Graduate Institute Publications

  • Dans un contexte de crise de la reproduction sociale, d'appauvrissement et d'inégalités croissantes, des myriades d'initiatives menées par des femmes émergent, se connectent et se transforment en force politique. Souvent en marge des circuits officiels, elles agissent à bas bruit mais elles fourmillent, essaiment, bouillonnent. Elles réorganisent et politisent la reproduction sociale, elles redéfinissent le sens du travail et de la valeur, elles explorent de nouvelles façons de faire de l'économie et de la politique, elles construisent des rapports sociaux solidaires et luttent contre leur subordination et pour leurs droits. Ce faisant, elles expriment des pratiques de résistance et agissent pour un changement social féministeet durable. Ce livre explore des pratiques menées par des groupes de femmes dans six régionsd'Amérique latine et d'Inde, en éclairant leurs luttes multiples, leurs fragilités mais aussi leurs forces et leurs réalisations. Il innove en proposant une analyse féministe qui renouvelle en profondeur les perspectives sur l'économie solidaire. Il revisite les débats empiriques et théoriques, mais aussi politiques, sur la reproduction sociale. Repenser la valeur et réorganiser la reproduction sociale dans une perspective solidaire se révèle en effet incontournable pour lutter contre les effets destructeurs et déshumanisants du système capitaliste global patriarcal. En ces temps de profonds bouleversements et d'incertitudes, ce livre offre une lueur d'espoir face aux crises écologique, économique, sociale et démocratique qui secouent l'ensemble de la planète.

  • La formation de la nation kurde en Turquie

    Ozcan Yilmaz

    • Graduate institute publications
    • 26 Novembre 2015

    Adoptant le modèle théorique de Miroslav Hroch, cet ouvrage apporte une contribution originale sur la formation de la nation kurde au cours du XXe siècle. Appelée « la plus grande nation sans État », la population kurde est répartie sur les territoires de l'Irak, de la Syrie, de l'Iran et, bien sûr, de la Turquie, objet tout particulier de cette étude. La « question kurde » est souvent définie comme une série de tentatives du peuple kurde pour créer son propre État, face aux efforts de quatre Etats pour en empêcher la réalisation et assimiler ce peuple. Les origines de la « question kurde » remontent à la fin du XIXe siècle. Le long déclin de l'Empire ottoman débouche sur l'émergence d'un mouvement national kurde. Limité à une intelligentsia restreinte, celui-ci ne parvient pas à se doter d'une base sociale ni à réaliser ses aspirations lors de la dissolution de l'Empire. Déterminés à créer un État-nation turc centralisé et homogénéisé, les fondateurs de la Turquie républicaine optent pour l'assimilation des Kurdes. Certains activistes cherchent alors le soutien des tribus ou des confréries kurdes, elles aussi menacées par le nouvel Etat turc résolu à les supprimer pour mener à bien son projet. Cette tentative échoue, la Turquie parvenant à réprimer les insurrections et tout activisme en faveur de l'identité et de la culture kurdes. Cependant, dans les années 1950, la crise de légitimité que traverse la Turquie et la formation d'une nouvelle intelligentsia kurde conduisent à un « renouveau » du mouvement national kurde. Basé sur une méticuleuse analyse des sources turques et kurdes, ce livre est un outil précieux pour comprendre l'émergence d'une conscience nationale kurde, décrire le mouvement qui s'en est suivi, saisir son évolution sur le plan géographique, interpréter l'évolution des revendications et, enfin, analyser les facteurs déterminants du passage d'un mouvement d'intellectuels et de notables à un mouvement de masse.

