Sciences humaines & sociales

  • Voici présentés, jour après jour, les événements de 1988, tels que Le Monde les a recensés. Le soulèvement des Palestiniens dans les territoires occupés par Israël, le cessez-le-feu entre l'Irak et l'Iran, les espoirs de paix en Afghanistan, en Angola, au Cambodge, la révolte contre le régime en Birmanie, les émeutes en Algérie, le « non » des Chiliens au général Pinochet, l'élection de George Bush, le séisme en Arménie, la vague d'OPA, la réélection de François Mitterrand, le retour des otages français du Liban, l'accord sur la Nouvelle-Calédonie, la disqualification de Ben Johnson aux Jeux de Séoul, la mort de deux poètes, René Char et Francis Ponge, mais aussi celles d'Edgar Faure et d'Enzo Ferrari... Cet ouvrage, comme ceux consacrés à 1986 et 1987, rassemble les chronologies mensuelles qui paraissent dans Le Monde au cours de l'année, enrichies d'un index détaillé. Un ouvrage de référence. Un instrument de travail commode. Le rappel indispensable d'un passé encore présent.

  • Il n'y a guère, quelque auteur américain prophétisait la fin de l'Histoire. Mais celle-ci porte beau, comme l'a prouvé l'an 1997. Rien n'a manqué, de ce qui fait l'Histoire : ni le tragique de répétition, ni les brutaux changements de cours, ni la fragilité avérée des prévisions et des pronostics. Le tragique de répétition, c'est le déchaînement de la bestialité criminelle en Algérie, où les massacres réitérés, surgis d'on ne sait désormais quel côté, fondent sur une population que ne protège plus un pouvoir ratiocinant sur la violence qu'il dit résiduelle. Mais ce peut être aussi l'obstination butée d'un premier ministre israélien à ne pas vouloir respecter les engagements de son État dans le processus de paix ou bien encore au Zaïre, à l'issue d'une « guerre de libération » largement conduite par des mercenaires venus de pays voisins, un dictateur qui en remplace un autre. Le brutal changement de cours, c'est, toutes proportions gardées, la fin du long règne conservateur en Grande-Bretagne, le retour surprise de la gauche au pouvoir en France, suite à une manoeuvre du président de la République soucieux de conforter la droite ; plus lourd de conséquences certainement, c'est la crise qui, de plein fouet, frappe les petits « tigres » asiatiques, dont l'expansion économique conquérante est brutalement encalminée. Quant à la fragilité avérée des prévisions, elle a été rappelée à diverses reprises : ainsi, Hong-kong a été restitué à la Chine sans que Deng Xiaoping et ses successeurs n'améliorent le moins du monde les droits de l'homme ; l'avenir radieux de l'humanité comme l'apocalypse génétique ont été simultanément promis lors de la première création d'une brebis par clonage. Si des prophéties on doit se garder, on ne peut toutefois s'empêcher de faire des prévisions : l'engagement historique de discussions entre toutes les parties adverses en Irlande du Nord est-il annonciateur de la fin, à long terme, d'un des derniers conflits d'origine coloniale et religieuse en Europe ? Cette chronologie inédite, enrichie d'un index détaillé, a été établie par le service Documentation du Monde. Au fil des ans, « L'année dans Le Monde » s'est imposé comme un outil indispensable pour tous ceux qui, par curiosité ou nécessité étudiante, souhaitent se remémorer les faits essentiels de l'Histoire en train de se faire.

  • Voici, présentés jour après jour, les événements de 1987 tels que Le Monde les a recensés. Le sommet Reagan-Gorbatchev à Washington, les tensions dans le Golfe, la crise boursière, le procès de Klaus Barbie, les affaires en France, le record du monde du 100 mètres battu par Ben Johnson, la mort de Rita Hayworth et celle de Marguerite Yourcenar... Cet ouvrage, comme celui consacré à 1986, rassemble les chronologies mensuelles qui paraissent dans Le Monde au cours de l'année, enrichies d'un index détaillé. Un ouvrage de référence. Un instrument de travail commode. Le rappel indispensable d'un passé encore présent.

  • Rassemble les chronologies mensuelles qui paraissent dans Le Monde au cours de l'année, enrichies d'un index détaillé.

  • De l'invasion du Koweït par l'Irak, au déploiement militaire dans le Golfe, de la réunification de l'Allemagne à la démission de Mme Thatcher, de la libération de Nelson Mandela à l'élection de Lech Walesa, du séisme en Iran à la guerre civile au Liberia, l'année 1990 a été riche en événements. En France, la profanation du cimetière juif de Carpentras et la colère des lycéens ont provoqué de vastes rassemblements de foules, tandis que le monde entier tentait d'exorciser le spectre d'une nouvelle récession. 1990 a aussi été marqué par la mort de Greta Garbo et celle d'Alberto Moravia, par la victoire de Florence Arthaud dans la Route du rhum et celle de l'Allemagne lors de la coupe du monde de football. Ces événements, qui entrent peu à peu dans l'histoire, Le Monde les a recensés jour après jour, avant qu'ils soient rassemblés dans ce livre, comme chaque année depuis 1986. Un ouvrage de référence. Le rappel indispensable d'un passé encore présent.

  • De la guerre du Golfe à la dislocation de l'Union soviétique, l'année 1991 a été riche en événements majeurs. La conférence de Madrid a fait naître un espoir de paix au Proche-Orient. À Maastricht, les Douze ont fait un nouveau pas dans la voie de l'intégration européenne. 1991 a aussi été marqué par la guerre civile en Yougoslavie, le retour du prince Sihanouk au Cambodge, l'exploit de Gérard d'Aboville, la mort d'Yves Montand... Depuis 1986, les chronologies du Monde sont rassemblées chaque année en un volume. Enrichies d'un index détaillé, elles sont devenues un outil indispensable pour tous ceux qui, par curiosité ou nécessité professionnelle, souhaitent se remémorer les détails de l'histoire en train de se faire.

