Grasset Jeunesse

  • La Baleine, le serpent à deux têtes, le dragon, le phénix, le caméléon, la licorne, le loup, la lucrote... Dans ces extraits du Livre du Trésor de Brunetto Latini, on savoure la façon dont les bestiaires médiévaux mettaient sur le même plan animaux fabuleux et animaux réels, fantastique et scientifique. Ces représentations parfois étranges et qui peuvent nous paraître farfelues révèlent un imaginaire riche et dense. Par ricochet, elles interrogent les nôtres : comment notre imaginaire et notre savoir actuel sera-t-il perçu dans 700 ans ?

  • « L'oncle d'Hugo allait presser l'interrupteur de la lampe de chevet lorsque l'enfant le retint par la main.
    - Attends... J'avais encore une question à te poser...
    - Quoi donc ? sourit son oncle.
    - Je me demandais... Tu penses qu'un mort, ça peut se déterrer tout seul ?
    Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l'absurdité de la question.
    - « L'enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle.
    - Qu'est-ce que ça veut dire ?
    - C'est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts.
    Hugo fronça les sourcils d'un air dubitatif.
    - Et sur ce constat d'épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves !
    D'un clic, il éteignit la lampe de chevet.
    Hugo entendit ses pas s'éloigner dans le noir. 
    La porte se referma sans bruit.
    Maintenant, la nuit pouvait commencer... »

  • Humpty Dumpty sur un mur en pierre
    Humpty Dumpty est tombé par terre
    Ni les chevaux ni les valets du roi
    Ne purent jamais remettre Humpty droit
    Quel plaisir de retrouver ces célèbres comptines emplies de non-sense ! Rythmées, drôles, caustiques, émouvantes, elles sont ici présentées dans une
    nouvelle traduction de Christian Demilly, et accompagnées par les superbes illustrations de Gérard DuBois, à qui cet univers va comme un gant.


  • L'avenir
    Moi, quand je serai grand
    Je serai fier et puissant
    Et je dirai, sans hésiter
    Pas touche à mes jouets !
    (extrait)
    Dans ce nouveau titre de La Collection, les regards de Robert Louis Stevenson et d'Ilya Green se rencontrent délicieusement pour ajouter de la magie à la poésie de
    moments enfantins. Avec force et douceur, tendresse et délicatesse, leurs univers donnent corps aux rêves de l'enfance et son pouvoir de voyager en restant immobile.
    Un pur délice, à lire, relire, réciter, recréer les yeux fermés...
    Pour tous ceux qui ont gardé leur âme d'enfant.

  • Paris, 1907...
    Miss Pook est une sorcière. Sous l'apparence trompeuse et charmante d'une jeune fille anglaise, elle se fait embaucher comme gouvernante par une riche famille parisienne. Manipulatrice hors pair, Miss Pook a le projet diabolique d'enlever les enfants dont elle a la charge. Sa nouvelle victime se prénomme Elise et Miss Pook parvient à convaincre cette fillette de dix ans de quitter la terre pour vivre avec elle dans son chateau, sur la lune. Elise découvrira bientôt que la lune est une "résidence d'âmes" et fera la rencontre de personnages de légendes tels que le Sphinx, le Faune, un dragon ou des Vampires...

  • Après avoir servi son maître pendant sept ans, Nicolas lui dit :
    - Maître, j'ai fait mon temps, je voudrais bien retourner près de ma mère ; donnez-moi mes gages.
    - Tu m'as servi fidèlement comme intelligence et probité, répondit le maître de Nicolas ; la récompense sera en rapport avec le service.
    Et il lui donna un lingot d'or, qui pouvait bien peser cinq ou six livres. Nicolas tira son mouchoir de sa poche, y enveloppa le lingot, le chargea sur son épaule et se mit en route pour la maison paternelle...
    Ce conte philosophique d'Alexandre Dumas s'appuie sur le principe d'accumulation, ou plutôt... de dépouillement ! Nicolas le philosophe interroge sur les biens matériels, le rapport aux autres, le bonheur ; les illustrations de Christophe Merlin prolongent la réflexion avec force, humour et malice. Une très belle introduction à la philosophie et au stoïcisme - pour tous !

  • Quand j'étais petit, j'habitais un immense château, caché au coeur d'une forêt magique, où tous les jours il faisait beau. Mais un jour, j'ai grandi...
    Un petit bijou d'ironie qui repose sur le rapport texte/image, et interroge sur le regard que l'on a sur sa vie, et nos façons de vivre... Intense, interpellant, drôle et grinçant, cet album interroge chacun de nous, petits ou grands : qu'est-ce que réussir sa vie ? Est-ce devenir riche, se conformer au regard des autres, ou garder intact l'émerveillement et les trésors qui nous ont construits ? Le bonheur passe-t-il par les richesses matérielles, ou celles que nous conservons au fond de notre coeur ? Pour tous ! À partager sans modération !

  • "C'est la valse de Noël
    Pour les enfants sages
    Qui recevront des images
    Et des caramels
    Des ch'vaux, des voitures
    Et des mécanos
    Des boîtes de peinture
    Et des jeux d'loto..."
    Cette valse, écrite en 1955 - longtemps restée dans les tiroirs de Boris Vian - nous convie à une ronde joyeuse et bigarrée où l'on retrouve pêle-mêle des enfants sages, des dames de provinces, des bébés roses, des travailleurs, des clochards, des soldats... Toute une humanité réunie en ce jour particulier, et que l'auteur fait danser lors de saynètes qui jouent sur l'humour et l'accumulation loufoque. Fidèle à lui-même, Boris Vian en profite aussi et surtout pour faire de ce texte un appel au pacifisme et à la fraternité qui rappelle celui de la célèbre chanson "Le Déserteur" (1954). Par son imagination foisonnante et par sa langue, bien sûr, cette valse constitue une belle initiation à l'oeuvre de Boris Vian, accessible aux enfants. Nathalie Choux l'accompagne ici d'images touchantes, presque surréalistes, plongeant le lecteur dans l'univers unique - où se mêlent ironie et tendresse - de ce grand auteur touche à tout de génie. 
     

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