Flammarion

  • Chacun cherche sa maison, la base à partir de laquelle il lui devient possible d'exister. On habite aussi les rues, les villes et les paysages. Tous ces lieux et ces espaces ont leur qualité propre, leur mémoire. Mais habiter, c'est également laisser des marques sur le sol, dessiner des surfaces, transformer la terre en une vaste demeure.
    Il y a plusieurs manières d'habiter : entendre son voisin, ce n'est pas forcément s'entendre avec lui ; déménager, ce n'est pas être en exil ni partir en vacances. Faisons-nous la différence entre une demeure habitée et une maison hantée ? Il faut donc raconter ces tables et ces lits, ces expériences concrètes, ces chemins où les hommes marchent et vivent.
    Variations philosophiques et littéraires sur nos façons d'être et de nous sentir en un lieu, ce livre est un traité du savoir habiter - et donc un savoir-vivre.

  • Philosopher, c'est à apprendre à rire - à moins que ce ne soit l'inverse... Pourquoi, en effet, faudrait-il, à l'instar de Montaigne, « apprendre à mourir » quand rire peut procurer un art de vivre autrement plus joyeux ? Et si le rire avait quelque chose à apprendre à la philosophie ? Rire, une authentique sagesse, mais plus gaie que celle que nous prescrivent d'ordinaire les philosophes. Ils sont d'ailleurs peu nombreux à s'être penchés sur la question, à l'exception notoire de l'inusable Bergson. Pourtant, rire et réflexion ne sont pas antithétiques ! L'auteur, philosophe et humoriste, le démontre avec brio : de l'humour à l'ironie, de l'allégresse à l'hilarité, il examine toutes les facettes du rire, sans jamais oublier de rire. Les philosophes seraient des comiques qui s'ignorent - et que nous-mêmes ignorerions... De Démocrite, et son rire universel, à Schopenhauer, et son pessimisme radical, la pensée philosophique révèle ici tout son potentiel comique.

  • Penser

    Frédéric Worms

    Penser à quelqu'un. Nous savons tous qu'il ne s'agit pas là d'une pensée comme les autres. Cela évoque aussitôt les expériences les plus intenses. L'amour. La perte. La jalousie. L'admiration. Ce livre nous explique pourquoi. Il nous montre que ces pensées sont premières. Conditions de toutes les autres pensées.
    Toutes les pensées renvoient aux relations, à ceux à qui nous pensons, mais aussi à ceux qui pensent à nous. Elles peuvent nous créer, mais aussi nous détruire. Elles traversent la culture, la morale, la politique, sources de manipulations mais aussi de résistances. Elles nous font comprendre de façon nouvelle notre pensée, et notre vie.

    Couverture : Création Studio Flammarion © Flammarion, 2014.

  • Répondre à des mails, envoyer des textos, lire des tweets : quel temps consacrons-nous à ces activités qui ont envahi notre quotidien et notre vocabulaire ? Une frénésie des messages a gagné nos sociétés. Cette forme d'écriture prolifère, elle devient même compulsive. Les messages ne nous font plus gagner du temps, ils sont devenus un passe-temps essentiel. Sommes-nous tombés sous leur empire ? L'auteur tente de comprendre cette évolution. Il se souvient des messagers passés, de l'apôtre Paul au facteur des chemins de campagne. Il évoque ces « billets » et « pneumatiques » qui ont préparé les SMS. Il analyse les effets de ce tout-message dans nos activités intellectuelles et sociales, nos relations, l'organisation de nos pouvoirs et de nos savoirs. Il se demande enfin ce que veut dire, dans ce nouvel espace, s'adresser à autrui.

  • Courir

    Guillaume Le Blanc

    Les philosophes ne traitent jamais de la course à pied ; déjà les Grecs faisaient l'éloge de la tortue marcheuse, mais disqualifiaient le vaillant Achille, pris dans la folie de ses enjambées... L'auteur, coureur de fond lui-même, s'oppose ici à cette tradition : en autant de textes qu'il y a de kilomètres au marathon, il va à la rencontre des millions de joggers qui ignorent parfois leur propre sagesse.
    Il brosse pour cela de nombreux portraits, de Guy Drut aux fuyards des sociétés modernes, en passant par les marathoniens de New York ou d'Amsterdam. Il montre que la course permet de tester les philosophies (si l'on démarre kantien, on finit toujours spinoziste...). Il la ressaisit enfin comme une expérience du temps, et révèle sa vraie nature : la course est l'épreuve d'un pouvoir intérieur.

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