Sciences humaines & sociales

  • Chacun cherche sa maison, la base à partir de laquelle il lui devient possible d'exister. On habite aussi les rues, les villes et les paysages. Tous ces lieux et ces espaces ont leur qualité propre, leur mémoire. Mais habiter, c'est également laisser des marques sur le sol, dessiner des surfaces, transformer la terre en une vaste demeure.
    Il y a plusieurs manières d'habiter : entendre son voisin, ce n'est pas forcément s'entendre avec lui ; déménager, ce n'est pas être en exil ni partir en vacances. Faisons-nous la différence entre une demeure habitée et une maison hantée ? Il faut donc raconter ces tables et ces lits, ces expériences concrètes, ces chemins où les hommes marchent et vivent.
    Variations philosophiques et littéraires sur nos façons d'être et de nous sentir en un lieu, ce livre est un traité du savoir habiter - et donc un savoir-vivre.

  • Penser

    Frédéric Worms

    Penser à quelqu'un. Nous savons tous qu'il ne s'agit pas là d'une pensée comme les autres. Cela évoque aussitôt les expériences les plus intenses. L'amour. La perte. La jalousie. L'admiration. Ce livre nous explique pourquoi. Il nous montre que ces pensées sont premières. Conditions de toutes les autres pensées.
    Toutes les pensées renvoient aux relations, à ceux à qui nous pensons, mais aussi à ceux qui pensent à nous. Elles peuvent nous créer, mais aussi nous détruire. Elles traversent la culture, la morale, la politique, sources de manipulations mais aussi de résistances. Elles nous font comprendre de façon nouvelle notre pensée, et notre vie.

    Couverture : Création Studio Flammarion © Flammarion, 2014.

  • Courir

    Guillaume Le Blanc

    Les philosophes ne traitent jamais de la course à pied ; déjà les Grecs faisaient l'éloge de la tortue marcheuse, mais disqualifiaient le vaillant Achille, pris dans la folie de ses enjambées... L'auteur, coureur de fond lui-même, s'oppose ici à cette tradition : en autant de textes qu'il y a de kilomètres au marathon, il va à la rencontre des millions de joggers qui ignorent parfois leur propre sagesse.
    Il brosse pour cela de nombreux portraits, de Guy Drut aux fuyards des sociétés modernes, en passant par les marathoniens de New York ou d'Amsterdam. Il montre que la course permet de tester les philosophies (si l'on démarre kantien, on finit toujours spinoziste...). Il la ressaisit enfin comme une expérience du temps, et révèle sa vraie nature : la course est l'épreuve d'un pouvoir intérieur.

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