Fleuve éditions (réédition numérique FeniXX)

  • Dès le 22 juin 1941 et jusqu'aux premiers jours d'octobre, l'avance de la Whermacht en Russie n'a été - ou presque - qu'une promenade militaire. Des centaines et des centaines de milliers de Russes ont été tués, blessés, faits prisonniers, des milliers de kilomètres carrés de steppes conquis ; déjà les bulbes dorés de Moscou se dressent à l'horizon... L'U.R.S.S. doit capituler avant l'hiver. Et puis d'imperceptibles craquements commencent à se manifester dans la colossale machine de guerre allemande. Les routes, tantôt poussiéreuses, tantôt boueuses, dévastent le matériel et épuisent les hommes. Les villages hostiles ou anéantis n'offrent plus de refuge contre les nuits de plus en plus froides. Dans les forêts, des groupes invisibles harcèlent les troupes dont les lignes de communications deviennent de plus en plus fragiles. C'est un groupe de soldats allemands que Mark J. Trennery nous décrit, soumis aux dangers, aux menaces, à la panique montante d'OCTOBRE EN UKRAINE. Et, dans ce climat terrible, nous découvrons soudain que la guerre de Russie a agi sur l'âme allemande comme un impitoyable « révélateur » : les officiers perdent leur morgue, les nazis la foi, les troupiers la confiance dans le « Reich de mille ans ». Avec OCTOBRE EN UKRAINE commence une tragédie qui aboutira à Stalingrad et se terminera, en 1945, à Berlin.

  • Bruno Martin - dont nos lecteurs n'ont pas oublié LES TIGRES DE BASTOGNE - fait revivre ici l'épopée du débarquement de Dieppe, l'une des opérations les plus secrètes et les sanglantes de la dernière guerre. Documenté aux meilleures sources, Bruno Martin fait revivre pour nous le recrutement et l'entraînement des commandos qui seront lancés sur les falaises normandes avec, pour mission, de détruire les terribles CANONS DE VARENGEVILLE. Ce qu'il advient ensuite à quelques-uns des héros de cette fantastique aventure, nous ne voulons pas le révéler ici. Qu'il nous suffise de dire que peu d'auteurs, parmi ceux que publie notre collection, ont réussi à ce point à amalgamer les données les plus sûres de l'Histoire et les lois du roman.

  • Dunkerque... Le dramatique rembarquement fut-il une défaite ou une victoire ? On en discute encore. Mais Elleston Trevor n'essaye pas de trancher la question. Il se contente de nous montrer que Dunkerque, ce fut la guerre, la guerre toute nue ; avec ses bombardements de Stukas, ses combats d'arrière-garde, ses patrouilles perdues, ses hommes isolés ; ses héros et ses lâches ; sa peur et son immense espoir, quand même. Inutile de chercher ici matière à polémique. Dunkerque, c'est le rembarquement décrit, vécu, vu par un Anglais, et du côté anglais. On a rarement été aussi loin, aussi profond dans la psychologie du soldat, dans la description physique du désordre et de la retraite, de la panique et du courage. DUNKERQUE... Un grand roman de guerre que la critique anglaise a comparé à A L'OUEST RIEN DE NOUVEAU...

  • Sans Rommel, l'Africakorps eût été une proie facile. Donc, Rommel était l'homme à abattre. Aux dernières nouvelles, Rommel s'était installé dans l'immeuble de la Préfecture de Beda Littoria avec son Etat-Major. On confia le raid à deux commandos, l'un écossais, l'autre anglais. Ils devaient s'emparer de Rommel vivant, si possible, et le supprimer s'il le fallait. Le « Renard du Désert » devait, en tout cas, disparaître. Et voilà pourquoi cette partie de l'opération reçut le nom-code de CHASSE AU RENARD. Mais le renard n'est pas toujours dans le terrier que les chasseurs imaginent. Et les chasseurs eux-mêmes ne voient pas nécessairement leur chasse se dérouler comme ils le voudraient. Les deux commandos lancés contre Rommel auront leur part de surprises, de déconvenues et de tragédies. Et, dans les sables du désert, nombre d'entre eux mourront en maudissant « le renard » qui les a trompés. Un nouveau roman de Georges Clavère qui confirme, si besoin en était, les étonnantes qualités de l'auteur de L'ÉQUIPAGE PERDU.

