Langue française

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des centaines d'hommes se noient chaque année dans la Méditerranée en tentant - du détroit de Gibraltar à l'Adriatique - de gagner l'Europe sur des embarcations de fortune à partir des côtes africaines. Fawzi Mellah a décidé de suivre le périple d'un groupe d'immigrés clandestins et il est parti d'un port proche de Tunis sur une barque. Il nous dit les peurs et les espoirs de ces damnés de la mer prêts à tout pour assurer un devenir aux leurs. De la traversée aux passages illégaux de plusieurs frontières, de la brutalité des douaniers à la cupidité des passeurs, c'est à un voyage au bout de l'horreur qu'il nous convie. Et pourtant, aucun pathos ne se glisse sous sa plume. Son document est un constat froid et implacable sur un des drames humains d'aujourd'hui, né des nouveaux soubresauts de l'Histoire et du nouvel ordre économique mondial.

  • Terre Courage est le récit romancé, sur 3 000 ans d'Histoire, des relations entre l'homme et la nature, depuis le temps des famines et de la simple cueillette jusqu'à celui où de nouvelles cultures apparaissent, reculent, reviennent selon les besoins et les moyens, entre les hantises de la disette et les mirages des excédents, entre les défrichements opiniâtres du passé et les reboisements actuels. Le cadre en est une forêt omniprésente, une rivière au cours fragile, une vallée aux terres ingrates, jadis ravagées par des animaux sauvages. Génération après génération, des hommes y ont imprimé leur marque malgré les guerres, les maladies, la fureur des éléments et des autres hommes. On dit souvent que « le paysage change » ; nos paysages ne sont eux-mêmes que des constructions, l'illustration du rapport passager de l'homme à l'espace. Fruit et outil de ce rapport, l'agriculture, comme la nature, n'est qu'un éternel recommencement. L'Homme est le véritable héros de ce roman, de celui de l'âge du fer au nouvel agriculteur d'aujourd'hui.

  • Carine Hutsebaut est une jeune femme pas tout à fait ordinaire. Elle est profileuse de criminels. Tueurs en série, violeurs et surtout pédophiles, tous ceux que la société condamne sans appel l'intéressent, et ce n'est ni pour les défendre ni pour les absoudre, mais pour comprendre leur psychologie et par conséquent aider à élucider des crimes qui répondent tous à certains rituels. Plus que son diplôme de criminologue, Carine Hutsebaut revendique celui qui n'existe pas : victimologue. Car à tout coupable correspond un profil de victime, et c'est aussi dans le récit des parents de victimes que, après ses heures dans les parloirs des prisons ou à son cabinet de thérapeute, elle cherche la clé des affaires. Van Geloven fut son premier sujet examiné. L'assassin qui poussa le président du tribunal à ordonner le huis-clos, par égard pour la sensibilité de l'assistance. Lors de l'affaire Dutroux, elle a établi dans la presse un profil précis du coupable mais personne n'en tint compte. Car c'est aussi le système qu'elle dénonce, ses mécanismes rigides qui freinent les enquêtes ; la formation de la police, trop classique, nombre d'enquêteurs considérant qu'un « monstre » doit avoir le physique de l'emploi ! À la demande des familles de victimes ou de coupables, de la justice, de la police, et jusqu'au FBI, Carine Hutsebaut cherche, réfléchit et compare. Sa méthode est simple : écouter, sans frémir ni juger. Il y a quinze ans qu'elle a dit non à la fatalité. C'est une passionnée de l'âme humaine, autant qu'une femme exerçant un étrange métier, qui s'adresse aujourd'hui à nous.

  • Les poètes de l'humour contemporain sont, avec les amuseurs et les caricaturistes, nos modernes bouffons. Rien ne trouve grâce à leurs yeux, à commencer par eux-mêmes. Ils déconstruisent d'abord leur propre image avant de s'en prendre à tout ce qui, traditionnellement, fonde une société : l'État, la Religion, la Famille, le Travail, la Culture, l'Amour. Ils se veulent moins iconoclastes que tireurs de sonnettes d'alarme. Ils savent que la vie est une chose trop grave pour qu'on la prenne au sérieux. Certains, même, sont des tragiques absolus... dont l'existence s'est terminée par un suicide. Ayant lancé leur mise en garde, ils ont décidé de prendre congé, nous laissant à nos réflexions, à nos doutes. Les autres, qui ont choisi de vivre, malgré tout, continuent leur veille vigilante, pour notre plus grand profit. On trouvera, dans ces pages, leurs mouvements d'humeur et d'humour. Pour des raisons de place, nous avons dû nous résigner à ne présenter ici que des poètes de langue française, et surtout contemporains, en sachant combien nous perdions en abandonnant les autres. Précisons également que le terme de « poète » est pris dans un sens assez large, puisqu'il y a, dans ce livre, de nombreux textes en prose dont les auteurs sont aussi romanciers, dramaturges, critiques, peintres, musiciens, en même temps qu'ils sont poètes.

