Flammarion

  • Il va de soi aujourd'hui que Montaigne est notre ami. Il nous captive, nous émeut, nous persuade. Mais Montaigne nous trompe. Il nous conduit par le bout du nez. Nous devons donc faire un effort vigoureux pour échapper à son charme et saisir ce qu'il a vraiment voulu dire.
    Montaigne est engagé dans une entreprise de recomposition des autorités, dont le moi de chacun de nous voudrait être l'heureux héritier. Il faut entrer dans son atelier pour découvrir ce que cette entreprise comporte d'audace et de ruse, de vertu et de vice, de vérité et de mensonge.
    Montaigne en devient moins aimable, mais beaucoup plus grand qu'une tradition complaisante ne l'a fait. En le comprenant comme il s'est compris lui-même, nous verrons plus clair dans ce que nous sommes devenus après lui et, pour une part, à cause de lui. C'est de nous qu'il s'agit.

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    Trente ans après L´Amour en plus, il se livre une véritable guerre idéologique souterraine, dont on ne mesure pas encore pleinement les conséquences pour les femmes. Le retour en force du naturalisme - qui remet à l´honneur le concept bien usé d´instinct maternel - constitue le pire danger pour leur émancipation et l´égalité des sexes.

    À force d´entendre répéter qu´une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l´obstacle. Certaines trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité d´entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d´un côté, une expérience irremplaçable, l´amour donné et rendu et l´importance de la transmission ; de l´autre, les frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l´échec.

    Si plus d´un quart des Allemandes restent sans enfant, cela signifie qu´elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu´on la leur impose. Pour l´heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des « maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu´à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?

    E.B.

  • Tout est affaire de timing. Notre vie est une succession de réponses à la question « quand » : à quel moment se réorienter professionnellement ? annoncer une mauvaise nouvelle ? aller courir ? se marier ?
    En réalité, nous n'en savons rien : la plupart de ces décisions sont le fruit d'intuitions et de conjectures nébuleuses... Or Daniel Pink démontre que le timing est bel et bien une science.
    Synthèse des dernières recherches en psychologie, en biologie et en neurosciences, ce livre est un guide pour faire du temps votre allié. Vous y apprendrez l'immense pouvoir des pauses bien maîtrisées : une récréation au bon moment produit l'équivalent de trois semaines de cours supplémentaires sur les résultats des élèves, tandis qu'un temps de bavardage avec un ami rechargera mieux vos batteries qu'un en-cas. Le fameux coup de mou de mi-parcours (qu'il s'agisse de la torpeur de l'après-midi ou de la crise de la quarantaine), enfin décrypté, ne sera plus un danger. Vous y découvrirez l'architecture cachée d'une journée pour construire votre emploi du temps idéal. Vous transformerez les débuts ratés en nouveaux départs.
    Avec son incomparable sens du récit, Daniel Pink livre études scientifiques, anecdotes et conseils pratiques pour qui veut apprendre, travailler et vivre mieux.

  • Ce livre vous invite à découvrir le quotidien d'un ex professeur de collège qui se voit offrir une chance unique de donner un sens à son existence en acceptant le défi d'aller enseigner dans un lycée.

    Mais à l'instar de Rocky Balboa, son modèle (comme lui, il monte les marches d'escaliers quatre à quatre, mais la comparaison s'arrête là), le chemin va se révéler être truffé d'embuches : entre les élèves qui font tout pour gruger, les dames du CDI qui veulent sa disparition, les profs de maths et leurs rites démoniaques, on se demande à quel moment il trouve le temps d'enseigner l'anglais.
    Le combat sera rude et impitoyable.

    Plongez dans l'univers loufoque de Monsieur le Prof, parfois cynique, souvent fainéant mais toujours bienveillant, et surtout... éthique et responsable!

  • Après Je suis mort, Et alors ? et Ma vie d'avant, ma vie d'après, Philippe Bouvard achève sa trilogie. En fait, une « tri-thérapie » contre l'angoisse du trépas. Non seulement, et pour bénéficier d'un surcroît de prolongations, il a choisi un titre aussi

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • Depuis plus de huit ans, les auditeurs d'Europe 1 se sont habitués à la voix, au ton, mais aussi à l'esprit frondeur de Franck Ferrand. Grâce à lui, l'Histoire se pare chaque jour de nouvelles couleurs. Voici enfin réunis une trentaine de récits, tirés des meilleurs numéros de l'émission "Au coeur de l'histoire".
    "J'ai choisi ces récits en fonction de leur force et de leur variété, explique Franck Ferrand, mais aussi de leur originalité... Autant dire que ce sont mes préférés. En les voyant ainsi rassemblés, je me sens conforté dans deux convictions : d'abord, que les grandes affaires humaines doivent très peu, sur le fond, à l'époque où elles se manifestent ; et puis - mais n'est-ce pas une évidence ? - que les plus belles histoires sont toujours liées à des personnages hors du commun : Aliénor d'Aquitaine, Pierre Brossolette, Dom Pérignon, Hatchepsout... Quel fascinant bouquet de grandes destinées !"