  • Ce que fut la débâcle de 40 pour l'aviation française a rarement été décrit en des pages aussi bouleversantes. Raids surprises de la Luftwaffe, pistes impraticables, avions cloués au sol par le manque d'essence, supériorité technique et numérique de l'ennemi, ce sont toutes ces tragédies que fait revivre Piet Legay, dont le nom est maintenant familier aux lecteurs de la collection FEU. Mais Piet Legay ne s'attarde pas à ces images de désolation et de défaite. Il nous emmène à Londres, avec le petit groupe de pilotes français qu'il a choisis pour héros. Il nous les montre, intégrés dans la R.A.F., participant aux terribles combats de la Bataille d'Angleterre, où, à un contre dix, nos pilotes retrouvèrent un moral de vainqueur. Pourtant la guerre, même héroïque, est avilissante. Piet Legay le démontre admirablement en nous décrivant l'évolution fatale d'un de ses personnages qui, de combattant, devient peu à peu un tueur. Ce roman, d'une remarquable précision documentaire et dont le rythme sans cesse croissant fait un chef-d'oeuvre du genre, est aussi une très profonde analyse de la psychologie du guerrier. LES ANGES AUX AILES ROUGES marquent une date.

  • Inutile de présenter Eric Lambert aux lecteurs de la collection FEU ! Les admirateurs enthousiastes de ET LE SABLE DEVINT ROUGE, LES VÉTÉRANS, LES PARIAS DE LA JUNGLE, retrouveront, avec VINGT MILLE VOLEURS, le magistral talent de celui qui, après avoir été un des best-sellers du monde anglo-saxon, est en passe de devenir un des auteurs favoris des pays de langue française. VINGT MILLE VOLEURS... Ils sont vingt mille, en effet, les Australiens qui prennent part aux combats de Benghazi, de Tobrouk et d'El Alamein... Vingt mille, du moins au début des combats... Après, les survivants compteront leurs morts sur le champ de bataille. Vingt mille voleurs ? Pas tous ! Mais vingt mille fortes têtes, vingt mille « durs » qui ne se laissent pas raconter d'histoires. Cependant, quand les « durs » subissent la guerre du désert, quand ils font face à des assauts de panzers, de Stukas, de lance-flammes, de baïonnettes, on découvre peu à peu leur vrai visage. Il y a le lâche et le héros, le tueur et le saint, le colonel incapable et le soldat rebelle. Et il y a même l'amour, l'amour furtif et brûlant des jours de repos arrachés au combat, aussi intenses, aussi radieux, aussi fugaces que la vie d'un homme en guerre. Avec son honnêteté sans merci, son admirable connaissance du coeur et sa passion jamais lasse de rendre la guerre vivante pour mieux la détruire, Eric Lambert vient de nous donner, avec VINGT MILLE VOLEURS, un nouveau chef-d'oeuvre.

  • Un ouragan de feu ! Le ponton qui amène la tourelle d'artillerie de l'escorteur Torgau commence à couler en pleine rade de Brest. Accident ou sabotage ? Peu importe : pour les trois commandos de l'opération Super-Flash tout reste à faire. Survivre. Le plus dur. Dès lors va débuter une tragique partie de cache-cache dans la lande bretonne entre la Gestapo, les résistants, les parachutistes et les avions du Special-Operations-Executive envoyés d'Angleterre. Une hallucinante partie d'échecs dont les ruses les plus diaboliques constituent l'unique règle. Der geistiger Krieg : la guerre des cerveaux... et le machiavélique S.S. Karl Schranz s'y connaissait en Kriegspiel...

