Glénat Livres

  • Les dessins aussi érudits et non moins humoristiques de Gilbert Bouchard proposent une promenade d'agrément à travers les épisodes de l'histoire et les lieux les plus fameux de la capitale des Gaules : Lyon.
    À Lyon comme ailleurs en France, les insurrections marquent la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle. Pendant la Révolution française, les Lyonnais se lèvent contre la menace jacobine. En représailles, en 1793, la ville subit un terrible siège et est menacée d'être rasée. En 1831 et 1834, ce sont les canuts, las d'être exploités au nom du libéralisme économique, qui se révoltent, sans succès.
    En 1848, lorsque la Deuxième République est proclamée, les ouvriers s'emparent des casernes, sans plus de réussite.
    Les communes indépendantes de la Croix-Rousse et de la Guillotière, foyers de ces révoltes, sont rattachées à Lyon sous Napoléon III.
    La ville connaît ensuite de profondes transformations, notamment sous l'impulsion du préfet Vaïsse, et de maires comme Jean-François Terme (à qui la France doit le « trottoir »), Édouard Herriot et Louis Pradel.
    Les romains ne s'étaient pas trompés en choisissant le site stratégique où ils avaient implanté Lugdunum : deux mille ans plus tard, la ville de Lyon continue de faire fructifier son héritage, fière d'être reconnue en tant que cité internationale.

  • Ville carrefour, grand centre européen du commerce, Lyon est aux premières loges de toutes les évolutions de la société. Mais alors que les frères Montgolfier s'élèveront en ballon, la misère poussera les canuts à la révolte Sous la Renaissance, Lyon retrouve le rôle de ville carrefour qui avait fait sa fortune et sa gloire à l'époque romaine. Elle devient un des grands centres européens du commerce, de la banque et de l'édition. Tous les plus grands écrivains du XVIe siècle s'y pressent. Parmi les idées nouvelles véhiculées par les livres, il y a notamment celles prêchées par la Réforme. Les guerres de religions qui s'ensuivent frappent durement Lyon, ravagée par le baron des Adrets. Paradoxalement, ce triste épisode désenclave la ville, le sinistre baron n'hésitant pas à percer des rues pour faciliter le passage de ses troupes stationnées place « Belle Cour ». Cette place sera d'ailleurs toujours aimée des rois. Henri IV puis Louis XIV tombent sous son charme et lui offrent des statues. Cependant, le développement démographique est freiné par la situation géographique de la ville coincée entre les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse et barrée par la Saône et surtout le Rhône pratiquement infranchissable. Deux hommes proposent des solutions à la fin du XVIIIe siècle : Perrache qui tente de relier les terres d'Ainay à l'île Mogniat afin d'accroître la superficie de la presqu'île, et Morand qui lance un deuxième pont sur le Rhône dans l'espoir de conquérir la rive gauche du fleuve alors constituée de vastes terrains en friche et inondables. Le premier échoue mais le second réussit. Lyon peut envisager son avenir avec optimisme. Jouffroy d'Abbans traverse Lyon en remontant la Saône avec le premier bateau fonctionnant à la vapeur. Les Montgolfier organisent des démonstrations d'ascension en ballon Mais dans le même temps, la misère ronge les ouvriers inhumainement exploités. La colère des canuts éclate et est réprimée par l'armée. Les prémices de la Révolution sont en marche

  • Au cours des deux cent cinquante dernières années, l'histoire de l'Isère a été marquée par la rébellion de ses habitants et leur goût pour l'indépendance et la république.
    C'est ainsi que Grenoble a connu la Journée des Tuiles et que Vizille a abrité une assemblée de députés vantant les valeurs républicaines, et ce dès 1788.
    C'est ainsi que des Isérois ont allumé les premiers foyers d'un incendie qui allait ravager l'autorité royale et embraser toute l'Europe.
    C'est ainsi que Napoléon a choisi de passer par Grenoble, sachant qu'il trouverait là le bras de levier qui permettrait de renverser à nouveau le trône sur lequel étaient revenus les Bourbons.
    Et c'est ainsi que l'on verra Grenoble revêtir les atours de capitale au gré des événements qui bouleverseront l'histoire. Ne sera-t-elle pas désignée successivement comme capitale du Dauphiné, capitale de la Houille blanche, capitale des maquis et enfin capitale olympique.