  • « Aux gens qui, pour m'avoir vu avant et après la greffe, me disent : "C'est le jour et la nuit", je réponds : "C'est la nuit et le jour plutôt." La greffe m'a sorti d'une longue nuit où m'avaient enseveli les déformations, les regards et les moqueries, une nuit de trente-cinq ans dont je ne voyais pas la fin.
    Depuis l'opération, je vis de ce jour que je n'espérais plus. Anonyme dans la foule, je ne suis plus celui qu'on dévisage avec effroi et cruauté. Je suis un homme parmi les hommes et je marche sans peur vers celui qui approche et va bientôt me croiser, son regard glissant, sans plus, sur mon visage. Je suis tout simplement un homme heureux. » Premier greffé total du visage en juin 2010, Jérôme Hamon, l'année de ses quarante ans, raconte sa vie d'avant, marquée par les assauts de la maladie de von Recklinghausen, mais aussi sa volonté de vivre désormais comme tout le monde, ses espoirs et la façon dont il s'est approprié son nouveau visage.
    Jérôme Hamon nous livre le récit saisissant d'une expérience hors du commun et porte un regard sans complaisance sur notre société de l'image et de l'apparence.

  • « La prison doit changer, la prison va changer », avait affirmé Nicolas Sarkozy en 2007 en réaction à l'indignation citoyenne et médiatique déclenchée par l'état désastreux des prisons en France. Ces propos prometteurs ont été suivis par la création d'un

  • Un jour, ils ont dit « non ».
    Non aux injustices, non aux fatalités, non aux facilités d´une vie tracée, non aux réflexes de leur milieu d´origine, non aux conforts d´une carrière assurée, non aux diktats d´une hiérarchie aveuglée ou soumise.
    Ils ont dit non, et placé leur vie sous le signe de l´action, du combat, de l´engagement au service de leurs semblables. Rebelles, oui, mais rebelles de Dieu, car c´est au nom de leur foi qu´ils ont agi.
    Qui sont ces croyants magnifiques ? C´est le docteur Albert Schweitzer quittant sa carrière pour ouvrir un dispensaire en pleine jungle, c´est Edmond Michelet choisissant dès 1940 la voie ardue de la Résistance, ce sont les époux Trocmé organisant l´accueil des Juifs dans les fermes du Chambon-sur-Lignon. C´est la figure lumineuse d´une Madeleine Delbrêl consacrant son existence aux populations défavorisées d´Ivry-sur-Seine, ou celle de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, l´ancienne résistante, déportée à Ravensbrück, prenant la suite du fondateur d´ATD Quart Monde, le père Joseph Wresinski, pour faire entendre la voix de tous les exclus.
    Qu´ils soient missionnaires ou résistants, iconoclastes ou bâtisseurs, ces hommes et femmes aux destinées d´exception sont profondément de notre temps. Alors que la religion est souvent perçue comme formaliste et conservatrice, ils témoignent que foi et liberté savent rimer ensemble, et que la charité n´est pas l´apanage des béni-oui-oui. On le sait, rien de grand ne s´est fait sans passion. Sans combat non plus. Ces douze hautes figures en sont l´exemple vivant.

  • Après dix ans de gouvernance conservatrice, qui ont fait de la France un pays divisé, la gauche a le devoir de gagner en mai 2012. Pour réconcilier les Français, leur redonner fierté et sens du projet collectif.
    Donnons la priorité à l´éducation, au logement, à la justice fiscale et sociale, à la jeunesse, à l´environnement, à la moralisation de la vie politique, à la réforme du fonctionnement des marchés financiers, mais n´oublions pas de construire des « galeries vers le ciel » comme le disait Aragon.
    La culture fait partie intégrante de notre identité et de notre histoire, elle fédère et rassemble les citoyens, contribue à donner à la France sa place spécifique en Europe et dans le monde. Vecteur d´épanouissement individuel autant que de valeurs collectives, elle est le socle de notre République.
    Parce que nous traversons une crise économique et morale profonde, il me semble indispensable de défendre une politique culturelle audacieuse et réformatrice, en phase avec son temps, ouverte à tous les citoyens.
    C´est l´objet de ce Petit livre rouge de la culture.