  • Étreint par une émotion bien compréhensible, Nagami s'arrêta et fixa longuement ces lieux où les ombres chaotiques semblaient danser sur une illumination dantesque, là où mouraient ses frères sacrifiés à l'ignominie d'une brute dénaturée, plutôt qu'aux impératifs de la guerre. Sa main droite serra convulsivement le bras de l'innocente qu'il venait de sauver et qui le regarda sans mot dire, comprenant son tourment. Un coup de mousqueton claqua sèchement. Nagami porta les deux mains à son ventre qu'irradiait soudain une atroce brûlure puis, il s'effondra lentement sur les genoux, les traits figés en un étonnement douloureux. Une seconde détonation couvrit le cri horrifié d'Emmy Van Zellen. Atteint, cette fois, à l'estomac, l'officier laissa échapper une plainte et se roula sur le sol, vomissant son sang à pleine bouche. Il entrevit alors sa compagne lever les bras au ciel et s'affaler à son tour, tandis que résonnait un troisième aboiement de l'arme. Serrant les mâchoires, à les craquer, il eut la force de s'accouder et de contempler, de ses yeux que la mort proche voilait peu à peu, la forme allongée près de lui sur le sable, toute secouée d'un étrange sanglot silencieux. Une artère pulmonaire tranchée, Emmy se vidait elle aussi de son sang.

  • Bataan est tombé, après Corregidor. MacArthur est parti en promettant « qu'il reviendrait ». Pour les troupes philippino-américaines qui, depuis des mois, opposent aux Japonais une résistance follement héroïque, le moment de se rendre est venu... Mais pas pour tous ! Pas pour Bruno Zamora et quelques-uns de ses pareils. L'armée a pu hisser le drapeau blanc, mais les Philippines ne sont pas vaincues. D'ailleurs, on ne se rend pas à un ennemi capable de certaines atrocités. Zamora ne se rendra pas à ceux qui ont détruit sa ville, à ceux oui ont ruiné sa vie en faisant de la ravissante Loren, sa fiancée, une fille à soldats. De ce jour, Zamora deviendra LE GUERILLERO DE MANILLE. Seul, effroyablement, dans la solitude des jungles qu'il connaît mal, vivant de racines, dormant au hasard, avec pour toute arme quelques grenades qu'il a réussi à voler, il mène sa guerre. Et chaque Japonais qu'il tue, il le dédie au souvenir désespéré de Loren. Comment Zamora deviendra peu à peu un héros national et presque mythique ; comment il parviendra à survivre, malgré les milliers d'ennemis qui le traquent ; comment il se joindra enfin aux forces de résistance philippino-américaines et parviendra, avec elles, à la victoire ; comment, surtout, il retrouvera un jour, presque par miracle, la trace de celle qu'il n'a jamais cessé d'aimer, c'est ce que nous raconte dans un style étincelant, parmi des péripéties bouleversantes, le fiévreux roman de John Kelly.

  • Berlin 1945... C'est la fin d'un monde, d'un régime, la fin d'un peuple et d'une armée ; la fin horrible du « Reich de mille ans » et des illusions monstrueuses qu'il avait créées. De cette fin, Mark J. Trennery rend compte avec le talent que lui connaissent déjà les lecteurs d'OCTOBRE EN UKRAINE et de STALINGRAD A NOËL. Dans les décombres hallucinants de la capitale allemande, se retrouvent quelques-uns des héros que Mark J. Trennery avaient fait vivre dans ses romans précédents. Tandis que s'accumulent les ruines sous les bombardements incessants, tandis que les forces russes resserrent impitoyablement leur pression, tandis que les hordes se ruent à l'assaut et que les civils agonisent dans les souterrains inondés, quelques hommes s'obstinent à lutter, sans fierté, sans illusions, avec la seule conscience du devoir et la certitude que leur mort est imminente. Autour de l'une des tragédies majeures de notre temps, Mark J. Trennery a construit un roman à l'échelle de son sujet, un roman hors-de-pair qu'aucun des lecteurs de la collection FEU ne pourra désormais oublier.