  • Genre, mondialisation et pauvreté

    Cahiers Genre Et Developpement

    • Graduate institute publications
    • 7 Juillet 2017

    Le discours sur le sous-développement s'est transformé en discours sur la pauvreté dans les agences de développement. On avance l'estimation que 70 % des pauvres dans le monde sont des femmes... Cet ouvrage, qui constitue un ensemble avec celui qui le précède, interroge le pouvoir structurant de l'économie selon une perspective de genre pour comprendre la nature et les transformations des rapports entre hommes te femmes. Il se penche particulièrement sur l'accélération du mouvement de mondialisation qui va de pair avec l'accroissement de la pauvreté/prospérité et qui accentue l'inégalité des relations de genre et la subordination des femmes. Ce que nous essayons de montrer, à travers les divers textes ici présentés, est combien la notion de genre est indispensable pour comprendre comment est structurée cette réalité. Car le rôle des femmes dans l'économie, que nous avons mis en lumière dans le numéro 2 de notre collection, prend une place croissante avec la libéralisation économique. Et le travail de reproduction s'appuie de manière plus lourde sur les femmes car le néolibéralisme tend à retirer toute intervention publique dans ces secteurs et la division sexuelle du travail dans les ménages est rarement remise en question. La mondialisation est un processus chargé de contradictions, qui peut aussi ouvrir des opportunités. L'accès accru aux revenus, même faibles, a parfois une influence sur les rapports de pouvoir entre hommes et femmes au sein des ménages. Les ouvertures à l'extérieur sont une voie d'accès au pouvoir (empowerment), elles permettent aux femmes de s'organiser, de comprendre, de remettre en question. Imperceptiblement parfois, de manière plus manifeste ailleurs, des transformations des identités de genre sont induites par la mondialisation. Des organisations plus larges se mettent en place, des recherches d'alternatives immédiates se conjuguent avec l'internationalisation des mouvements de femmes. Des transformations des rapports de genre impliquent de profonds changements. Cependant, il ne d'agit pas seulement de chercher à promouvoir un développement aux rapports de genre plus équitables, mais de promouvoir des identités de genre, des rapports sociaux entre hommes et femmes plus justes, qui favoriseraient un développement économique, social, politique et culturel différent.

  • L'Inde et sa diaspora ; influences et intérêts croisés à l'Ile Maurice et au Canada

    Anouck Carsignol

    • Graduate institute publications
    • 14 Décembre 2015

    Après avoir longtemps dénigré ses émigrés, l'Inde a récemment entrepris de les réhabiliter en leur consacrant une cérémonie annuelle fastueuse (Pravasi Bharatiya Divas), des prix prestigieux, ainsi que des statuts inédits leur octroyant de nouveaux droits. Au-delà des paillettes et des discours, quelle est la véritable nature des relations entre l'Inde et sa diaspora ? Quels sont les intérêts en jeu dans ce nouveau partenariat ? Quelles sont les conséquences de cette politique diasporique sans précédent sur la production de l'indianité, en Inde et à l'étranger ? A la lumière de deux communautés d'origine indienne, l'une établie à l'île Maurice, l'autre au Canada, cet ouvrage examine l'influence de l'Inde et des Etats d'installation sur les modes d'affirmation et de mobilisation en diaspora, nourrissant tantôt le mythe de la « communauté modèle », tantôt celui de la « minorité martyre ». Il met également en lumière la participation croissante des Indiens de la diaspora au processus de construction nationale de leurs pays d'origine et d'installation. La production conjointe de l'indianité par l'Etat d'origine, l'Etat d'installation et la diaspora répond ainsi à des influences réciproques et des convergences d'intérêts. Elle satisfait d'une part aux besoins d'intégration, de valorisation ou de victimisation des entrepreneurs diasporiques dans leur pays de résidence ; elle contribue d'autre part à façonner, à l'île Maurice et au Canada, l'image de sociétés multiculturelles ; elle participe enfin, par des moyens non conventionnels, à l'affirmation de l'Inde comme puissance émergente sur la scène internationale.

