FeniXX réédition numérique (La vague à l'âme)

  • La neige a cessé/Il a conquis le pouvoir d'ouvrir le livre/La page est blanche il fait froid/Il a reçu pouvoir de lire/Dans la blancheur/Pénétré le cercle/Le monde infini des divisions/Le livre blanc.

  • Seul, sous la couette, il rêvait d'un autre corps, dos tourné, jouant à être fâché. Il s'en rapprochait, glissait les mains dans sa chaleur, ce corps le dénouait. C'est si pauvre d'abandonner, nuit après jour, les quotidiennes routines de la richesse !

  • Pièce baroque et burlesque à cinq personnages : Une Conteuse, un Roi, un ou deux Soldats, une Reine, la Reine des Fleurs. Un Roi s'ennuie dans son château. Son Soldat lui propose de partir en guerre contre les fleurs qui envahissent le royaume de leurs vilains parfums. Pour combattre : Réquisition immédiate des pots de chambre et des pots d'échappement. Mais la Reine des Fleurs demande une trêve à cause de l'arrivée de l'automne. Aussi le Roi est bien déçu par cette paix inattendue « C'est très ennuyeux de ne plus faire la guerre, cela m'occupait bien l'esprit. Que vais-je faire de mon soldat qui était à lui tout seul 684 soldats ? ». Le Roi décide alors d'aller rencontrer le monstre Travail au pays des Tout-Fout-Le-Camp dont les habitants fuient le travail pour l'abandonner aux machines. Les derniers Tout-Fout-Le-Camp se moquent des machines. Le Roi décide alors de pécher leurs rires pour les ramener dans son triste royaume, le pays des J'y-Suis-J'y-Reste. Au printemps la guerre reprend avec les fleurs. Le soldat propose au Roi de les faire mourir de rire à l'aide des rires péchés chez les Tout-Fout-Le-Camp. La Reine des Fleurs menace d'endormir le royaume avec les fleurs de tisane. Le Roi fera semblant de capituler pour se venger en montant sournoisement une usine de pot de fleurs.

  • Monsieur Seguin s'ennuyait, depuis que Blanchette, sa bien-aimée chevrette, avait été dévorée par le Grand-Méchant-Loup, là-haut dans la montagne. Il avait bien essayé d'élever d'autres animaux. Des vaches : trop bêtes ! Des oies : trop emplumées ! Des chats : trop ronronnants ! Des poules : trop caquetantes ! Des éléphants : trop gros ! Des crocodiles : trop larmoyants ! Aucun animal ne pouvait remplacer Blanchette... Il devenait triste mais triste ! C'en était à pleurer ! Son vieux chien pleurait, sa vieille porte pleurait de tous ses gonds, son saule pleurait, et, quand il quittait ses lunettes, ses yeux pleuraient. Sans cesse, il pensait à Blanchette, digérée par ce monstre de loup inventé par cet autre monstre, ce Daudet Alphonse, dont personne n'a jamais osé montrer la responsabilité dans ce drame campagnard ! Alors que toutes ces larmes dégoulinaient de concert, le téléphone sonna. - Dring ! Dring ! Dring ! Et alors, papa, tu décroches ou je continue à sonner ? Ce n'était pas la première fois que le téléphone parlait, ainsi « papa » ne s'étonna-t-il pas. Il décrocha.

  • Quand la mer montera... avec les vents de sable... nous serons l'autre monde... la magie dans la peau... couchés l'un contre l'autre... sur des flaques de lune... tu entendras mon coeur... infiniment te dire... le verbe apprivoisé... de la musique astrale.

  • Si tu pouvais arrêter de pleurer sur mon toit. Si tu pouvais marteler mes nuits d'un peu plus de joie... ? Il faut croire que c'est toi, Qui sur mon sort s'apitoie ? Si tu savais l'écho fade de tes petits cris plats Qui résonne une indignation sans voix. Oui, tu nous mouilles de certitudes Et tu oublies notre lassitude... Tu devrais sécher tes larmes au soleil... Dis... si nous étions tous à toi pareils ? Si tu pouvais arrêter de pleurer sur mon toit Je ne verrais pas le plafond tomber chaque fois... Imagine un peu tous les dégâts ! Allez va, va au loin, vas là-bas ! Là où les fleurs t'attendent pour fleurir... Là où les hommes, de soif, finissent par mourir ! Fais un grand voyage en forme de sourire Et ne laisse plus tant de coeurs en délire... Si tu pouvais arrêter de pleurer sur mon toit Je pourrais peut-être voir dans mon nord ? Des gens heureux, boire des pastis encore et encore ! Je pourrais entendre nos mères chanter dans nos cuisines Je pourrais, dans le ciel, Tirer la toile grise sous un nouveau décor... Si enfin, tu pouvais arrêter de pleurer sur mon toit... Peut-être, me donnerais-je le droit Sans raison, de rire aux éclats !

  • Les mots se croquent, se dégustent, se mangent en desserts ou en plats salés succulents.

  • Rien que la nuit/Pour dire la veille/Rien que la veilleuse/Pour lire le bruit/Des mers sans sommeil/Des nuits merveilleuses.

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