  • Quelques jours avant le débarquement allié en Provence, quatre êtres pareillement traqués se retrouvent, par le plus miraculeux des hasards, dans les ravins de l'Estérel : un commando texan, rescapé du massacre de son unité ; un pilote américain abattu en vol ; un résistant français traqué par la Gestapo ; une Juive évadée d'un convoi de la mort. Les quatre desperados n'ont rien, entre eux, qui puisse les unir, sauf une chose : leur volonté farouche, éperdue d'échapper à ceux qui les pourchassent et de rejoindre la liberté. De cette volonté commune naîtra, peu à peu, tandis que, soudés les uns aux autres, ils vivent la même fantastique et terrifiante aventure, une étrange fraternité, la fraternité de la peur et de l'espoir, qui, pour deux d'entre eux, deviendra celle de l'amour. Piet Legay, comme à son habitude, a trouvé le thème de cet étonnant roman dans les faits les plus authentiques. Les principaux personnages des DESPERADOS DE PROVENCE ont réellement existé, ils ont souffert et espéré ensemble sur les arrières d'une armée en retraite. Encore fallait-il le talent de l'auteur pour nous rendre tout proche ce drame hors série, pour nous faire vivre cette fuite éperdue et angoissante dans le décor somptueux de la Provence. Une fois de plus, Piet Legay, désormais bien connu des lecteurs de la collection FEU, a réussi à nous rendre la guerre présente, tragique et passionnée.

  • L'un des plus prodigieux épisodes de la guerre en Birmanie ! Un quartier général de l'Intendance britannique surpris, en pleine nuit, par les troupes japonaises... Et voici six cents hommes, dont la plupart savent à peine se servir de leurs armes, résistant à huit mille soldats de l'Empire du Soleil levant ! Mais les six cents héros tiendront tête, pendant vingt jours, à toutes les attaques. Vingt jours de cauchemar, de luttes acharnées, de corps à corps féroces, vingt jours d'horreur. Mais chaque jour, pour un Britannique qui tombe, des dizaines d'ennemis perdent la vie... Ce que fut Le massacre d'Arakan ? La première et la plus terrible des défaites japonaises. C'est sa description authentique que vous trouverez ici.

  • Devant l'avance irrésistible des armées alliées en Allemagne, un Oflag est évacué et les prisonniers obligés de s'éloigner, à marches forcées, de leurs libérateurs. Et c'est au cours de ce TRANSFERT EN ENFER que nous verrons peu à peu se dessiner le portrait des principaux membres du convoi tragique. Nous apprendrons tout d'eux et même leurs secrets les plus intimes. Car des hommes qui vont mourir n'ont plus rien à cacher. Peu à peu, tandis que la cohorte infernale s'enfonce dans les profondeurs de l'Allemagne agonisante, c'est toute l'histoire de la guerre et celle de quelques-uns de ses héros que nous voyons revivre. Ici ou là, tel ou tel de ces malheureux s'écroule et meurt misérablement sur le bord de la route. Mais non sans nous avoir laissé son message... Quand enfin le « transfert » arrivera au but, nous saurons tout de chacun de ces hommes, et nous les aimerons comme des frères. Et la liberté qui leur est enfin restituée, c'est un peu la nôtre...