    Couverture : Livre rouge © Andy Crawford / Dorling Kindersley / Getty Images

  • Un spectre hante les intellectuels occidentaux, le sujet cartésien, prétendument dominateur, exploiteur de la nature et aveugle aux particularismes.
    Ils ont beau se livrer officiellement une lutte à mort, tous sont unis en une Sainte-Alliance destinée à exorciser ce spectre : l'obscurantiste New Age et le déconstructionniste postmoderne ; le théoricien habermassien de la communication et le partisan heideggérien d'une pensée de l'Etre ; le scientifique cognitiviste et l'écologiste intégriste ; le (post) marxiste critique et la féministe. Le Sujet qui fâche s'engage au contraire à réaffirmer le sujet cartésien, à démontrer que l'attitude productiviste moderne ne constitue pas la réalisation de son potentiel profond.
    Il ne propose pas un retour au cogito dans la forme sous laquelle cette notion a dominé la pensée moderne (le sujet pensant transparent à lui-même), mais tente de mettre en lumière son envers oublié, le noyau non reconnu du cogito, toujours en excès, très loin d'une image pacifiante du Soi. Slavoj Zizek entreprend une confrontation détaillée avec la tradition de l'idéalisme allemand, Heidegger, Kant, Hegel ; puis avec les quatre philosophes actuels qui, d'une manière ou d'une autre, ont pris Althusser pour point de départ avant de développer leur propre théorie de la subjectivité politique : Laclau, Balibar, Rancière et Badiou.
    Enfin, il analyse le glissement déconstructionniste de la problématique du sujet vers celle de la multiplicité des positions subjectives et des modes de subjectivation, en discutant notamment la théorie de la formation du genre de Judith Butler. Mais la portée de ce livre n'est pas seulement philosophique. Il s'agit d'une intervention politique engagée, qui traite la question de notre époque : comment reformuler un projet politique anticapitaliste de gauche à l'époque où dominent le capitalisme mondialisé et son complément idéologique, le multiculturalisme libéral-démocrate ?

  • Aucun doute n´est plus permis : le système capitaliste global entre à toute vitesse dans sa phase terminale. Crise écologique mondiale, révolution biogénétique, marchandisation effrénée et croissance explosive des divisions sociales sont, selon Zizek, les quatre cavaliers de l´apocalypse à venir.
    Mais la mort du capitalisme doit-elle entraîner, comme le croient beaucoup, la fin du monde ? Non. Il y a un espoir. Nos réponses collectives à la catastrophe correspondent précisément aux étapes du deuil décrites par la psychologue Elisabeth Kübler-Ross : déni, explosion de colère, tentatives de marchandage, puis dépression et, enfin, acceptation. C´est après avoir atteint le point zéro, après avoir traversé le traumatisme absolu que l´individu, devenu sujet, pourra discerner dans la crise l´occasion d´un nouveau commencement. Mais la vérité traumatique doit faire l´objet d´une acceptation et se vivre pleinement pour qu´ait lieu ce tournant émancipateur.
    Notre salut viendra d´une réaction à l´idéologie multiculturaliste hégémonique qui entrave notre prise de conscience politique, mais aussi par la lutte. La lutte contre l´autorité de ceux qui sont au pouvoir, contre l´ordre global et la mystification qui l´étaye, contre nos propres mécanismes d´évitement et d´aveuglement qui nous conduisent à inventer des remèdes ne faisant qu´aggraver la crise.
    Dans une analyse magistrale, où la géopolitique tient une place de choix, Zizek nous engage, au vu de l´inéluctable prolétarisation qui entraîne la subjectivité contemporaine vers le chaos, à repenser radicalement le concept d´exploitation. Et il détecte en même temps les indices d´une culture communiste possible dans des utopies comme le « peuple des souris » de Kafka, ou dans celles que suggère le collectif des surdoués déjantés des Plus qu´humains de Theodore Sturgeon ou le groupe de rock Rammstein.

  • " Quand tout ce à quoi l'on croit, tout ce que l'on aime, tout ce dont on est héritier est menacé, alors il faut résister.
    A un monde sans repère et déjà barbare, j'oppose ma foi de chrétien. A la mondialisation qui efface tout, les identités et les cultures, j'oppose la splendeur de ma civilisation. A la cité planétaire, j'oppose la simplicité de mon village. Au monde des lettres, trop souvent injuste et cruel, j'oppose ma vérité d'écrivain. A la culture de mort, j'ose opposer la culture de la vie et de l'amour. Aux tueurs embusqués, j'oppose la sérénité des veilleurs.
    Ce que j'ai écrit là est donc un acte de résistance, le plus juste moyen de protéger la beauté menacée du monde. "

