FeniXX réédition numérique (Fleuve Éditions)

  • Puisque tu es partie, je vais te répondre. J'ai soixante ans de moins que toi, trente ans, bientôt trente et un. À ce jour, sans date, puisque tu n'auras plus d'anniversaire, je suis sans emploi, je suis sans homme, sans enfant, sans aucun projet d'avenir pour la première fois de ma vie, sans désir et sans plaisir. En un dialogue de rage et d'amour avec une grand-mère à jamais perdue, se noue ici la touchante confession d'une enfant de ce siècle. Un livre violent et émouvant, comme les émotions qui marquent le passage à l'âge adulte. Une énergie à l'état pur.

  • Dans l'atmosphère, saturée de pollution, des rives abandonnées de Babylone, Rim-K, Anja et son frère Vlad survivent en monnayant, sous le manteau, leurs ébats charnels et inventifs au moyen de vidéos pornographiques. Cependant, cela ne leur suffit pas. Ils en ont marre de zigzaguer autour de la ligne directrice, de ne pas pouvoir exposer la leur. Ils sont bien décidés à réclamer leur dû.

  • À la veille des vacances de Noël de son patron, un fumeux producteur de cinéma, Zoé, la petite stagiaire à tout faire, encaisse : leçon de morale, entreprise de séduction et promesse d'embauche. Au cours de cette semaine de liberté, Zoé en profite pour claquer ses indemnités de stage. Et c'est parti pour un Zoérama ! En compagnie de Yasmina, Zoé subira nombre de persécutions loufoques. Mais la rave où l'amène Alex ne l'extasie pas, et le plan étudiant avec Wax le surfeur ne fait pas de vagues dans son coeur...

  • Souriez... demain, ce sera pire ! Alors, c'est des gens de la ville qui se promènent à la campagne, bon ils se baladent et ils arrivent près d'une ferme et ils voient un cochon qui patauge dans la bouillasse... Ô regarde comme il est marrant ce petit cochon ! C'est la femme qui dit ça à son mari. Bon, à ce moment-là, le fermier arrive. Pour sûr, il est beau not' cochon, et on l'aime bien. Le cochon continue à patauger joyeusement. Ô mais c'est horrible, qu'est-ce qu'il a ? On dirait qu'il lui manque une oreille à ce petit cochon ! Pour sûr, il lui manque une oreille, mais c'est pas grave, on l'aime quand même not'cochon ! J'vais vous dire, madame, not' cochon, on l'aime tellement qu'on le mange petits morceaux par petits morceaux. Jojo rigole, il aime bien quand je raconte des histoires drôles, mais c'est pas ça qui va l'empêcher de me tuer ! Autrement, en gros, la loi de Murphy, ou la loi de la tartine beurrée, c'est que lorsqu'il doit vous arriver une grosse galère, eh bien elle vous tombe dessus, quoi que vous fassiez...

  • Qu'est-ce-que j'ai qui va pas ? Les autres, des choses leur arrivent, moi elles me tombent dessus. Nous glissions sur le goudron torride, doublant des convois de véhicules qui paraissaient fuir la colère du ciel. Derrière les vitres des voitures surchargées, les familles semblaient des poissons dans des bocaux dont on aurait oublié de renouveler l'eau. Des touristes graisseux cuisaient dans des autocars bariolés filant pleins gaz vers des mers polluées, remplies de poissons dégénérés. Ça sentait déjà l'Anglais rôti à l'huile solaire. Tous, ils descendaient pour avoir leur part de nature et de vraie vie, ils se ruaient vers le soleil et l'infini, affamés du paradis qu'on leur avait volé.

  • Ils s'étaient aimés, beaucoup, passionnément, à la folie puis, pas du tout. Ils s'étaient croisés, comme se croisent les races. Par le sexe et par hasard. C'était quand ?... Au début, ils comptaient les minutes. Les heures sans se voir étaient si délicieusement douloureuses. Et puis, le temps, avec le temps, s'était distendu. Un bail, à présent, qu'ils ne distinguaient plus le lendemain de la veille. Jamais ils n'auraient cru qu'ils atteindraient vingt-cinq ans, quand ils s'étaient trouvés chez des ex communs. Seuls, comme par hasard, comme dans les traquenards. Ils s'étaient sauté dessus. Violemment léchés, palpés, humés et bus. Dans un long souffle exalté, Laurent Boscq nous entraîne dans une dérive où se profile, comme en écho, le spectre d'une Algérie crucifiée.

  • Après un mois d'été à travailler dans un salon de thé, Iris décide de fausser compagnie à tout le monde avec sa copine Menthe. Les flics à leurs basques, elles partent faire une virée en stop à Saint-Tropez. Leur dérive insouciante les entraîne d'une boîte échangiste à un concert de reggae, les mettant à la merci du grand méchant loup... Deux filles en minijupe, un départ précipité pour Cavalaire. Cocktail explosif sur une Côte d'Azur chauffée à blanc !

  • Entendre des choses avec 24 minutes d'avance, est-ce que ce don peut aider à trouver un travail ? Peut-être que j'entendais le futur légèrement au ralenti ? Faudrait faire des tests. Mais avec quels appareils ? Prouveraient-ils ma folie dans leur mutisme obstiné, physique et mathématique ? Ou si ça ne se reproduisait plus ? Ou encore, si ça n'advenait guère qu'au réveil ? Entendre la cloche deux fois tous les jours, c'était pas tellement intéressant comme don. Sans compter que ça voudrait dire être réveillé avec vingt-quatre minutes d'avance. J'allais devoir me coucher de bonne heure.

  • Quand on a un frère qui vient de se faire serrer par les flics, il faut tenter le diable pour l'en sortir. C'est ce que va faire Missy, en renouant avec un certain Gaby. Un sale type rencontré dix ans plus tôt. Histoire d'avoir de quoi payer les avocats de son frangin, elle lui fera cracher son fric et profitera de l'occasion pour régler un compte très personnel. Un souvenir à oublier. Un truc qui ressemble à un panaris et qui vous bouffe jusqu'à l'os. C'était il y a longtemps dans une Jaguar toute neuve... Ça s'appelle une vengeance...

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