  • Que furent les Messerschmitts de Sedan ? Aucun de ceux qui, en mai 1940, se retrouvèrent sur les routes ou dans les champs de France ou de Belgique ne l'oublieront, soldats ou civils, combattants ou réfugiés. Les Messerschmitts, c'étaient ces ombres qui surgissaient soudain du fond du ciel et, en quelques instants, semaient la mort sur terre et dans les airs, décimaient les aviations françaises et anglaises, fixaient au sol les formations blindées et mitraillaient aussi les interminables colonnes de réfugiés qui fuyaient la terreur nazie. Mais quels étaient les pilotes qui se trouvaient aux commandes de ces appareils ? D'où venaient-ils, que pensaient-ils, quel était, pour eux, le sens de leur effroyable combat ? C'est à ces questions que Robert Chavanac répond avec une précision, une vérité qui font de lui, bien que nouveau venu dans la collection FEU, l'un de ses meilleurs auteurs. Robert Chavanac, en effet, s'est inspiré des carnets de route de certains pilotes de la Luftwaffe et, en suivant fidèlement les événements qu'ils décrivent, vus du haut du ciel, est parvenu à reconstituer avec une intensité poignante la psychologie de ces anges aux ailes rouges. Son héros, Herbert Meier, considère la guerre comme un sport exaltant et chevaleresque. Du jour où il découvre qu'elle n'est qu'un massacre abject et insensé, il perd à la fois le goût du combat et l'amour de son pays. Il ne lui restera plus qu'à chercher et trouver la mort, ce qui n'était pas trop difficile, en ce temps-là, dans le ciel de France.

  • Printemps 1943... La VIe Armée allemande et ses 300.000 hommes ont été anéantis dans les ruines fumantes de Stalingrad. L'offensive d'hiver de l'Armée rouge vient d'être arrêtée à grand-peine sur le Donetz. Mais les Russes accumulent un énorme matériel et des dizaines de divisions venues de Sibérie, dans le saillant de Koursk. Le 5 juillet, le haut-commandement allemand lance ses Panzers et ses Stukas pour réduire le saillant. C'est l'histoire d'un groupe de ces Stukas que nous conte Aviation d'assaut. Tandis que de gigantesques combats se déroulent au sol, les équipages des bombardiers en piqué effectuent jusqu'à dix sorties par jour pour tenter de faire pencher la balance du destin. Mais les appareils s'écrasent en flammes, l'un après l'autre, abattus par l'infernale D.C.A. des Russes ou par les « faucons rouges » supérieurs en vitesse et en armement. Dans le ciel immense de Russie, les Stukas piquent à mort... Mais c'est souvent pour aller s'écraser au sol. Et, de l'escadrille dont nous vivons la vie, au jour le jour, combat après combat, rares seront les survivants.

  • Une « opération amphibie »... Sait-on ce que cela comporte de soldats et de marins, de péniches et de tanks, d'essence et de munitions ? Ce que cela comporte de pilonnages, d'assauts, de corps à corps, de morts et de blessés, de peur et de sang ? C'est tout cela qui est dit et décrit dans le roman haletant d'Arthur A. Ageton. Objectif : Leyte, une journée des célèbres et terribles « marines » à l'assaut d'une plage du Pacifique. A l'issue de cette journée, les plus inexpérimentés des soldats seront devenus des vétérans endurcis... ou des morts.

  • 1920... La révolution et la guerre civile font rage en Russie. Des milliers de réfugiés fuient à travers la Mongolie, jour et nuit, parmi les loups aux yeux luisants et bien gras des cadavres de leurs prédécesseurs. Ils vont vers le Gobi, le Tibet, l'Inde, six cents, huit cents, douze cents kilomètres de chagrin, de misère, d'horreur. L'armée du général-comte Ongo von Stonberg se donne pour mission de filtrer les émigrants et de stopper la marche des Rouges. Cette armée : la division de cavalerie asiatique, deux mille Mongols, Tibétains et Cosaques, plus trois cents brigands en uniforme et la garde particulière d'Ongo. Ongo est déjà fameux dans toute la Mongolie. Même le peuple connaît son audace, ses relations avec les princes et les lamas, son prestige. Sa légende est née. Ongo : pour les Chinois, il est le « général sanguinaire » ; pour les Rouges : « le comte fou de sang » ; pour ses soldats et le peuple : « le sévère grand-père ». Au milieu de ce monde qui bascule et s'anéantit dans le sang et la terreur, Ongo conçoit un plan qui, s'il réussit, changera l'ensemble de la situation politique en Asie et fera du « général sanguinaire » un héros plus légendaire que jamais : aller délivrer, dans son palais d'Ourga où les Chinois le gardent en otage, Sa Sainteté Bogdo Djebstung Houtouktou, Khan de la Mongolie Extérieure... et Dieu Vivant... « Quelque chose d'exceptionnel », dira Ongo. Exceptionnel comme ce nouveau roman de Serge Deville.