  • Genre postcolonialisme et diversité des mouvements de femmes

    Christine Verschuur

    • Graduate institute publications
    • 27 Avril 2018

    Le présent ouvrage s'attache à souligner la diversité et la richesse des mouvements de femmes de par le monde, qui se sont organisés autour d'enjeux variés, que ce soit autour du droit de vote des femmes, du droit des filles à l'éducation, des luttes anticoloniales, des discriminations racistes envers des femmes ou de divers autres droits. Il explore aussi les débats sur l'articulation des différentes appartenances de classe, race, caste, genre et comment ces catégories se croisent, se renforcent. Ce débat est déjà ancien, puisqu'il a été abordé dès le xixe siècle, par exemple avec les textes de Flora Tristan, en Chine dans les années 1920, ou dans les années 1960 aux États-Unis avec les femmes du mouvement Black Feminism. À partir des années 1980, se développe une démarche critique de l'hégémonie d'une certaine pensée féministe, blanche, occidentale, qui n'avait pas suffisamment reconnu les tensions dans les débats et luttes féministes, pourtant âpres, autour des questions de classe, de race ou de nation. Cette démarche de décolonisation du féminisme est inspirée par des militantes et théoriciennes issues de la migration, des minorités, et surtout par des militantes et théoriciennes dans les pays du Sud. La réflexion sur l'intersectionnalité des catégories de genre, classe, race, caste, a permis de construire de nouveaux champs théoriques qui ont souvent précédé l'institutionnalisation du champ d'études postcoloniales. Cet ouvrage permet aussi que s'expriment et soient rapportés les expériences concrètes des femmes et des mouvements de femmes, dans toute leur diversité, et les savoirs qui sont élaborés par et avec elles. Ce travail correspond à une reconnaissance, non seulement des capacités d'agir mais aussi des capacités de penser, de manière critique, des femmes de différentes appartenances et de divers horizons culturels, et dont les théories féministes sont redevables.

  • L'Occident de la Chine ; Pékin et la nouvelle Asie centrale (1991-2001)

    Thierry Kellner

    • Graduate institute publications
    • 4 Octobre 2015

    La disparition de l'URSS en 1991 a totalement bouleversé l'environnement régional de la République populaire de Chine, le long de sa frontière du nord-ouest. Cinq nouveaux États, contigus à la région autonome chinoise du Xinjiang, sont en effet apparus du jour au lendemain au coeur de l'Eurasie. Cette transformation complète de l'Asie centrale a ouvert à la Chine des perspectives et des opportunités nouvelles en matière politique et commerciale. Mais parallèlement, elle a aussi engendré des menaces et des défis inédits pour le pouvoir chinois, particulièrement au regard de la sécurité de sa région turcophone et musulmane du Xinjiang. Confronté à ce nouveau contexte, Pékin a rapidement dû adapter sa politique interne mais aussi définir puis mettre en place une politique étrangère originale à destination de ses nouveaux voisins centre-asiatiques. Cet ouvrage s'attache à décrire et à analyser cette politique étrangère, c'est-à-dire à en exposer et à en expliquer les déterminants, les objectifs, le cours et les variations et enfin les réalisations. Les relations politiques, économiques et énergétiques mises en place entre Pékin et les républiques d'Asie centrale entre 1991 et 2001 sont ainsi successivement passées en revue. Malgré la persistance de certaines difficultés, grâce aux choix et aux jalons qu'elle a posés au cours de cette décennie, la République populaire aura réussi au tournant du nouveau millénaire à devenir un acteur international majeur en Asie centrale.

  • Nous avons voulu, avec ce livre, créer un espace de connaissance autour de la thématique genre et développement, apporter des outils de réflexion aux femmes francophones, et aux hommes bien évidemment, et cela dans un esprit d'ouverture envers nos devancières - anglaises, américaines, latino-américaines - qui ont repris des concepts féministes ou en ont forgé de nouveaux pour les adapter aux situations spécifiques créées par les politiques et les projets de développement : repères intellectuels pour toutes celles et tous ceux qui cherchent, avec bonne volonté, à comprendre la formidable complexité du développement afin que leur action soit plus efficace, plus complète, et non plus source de distorsions socioéconomiques préjudiciables à tous, ou pire, source de détresses matérielles et psychologiques.

  • Impasses et promesses n.4

    Fino D.