  • Vue d'une année sur l'autre, l'histoire ressemble à un échiquier sur lequel avanceraient ou reculeraient des pions. La guerre n'a, pour ainsi dire, jamais véritablement cessé en Tchétchénie mais, dans l'ex-Yougoslavie, elle semble laisser place à un compromis qui fait la part belle à l'agresseur serbe. De véritable paix, il est enfin question au Proche-Orient, où Israël a commencé à évacuer des territoires occupés, où l'entité palestinienne prend quelque forme et consistance. Mais cette paix aura été payée au prix fort : l'assassinat par l'extrême droite du premier ministre Rabin. La normalisation des rapports entre États de la région, particulièrement entre Israël et la Syrie, est à l'ordre du jour. Ici, comme ailleurs, dans l'ex-Yougoslavie, Washington met la paix en musique, raflant la mise à une Europe dont le nanisme en politique extérieure est une constante. [... ] les désillusions du libéralisme accéléré ont tôt fait de redonner une virginité politique aux anciens partis communistes recyclés en démocrates de gauche. Ainsi va l'Europe, prise au piège, dans le cas de l'Union, du renversement qui a fait des moyens techniques de son unification des fins politiques absolues : monnaie unique et critères de convergence sont ainsi devenus des programmes de gouvernement, suscitant du coup un rejet dont ont témoigné en France nombre de revendications au cours de trois semaines de grèves d'une ampleur sans précédent en période de crise économique. Tel est peut-être un des fils rouges de l'année passée, sur tous les continents : une crise en profondeur du politique, de la représentativité de ses instances comme de la crédibilité de ses agents. Depuis 1986, les chronologies du Monde sont rassemblées chaque année en un volume. Enrichies d'un index détaillé, elles sont devenues un outil indispensable pour tous ceux qui, par curiosité ou nécessité professionnelle, souhaitent se remémorer les détails de l'histoire en train de se faire.

  • Si, avec le temps, d'aucuns distinguent dans l'histoire des mouvements profonds, les contemporains ne perçoivent que des sauts de puce. En 1996, une paix précaire s'est instaurée en Bosnie, mais l'heure de la démocratie n'a encore sonné ni en Serbie ni en Croatie. Les élections présidentielles ont permis à la Roumanie de tourner la dernière page du communisme, mais la Tchétchénie est toujours en guerre, même larvée. L'Union européenne annonce pour bientôt la monnaie unique, mais de plus en plus nombreux sont ceux qui s'interrogent sur le coût social de la politique des devises fortes. Des permanences, en revanche, il semble bien que les contemporains en voient quelques-unes : un message universaliste des États-Unis qui conjugue ouvertement démocratie et intérêts nationaux étroits ; une Asie où la Chine entend redevenir la puissance dominante et soucieuse, à Hong Kong notamment, d'écraser toute velléité de pluralisme ; un Proche-Orient où la paix ne cesse de buter sur des politiques inspirées par des orthodoxies. Mais l'an 1996 aura, hélas, une fois encore prouvé que si tous les continents, dans la société des nations, sont égaux, il en est qui le sont moins que d'autres : l'Afrique notamment, où des millions de réfugiés ont été laissés dans la plus totale déréliction et qui a vu les puissances nanties chipoter sur l'organisation d'une intervention militaire internationale à but humanitaire, puis finalement tout annuler à quelques semaines des fêtes de fin d'année. Preuve, s'il en est, que vivent toujours des damnés de la terre. Depuis 1986, les chronologies établies par le service documentation du « Monde » sont rassemblées chaque année en un volume. Enrichies d'un index détaillé, elles sont devenues un outil indispensable pour tous ceux qui, par curiosité ou nécessité étudiante ou professionnelle, souhaitent se remémorer les détails de l'histoire en train de se faire.

  • Annuaire politique, économique, culturel et social : un outil indispensable pour tous ceux qui, par curiosité ou nécessité professionnelle, souhaitent se remémorer l'histoire en train de se faire.

  • Voitures piégées, enlèvements, tortures et disparitions, bombardements aveugles de quartiers civils, déplacements forcés de population : la guerre qui a frappé le Liban depuis 1975 semble nous avoir habitués aux massacres et lassé nos bonnes volontés au point qu'on juge comme un moindre mal l'occupation du pays par la Syrie. Comme si la violence libanaise était le produit mystérieux d'une barbarie dont nul n'est responsable, ni les grandes puissances, ni Israël et les pays arabes, ni les chefs de guerre libanais ; à moins qu'on ne l'explique par la dichotomie simpliste qui opposerait « chrétiens » et « musulmans ». Prenant clairement le contre-pied de ces approches unilatérales et partisanes, cet ouvrage est le premier qui offre une information complète sur les données historiques et sociologiques de la question libanaise, dans leurs aspects locaux, régionaux et internationaux sur plus d'un siècle. L'auteur brosse ainsi le tableau des problèmes complexes posés par la fin de l'Empire ottoman et la lutte qui s'ensuivit pour le contrôle de cette région stratégique. Il met à jour les ressorts du jeu subtil mené aujourd'hui par les grandes puissances et les différentes forces régionales, en particulier celles de l'exclusivisme et du fondamentalisme religieux, d'Israël à la monarchie saoudienne et à la révolution iranienne. Georges Corm se livre également à une analyse très fine du comportement des communautés, des conflits qui les traversent et les opposent, dans ce qu'il appelle la « culture de la discorde ». Il permet enfin de comprendre pourquoi le Liban est toujours d'actualité.

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