  • Le grand chariot... C'est le nom de l'opération que, dans la nuit du 27 au 28 mars 1942, la Royal Navy lança contre le port et la cale sèche de Saint-Nazaire. Opération d'une audace folle que celui qui l'avait conçue résumait ainsi : « Un commando de douze vedettes entrera de nuit dans l'estuaire et devra s'infiltrer dans la rade. Il aura pour mission de lancer à pleine vitesse un vieux destroyer, camouflé en torpilleur allemand et bourré d'explosifs qui, lorsqu'il aura éperonné les portes de la cale sèche, sautera avec elle. » À quoi l'officier ajoutait, plus familièrement : « Une opération conçue par des dingues pour d'autres dingues. » Dingues, les 120 hommes, spécialement entraînés pour Le grand chariot, le sont certainement ; de cette folie qui fait les héros et aussi les vainqueurs. Ce qu'est cette folie, à quels combats furieux elle les conduira, à quels sacrifices inhumains elle les contraindra, Marc-J. Trennery nous le raconte avec une intensité bouleversante, une vérité de tous les instants. Quand au matin du 28 mars, un colossal coup de bélier fait trembler le port et la ville de Saint-Nazaire, nous avons l'impression d'avoir, nous-mêmes, passé cette nuit terrible avec les héros du Grand chariot.

  • - Vous avez parlé d'une mission ? L'autre eut l'air étonné. - Vous ne savez pas, mon lieutenant, que nous sommes affectés à Tadong ? - A Tadong ? - Ben oui. Une plantation d'hévéas. Le visage du lieutenant s'empourpra. - Une plantation ! - Oui, mon lieutenant. C'est vous le chef de poste. Avec un adjudant, moi et quatre autres sous-offs. Tout le reste, c'est des partisans indigènes. Pour le lieutenant Domier, c'est l'écroulement de ses rêves. Il devra se contenter d'un métier qui se situe entre celui de garde-chiourme et celui de surveillant général. Du moins, c'est ce qu'il croit... Mais Tadong est au coeur d'une région rebelle où grouillent les soldats du Viet-Minh et, pire encore, les pirates du chef Phou Phonh. Et, comme le dit l'adjudant Avro, un vieux guerrier au passé mystérieux, « en Indochine, l'ennemi est partout et le coup qu'il porte vient toujours de derrière ». Le petit groupe en fera très vite la tragique expérience, tandis que dans le coeur désespéré d'Avro plane le souvenir de Xa, l'énigmatique...

  • La libération de la Corse est l'un des épisodes les plus extraordinaires et les moins bien connus de la dernière guerre. Dans ce pays admirable, où la guerre de guérilla est, en quelque sorte, naturelle et traditionnelle, les hommes du 1er Bataillon de Choc connurent des combats qui ne ressemblaient à aucun autre et découvrirent enfin ce qu'était le véritable « maquis ». Que venait faire, parmi eux, ce curieux individu, Anglais sans aucun doute, mais rallié aux Forces françaises, et qui semblait mener, à part lui, sa petite guerre personnelle, la guerre d'UN TUEUR SOLITAIRE ? Pourquoi cet homme paraissait-il aussi hanté par la forêt de Tartagine ? Quelle est l'arme secrète que l'ennemi semblait avoir dissimulée dans les parages mal connus du mont Cinto ? Cet épisode, l'un des plus mystérieux de la dernière guerre, Anthony Feek l'évoque avec une maestria jamais égalée, un sens de l'action et du mouvement, une connaissance des combats et des hommes qui font de lui l'un des meilleurs auteurs de la collection FEU. UN TUEUR SOLITAIRE... Un roman FEU pas comme les autres.