    • Graduate institute publications
    • 27 Octobre 2016

    La coopération au développement semble s'embourber dans une impasse. Mais il se peut qu'on n'en ait pas encore visité tous les alentours. Des issues existent sûrement, promesses de renouvellement de pratiques dont la noble finalité n'autorise aucun abandon. Et pourtant, le constat est douloureux. La coopération, qui avait été conçue et institutionnalisée comme outil de changement social, comme engrais de bonification à long terme, se retrouve sur la sellette : elle n'a pas su se mesurer aux forces qui font le monde, elle a perdu son combat pour l'égalité. Ce constat sonne-t-il le glas de la coopération ? Signifie-t-il que la coopération au développement, voire le développement lui-même, ont été mal pensés à la base ? Et si c'était le cas, comment les repenser ? Ou bien vaut-il mieux s'interroger sur les modalités des rapports engagés dans la coopération, sur les stratégies et les instruments utilisés ? Chercher à réorienter la coopération en utilisant autrement les centaines de millions de dollars qu'elle draine chaque année ?

  • Sciences sociales et coopération en Afrique : les rendez-vous manqués

    Jean-Pierre Jacob

    • Graduate institute publications
    • 30 Novembre 2016

    L'étude des rapports entre sciences sociales et développement est un sujet d'intérêt croissant dans les travaux d'analyse sur l'aide. Le domaine reste cependant relativement sous-étudié, tant pour ce qui tient à l'observation des usages des savoirs confirmés que pour ce qui concerne la production stratégique d'ignorance, définie comme volonté maintenue de ne pas savoir dans des contextes où la pratique nécessite, pour être poursuivie, et comme l'a noté à plusieurs reprises Pierre Bourdieu pour d'autres terrains, un certain aveuglement à soi-même et aux autres. Si en anglais, la situation est un peu moins lacunaire, en français, on reste tributaire d'analyses éparses, construites sur la base de problématiques qui ne traitent pas principalement des rapports entre connaissance et système d'aide. L'ambition du présent Cahier est de remédier au moins partiellement à cette situation en offrant à quelques auteurs une occasion de présenter une réflexion structurée autour de cette thématique.

  • L'imposition de nombreuses sanctions par les Nations Unies durant les années 1990 a mis au grand jour leurs effets dommageables sur la population civile de l'État-cible et les autres États. Ces effets secondaires posent d'importantes questions liées non seulement au droit constitutionnel de l'ONU et à son mécanisme de maintien de la paix et de la sécurité internationales, mais aussi aux droits fondamentaux de la personne humaine. L'ouvrage étudie en profondeur les aspects juridiques de ces questions, en partant de l'article 50 de la Charte des Nations Unies qui octroie aux États le droit de consulter le Conseil de sécurité pour les difficultés économiques particulières dues à l'application des sanctions. Il examine le droit controversé prévu par cet article, un « droit de se plaindre » ou un droit à une assistance, à la lumière de l'assistance apportée aux États l'ayant invoqué et des récentes activités normatives des organes de l'ONU. L'ouvrage s'attarde aussi sur la pratique des dérogations humanitaires aux sanctions, qui tend à réduire les effets des sanctions sur la population civile de l'État-cible, en analysant la nature juridique de cette pratique et son évolution à travers le temps, dont le programme « pétrole contre nourriture » en Iraq. L'ouvrage considère enfin les moyens de prévention des effets secondaires dont l'ampleur a amené les États à préciser l'objectif intrinsèque des sanctions et, partant, à les affiner au niveau de leur conception, de leur maintien et de leur levée. L'ouvrage examine alors les nouveaux concepts de « sanction intelligente », d'évaluation des effets potentiels puis réels des sanctions, et de prévision de clauses de sortie et de limite temporelle dans les résolutions sanctionnatrices. Il démontre que l'ONU a abandonné les sanctions économiques globales au profit de sanctions ciblées, de durée limitée, et évaluées par des experts quant à leurs effets politiques, économiques et humanitaires. De par la richesse des domaines couverts et de ses sources matérielles, il s'agit incontestablement d'un ouvrage de référence pour tous ceux qui s'intéressent au droit et aux sanctions des Nations Unies, et plus largement à l'ordre juridique international contemporain. Il apporte également une contribution aux débats actuels sur la réforme des Nations Unies et de son mécanisme de sécurité collective.