  • «Tout a donc été soigneusement (dés)organisé pour que le caïdat s'impose et que les lascars ne puissent échapper à leur rôle de méchants. Aussi prendront-ils la vedette aux millions de benêts que l'Etat destine, en douce, au conditionnement des multinationales - abattement, abêtissement, abattage. Mais les «violences urbaines» détourneront mieux l'attention si elles se diversifient. Déclinaison d'une gamme de produits pour show choc : tournantes, voitures volées, vandalisme, sadisme antiflic, islamisme, came, casses, caillassage, cambriolages, cannabis, racket, pitbulls, guerre des gangs. Montés en épingles, ces coups médiatiques inspireront même des jeunes que rien ne prédisposait à de telles exactions. La médiatisation de violences impunies, loin de les congédier, les entérine et leur donne droit de cité.» Le premier livre qui révèle les connexions entre violences urbaines, sexisme, défaillance de l'école, culture de masse et globalisation.

  • Dans le désert, un chameau se dirige vers l'Est. Un autre vers l'Ouest. Comment fontils pour se regarder ?
    Voici, résumée, l'une des plus simples parmi les 200 devinettes que la malicieuse princesse soumet au roi son mari pour le tenir en haleine. Mathématicienne ou logicienne, la Shéhérazade de Smullyan ajourne ainsi habilement, nuit après nuit, l'échéance de son exécution.
    D'austère, la logique se change en une plaisante discipline et le paradoxe d'Epiménide, le théorème de Gödel, le paradoxe de Russell ou encore le célèbre dilemme du prisonnier nous apparaissent soudain tout à fait accessibles.
    Alliance savoureuse du drôle et du sérieux, du légendaire et du réel, ce livre enchantera les amoureux des mathématiques, les esprits férus de problèmes logiques. Les solutions figurent en fin d'ouvrage !

  • Une affaire de tombes anonymes, une erreur d'investissement qui se révèle fatale pour une entreprise, des histoires de risques mal calculés, de lois de probabilités appliquées aveuglément... il faut toute l'ingéniosité de Sherlock Holmes et de Colin Bruce réunis pour déjouer les pièges dans lesquels le sens commun nous entraîne.
    La déduction, arme légendaire du célèbre détective, s'agrémente ici de probabilités, de mathématiques, de logique. Des jeux d'argent aux meilleures méthodes de management, en passant par quelques clins d'oeil historiques (l'inventeur du Titanic expose ses travaux à Sherlock Holmes ; Lewis Carroll se transforme en détective), les douze enquêtes de cet ouvrage sont autant d'applications de célèbres théories scientifiques : la théorie des jeux, la théorie de la décision, la pluralité des mondes possibles...

    Illustration : Quentin Duckit © Flammarion

  • Incarcéré à Fresnes pour collaboration, Claude Jamet sort de prison le 15 février 1945, et tout recommence comme avant. Du moins, c'est ce que croient ses enfants, Jean, Alain et Benjamin (le narrateur). Mais quelque chose en lui est brisé. Désormais, il

  • Les Français, c´est bien connu, sont les champions des vacances... c´est ainsi, du moins, qu´ils apparaissent sous le regard décalé d´un Américain à Paris. Avec son ironie et son impertinence habituelles, Ted Stanger dresse le tableau de ces Français pour qui, toutes les six semaines, la pause s´impose, au gré de l´Éducation nationale, des sacro-saints congés payés et... de leur paresse naturelle.

    D´anecdotes en provocations, on rit franchement devant le miroir à peine déformant qui nous est tendu, déclinant les travers du tourisme de masse à la française : du Parisien fuyant dès que possible « la plus belle ville du monde » au métropolitain en goguette dans les Dom-Tom ; des « hyper-vacances » présidentielles aux mouvements de grève suspendus à l´approche des congés - chacun en prend pour son grade et se demande, grâce à l´humour tendre et mordant du « plus frenchy des Américains », de quoi les Français cherchent tant à s´évader...

