Littérature générale

  • Philosopher, c'est à apprendre à rire - à moins que ce ne soit l'inverse... Pourquoi, en effet, faudrait-il, à l'instar de Montaigne, « apprendre à mourir » quand rire peut procurer un art de vivre autrement plus joyeux ? Et si le rire avait quelque chose à apprendre à la philosophie ? Rire, une authentique sagesse, mais plus gaie que celle que nous prescrivent d'ordinaire les philosophes. Ils sont d'ailleurs peu nombreux à s'être penchés sur la question, à l'exception notoire de l'inusable Bergson. Pourtant, rire et réflexion ne sont pas antithétiques ! L'auteur, philosophe et humoriste, le démontre avec brio : de l'humour à l'ironie, de l'allégresse à l'hilarité, il examine toutes les facettes du rire, sans jamais oublier de rire. Les philosophes seraient des comiques qui s'ignorent - et que nous-mêmes ignorerions... De Démocrite, et son rire universel, à Schopenhauer, et son pessimisme radical, la pensée philosophique révèle ici tout son potentiel comique.

  • Répondre à des mails, envoyer des textos, lire des tweets : quel temps consacrons-nous à ces activités qui ont envahi notre quotidien et notre vocabulaire ? Une frénésie des messages a gagné nos sociétés. Cette forme d'écriture prolifère, elle devient même compulsive. Les messages ne nous font plus gagner du temps, ils sont devenus un passe-temps essentiel. Sommes-nous tombés sous leur empire ? L'auteur tente de comprendre cette évolution. Il se souvient des messagers passés, de l'apôtre Paul au facteur des chemins de campagne. Il évoque ces « billets » et « pneumatiques » qui ont préparé les SMS. Il analyse les effets de ce tout-message dans nos activités intellectuelles et sociales, nos relations, l'organisation de nos pouvoirs et de nos savoirs. Il se demande enfin ce que veut dire, dans ce nouvel espace, s'adresser à autrui.

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