  • C'est le visage brûlé que Scipion revient d'Algérie, en octobre 1962. Il a vingt-quatre ans. La médecine a guéri ses plaies. Sa force et sa forme physiques sont peu communes, mais les regards se figent sur son sourire calciné. Scipion vit désormais, solitaire et sans attaches, dans un monde hostile, où les femmes font de leur mieux pour l'éviter. Ce que son obsession d'elles va le conduire à entreprendre, comment l'habitué des bois va soudain devenir - dans le grand domaine qu'il s'est approprié - L'Indien qui chasse pour lui seul, voilà ce que le lecteur, pris par le crescendo inexorable du récit, découvrira, la gorge nouée. Et lorsque l'Indien sentira se refermer sur lui ce piège, qu'il a construit avec ruse et opiniâtreté autour de la femme enfin approchée, aucun homme ne doutera que la course à laquelle il vient d'assister, la plus folle de toutes, il aurait tenté, lui aussi de la courir.

  • Dans cette anthologie, sont réunis une trentaine de poètes qui écrivent pour aujourd'hui, sont nos témoins et nos porte-parole. Ils participent de toutes les écoles et, du classicisme à l'écriture éclatée, présentent les différentes possibilités du nouveau travail sur la langue. Que se passe-t-il aujourd'hui dans la poésie ? L'amour ne joue plus la convenance à tout prix, la femme poète occupe enfin son identité. L'Éros commence à déployer ses fantasmes à l'air libre. La nature n'est plus un temple rousseauiste, mais à la fois une terre natale langagière, un brouillon de la création et l'unique contrepoint à la ville concentrationnaire. Le narratif a élargi son aire au maximum. Du sourire au rire noir, l'humour remet en question les bases mêmes de la morale et, souvent, l'équilibre sensé du langage. Il faut lire ces poètes qui nous disent plus que ce que nous en savons sur nous-mêmes !

  • Ces dix textes dessinent différents visages de l'amour, vu par l'homme ou par la femme. Les regards se nouent à partir du jeu des hasards et des distractions. Un train, une bousculade, une promenade, Bruges ou Venise, créent la rencontre et tous ses lendemains. Les souvenirs d'enfance, le vécu inventé pour les personnages, des moments intenses, prouvent l'imagination ardente de Marie-Hélène Verdier. Son style est souple, moderne, avec des ellipses, des pointes baroques. Une poésie lumineuse, à la fois charnelle et mystérieuse. Parfaite connaissance du coeur humain, dont la lucidité, pourrait-on dire, est réparée par l'onirisme, humeur enthousiaste, mélancolies maîtrisées font du Grand Vénéré une oeuvre intimiste, au charme rare.

  • Tromper l'ennui, retrouver une autre réalité d'émerveillement et de vertige où la compétition, le risque, l'aventure puissent exister, telles sont les motivations du joueur. Le Président Maurice Caradet, qui présente cette anthologie de textes rares ou inédits sur loto, loterie, jeux, chance et hasard, insiste sur cette permanence et cette puissance de l'esprit ludique à travers les siècles et les sociétés. 2 000 ans avant Jésus-Christ, les Chinois s'adonnaient déjà à la loterie. Les empereurs romains en organisèrent quelques-unes. François Ier officialisa en France la Loterie Royale. Évasion du quotidien, certes, mais aussi luxe de l'imagination. Magie d'un rituel pour tous qui s'est adjugé les mots chance et hasard. C'est l'attente de l'élection du sort. Le veinard est auréolé d'un mystérieux prestige. Intérêt, autant que plaisir, amour du chiffre et des combinaisons, voire science du calcul, animèrent des grands joueurs, comme Cagliostro ou Galilée, autant qu'Henri IV ou Louis XIV. Du XIIIe siècle à nos jours, prosateurs, poètes, philosophes, auteurs dramatiques, se sont donné rendez-vous autour de la roue capricieuse de la fortune. De Rutebeuf et Charles d'Orléans, à Jean Giraudoux ou à Sartre, de la Fontaine à Michel Tournier, de Molière à Marguerite Yourcenar, de Rabelais à Regnard ou Valéry, de Verlaine à Prévert, voici leurs plus belles pages, leurs réflexions les plus profondes sur la passion et les surprises du jeu. Cette lecture nous sera d'autant plus bénéfique aujourd'hui où, selon la conclusion de Paul Guth, la Loterie nationale et le Loto ouvrent les portes du rêve au Peuple-Roi.