  • Le plateau de Larina, le village néolithique de Charavines, la naissance de Cularo, les splendeurs de la Vienne antique, autant de sites qui témoignent de la richesse du patrimoine et de l'histoire du département de l'Isère. Un passé foisonnant dans lequel nous plongeons avec plaisir grâce à la bande dessinée, superbe machine à remonter le temps, qui met en scène et en images l'histoire et la rend attrayante pour tous, de 7 à 77 ans.

  • 1349. Le Dauphiné est rattaché au royaume de France. Dès lors, l'héritier de la couronne royale portera le titre honorifique de dauphin. Le plus actif sera le dauphin Louis II qui administrera sa province afin de se préparer à sa tâche de roi sous le nom de Louis XI.
    Le Dauphiné va ensuite être le passage obligé des rois de France participant aux guerres d'Italie. Charles VIII, Louis XII et François Ier arpenteront à maintes reprises la route conduisant aux Alpes. Là-bas, des Dauphinois s'illustrent, au premier rang desquels le fameux chevalier Bayard. Le petit peuple, quant à lui, ne peut que souffrir en silence, écrasé d'impôts, devant veiller à l'approvisionnement des armées royales, voire subir leurs abus et leurs pillages.
    Les guerres de religion ne feront qu'approfondir cette misère. Le Baron des Adrets sèmera la terreur en Dauphiné avant que le Duc de Lesdiguières, aussi fin guerrier qu'administrateur éclairé, ne donne à la région une prospérité rarement atteinte avant lui.
    Trois autres volumes racontent l'Histoire de l'Isère en BD.
    Tome 1 : de la préhistoire à l'an mille
    Tome 2 : le Moyen Age
    Tome 4 : les XIXe et XXe siècles

  • Carrefour stratégique entre la vallée du Rhône, les Alpes, la Suisse et l'Italie, la région correspondant aujourd'hui au département de l'Isère a toujours été enviée, courtisée, voire violentée par ses voisins savoyards, français et germaniques.
    Les comtes d'Albon qui donneront naissance au Dauphiné, saint Hugues, saint Bruno, fondateur de l'ordre des Chartreux, les puissants archevêques de Vienne... ont laissé une empreinte encore visible aujourd'hui.
    Les cathédrales de Grenoble et Vienne, la collégiale de Saint-André, les abbayes de Saint-Chef et de Saint-Antoine, les mines de Brandes, les bourgs enfermés derrière leurs remparts, et les nombreux châteaux que se disputent Dauphinois et Savoyards dessinent une région que le royaume de France finit par acheter à Humbert II en 1349. Désormais, royaume de France et Dauphiné connaîtront la même destinée.
    Les autres volumes de L'Histoire de l'Isère en BD couvrent de la préhistoire à l'an mille, puis des guerres de religion jusqu'à la Révolution, et enfin les XIXe et XXe siècles.

  • En 43 avant J.-C., Munatius Plancus, un ancien lieutenant de Jules César, fonde la cité de Lugdunum sur les hauteurs de Fourvière. L'empereur Auguste la couvre de privilèges et lui permet de devenir, en quelques années, une des plus belles et des plus riches cités de l'empire, en étant au centre d'un important noeud routier reliant la Méditerranée aux Alpes, à l'océan et au nord de l'Europe.
    Lugdunum donne naissance aux empereurs Claude et Caracalla avant de redevenir un modeste bourg médiéval.
    Ce sont les archevêques qui feront faire sortir Lyon de sa torpeur. Ils y organisent des conciles, reçoivent des papes, font construire la primatiale Saint-Jean et le pont du Rhône (actuel pont de la Guillotière). Seul pont à franchir le fleu ve, celui-ci va favoriser le passage dans la ville des rois qui se rendent en Provence.
    Les archevêques demeurent les maîtres de la seigneurie de Lyon jusqu'à son rattachement au royaume de France par Philippe IV le Bel en 1312.
    Charles VII puis Louis XI accordent quatre foires à la ville. Louis XI veut faire de Lyon une grande place commerciale et bancaire, capable de concurrencer Genève et les grandes cités italiennes.
    Deux autres tomes aborderont l'histoire de Lyon de la Renaissance à la Révolution française, puis de la Révolution française à nos jours.