  • Les réfugiés tibétains en Inde

    Anne-Sophie Bentz

    • Graduate institute publications
    • 13 Octobre 2015

    Avec la fuite du Dalaï-Lama en mars 1959, commence pour une partie du peuple tibétain un exil forcé qui se perpétue aujourd'hui. Exil où l'Inde occupe d'emblée une place singulière : terre d'accueil du Dalaï-Lama, qui y a installé le siège de son gouvernement en exil, elle est à la fois le pays qui abrite le plus grand nombre de réfugiés tibétains - un peu plus de 100'000 sur 145'000 au total - et le pays où s'est constitué le mouvement nationaliste tibétain de l'exil. Ainsi se pose la question des rapports entre le nationalisme et l'exil chez les réfugiés tibétains en Inde, partant de l'hypothèse classique que l'exil a pour effet d'accentuer le sentiment nationaliste des exilés. À quoi ressemble ce nationalisme ? Quel est l'impact de l'Inde sur le mouvement nationaliste tibétain ? Et comment les réfugiés, à commencer par le premier d'entre eux, le Dalaï-Lama, conçoivent-ils la nation tibétaine ? Celle-ci revêt-elle une forme particulière parce qu'elle se développe en exil ? En Inde ? Telles sont les principales interrogations auxquelles ce livre se propose de répondre.

  • Le regard colonial sur la construction de la « femme du Tiers-monde » a été dénoncé depuis longtemps par des chercheures féministes du Sud et leur contribution au renouvellement de la pensée critique sur la mondialisation est maintenant reconnue. Cependant, l'économie globale de la connaissance, y compris dans les études féministes, continue de privilégier des concepts et des théories développées au Nord, sans reconnaître justement les contributions théoriques des Suds. Cet ouvrage propose de présenter des regards critiques sur la production et la circulation de connaissances dans le domaine des études féministes et de genre à partir des perspectives du Sud global. Il expose des analyses critiques de l'économie globale de la connaissance, discute de la colonialité du pouvoir et des savoirs, des épistémologies féministes et des méthodologies que la recherche féministe privilégie. Il explore le champ social des expertes en genre à partir d'analyses dans différents contextes. Il aborde enfin des savoirs locaux des femmes et des féministes et comment ceux-ci renouvellent l'analyse critique de programmes de « développement ». Les textes ici réunis témoignent de la richesse des apports du Sud global au champ des savoirs féministes dans son ensemble, tant au niveau des théories qu'au niveau des pratiques. Ils remettent en question l'hégémonie des savoirs occidentaux. Cet effort de reconnaissance des savoirs « des autres » féministes proposée par cette collection, demande à être amplifié, pour transformer les rapports de genre, de classe, de race et géopolitiques inégaux et construire un monde soucieux de justice sociale et de genre. Les Cahiers genre et développement constituent une collection d'ouvrages portant chacun sur une problématique spécifique. Ils réunissent des articles et textes de référence qui permettent de mieux faire connaître l'outil d'analyse qu'est le genre, de croiser les théories féministes avec les théories du développement, les théories et pratiques dans le domaine du genre qui se déploient à partir du Sud global. Ils proposent un choix de documents, accessibles et en langue française, dans le champ des études genre et développement.

  • Mythe et realite du non-alignement

    Philippe Braillard

    • Graduate institute publications
    • 25 Juin 2015

    Le mouvement des non-alignés, qui représente sans doute la manifestation la plus nette de l'émergence du Tiers Monde sur la scène internationale, a connu, depuis sa naissance en 1961, une croissance remarquable puisqu'il rassemble aujourd'hui près des deux tiers des États de la planète. Les représentants de ce mouvement, de même que la majorité des observateurs, rattachent ce développement rapide et puissant à l'accomplissement avec succès d'un certain nombre de fonctions stratégico-politiques et économiques, telles que l'instauration de la détente, la démocratisation des relations internationales et la remise en cause de l'ordre économique international. Cet ouvrage cherche à montrer que l'image ainsi projetée du non-alignement procède d'un mythe et ne résiste pas à une analyse systématique et prenant l'indispensable distance critique qui doit être celle du politologue. Il propose une autre lecture de ce phénomène en mettant en évidence les véritables fonctions du non-alignement, qui relèvent avant tout de la légitimation.

