FeniXX réédition numérique (Denoël)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans cet essai, Sylvie Korcaz s'est efforcée d'élucider) la nature des liens qui existent entre les juifs de France et Israël. Le sionisme, entendu comme idéologie politique, peut-il justifier ces liens ? Non, semble-t-il, puisqu'une majorité de juifs français se disent non-sionistes, tout en, exprimant leur attachement à Israël. Dans une première partie, l'auteur montre comment l'appartenance juive et l'appartenance de classe constituent les deux composantes contradictoires de l'image d'Israël pour les juifs français. Dans une deuxième partie, elle étudie concrètement les rapports que les juifs français entretiennent avec Israël. C'est un sujet qui a prêté bien souvent à des relations fantaisistes, voire mensongères. Les conduites collectives suscitées par l'existence de l'État juif font l'objet de la troisième partie. Sylvie Korcaz a procédé en sociologue et par une méthode expérimentale : elle a proposé un questionnaire à cinq cents personnes et complété son enquête par des entretiens dirigés.

  • La Guapa tient le Café de la Plage. La cabane-épicerie de Delgado est située sur la falaise... C'est le printemps. Rosalie, Yvette, Franco et trois autres garçons sont arrivés. La Guapa les nourrit et les écoute. Les journées se passent à boire, à échanger des souvenirs, tandis qu'à l'arrière-plan chemine un être mythique, dont l'enfance hante leur mémoire : le gardien de la plage... Espace-temps, solitude de chacun, langage du peu de réalité de la vie...

  • Le contexte et le contenu de l'activité d'Aragon, longue, complexe, pleine de rebondissements spectaculaires, confèrent à l'oeuvre comme à l'écrivain une valeur représentative. Le « cas Aragon » pose avant tout le problème de l'interaction entre l'engagement politique et l'écriture. Cette étude part de La mise à mort, roman où Aragon tente de révéler sa « schizophrénie », de se poser comme un être brisé entre l'aspect social (l'homme communiste) et l'aspect personnel (le poète). Puis Sophie Bibrowska suit l'itinéraire de ce dédoublement à travers l'oeuvre romanesque d'Aragon ; elle écarte, comme trop facile, l'idée si répandue que l'idéologie est néfaste à l'art, et se demande si la question cruciale n'est pas l'attitude de l'artiste envers l'idéologie, envers ce que celle-ci contient de vivant, de transcendant, d'essentiel. Aragon a-t-il eu des rapports authentiques avec l'idéologie qu'il était censé vivre ? Et l'absence de tels liens, n'est-ce pas ce qui l'a poussé à chanter l'institution plus que l'idéal, le moyen en dépit du but ? L'auteur a cherché des réponses à ces questions dans les romans mêmes d'Aragon.

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  • L'eau-de-mort guildive tire son nom de cette eau-de-vie, dite guildive, qui était, aux Antilles, spécialement fabriquée pour les esclaves. Dans un langage bien à lui, à la fois réaliste et poétique, l'auteur de La vie et la mort de Marcel Gonstran tente d'enserrer dans un récit aux mailles lâches, où l'image surgit vivace à chaque page, la réalité de la Martinique, de ses habitants tels qu'ils vivent aujourd'hui. Des personnages passent et disparaissent : un paysan embourbé avec sa charrette dans une ornière tandis que foncent sur la route des voitures aux chromes étincelants... Reine, la coquette, dans ses jupons créoles, si bien faite pour l'amour... Rires, révoltes, tendresses, sourdes menaces, et partout la pauvreté, celle qui engendre les escrocs, les mendiants, les infirmes de toute espèce - et qui suscite aussi les policiers à la matraque facile. Fort-de-France, ses grandeurs et ses turpitudes, se dresse à la fin du livre, éclatant en un incendie et une révolte sans lendemain. Tout le récit est émaillé de ces mots de terroir du parler créole qui instaurent naturellement la différence entre deux pays, deux climats, deux civilisations, même si le colonisé parle la langue du colonisateur.

  • La narratrice, une Française, est mariée à un Croate et vit à Zagreb. À la suite d'un accident banal, elle se trouve gravement handicapée par une longue et douloureuse sciatique. Livrée à l'insécurité, à la peur, consciencieusement mais inefficacement soignée, elle éprouve, jusqu'à l'angoisse, cette espèce de perpétuelle mutilation à laquelle sont condamnés les pauvres et, tout particulièrement, les pauvres en devises, les populations des pays sous-développés. À l'hôpital durant des mois, elle vit parmi des « pauvres » qui la regardent comme une « riche » car, si pauvre qu'elle soit elle aussi, elle est une ancienne « riche », elle a gardé des habitudes de là-bas, de France, et aussi des attaches concrètes qui se matérialisent en colis de temps en temps. Elle découvre que la frontière est presque infranchissable entre les uns et les autres, qu'elle passe même à l'intérieur du couple, entre elle et Yvo, son mari. Sans ces « choses » (petites ou grandes) que l'on acquiert si aisément dans les pays dits développés, serait-il impossible, à qui les a connues puis perdues, de vivre une vie humaine ? Ce premier roman est l'une des tentatives les plus originales pour capter le flux de la conscience, ses vibrations, ses rythmes déchirés, l'incessant dialogue, toujours rompu et repris, entre soi et soi.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Marcel Gonstran, un vieil ouvrier noir martiniquais, au moment de mourir évoque les souvenirs, sombres ou lumineux, qui ont emporté sa vie dans leur ronde. Jeune encore, il s'est pour un temps exilé en France où il rencontre et épouse Eléonora, bretonne aux yeux bleus et aux cheveux blonds qui lui donnera un fils débile..., « une reine », pense-t-il, et peu importe que ce soit une ancienne prostituée. Puis il est revenu au pays où il mourra malheureux et solitaire. La danse des souvenirs emmène constamment Gonstran de la décevante métropole aux Antilles, à ses amis, aux femmes qu'il a aimées, au monde de l'enfance. C'est la musique de l'écriture qui crée ici l'unité : douleurs, rires, joies, amertumes, tout est vécu au niveau de la sensation et de la sensibilité, dans une langue à la fois riche et naïve, d'une rare qualité poétique et qui ne doit rien au pittoresque ni au folklore. Une voix antillaise jamais entendue.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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