  • Cachés dans un trou, à mi-hauteur d'une falaise dominant la mer, les derniers survivants du groupe du Special Boat Service qui avait pris pied, le premier, sur l'île de Kos, désespéraient d'être secourus un jour... Dans le fond de la caverne, le lieutenant Mac Ivor agonisait. Les trois autres, vêtus de loques, crevant de faim et de soif, regardaient les vagues en fureur battre la falaise, en se disant que si la tempête ne se calmait pas rapidement, la chaloupe du S.B.S. arriverait trop tard, qu'ils seraient tous morts et que nul ne retrouverait probablement leurs cadavres...

  • Dans le train qui le ramène chez lui, le soldat Werner Landsberg pense à sa femme et au bébé de quelques mois qui doit lui être né pendant qu'il combattait sur le front de l'Est. Malgré la menace diffuse que font peser sur lui d'étranges compagnons de voyage et la peur que lui inspirent d'inquiétants feld-gendarmen, il fait des projets pour les quelques jours de permission que lui a octroyés l'armée. Mais, son destin a changé à son insu, bien avant son retour. Il ne reconnaîtra plus sa petite ville en Allemagne nazie. Il n'y rencontrera que des ennemis et une seule main se tendra vers lui, celle de la mystérieuse Frieda Brandt...

  • Pour les troupes allemandes cantonnées en Méditerranée, la nuit du 15 août 1944 était une nuit comme les autres. Et plus encore pour les services de la Kriegsmarine, installés à Toulon. Et soudain, sur les plages varoises, ce fut un terrifiant déluge de fer et de feu. Le débarquement de Provence commençait. Luttant à un contre dix, sans avions et sans chars, les soldats et les marins allemands luttèrent jusqu'au bout, dans les vignes et les pinèdes, dans la ville assiégée et jusque dans l'enceinte de l'Arsenal dévasté. Ils n'étaient pourtant pas des soldats d'élite, ces cuisiniers, ces chauffeurs et ces secrétaires, formés hâtivement en groupes de combat. La terre qu'ils arrosaient de leur sang n'était pas la leur, et les envahisseurs qu'ils combattaient étaient des Français, revenant en France.

  • Falaise... l'un des bains de sang les plus horribles de la guerre, une « poche » où s'engouffrèrent 21 000 Allemands et dont il sortit 60 survivants... C'est vers cette « poche » tragique, dans cet enfer fait de main d'homme que se dirige un groupe de tanks anglais débarqués en Normandie pendant « le jour le plus long ». Et c'est avec ce groupe que nous vivrons chaque minute, que nous effectuerons chaque mètre de la terrible marche en avant. Elleston Trevor, dont nos lecteurs n'ont pas oublié l'admirable Dunkerque, a réussi avec La poche de Falaise une nouvelle gageure : prendre le lecteur, quel qu'il soit, et le faire participer à la guerre comme un combattant authentique. Ici, nous ne cessons de vivre à bord de ces tanks qui progressent - mais à quel prix ! -, de respirer l'âcre odeur de métal brûlant et de poudre, de chercher l'ennemi, de le détruire... et parfois d'être détruit par lui. Tout ce que la peur, le courage, la haine, tout ce que la guerre en un mot peuvent inspirer à l'homme de réactions profondes et de gestes parfois absurdes, nous le comprenons, nous le ressentons, nous le vivons, grâce à Elleston Trevor et à son chef-d'oeuvre.

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