  • L'expropriation indirecte en droit international des investissements

    Suzy H. Nikiema

    • Graduate institute publications
    • 14 Décembre 2015

    Le droit international des investissements suscite un intérêt croissant en raison de la multiplication des traités de protection des investissements étrangers et des possibilités nouvelles offertes aux investisseurs de saisir directement des tribunaux arbitraux internationaux. L'expropriation indirecte dont un investisseur étranger serait victime est un sujet controversé et d'actualité, car elle s'inscrit dans un contexte de confrontation entre l'intérêt privé de l'investisseur étranger et l'intérêt public de l'État d'accueil de l'investissement. Contrairement à l'expropriation directe dont le classicisme est éprouvé, la définition de l'expropriation indirecte comporte encore des zones d'ombres. La question cruciale examinée dans ce livre est celle de la détermination des conditions dans lesquelles une mesure étatique quelconque peut être qualifiée d'expropriation indirecte et ouvrir par conséquent droit à une indemnisation. Suzy H. Nikièma offre ainsi une nouvelle grille d'analyse et propose des critères de définition à la fois juridiquement applicables et perméables aux préoccupations des États et des investisseurs. Cet ouvrage a le mérite de proposer des solutions originales, tout en s'appuyant sur une analyse détaillée et complète des traités, des sentences arbitrales et de la doctrine.

  • La liquidite internationale - fonctions, formes et reforme

    L'Huillier Jacques

    • Graduate institute publications
    • 1 Septembre 2014

    Cet ouvrage commence par une analyse systématique des fonctions de la liquidité internationale. À cette occasion l'auteur met en évidence, d'une part, l'atteinte que les changes flottants portent au gain des échanges internationaux, et, d'autre part, l'impossibilité d'estimer d'avance le besoin de liquidité internationale. Ensuite, il présente une étude comparée des formes multiples, trop nombreuses, de liquidité internationale qui sont apparues depuis la Deuxième Guerre mondiale (positions de réserve au FMI, avoirs en devises, DTS, ECU), en soulignant que quantité et qualité ne font pas, ici, bon ménage. L'auteur montre alors que les tentatives faites pour amender le système monétaire international ont échoué jusqu'ici parce qu'elles éludent le problème de la réforme de la liquidité. De cette omission découle une confusion fâcheuse de causes et d'effets, par exemple lorsqu'on croit que la flexibilité des changes et l'abondance de la liquidité sont des moyens appropriés pour faire face à des déséquilibres excessifs de balances de paiements, alors qu'il importe en réalité de ranimer la volonté des autorités responsables de combattre ces déséquilibres, en rétablissant leur confiance dans la liquidité internationale. Le livre se termine sur des propositions précises de réforme à cet égard.

  • Genre, pouvoirs et justice sociale

    Cahiers Genre Et Developpement

    • Graduate institute publications
    • 7 Juillet 2017

    Avec la mondialisation néolibérale, on observe le renforcement du pouvoir monopolistique des grandes entreprises multinationales, l'affaiblissement des prérogatives des Etats et la privatisation des biens publics... Cela s'accompagne d'une inégalité croissante dans la participation aux décisions et au contrôle de leur application. Les inégalités de pouvoir entre hommes et femmes, aux niveaux domestique, local ou national, sont elles aussi puissantes. Cette situation génère de forts sentiments d'injustice, mais aussi des réactions de révolte et des initiatives de changement...

  • Geopolitique de la nouvelle asie centrale - de la fin de l'urss a l'apres-11 septembre

    Djalili M-R.

