FeniXX réédition numérique (Apolline)

  • Georges de La Tour naquit dans la ville de Vic-sur-Seille, en Lorraine, à la fin du XVIe siècle. Il fut formé à Nancy, alors foyer d'un important rayonnement artistique. D'où lui vient son inspiration ? Quel était son état d'esprit dans ses moments de création ? Alliant fiction romanesque, intelligence des oeuvres et connaissances historiques, cet ouvrage est le premier qui tente de répondre à ces questions. L'auteur replace l'artiste dans son milieu et dans son époque, ressuscite nombre de personnages historiques que le peintre a dû connaître, mais cherche aussi à révéler le parcours intérieur de celui-ci en évoquant sa lutte incessante contre les tourments de son âme. Tout en suivant Georges de La Tour dans son quotidien, un quotidien qui côtoie et atteint souvent un puissant mysticisme, on peut découvrir de nouvelles manières de lire certaines toiles, notamment le Tricheur à l'as de carreau. Plonger dans l'univers de ce peintre, c'est toucher quelque chose de la divinité. Charles IV de Lorraine ne disait-il pas : « Dieu a bien de la chance d'être servi par un de La Tour... » ?

  • « L'abécédaire » est un polar savoureux, doté d'un humour féroce et d'une grande subtilité psychologique. On y tue beaucoup, mais toujours avec zèle et bonne humeur. Au fil des multiples rebondissements, l'auteur trace une galerie de portraits décapants et, d'une plume fougueuse et acérée, tient le lecteur en haleine jusqu'au coup de théâtre final. L'Abécédaire est le premier livre d'une série de quatre qu'Émilie Genet a conçus avec bonheur, dans une langue fertile et réjouissante.

  • Dans les jardins médiévaux de l'abbaye, une femme cueille des brassées de plantes aromatiques qu'elle dépose près de Jean l'enlumineur, penché sur son écritoire. C'est là que s'est réfugiée Lucinda, loin de Paris, loin de Charles et de ses pitoyables manoeuvres pour adoucir une rupture sordide. La naissance d'Aurore, qui pourrait être la fille de Cédric, le tailleur de pierre mort trop tôt, ou peut-être de Charles, aide Lucinda à revivre. Elle réjouit aussi l'ami enlumineur qui fait chanter les couleurs de ses miniatures pour oublier son infirmité et pour la plus grande joie de l'enfant en manque de père. Pour la femme trop possessive, prompte à haïr autant qu'à aimer, trop tourmentée pour savoir profiter du bonheur simple et de l'affection des siens, l'équilibre est précaire. Bientôt, la mort rôde autour de Lucinda et de l'abbaye... La neige recouvre les toits du village. Désertes les rues, vide de fidèles l'église glaciale où Lucinda est venue s'aventurer comme on se noie, non pour être sauvée mais pour s'abandonner. Un long moment, elle reste sur le banc de bois ; trente ans de vie lui reviennent en mémoire, enfance neutre, adolescence de fureur rentrée, pour ne pas laisser percer le caractère... Trente ans d'une existence insatisfaisante qu'elle n'a su mener qu'à coups d'erreurs irréparables. Il faut s'arrêter et mourir là peut-être, dans ce village inconnu ; mais mourir non plus elle ne saurait pas... Elle quitte l'église avec le sentiment de s'être fourvoyée une fois encore. Sur le parvis, elle hésite. Et puis, dans la ruelle sombre, un rayon de soleil perce le ciel bas et illumine l'enseigne de la boutique comme la révélation d'un bonheur possible, à portée de main. Les bleus, les ors, les rouges et les verts éclatent dans ce prénom si simple Jean, suivi de sa qualité, enlumineur...

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