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  • Apparu au XVIe siècle, mais ayant encore de fervents adeptes, le sonnet se veut taillé dans le cristal le plus pur des mots, et d'une concision difficile : quatorze vers pour tout dire ! En réunissant Ronsard, Baudelaire, Musset, Heredia, Mallarmé, Rimbaud, Pierre Louÿs, Apollinaire, Valéry, aujourd'hui Aragon, Cocteau, Montherlant, Bosquet, Marie Letourneur nous propose un choix exceptionnel de tous ceux qui ont marqué le sonnet de leur art. Une Histoire du sonnet par le sonnet, nous rappelle, en annexe, les triomphes, les querelles, les scandales et les novations qu'a suscités le sonnet. D'une vitalité peu commune, il connaîtra, de Marot à Guillevic, le port de la fraise, le mal du siècle et... l'ère atomique. C'est la preuve que cet aristocrate au buste trop long, jambes trop courtes - selon la définition amusée de Théodore de Banville - ne s'est jamais placé hors du temps !

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  • Il est inutile de démontrer la stupéfiante actualité d'Artaud, dont on continue d'étudier le passage éblouissant, comme d'une comète, à grand renfort d'hypothèses et de polémiques. Saint-Antonin-Artaud ou Artaud le Mômo ? Le poête surréaliste, le drogué, le malade, le surhomme, ou le fou ? D'entre tous ses visages contradictoires, s'impose peut-être - unité brûlante - celui de l'aventurier de l'esprit, en quête de la vie absolue. Après tout, ce livre voudrait situer Artaud en dehors de la société, dans laquelle il vécut si peu et si mal, et le rendre à lui-même, à sa douleur d'être lui-même et seul, pour devenir Antonin Artaud, seul parmi nous tous, les adeptes lucides, ou bouleversés, ou les indifférents.

  • "Le choix que j'ai fait de ces cris est bien sûr, comme tout choix, arbitraire. Sans doute ai-je commis de nombreux oublis, mais la mémoire est imparfaite, je m'en excuse auprès des vivantes comme des mortes.
    On s'étonnera, peut-être, que j'ai mélangé cris réels et cris issus de l'imagination d'écrivains hommes. On aurait tort. Certains hommes nous connaissent mieux que nous-mêmes et ont parlé en notre nom (un peu trop, dira-t-on) à des moments où ligotées dans les contraintes sociales et religieuses, nous n'osions pas prendre la parole. Les temps ont bien changé..."

    Régine DEFORGES.

  • L'Étoile Révolte réunit la plupart des nouvelles restées inédites de Renée Brock, disparue en 1980. On y retrouve cette sensibilité instinctive, absolue, aux souffrances humaines et le culte gourmand de l'instant privilégié. Le couple livré à l'amour, la royauté des enfants, la passion des animaux, la nécessité de l'intégrité physique. Des thèmes développés avec des nuances différentes dans deux précédents recueils de nouvelles : L'Étranger intime (prix Victor-Rossel 1971) et Ceux du canal (1980) qui furent salués par la critique : Le Figaro (Luc Étang), Le Monde, Sud-Radio, Le Soir de Bruxelles. Finesse, sobriété, intensité. Une âme de femme en plénitude se dévoile ici. La beauté sauvage des images de cette prose nous rappelle le grand poète qu'est Renée Brock, « la Louise Labé de Liège », révélée par les éditeurs Laffont, G.L.M., Seghers, et dont les Poésies complètes ont paru en 1982 aux éditions Saint-Germain-des-Prés. Ces Poésies complètes ont été couronnées du 2e grand Prix RTL-Poésie 1, 1984. Renée Brock figure désormais dans toutes les anthologies.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La communication serait-elle en passe de devenir une des fonctions les plus opaques de l'entreprise ? Au moment où elle est enfin considérée comme stratégique, voici que, sans cesse, elle crée de nouveaux mots, de nouveaux concepts dont on ne saisit pas d'emblée l'apport. De nouvelles spécialités naissent et apportent avec elles de nouvelles agences, experts et conseils. Aspirant à toujours plus de globalité, la communication est devenue un métier fractionné. On s'y perd ! Communication by Smiling around est un outil de transparence et de management. En quelques phrases fortes, Jean-Noël Kapferer rappelle les vérités essentielles, structure et précise les concepts. Par sa sélection incisive de dessins, il épingle les attitudes et les comportements courants dans ce métier. Livre d'humeur, il est surtout une invitation au professionnalisme et à la lucidité !