    • Graduate institute publications
    • 1 Septembre 2014

    Avec l'effondrement de l'Union soviétique et l'accession à l'indépendance des cinq républiques situées dans la région, l'Asie centrale a réintégré la scène internationale en tant que catégorie spatiale autonome. Le retour de ce que Mackinder avait naguère baptisé « le pivot géographique de l'histoire » constitue sans doute un des événements majeurs de la vie internationale de la dernière décennie du vingtième siècle. Ce fait a entraîné une transformation géopolitique dont l'importance dépasse largement les limites territoriales des ex-républiques soviétiques. Que ce soit par rapport au Moyen-Orient, au continent asiatique, à l'Eurasie et bien entendu à la Russie elle-même, de nouvelles dynamiques sont apparues dont les conséquences deviendront de plus en plus perceptibles à mesure qu'on avancera dans le nouveau siècle. La première édition de Géopolitique de la nouvelle Asie centrale est parue en mars 2001. Quelques mois plus tard, alors qu'une deuxième édition était sous presse, les attentats du 11 septembre ont eu lieu à New York et Washington. L'intervention américaine en Afghanistan et la chute du régime des taliban ont profondément modifié la donne géopolitique en Asie centrale. En quelques semaines, cette région, qui jusqu'alors suscitait surtout la convoitise pour ses ressources en hydrocarbures, est devenue le premier front de la lutte antiterroriste lancée par les États-Unis. Les auteurs de cet ouvrage ne pouvaient évidemment faire l'impasse sur ces bouleversements.

  • Genre et économie solidaire, des croisements nécéssaires

    Collectif

    • Graduate institute publications
    • 24 Janvier 2020

    Cantines populaires, crèches communautaires, jardins de quartier, monnaies locales, groupes de production artisanale, de consommation directe, d'entraide, réseaux d'échange de savoirs, les initiatives fondées sur les solidarités fourmillent dans le monde. Les travailleurs précaires, les populations de classe populaire, noires, indigènes, et parmi elles en particulier les femmes, y sont surreprésentés. Expression des rapports sociaux de sexe et de production, ces collectifs sont aussi des espaces où, sous certaines conditions, le pouvoir peut être renégocié et où des alternatives, parfois ambivalentes, s'amorcent. Comment saisir le potentiel de ces initiatives sans perdre de vue les rapports sociaux dans lesquels elles se situent ? Quels sont les apports mutuels des études féministes et de l'économie solidaire ? A quelles conditions, finalement, l'économie solidaire peut-elle être transformatrice et féministe ?

  • Depuis la quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Beijing, on observe une forte augmentation du nombre de personnes expertes en genre. Celles-ci circulent, tout comme les pratiques, les idées, les théories et les textes féministes qui voyagent sont interprétés, resignifiés. Des inégalités existent dans les processus d'élaboration, la circulation et la traduction des savoirs. Le champ social constitué par les expertes en genre est ainsi traversé par des rapports de pouvoir. La notion de colonialité du pouvoir et des savoirs permet d'interroger l'hégémonie et l'autorité universelle des discours et des savoirs occidentaux. Les contributions des études féministes pour revisiter le développement sont soulignées dans cet ouvrage. Ces apports, énoncés depuis diverses perspectives, s'inscrivent dans des espaces de contestation de l'ordre mondial, sont nourris de la prise de conscience des multiples rapports de domination et de l'émergence de nouveaux mouvements sociaux. Ils participent d'un processus de décolonisation de la pensée féministe. Avec la collection « Genre et développement. Rencontres », nous poursuivons le dialogue de savoirs sur les questions féministes et de genre, la construction d'alliances et de ponts entre chercheur-es, organisations féministes et de recherche, ONG, organisations de coopération, expertes, aux Nords et aux Suds. Les textes, écrits par des chercheur-es ou personnes actives dans ces initiatives sont publiés dans leur langue originale.

