FeniXX réédition numérique (M. Hagège)

  • Comment devient-on un héros de l'humanité ? Le grand Art (diminutif d'Arthur) est le roman extraordinaire de l'homme qui voulait donner un sens à la beauté du monde et faire de sa vie une légende. De sa naissance à son dernier défi, un suspense formidable, une intense poésie et un immense éclat de rire. Mais Art lance aux étoiles un drôle de regard, dont vous ne déchiffrerez le message universel qu'après sa disparition. Nous sommes tous orphelins d'Art, depuis qu'un jour, il « sidéra le monde ».

  • Ce roman raconte, avec une incroyable efficacité, le procès et l'assassinat de Jean Bronstein. Fils de résistants juifs, « révolutionnaire sans révolution », amoureux de l'Amérique latine, joueur de bongo, hanté par ses souvenirs et ceux de sa famille, par Auschwitz. Jean est un trouble-fête, un voyou et un révolté, mais pas un assassin. Il est accusé de deux meurtres. Parmi tous ses proches qui l'entourent et le soutiennent, Daniel, un jeune homme, un peu diaphane, musicien : son frère. Jean mourra, Daniel sera célèbre sur toutes les scènes du monde. L'ombre et la lumière. Le roman d'une histoire vraie, trente ans après mai 1968.

  • « Je suis né en septembre 1952 dans une prison sans barreaux : le ghetto juif de Damas. » Ainsi commence, dévoilé pour la première fois, le récit haletant des souffrances et des espoirs d'un groupe humain pris en otage : la communauté juive de Syrie. De Damas à Beyrouth, de Jérusalem à Paris, des humiliations et des tortures à la délivrance et au bonheur, c'est un témoignage exceptionnel contre l'injustice et la haine, plein de suspense et d'émotion. Quand la main droite n'est pas blessée, la liberté est au bout du chemin...

  • Quelque part en Afrique de l'Ouest, au pied d'un lac volcanique ancestral, c'est carnaval. Sous les yeux des touristes égarés, chars délirants et masques sacrés racontent la vie africaine. Frère Roger, fondateur du collège Saint-Barnabé, revenu pour un jour de son Auvergne natale, est accueilli avec ferveur... Dans l'effervescence de la fête, nul ne prend garde à la menace qui plane. Car la voix du volcan s'enfle de désapprobation. Les hommes se perdront-ils dans le déchaînement des tam-tams et de la nature ? Hors du lamento habituel qui abandonne l'Afrique à sa destinée, « Carnaval sous les manguiers » soulève avec un humour décapant des questions dérangeantes sur un continent en quête de dignité. Noirs et Blancs, tradition et modernité, clichés et bons sentiments font les frais de cette mascarade baroque. Une rhapsodie africaine, truculente et très documentée. Un étonnant corps à corps verbal. L'Afrique racontée comme Fellini l'aurait montrée.

  • Cette petite fantaisie historique débute comme un conte : l'auteur raconte qu'il est tombé en. possession d'un vieux manuscrit infiniment précieux, puisqu'il s'agit du « journal » que le fondateur de la dynastie capétienne a dicté, jour après jour, à l'un de ses scribes... il y a environ un millénaire. Écrite sans souci de reconstitution historique, mais fondée sur des sources rigoureuses, cette parodie décrit l'usurpation de la couronne de France par les Capétiens aux dépens des Carolingiens, en 987. Dans ce texte savoureux, tous les personnages sont historiques, ainsi que leurs actions. Mais Roger Caratini a choisi d'imaginer aussi quels furent leurs propos et leurs desseins. Sous la plume alerte de l'auteur, on revisite tout un chapitre de l'histoire de notre pays, et l'on découvre avec amusement que le père d'Hugues Capet, donc de tous les Capétiens, était probablement... un boucher parisien. Ce petit livre pétillant d'humour est un vrai régal pour tous ceux qui s'intéressent à l'Histoire.

