Gallimard (réédition numérique FeniXX)

  • Marion de Lorme (ou Delorme) est la seule grande courtisane française qui ne fut pas une fille. Victor Hugo, pris pour elle d'un tendre sentiment posthume, "a jeté sur ses épaules nues un manteau de poésie et lui a refait une vertu avec de la passion et de beaux vers. Oublions, comme elle le fit elle-même, la vertu. Marion fut, certes, une grande pécheresse, mais elle sut aussi parfois, aimer du plus profond de son âme et de sa chair. Et, par un pathétique destin, l'"homme de sa vie", celui qu'elle adora vraiment, et qui, Grand Ecuyer et intime favori du roi Louis XIII, l'aima au point de l'épouser secrètement, lui fut arraché par la main du bourreau. C'était le beau, le gracieux, l'irrésistible Cinq-Mars, qui périt la tête tranchée.

  • La tendre et voluptueuse héroïne de « La Dame aux Camélias », roman, puis drame, d'Alexandre Dumas fils a existé. Le tout-Paris de son temps, la "Belle Époque" du XIXe (le règne du roi-citoyen Louis-Philippe 1er) l'a côtoyée. Elle ne s'appelait pas Marguerite Gautier, mais Alphonsine Plessis, plus connue sous le nom de guerre (en dentelles) de Marie Duplessis. Armand Duval a existé. Et c'était Alexandre Dumas fils lui-même, jeune, beau, ardent, et cruel. La vie réelle de Marie Duplessis est aussi pittoresque, sensuelle, sentimentale et, en fin de compte, pathétique, que celle de la fictive Marguerite Gautier, qui a fait pleurer des millions de spectateurs dans le monde entier.

  • Henry VIII d'Angleterre... Le souverain qui, pour épouser celle qu'il aimait, changea la religion de son royaume, Henry VIII qui, sur six épouses successives, en répudia deux et en fit décapiter deux... Un roi énergique et rusé, grand rival de François Ier , et qui, sans doute, fut à l'origine de la grandeur anglaise. Dans la vie privée, un amoureux passionné et un monstre féroce : un extraordinaire personnage, barbare et galant à la fois.

  • Un des plus grands parmi les poètes français, François Villon, étudiant parisien, fut aussi, de son propre aveu, un homme de sac et de corde. Mais l'auteur de la Ballade des dames du temps jadis, de la Ballade de la belle Heaulmière aux filles de joie, de la Ballade des femmes de Paris, fut aussi un grand coureur de jupons. Et si la vie amoureuse du "Roi des Vagabonds" (comme était appelé Villon dans un film que Hollywood lui consacra) fut aussi mouvementée que sa vie de "mauvais garçon" triste et railleur, voué "aux tavernes et aux filles" et menacé par la potence, où finirent, du reste, la plupart des compagnons de sa jeunesse...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La belle Hélène ! Hélène de Sparte ! Hélène de Troie ! La plus célébrée, peut-être, de toutes les femmes - après Ève. Son nom, synonyme, depuis la plus haute antiquité, de beauté merveilleuse, symbolise aussi la femme légère et volage, l'épouse lascive et infidèle. Les poètes - à commencer par le premier de tous, Homère - ont chanté Hélène. Goethe a fait d'elle la fascinante héroïne de la deuxième partie de son Faust. Offenbach l'a mise en musique dans un opéra-bouffe. Et ravissant tous les coeurs, Hélène est redevenue, grâce à André Roussin, la femme à la mode. Hélène, oui, Hélène ou la joie de vivre... d'aimer et, surtout, d'être aimée.

  • Il ne s'agit pas, avec Lola Montès, d'un amour célèbre, mais des célèbres amours d'une femme audacieuse et fascinante, d'une splendide aventurière, que l'amour a rendu célèbre. Danseuse, comédienne, favorite royale, sa beauté inspira les poètes, les peintres et "brilla sur trois continents comme un météore". Lola Montès, toute-puissante maîtresse du roi de Bavière, fut même, a-t-on dit, "un moment d'histoire".

  • La Païva ! ce n'est qu'un des noms que porta cette femme étonnante qui s'appelait à sa naissance, en Russie, Thérèse Lachman, qui fut Mme Villoing, puis, soi-disant Mme Henri Herz, ensuite, pour tout de bon, la marquise de Païva et qui mourut comtesse Henckel de Donnersmarck. Mais c'est sous ce nom d'opérette (tout en étant celui d'une vieille famille portugaise : Païva y Aranjo) de "la Païva" que reste universellement connue cette insolente et puissante courtisane. Sa vie fastueuse et mouvementée s'enveloppe du halo d'on ne sait quelle troublante magie... Le récit de cette existence "hors série" permet d'évoquer parallèlement la joyeuse, l'insouciante "fête" du second Empire et son tragique dénouement.

  • Marguerite de Valois, Marguerite de France, Marguerite de Navarre, la "Reine Margot", comme se plaisait à l'appeler le bon peuple de Paris.. Femme d'esprit, femme de lettres, femme de guerre et grande amoureuse, elle est une héroïne-type de roman (Alexandre Dumas l'a démontré), même si l'on s'en tient strictement à l'histoire. Première épouse d'Henri de Navarre, qui devint Henri IV, la "Reine Margot" de dix-sept à soixante-deux ans, ne cessa de chercher l'amour et de le trouver...

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