FeniXX réédition numérique (LAU)

  • Nos esprits scindent les événements en locaux, nationaux, mondiaux. La vie, elle, ne le fait pas. Comme le prétend Hubert Reeves, un papillon qui bat des ailes modifie l'équilibre de l'univers. Il en est de même des souvenirs d'un Gavot. Tout s'imbrique, s'interpénètre, se croise, se dénoue. Napoléon est rendu au rang du plus simple berger et le préfet à celui de l'employé. Hitler qui envahit la Pologne côtoie sans plus d'importance une accusation de vol. L'auteur aborde l'acte mais pas ses conséquences. À nous de les imaginer et de poursuivre le récit. Il en est de même de la vie, laquelle n'existe qu'au présent. C'est notre esprit qui fait ressurgir la mémoire du passé ou imagine le futur. Les souvenirs d'un Gavot sont le livre de la vie avec ses anecdotes, ses gloires, ses enseignements que ce soit la campagne de Madagascar, la connaissance d'un condamné à mort ou le dialogue autour d'un cercueil. L'auteur nous y fait entrer de plain-pied.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Mère de famille comblée de sept enfants, Françoise Chevallier consacre sa vie au bénévolat. Très tôt, le virus de l'écriture s'est emparé d'elle. Pour garder contact avec ses petits-enfants lointains et leur transmettre cette vie familiale, sa principale inspiratrice, elle leur écrit des contes. Peu à peu un besoin de communiquer aux autres enfants son goût pour le merveilleux et l'envie de faire passer « ailleurs » ce message l'a incité à les publier. Ces principaux récits, dont les héros inspirés de personnages et d'événements familiaux, sont étayés par de grands thèmes bibliques et évangéliques, supports de son message écologique. Une lecture sereine attend le lecteur qui se retrouvera ou aimera s'identifier à cette grand-mère hors du commun et faire partager aux enfants ces merveilleux moments de lecture.

  • L'auteur nous mène dans l'univers des grands domaines camarguais où secrets et scandales contribuent à faire perdurer les traditions familiales. Chaque personnage y vit son destin exceptionnel dans le méandre des intrigues tissées au fil du temps. Pablo et José sont tous les deux d'importants manadiers, les plus riches de la région. La haine, continuellement entretenue par José, s'amplifie d'année en année. Pourtant ce sentiment aurait pu ne jamais exister......José chevaucha longtemps avant d'arriver à la maison du gardian... Debout, devant la porte entrouverte, un personnage dont on ne distinguait pas les traits tant ses cheveux enchevêtrés cachaient son visage. On ne devinait pas s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme. Les mains sur les hanches, l'étrange créature regardait le cavalier s'approcher. À quelques mètres l'un de l'autre, la sentinelle immobile releva, d'un brusque revers de la main droite, sa « tignasse » qui lui voilait la face. José abaissa son regard sur Magali. Ils se fixèrent sans ciller, aucune expression n'émanait d'eux...

  • Les époux Morteuil suivent des yeux cette voiture qui s'éloigne. Après tant d'années de bonheurs, de soucis, de joies, d'inquiétudes, en quinze jours la tourmente est passée, violente, imprévue, majeure. L'homme et la femme se tiennent debout, l'un près de l'autre, comme rivés au sol par d'invisibles clous... Lentement leurs visages se font face ; les mêmes larmes inexplicables coulent sur leurs joues. Leurs mains se cherchent, s'étreignent à se faire mal. Mariés sous un joug double, ils vont devoir traîner désormais l'invisible fardeau issu d'une minute inconcevable. Dehors, il pleut. D'ailleurs, la pluie n'a pas cessé depuis le retour d'Édouard. L'après-midi, il travaille à l'abri des serres. Julienne vient le rejoindre dès que la maison est en ordre et, grâce aux gestes habituels, ils remettent en état ce champ clos et vitré où ils sont chez eux. L'un et l'autre, le repas du soir terminé, aspirent au repos. L'insomnie les guette, mais la fatigue triomphe. Le lendemain, la vie quotidienne reprend, à ce rythme que les citadins critiquent ou envient. Edouard et Julienne feuillettent le journal chaque matin, l'un à l'insu de l'autre s'imaginent-ils. Les jours passent et nulle rubrique ne mentionne un tragique accident sur la route d'Entreportes. Les éléments déchaînés, à vrai dire, sont complices. Le ciel qui est bas sur toute la région dispense sans répit une pluie lourde et persistante. L'Islette est devenue une ravine contenue par les remblais de l'autoroute, et il n'est pas douteux que la Lorgue ait pris l'apparence d'un torrent ravageur...