  • L'évidence et le mystère ou, pour user de termes propres à l'auteur, "la leçon de choses et l'éblouissement", se partagent l'univers de ce poète tout de finesse et de sensibilité. Cette ombre et cette lumière donnent un singulier contour à la poésie de Gabrielle Althen ; une poésie qui ne se livre pas d'emblée, appelant une lecture attentive. Avec ses images souvent étranges, parfois inquiétantes, l'écriture est celle d'un sismographe qui enregistre la moindre vibration. Sensuelle et intellectuelle à la fois, la poésie de Gabrielle Althen envoûte et séduit.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • "Chacun l'a été ou le sera à un moment, à une nuit ou à l'autre de sa vie. Quoi ? Poète !" C'est sur cette affirmation que Pierre Delanoë ouvre son "Art poétique". Comment ne pas lui donner raison. Poète, Delanoë l'a été des milliers de fois puisqu'il a écrit entre 3 et 4 000 chansons dont quelques-unes ont fait le tour du monde, chantées par Bécaud, Sardou, Fugain, Lenormand, Macias, Halliday entre autres : Mes mains, Et maintenant, Je n'aurai pas le temps, Il est mort le soleil, Le France, En chantant, L'amour en héritage, La ballade des gens heureux, Les lacs du Connemara. Delanoë joue avec les mots comme il respire et il en fait des « paroles à lire ou des poèmes à chanter », autrement dit : au lecteur de faire son choix. Ce qui est sûr : depuis quarante ans bientôt, nous fredonnons tous, souvent sans le savoir, des paroles-poèmes de Pierre Delanoë.

  • Le vieil Yffic Pradenn, le gardien de phare de Pen Avel, a dû quitter sa Tour du Feu pour sa petite maison de retraité. Il y a emporté les feuillets qui restaient dans son filet, depuis l'envoi des premiers « propos » dans une bouteille à la mer. Il a choisi, pour cette dernière palanquée, des petites phrases qui provoquent ou dérangent, font sourire ou rendent perplexe. Il affirme que « Prêter à rire donne à penser ». Ayant aussi compris que « le poids des mots est inversement proportionnel à leur quantité », ce veilleur a fait court : au diable les bavards ! Il aime surtout donner la palme aux « gastronomes du spirituel ».

  • L'homme a enfin le droit de vivre sa vie, toute sa vie, celle qu'il porte depuis la nuit des temps dans ses gènes. Jusqu'au XIXe siècle, heureux et rares furent ceux qui dépassaient la quarantaine. La mort guettait à tous les âges, la vieillesse commençait à trente ans. Aujourd'hui, rares sont ceux qui n'atteignent pas 70 ans, 80 ans, et bientôt 90, 100 ans... La vieillesse et la mort reculent à pas de géant, remises à plus tard par une maturité qui se prolonge. Trente années vitales ont été gagnées, et on peut faire mieux encore ! Nos sociétés occidentales n'ont pas pris toute la mesure de cette révolution de la longévité qu'elles sont les premières à vivre. Les consciences et les systèmes évoluent moins rapidement que l'espérance de vie. Nos générations doivent répondre à des questions qui ne se sont jamais posées (du moins collectivement). Qu'allons-nous faire de nos soixante ans ? de nos soixante-dix ans ? de nos quatre-vingts ans ? Quelle société ferons-nous naître du « Nouvel Âge » de l'Homme ? Les auteurs s'appuient sur les prévisions démographiques, sociales et médicales des prochaines décennies pour ébaucher un scénario. Armé de ces nouvelles données et des « pistes » explorées, à chacun de préparer son rôle et à tous d'inventer la société de demain.

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