  • Certains se sont divertis à réunir les idées reçues, les lieux communs ou les sottises de leurs contemporains.
    L'auteur de ce petit livre, lui, s'est amusé à collectionner les impostures. Pas les siennes, bien sûr, qui ne présenteraient à vrai dire qu'un

  • Nous voici malades de notre façon d'aimer. Un amour possessif, exclusif et lâche qui referme la famille sur elle-même, multiplie les névroses, mène parfois au suicide et à l'esseulement. Les rares spasmes de libération sont étouffés par les contrôles religieux et marchands, si bien que nous avons perdu ce qui faisait le sel de la relation amoureuse : l'élan généreux vers l'autre, le désir désintéressé, le don de soi. Comment sortir du coma et de la crispation ? Comment conjuguer enfin l'amour et la liberté ?
    Je t'aime est un poème. Je t'aime est une cure. En cinq cents fragments, Vincent Cespedes nous précipite dans l'Amour mortifiant d'Occident pour mieux nous en extraire. Contre le retour à l'ordre moral mais aussi contre la sexôlatrie consumériste, sa prose ne laisse rien indemne. Révolution de l'intime, Je t'aime nous invite à transformer la société en redécouvrant le sens de l'abandon, du féminisme, de la virilité, de l'autonomie, de la solidarité et de l'aventure.

  • Voici, pour la première fois, le récit d'une gestation pour autrui (GPA) rédigé à quatre mains par des femmes d'exception : Sarah qui, après plusieurs années de mariage, ne parvient pas à avoir d'enfant, et Aimee, une fascinante Américaine qui acceptera de devenir mère porteuse.
    En confiant leurs joies, leurs peines et leurs espoirs déçus, Sarah et Aimee livrent au fil des pages un témoignage des plus intimes. Elles répondent en outre aux brûlantes questions que soulève la GPA. Sarah parviendra-t-elle à aimer ce bébé porté par une autre ? Pourquoi Aimee a-t-elle accepté de mettre ainsi sa vie entre parenthèses ? Comment ne pas chérir ce petit être dont il lui faudra bientôt se détacher ?
    Un texte d'une force émotionnelle inouïe, qui donne à penser, mais aussi à aimer, tout simplement.

  • Depuis l´enfance, Pascal a le visage déformé par la maladie. Il ne rêve que d´une chose : ne plus attirer les regards dans la rue et mener une vie « normale » ; travailler, s´amuser, aimer « comme tout le monde ». Changer de visage pour changer de vie, c´est ce à quoi aspirent, comme lui, des dizaines de patients qui n´ont plus qu´un espoir : la greffe.
    Chaque visage a une histoire, que le professeur Lantieri, l´un des plus éminents spécialistes mondiaux de chirurgie reconstructrice, nous raconte dans ce livre en forme de mémoires. C´est l´histoire de donneurs et de patients héroïques - comment faire le deuil de son ancien visage ? Comment vivre avec celui d´un autre ? C´est l´histoire d´une technique médicale fascinante - comment est-il possible de greffer un visage ? Quelles questions humaines pose une telle opération ? C´est l´histoire enfin du véritable parcours du combattant mené au jour le jour par un chirurgien passionné et par son équipe : un quotidien rythmé par l´attente (d´un donneur compatible avec le patient) puis par l´urgence (de l´opération, qui dure parfois jusqu´à 48 heures d´affilée), la prise de risque, la compétition acharnée qui règne au sein du monde médical, le spectre permanent de l´échec et l´ivresse prométhéenne de redonner vie...

    Couverture : Création Studio Flammarion En couverture : © Chris Briscoe / Monsoon / Photolibrary / Corbis

  • « Comme des millions de baptisés, je m´étais éloignée de la pratique religieuse. Ma position était confortable : je faisais partie de la famille catholique, mais sans en subir les interdits ni les secousses. Jusqu´au jour où une petite Brésilienne... » Qui ne s´en souvient ? En mars 2009, une fillette violée par son beau-père est enceinte de jumeaux. Sa mère la fait avorter. Elle est excommuniée... Pour Christine Clerc, ce drame agit comme un électrochoc. Comment l´Église de l´Évangile en est-elle arrivée là ? La défense de la chrétienté menacée empêcherait-elle de dire certaines vérités ?
    L´auteur entreprend une enquête à travers l´histoire et au sein du monde catholique. Elle interroge des prêtres et des fidèles. Elle découvre qu´elle n´est pas seule, loin de là. Chemin faisant, elle croise l´éléphant de Pline l´Ancien, qui lui fournit une clé de la morale sexuelle des Pères de l´Église, encore si présente dans les encycliques papales.
    Elle rencontre aussi des membres de l´Opus Dei. Pourquoi Jean-Paul II s´appuya-t-il sur cette puissante organisation conservatrice ? Pourquoi étouffa-t-il durant tant d´années les scandales des prêtres ou évêques pédophiles ? Et pourquoi les papes Paul VI, Benoît XVI et lui-même ont-ils mené leur combat le plus acharné non contre l´argent-roi, mais contre la contraception ?
    Au terme d´un témoignage plein de chagrin, de colère, mais aussi d´humour, Christine Clerc s´adresse au pape : « Vous ne sauverez pas l´Église sans les femmes ! N´ayez pas peur ! »

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