  • Qui est exactement Akim, le père d'Anatole ? Un collectionneur d'horloges ou d'aventures féminines ? Dans l'atmosphère brûlante d'une petite ville provençale, « La chair de ta chair » est un roman d'amour incompris entre un père à éclipses et son fils qui s'efforce de suivre ses traces. Anatole va s'éveiller à la sensualité, non sans douleur, mais avec délice. La véritable personnalité de son père ne lui sera dévoilée que le jour de son enterrement. Un roman de l'adolescence, à la fois onirique et envoûtant, truculent, grave et mystérieux. Un parcours initiatique qui conduit à la mort, mais aussi au bonheur.

  • Bernard Hoerni est un grand médecin et un humaniste. Le personnage qu'il a créé, Bertrand Schneiter, lui ressemble beaucoup. Il reçoit un jour en consultation Jean-Baptiste Artiguere, un pharmacien atteint d'un cancer, accompagné de sa femme, Isabelle. Au fil de leurs rencontres et des efforts du médecin pour sauver le pharmacien, une sympathie manifeste s'établit entre Schneiter et ce couple exemplaire. Le titre « Une vie mortelle » est un oxymore, traduisant les contrastes permanents entre la vie et la mort, la santé et la maladie, la jeunesse et la vieillesse, la réalité et le rêve. Le Pays basque, dont est originaire le pharmacien, est sans cesse présent, et avec une très grande densité. Ce beau livre est un message de générosité, de lucidité et d'espoir. La vie à l'hôpital est décrite avec précision. Pourtant, beaucoup plus qu'un roman médical, ce récit est aussi, d'une manière plus pathétique encore, une initiation du médecin à sa propre maladie...

  • Le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) dont on commémore en cette fin de siècle le 200e anniversaire, constitue l'un des événements les plus considérables de l'histoire de France. Il a non seulement permis à Napoléon Bonaparte de modifier la carte et la politique de l'Europe, mais il a eu une influence dans le monde entier. Pour certains, ce coup d'État marque la fin de la période révolutionnaire et la confiscation par Bonaparte des acquis de la Révolution. Pour d'autres, il est le départ de la glorieuse épopée napoléonienne. Pour d'autres encore, il met le point final à une période sombre, marquée par la Terreur et la ruine de la France. Rançon de la gloire, le 18 Brumaire fut le marchepied d'une dictature qui porta très haut les couleurs de la France, mais entraîna aussi le déclin de notre pays et la disparition d'un million de jeunes hommes, tués sur les champs de bataille. En multipliant les anecdotes savoureuses, Euloge Boissonnade fait revivre les circonstances de l'accession au pouvoir de Bonaparte, depuis l'époque où le « capitaine-canon » libéra Toulon, alors aux mains des Anglais, jusqu'aux campagnes d'Italie et d'Égypte, qui firent naître la légende. Au passage, défilent les principaux acteurs du drame, l'abbé Sieyès, Barras, Lucien Bonaparte, Joséphine de Beauharnais, Talleyrand, le général Bernadotte, Thérésa Tallien ou Fouché. Une commémoration nécessaire, racontée d'une plume alerte et vigoureuse.

  • « Mayon de La Flégère, qui regarde chacun de mes couchers de soleil sur le pas de ta bergerie, sans rien dire, toi qui me contemples à la bonne distance, tu me plais. C'est toi, ma fiancée. Pas celle qu'on m'a imposée il y a près de deux siècles, sans me demander mon avis. Si tu n'étais pas là dans la Vallée, si toi, muette, tu ne me comprenais pas, je resterais le grand taiseux de la Savoie haute. Oui, c'est pour toi que je pousse ce cri de colère, pour toi, ma chevrière. Je vais d'abord fustiger les petitesses et les bassesses comme on balaye devant sa porte. Après quoi, la neige sera libre pour convier tous les vrais amis de la montagne, dont tu me dis qu'ils sont nombreux de par le monde. Qu'ils soient les bienvenus et que les autres nous laissent en paix. À nous deux. Il n'y a que nous deux. » Une grande première : le mont-Blanc parle. Son « interprète », André Coutin, renoue avec une tradition du conte populaire où l'homme est confronté à une dimension qui le dépasse. Le géant philosophe livre son point de vue sur le monde, à sa façon provocante et joyeuse. Renforcé par la présence de quelques images étonnantes, ce témoignage épique s'adresse à tous les amoureux de la nature insoumise. Une fable écologique qui permet de prendre de la hauteur et de retrouver le mystère de la cime.

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