  • Découvrez la vie trépidante de Pierre Terrail, valeureux chevalier sans peur et sans reproche, plus connu sous le nom de Bayard. Une biographie romancée qui nous ramène à l'époque du Moyen Âge, où le courage et la gloire étaient des valeurs fortes. "Moi, Thibaut Le Jeune, homme d'arme et écuyer, vais vous conter l'histoire du plus noble des chevaliers, de celui que l'histoire gardera en mémoire comme le brave parmi les braves. Tout commença pour moi dans la région de Queyras où j'étais berger, en l'an de grâce 1515, au pied du Mont Viso". Ainsi commence l'histoire du Chevalier Bayard, racontée par son serviteur et écuyer, au moment tragique de sa mort en 1524. 1515, Bayard et une troupe de mercenaires armés légèrement, franchissent le col de la Porterette à 3000 m. d'altitude, pour plonger vers la plaine du Pô, préparant ainsi la première et brillante victoire du jeune roi François 1er, Marignan ! Thibaut, enrôlé de force, mais vite consentant, va participer à l'épopée guerrière du "rêve italien" auprès du chevalier sans peur et sans reproche. Après la victoire de Marignan où, devant les yeux éblouis de Thibaut, le Roi en personne demande d'être adoubé sur le champ de bataille même par le valeureux Chevalier, Bayard décide de former au métier des armes le jeune garçon, comme il le fut dans sa jeunesse à la cour de Savoie. Se sentant proche de lui, il lui raconte son enfance à Pontcharra et sa formation aux jeux de tournois à la cour ; Il lui raconte sa première blessure à Brescia et comment il sauva la maison de l'homme qui l'avait recueilli et sauva également sa femme du déshonneur. Quand il revient chez lui après sa deuxième blessure, il lui conte aussi ses premières victoires, seul contre 50 à Fornoue (il a à peine 20 ans !) et ce qui assoit définitivement sa légende : la défense du pont de Garigliano en 1503, seul contre 200 ! Thibaut sera près de lui lors de la bataille d'Abbiategrasso quand, grièvement blessé, il aura la force de déclarer : " je n'ai jamais tourné le dos à l'ennemi, je ne vais pas commencer à la fin de ma vie !" Et le 29 avril 1524, A Romagnano, il recueillera le dernier soupir de Bayard qui mourra dans ses bras. Il refera alors en sens contraire et tristement la traversée des Alpes, accompagnant la dépouille du valeureux chevalier que l'on ramène en grand deuil dans sa province natale. Thibaut décide alors de rentrer chez lui et de faire le métier qu'il a le plus aimé : la forge. Bayard a créé lui-même sa légende, par son courage et sa ténacité et c'est ce qui le rend si populaire, comme tous les grands héros français.

  • Le duc de Lesdiguières vient de mourir. Ami proche d'Henri IV, il avait pu maintenir le Dauphiné dans une certaine indépendance. Richelieu met fin à celle-ci et relance la lutte contre les protestants, nombreux en Dauphiné.
    La révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV amplifie les persécutions. Beaucoup de protestants s'exilent à l'étranger. L'évêque de Grenoble, monseigneur le Camus, remet de l'ordre dans son diocèse, pendant que les chartreux reconstruisent leur monastère déjà détruit huit fois par des incendies.
    Le Dauphiné a la chance de ne pas compter parmi les champs de bataille, ce qui favorise le développement du commerce et de l'industrie. Navigation fluviale, forges, textile, papeterie, exploitation minière sont les points forts de cette économie. Louis Mandrin, quant à lui, opte pour la contrebande. Vaucanson préfère les automates. Et voilà qu'en 1788, à Grenoble, la Journée des tuiles, annonce la Révolution française...

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