  • Anglais The Development of International Refugee Protection through the Practice of the UN Security Council

    Collectif

    • Graduate institute publications
    • 1 Avril 2011

    This paper examines the ambivalent influence of the UN Security Council's practice on the development of international refugee protection since the early 1990s. While the international refugee protection regime did not originally foresee a role for the Security Council, the increasingly complex security challenges in the post-Cold War era have led to its de facto inclusion in the institutional framework of protection. After having used its wide discretionary powers under the UN Charter to link refugee flows with its primary responsibility for the maintenance of international peace and security, the Security Council thus began to strengthen different aspects of international refugee protection. Mariano Garcia Rubio Prize 2009 for the best Master's Thesis in International Law. A revised version of Part 3 of this ePaper was published as C. Ahlborn, `The Normative Erosion of International Refugee Protection through UN Security Council Practice', (2011) 24 Leiden Journal of International Law, pp 1009-1027. The views reflected in this paper are personal and do not necessarily reflect those of the Graduate Institute of International and Development Studies.

  • Anglais The Functional Beginning of Belligerent Occupation

    Collectif

    • Graduate institute publications
    • 15 Avril 2011

    Since the mid-19th century military powers and various writers have tried to define the notion of belligerent occupation and, in particular, the beginning thereof. There are many situations in which a state of occupation is controversial or even denied. When is control so effective that an invasion turns into a state of belligerent occupation? What is the minimum area of a territory that can be occupied; a town, a hamlet, a house or what about a hill taken by the armed forces? This paper examines what seems to be an important gap of the Fourth Geneva Convention: contrary to the Hague Regulations of 1907 it does not provide a definition of belligerent occupation. It is argued that the Fourth Geneva Convention follows its own rules of applicability and that therefore the provisions relative to occupied territories apply in accordance with the "functional beginning" of belligerent occupation approach from the moment that a protected person finds him or herself in the hands of the enemy. Henry Dunant Prize 2010 from the Geneva Academy of International Humanitarian Law and Human Rights (ADH Geneva)

  • Anglais The Evolving Patterns of Lebanese Politics in Post-Syria Lebanon

    Collectif

    • Graduate institute publications
    • 31 Mars 2011

    This work aims to shed light on the evolution of the Lebanese political arena after the withdrawal of Syrian troops in April 2005 by analyzing the perceptions of Hizballah among members of the Free Patriotic Movement (FPM), as the alliance between the two groups enters its fourth year. Hizballah is generally well portrayed among FPM members although the two constituencies have very few elements in common. Different backgrounds, confessions, political views and cultural traits distinguish them.

  • La justice internationale à l'épreuve du terrorisme

    Collectif

    • Graduate institute publications
    • 31 Mars 2011

    Rédigée pendant l'enquête de la Commission et alors que se dessinaient les contours du Tribunal spécial pour le Liban, cette étude retrace d'abord l'évolution du mandat de l'UNIIIC ainsi que les aléas de son enquête entre le 14 février 2005 et la fin du mandat de la Commission le 28 février 2009. Plus prospective, la deuxième partie de l'analyse est consacrée au Tribunal spécial pour le Liban et explore les principales questions d'ordre juridique que soulèvent le Statut du Tribunal et le mode de mise en oeuvre pour le moins surprenant de cette nouvelle juridiction. Le présent travail a obtenu le Prix de l'Association des fonctionnaires internationaux suisses (AFIS) 2008.

  • Les associations françaises de défense des étrangers face à l´Europe

    Lea Breton

    • Graduate institute publications
    • 19 Juin 2012

    Autrefois décidées dans la seule sphère étatique, les politiques d'immigration et d'asile connaissent depuis la fin des années 1980 un processus d'européanisation. Bien qu'incomplet, celui-ci devient néanmoins une réalité observable dans les législations, les pratiques et les discours. Parmi les acteurs concernés par ces changements figurent les associations nationales de défense des étrangers. Dans cette nouvelle « gouvernance multiniveaux », comment ces associations s'adaptent-elles ? Ce eCahier envisage les évolutions stratégiques, idéologiques et structurelles des associations françaises. Celles-ci intègrent les dispositions de l'européanisation, soit pour les contester, soit pour les utiliser face à l'Etat. Ce dernier demeure en effet la cible et le référent principal des mobilisations. Léa Breton montre également que ces questions peuvent être reliées d'une manière plus large à certains aspects évolutifs de la notion de politique et d'espace public européen.

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