FeniXX réédition numérique (Isoète)

  • Un ouvrage qui retrace l'évolution du port de commerce de Cherbourg et les aménagements qui y ont été apportés pour répondre au développement intensif du transport maritime, et à l'arrivée de navires de plus en plus imposants et puissants. Dans un second temps, Gérard Destrais nous présente les compagnies et les paquebots qui offrirent à Cherbourg tant d'heures d'intense activité.

  • ... De l'infini au boudoir... C'est un peu le parcours aléatoire auquel nous ont conviés régulièrement les choix de François de Cornière. De l'infini dans le boudoir, serait peut-être plus exact : serrés les uns contre les autres dans l'espace de la scène, salle Georges Brassens, entre nous dans l'intimité poétique, nous avons parcouru les mondes au gré des textes et des écrivains qui nous entraînèrent parfois si loin... si loin... au-delà du temps, des espaces irisés, de ce que nous savions des autres, de ce que nous croyions de nous... Deux pas suffisaient, ou deux lignes. Sommes-nous bien revenus de royales ouvertures, certains soirs de communion et de plaisir, quand les lumières ourlaient les voix et la musique ? Ces Lettres de Rencontres aimeraient témoigner que les échos perdurent quand on fait partager.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cinquante années nous séparent désormais des événements qui ont marqué la libération de la Manche, entre le 6 juin et le 15 août 1944, et qui sont fort bien relatés par Augustin Le Maresquier dans ce bel ouvrage "La Manche libérée et meurtrie". Certes, l'auteur a investi cette période tragique du passé-présent manchois, sans attendre que les événements aient déroulé toutes leurs conséquences. Ayant achevé sa narration dès le 21 mars 1945, il a, de ce fait, dénombré 15 000 morts parmi les Manchois, un chiffre supérieur à la réalité. Mais il a pu ainsi nous livrer un récit de témoin du plus grand intérêt. Augustin Le Maresquier a connu "l'Enfer de la Manche", qui "faisait dire aux soldats allemands qu'ils lui préféraient encore celui de Stalingrad". Il a parcouru le département "en tous sens, pour mesurer l'ampleur dantesque du désastre". Il a dénombré ses victimes : les morts, les fusillés, les blessés, les sinistrés. Il a estimé les dégâts matériels : les immeubles en ruines, les églises dévastées, les maisons inhabitables...

  • Voici une petite géographie sentimentale. L'auteur y parle de lui-même et de Caen. Ce livre est le résultat de leurs échanges. Il fait comme une troisième personne (car les villes et les livres sont des personnes), née de l'intimité de leurs rapports. Donc n'attendons pas trop de confidences, d'introspection, et n'espérons pas non plus trouver un « guide ». Ce que l'on parcourt, c'est un espace intermédiaire entre une conscience (une sensibilité) et une région urbaine. Ou bien n'est-ce pas plutôt la ville qui se découvre à travers le promeneur ?

  • Juin 1944 - août 1944, ces jours qui ont changé la face du monde. De la préparation du jour J, à la première liaison ferroviaire, rétablie grâce à des trésors d'ingéniosité et d'abnégation, Robert Lerouvillois replace Cherbourg dans le contexte géographique et militaire qui en fit, alors, la porte de la liberté. Puisant aux sources mêmes des témoignages alliés conservés à Cherbourg, l'auteur fait revivre ces moments cruciaux et palpitants, comme dans un roman. Usant du style direct, il apporte au récit la vivacité d'une « mise en scène » qui, pourtant, ne recourt nullement à l'imagination, puisque les faits, les lieux, la chronologie, les acteurs, sont directement issus des rapports militaires et des documents de l'époque. Historien scrupuleux, Robert Lerouvillois poursuit ainsi son oeuvre pour la vérité historique.