  • Les horreurs de la guerre fratricide avaient fini par lui faire jeter Jean-Jacques Rousseau aux orties, aux enfers. Arrivé ici tout gonflé de certitudes, bardé des idéaux brandis en 68, il s'était aperçu que sous ces pavés-là, en guise de plage ne se trouvaient que des cendres. Non, l'homme ne naît pas bon, mais féroce, sanguinaire et esclave, pieds et mains liés par les croyances et les idéologies de sa tribu. Il vient d'abandonner le chemin du col d'Agram, comme s'il espérait trouver, toujours plus loin, toujours plus haut, la pure source de la Vérité où étancher son angoisse, vaincre ses doutes. C'est pour oublier, surmonter son amertume, se laver de ses déceptions, qu'il peine ici, se hissant pas à pas sur le sentier irrégulier qui longe les pentes du Tirich Mie. Cette montée est aussi une fuite loin de l'ambiance asphyxiante de Peshawar, Dir, Dosch et Chitral. Dans ces villes, ces bourgades, il avait espéré rencontrer des gens paisibles, ouverts, de braves paysans dont ses amis lui avaient vanté l'hospitalité à leur retour de « Treks », bien organisés...

  • Recueil de poèmes pour les enfants, sur divers thèmes. Les auteurs sont instituteurs de classe CM2.

  • Raoul est marin, il acquiert le voilier de ses rêves pour une somme modique ainsi que le convoyage de matériel et d'un homme : Paul. L'aventure maritime commence... Il s'agit du premier roman de G. Bailleul, maître coq et skipper qualifié. Ce dernier invite le lecteur à partager sa passion de la mer et à découvrir au fil de ce thriller maritime le langage précis des marins.

  • À travers ces neuf chroniques, le lecteur visite les villages aux alentours de Vitry-le-François entre 1867 et la fin des années 1970. Des personnages imaginaires en lieux irréels, l'auteur nous propose un voyage dans notre mémoire, notre patrimoine, où chacun pourra prendre ce qui l'intéresse et laisser le reste dans un coin de son subconscient en n'étant pas certain que, quelque part, tout cela n'a pas existé.

  • Parcours inattendu pour Denise Abrassart qui, sa carrière dans l'audiovisuel terminée, a pu se consacrer à la peinture, véritable vocation couronnée de nombreux prix. Mais l'écriture est son mode d'expression artistique naturel. Ici, comme dans ses toiles, on y retrouve la délicate magie de son émotivité. Ici les couleurs deviennent mots, l'explosion de la nature, sentiments. Ce premier roman nous transporte dans le dur univers de villageois des Hautes Alpes italiennes où la jeune adolescente Silvia doit composer avec son destin, celui de son père accusé de sorcellerie, la recherche de l'identité d'une naissance, sa rencontre avec Peter, personnage étrange au pouvoir hypnotique et la découverte de l'amour. « Les larmes de lumière », suspens du mystère à l'inexplicable vous passionnera.

  • Ce livre est un roman, émouvant et tendre, certes, mais il est aussi une mélodie amoureuse, jouée à deux, tel un chant d'amour éternel. Il est le cri d'espoir d'une femme à la recherche de son épanouissement. Étonnante complicité où le rire se mêle au dramatique, le romantisme au burlesque, la tendresse à la monotonie du quotidien, tel un fil de soie, fragile... Étonnante révélation de la Femme, promesse d'éternité pour l'Homme qui saura la reconnaître.

  • « Ceci n'est pas un livre Ici ne sont que miettes pour oiseaux qui chantent dans le vide. » Rien ne dépeint mieux l'ouvrage de Jean Gérard Dubois que cette analyse qu'il en fait lui-même, ajoutant : « arrête-toi lecteur imprudent, ne va pas au-delà... Risque de brouillard. » Travailleur « d'arrache-pied » de la langue française, voire « françoise », sa véritable source d'inspiration, il traite avec humour et dérision les petits problèmes et les réflexions sérieuses qui émaillent notre vie. Vive imagination mais aussi documentation consciencieuse, il joue, jongle, tel un bateleur, avec les mots. Un mot en appelle un autre, qui rebondit sur un autre, un autre, puis un autre... Cascade verbale délirante, richesse du vocabulaire, souvent sorties de sa fertile imagination, le lecteur se laissera emporter par ce « tourbillon » qui l'entraînera d'une réflexion philosophique à une constatation évidente et parfois... désopilante, partie d'un mot. Véritable hymne à notre langue, tout y passe : réflexions, introspections sur la nature, celle du hameau de Garel où il vit, près de Joyeuse, ses souvenirs, ses racines et celles des... autres, l'art, l'amour, les personnages de la Grande Histoire, si chère à son coeur, mais dont il nous révèle la petite histoire « vraie » documents inattendus à l'appui, la vie même dans ce qu'elle a de plus quotidien. Tout n'est ici que jeu, questions parfois restées sans réponse, dans un langage qui ne peut laisser indifférent et qui, s'il nous fait souvent rire appelle néanmoins à la méditation. Un vrai régal !

  • Marianne accompagne son époux, chef de cuisine d'un hôtel-restaurant pour touristes fortunés sur une île en Méditerranée. Oisive et livrée à elle-même, elle voyage. Mais ce voyage n'a rien de géographique : c'est une exploration intérieure qui tourne mal. Lucide, elle décompose, pour nous, le processus mental qui peut l'entraîner à la folie. Ce roman traite avec humour de l'étroite frontière qui sépare le « gentil » original du « dérangeant » bizarre.

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