », les spectacles populaires de la rue de la Gaîté, le salon de la baronne d'OEttingen, forum des « Soirées de Paris », les séances de « Cadavre exquis » chez Jacques Prévert, l'étonnant milieu du « Sphinx », Hemingway et Miller, le studio de Gertrude Stein et la librairie de Sylvia Beach...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Au carrefour de l'histoire et de la médecine, ce livre basé sur des archives officielles, des documents administratifs, mais aussi une enquête personnelle approfondie et nombre de papiers privés, retrace l'évolution de la condition médicale dans la France provinciale et rurale du XIXe siècle. Au cours du siècle, des guerres de l'Empire au septennat tragiquement interrompu de Sadi Carnot, la médecine a fait un bond prodigieux. A une thérapeutique tâtonnante a succédé une véritable science expérimentale et il y a loin du Médecin de Campagne évoqué par Balzac ou de l'officier de santé Charles Bovary, au docteur formé par les disciples de Claude Bernard et de Louis Pasteur. Mais s'ils se posent dans un contexte historique et un décor social différents, les mêmes problèmes demeurent : l'organisation de la profession et les hiérarchies qu'elle implique, la diversité des apprentissages, les difficultés matérielles, les vicissitudes des carrières et des clientèles, les rapports avec les malades, avec les sorciers et rebouteux, les rivalités d'ordre professionnel, la place et le rôle du médecin de province dans la société, son influence politique croissante. A mesure que son combat contre la maladie s'avère victorieux, le médecin de province voit s'affirmer la considération morale dont il bénéficie. Désormais il est un notable. Mais avant de respirer l'encens officiel dans un fauteuil de conseiller général, le médecin de province chevauche par tous les temps, entre une dysenterie et une variole, du château à la chaumière, du lit de l'enfant moribond à celui du vieillard grabataire.

  • Pendant des siècles, le Japon vécut replié sur lui-même et isolé du monde occidental. En 1868, l'empereur Mitsuhito décrète la création d'un gouvernement éclairé (Meiji) et l'ouverture de son pays au monde extérieur. Du plus humble paysan jusqu'au souverain absolu, la transformation sera complète, tant dans le comportement individuel que dans les manières de penser qui obéissent à un unique mot d'ordre "Imiter l'Occident afin de devenir son égal." Les structures politiques, juridiques, industrielles, culturelles et sociales de l'ancienne société traditionnelle sont bouleversées de fond en comble. L'homme japonais met lui-même bien plus de temps à changer, car une mutation si soudaine ne va pas sans grand désarroi. C'est cette période remarquablement féconde, animée par le désir forcené d'égaler les nations occidentales, qui fait le propos de l'auteur. Une époque extraordinaire à plus d'un titre, paradoxale pour les Japonais eux-mêmes, écartelés entre le progrès à tout prix et leur identité nationale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Les papes, qui avaient quitté Rome pour Avignon depuis plus d'un siècle, inaugurent par leur retour en 1420 le triomphe de la société de cour. La cour de Rome, c'est au moins deux mille personnes qui administrent l'Etat le plus complexe, le plus cosmopolite de l'époque, gèrent d'immenses fortunes et instaurent un mode de vie brillant dont les fêtes, les fastes, le luxe ostentatoire marqueront profondément le siècle. Mais c'est aussi une cour érudite, dont les grands esprits novateurs, inspirés de vastes desseins, assurent la renommée de Rome "capitale des Lettres". La création de l'université pontificale du Vatican, de la bibliothèque vaticane, la politique systématique d'achat et de copie de manuscrits, la lecture et le commentaire des auteurs grecs et latins contribueront à la naissance de l'humanisme et à son rayonnement. Le Vatican devient le centre et le nerf du monde chrétien. Rome renaît de ses cendres: sur les champs de ruines, les lacis de ruelles et de coupe-gorge, les princes de l'Eglise et les banquiers de la cour font percer de longues avenues bordées d'imposantes façades, décors somptueux pour d'étonnantes parades. Rien, dans l'histoire de l'Occident, ne peut se comparer à ce chantier où accourent de partout les maîtres les plus célèbres, à cette éblouissante floraison de tous les arts, à ce refuge généreux et tolérant ouvert aux poètes, aux humanistes et aux philosophes, libertins bien souvent.

  • "Il faut laisser grande ouverte la porte de l'immigration en répandant la nouvelle que la colonie regorge d'or... Quelques-uns risquent de se faire dévorer ? La belle affaire ! On ne colonise pas avec des enfants de choeur." Ainsi s'exprimait prophétiquement le capitaine Maximilien Las Cazas en 1855 dans son rapport au ministre de la Marine et des Colonies. La colonisation du "Caillou" ne se fit pas seulement avec des colons-paysans, mais aussi avec des aventuriers, des missionnaires, des santaliers, des chercheurs d'or, des bagnards, des sucriers, des Chinois, des Malabars, des Polynésiens, des communards... une population hétérogène se constitua, entre les éléments de laquelle une coexistence précaire s'instaura, apparemment solide tant que parvenaient à la cimenter des intérêts communs, mais dangereusement menacée chaque fois que se trouvait remise en cause, comme en 1878 et en 1917, l'appartenance des terres aux colons. Le boom minier des années 1960 sapa cet équilibre fragile en introduisant dans le territoire des formes de consommation dont furent exclus les indigènes. Parallèlement, une élite canaque, formée à l'école des blancs, prenait conscience d'une inégalité croissante. Tout était prêt pour qu'une explosion politique et morale vienne bouleverser cette France du bout du monde...

  • En 1831, une sanglante insurrection fait du canut la figure de proue de la révolte ouvrière. En même temps, le théâtre de Guignol popularise la bonhomie narquoise de cet artiste en soie. Qui se cache sous les images stéréotypées du fameux "gone" ? Et qui sont le passementier stéphanois, son voisin, et la moulinière des campagnes qui le fournit en fil ? Pour répondre à ces questions, les auteurs ont parcouru les ruelles et les traboules, pénétré dans les ateliers, pris en main les outils, palpé brocarts et rubans, pesé les mots du parler lyonnais pétri d'humour, nourri d'humanité. Ils y ont gagné la familiarité de ces travailleurs de la soie et la connaissance du coeur sans lesquelles il n'y a pas de témoignage authentique.

  • Que se passe-t-il derrière la célèbre façade que les correspondants du monde entier ont rendue familière à des centaines de millions de téléspectateurs ? Bureau du Président, dont c'est aussi la résidence, bureau des « hommes du Président », la Maison-Blanche se veut celle de tous les Américains qui la visitent chaque jour par milliers. Mais le 1600, Pennsylvania Avenue est surtout le temple du pouvoir exécutif américain, l'un des centres stratégiques de la planète. Sous la protection d'un service secret omniprésent, elle abrite le coeur de la vie politique américaine. Henri Pierre, en habitué des lieux, s'est attaché à décrire et à analyser le monde de la Maison-Blanche : un appareil complexe animé par le Président lui-même et ses proches conseillers, où se livre une impitoyable course au pouvoir orchestrée par des médias dont le rôle, à l'intérieur même de la Maison-Blanche, justifie pleinement le titre de quatrième pouvoir, et où se décident les relations avec le Congrès et la Cour de Justice. Henri Pierre brosse en outre les portraits de trois personnages dont l'importance ne cesse de croître : le conseiller, le vice-Président et, bien sûr, la « First Lady ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Synthèse sur la Rome des derniers siècles de l'Antiquité, cette étude révise l'idée reçue de décadence et présente la ville à un moment crucial : celui de son passage de la Rome impériale à la Rome pontificale, conservant son rôle de capitale.

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