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  • Qui a peur de Daniel Zimmermann ? Et d'abord, qui prétend bien connaître l'auteur du Gogol et des Chats parallèles ? Cet homme, joueur de plume, jouet des plumes (Federspiel en alsacien) n'est-il pas le Diable en personne ? Entre les lignes d'un récit haletant, décapant, se lit une angoissante interrogation sur la nature, l'identité de l'écrivain, son étrangeté, son ambiguïté, le mystère de ses origines et de sa création. Qui est ce Je qui écrit, cet autre qui nous leurre, ce leurre qui peut-être dit aussi la vérité ? Un voleur ? Un plagiaire ? Un assassin ? Ou bien quelqu'un qui, à force de raconter des histoires abominables, se prend à son propre jeu de massacre ? Dans ce petit livre âpre, âcre, Zimmermann n'épargne rien ni personne, et l'on ne s'aventure dans la forêt hantée du Sundgau, au sud de l'Alsace, qu'au risque de se perdre un peu soi-même...

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  • C'était hier, c'était l'été. La ville, le port, la rade brillaient de tous leurs feux. On se pressait sur les promenades et les jetées. Ombrelles, bibis, canotiers, foulards à pois, cannes et gants mauves volaient, s'agitaient pour saluer le départ ou l'arrivée d'un paquebot. L'Amérique venait à Cherbourg, et pas seulement l'Amérique, les cinq continents se croisaient à Cherbourg alias Darling-City, Cosmos-Harbour, Puerto de Los Puertos, Crachingtown. Que reste-t-il de tout cela ? Fasciné par le passé légendaire de la gare maritime de Cherbourg, Alexis Salatko rêve aux escales des grands paquebots illuminés dans la nuit. Il ressucite tout un monde mythique dans l'enceinte de la Cité de la Mer, cathédrale art-déco ouverte à tous les vents de l'aventure. Cinéaste « sans moteur », il rembobine le film en noir et blanc de l'épopée transatlantique, et sa caméra-stylo plonge dans la cohue des voyageurs du temps jadis, qu'ils soient bienheureux croisiéristes, stars de passage ou pauvres émigrants en quête d'Eldorado. À la fumée des havanes, aux pollens d'oeillets rouges, se mêlent le parfum de lady Vanish et les effluves de gas-oil. Au fil de l'eau, au fil des mots, entre ombre et lumière, brumes et mirages, souvenirs vrais ou inventés, son voyage immobile nous entraîne de l'autre côté du miroir. Escales de rêve.

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  • "J'aimerais parler de Saint-Tropez, raconte Orlando de Rudder. Pas uniquement du lieu célèbre, mais de ce monde que j'ai connu enfant : l'école communale, les paysans, les pêcheurs, les artistes qui n'y venaient pas en vacances mais, au contraire, pour travailler. Je voudrais raconter l'odeur du nougat qui tiédit sur le marbre, les braconniers, les ouvriers des usines de sardines et de torpilles, la mémoire des gens, qui se souviennent encore des attaques anciennes des Turcs et des Gênois. Ce monde existe encore, discret, tenace, à trois pas des yachts étincelants et des filles toute nues. J'ai connu ce pays petit garçon. Je l'ai retrouvé, avec ses vignes et ses chênes-liège, la fraîcheur pétillante du Gambetta-limonade, l'étrange immobilité mouvante de la mer...".

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  • "Une des premières légendes qui me fut confiée à mon arrivée dans le Cotentin, fut celle du mariage des Trois Princesses de Saint-Pierre-Église. À défaut de trésor, je découvris, avec l'aide des gens du pays, ces trois menhirs, puis un quatrième pratiquement inconnu, qui transformait le triangle en trapèze. Dans la même région, on me montra le "Cul du Diable", vers lequel il était de coutume de lancer une pierre. Ne passaient plus devant cette grosse roche, que les automobilistes trop pressés. Le Val-de-Saire ressemblait-il à La Hague ? Arpentant cette région inhospitalière et pourtant attachante, je découvrais le Hague-Dick et les Pierres Pouquelées de Vauville. Qu'étaient-ils ? Quand avaient-ils été édifiés ? Toute documentation sommaire et synthétique restait introuvable. Une recherche me parut donc nécessaire." Cette recherche, Guy Auboire l'entreprit, non seulement dans la presqu'île du Cotentin, mais sur tout le département de la Manche.

  • Trois romans-poèmes, dans une langue riche de mots anciens qui ressurgissent, vivifiants, pour donner souffle à notre parler appauvri du quotidien. Des mots que l'on aimerait retenir pour leur musique, leur couleur, leur teinte presque exotique, tellement nous les avons oubliés. Pénétré d'Histoire, mais aussi de légendes de son pays, l'auteur restitue-là, en termes poétiques, des parcelles de notre imaginaire bas-normand, de sa province de paysans, enchâssée par la mer, toujours présente et redoutable.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « J'appris à lire et à écrire dans la vieille école primaire de la Caserne des Douanes. Et c'est dans une vieille maison du Havre que, 80 ans plus tard, j'apprends à cesser d'écrire. J'étais plein d'espoir. Je suis rempli de souvenirs : l'espace d'une vie ». Armand Salacrou

  • Evocations personnelles du Cotentin, l'une par le texte, l'autre par les photographies.

  • L'histoire maritime et légendaire de la presqu'île du Cotentin nous est contée. Un pèlerinage érudit aux sources de la culture normande.

  • Alain Gerber parle d'un rivage qu'il aime : la Guadeloupe, et d'un être qu'il connaît comme sa poche : lui-même. Ce n'est pas une fiction, plutôt une confession, un portrait de l'artiste qui fait songer par l'étonnante liberté de son style à La Couleur Orange, son oeuvre de jeunesse. Trente jours de farniente dans l'un des derniers paradis terrestres, voilà l'occasion rêvée, à bientôt cinquante ans, de faire le point, de « jeter l'encre ». Mais l'oisiveté, c'est bien connu, fait remonter les humeurs et il en résulte un florilège de réflexions féroces et drolatiques. Gerber tire sur tout ce qui bouge - touristes pollueurs, bandits manchots, empêcheurs de fabuler en rond - sans oublier sa propre image qui grimace dans le miroir du temps : celle d'un ballot, nous dit-il, d'un incurable sentimental. « Je n'ai peut-être jamais autant dit ma vérité, surtout la pas bonne à dire ! ».

  • Une histoire illustrée et photographiée de la ville de Cherbourg.

  • Le fusillé : en cette fin du XXe siècle, cet intitulé peut renvoyer à bien des fusillades tragiques. Ne serait-ce qu'aux tueries organisées par les Einsatzgruppen, les "groupes d'intervention" mis en place par Heydrich à la veille de l'attaque contre l'URSS, le 22 juin 1941, pour éliminer les "indésirables", les "judéobolcheviks" ; on amenait les victimes au bord de fosses creusées à l'avance, en général par elles, et on les fusillait à la mitraillette ou par feux croisés. Mais on peut aussi - non pas évoquer les horreurs indépassables de la Seconde Guerre mondiale - mais s'arrêter, comme le fait ce livre, sur un fusillé de la boucherie mondiale précédente, celle que les historiens continuent à appeler "la Grande Guerre". Au-delà de sa mort, de son assassinat, ce fusillé-là continue de s'adresser - en 1994, comme en 1934 lorsque ce livre parut - à nous tous, au nom de tous. Un titre anonyme, une réalité cependant. Un nom en d'autres termes : celui que porte - en bas de la page de couverture - sa femme, Blanche : Veuve Maupas.

  • "Le présent ouvrage s'inscrit dans la même veine que le précédent. Il répare aussi une injustice. Jean-Baptiste Lecarpentier, grande figure révolutionnaire de la Manche, est - depuis deux siècles - sali par une historiographie revancharde. Le Comité de salut public l'avait envoyé dans son département d'origine en qualité de représentant du peuple. Par un contresens historique étonnant, mais non pas innocent, on voudrait aujourd'hui que la Manche ait été terre chouanne. Rien de plus faux. Le département - le Cotentin surtout - était acquis à la République. Lecarpentier sut le galvaniser. C'est à son énergie qu'on doit la capitale victoire de Granville sur l'armée vendéenne en quête d'un port. Il est toujours vain d'écrire l'histoire au conditionnel. Pourtant, si Granville était tombée, offrant une tête de pont aux émigrés et à l'armée anglaise regroupée dans les îles anglo-normandes, la République, dont les troupes se battaient sur les frontières, n'eût peut-être pas survécu. L'Histoire, au moins à certains moments, est faite par des individus essentiels. Lecarpentier fut l'un deux quand, à la tête de cinq mille hommes, il écrasa les vingt mille Vendéens qui savaient livrer la bataille de la dernière chance."

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