FeniXX réédition numérique (Éditions caribéennes)

  • « Zoura était le désordre sexuel qui, sans raison apparente, bouleversait les hommes et les engageait à la violence du désir, une violence désespérée. » Dans un village perdu dans les montagnes, au coeur de l'île de la Réunion, où s'est réfugiée une communauté d'esclaves ayant fui leurs maîtres, vit cette beauté ensorceleuse qui attire les hommes et le malheur. Qui est-elle ? Femme bon Dieu ou incarnation du Mal ? À travers le personnage de cette mystérieuse Ève noire, Jean-François Sam-Long met en scène une page douloureuse de l'histoire de sa terre natale, en brossant un tableau d'ombre et de lumière, entre surnaturel et réalité, religion et magie Si Zoura, femme bon Dieu, permet de mieux saisir la Réunion d'aujourd'hui, grâce à une évocation de son passé et de ses traditions venues des Indes, de Madagascar et de l'Afrique, ce roman aurait tout aussi bien pu se situer dans la mer des Caraïbes.

  • Monsieur Welter, important homme d'affaires, est assassiné dans la nuit qui suit la réception qu'il a organisée chez lui. L'enquête est confiée à l'inspecteur Ralph, qui fit ses preuves dans L'assassin joue et perd. André, l'ami de Mlle Welter, jeune rentier amateur de culture physique, semble le suspect n° 1, mais certains proches sont également soupçonnés, évoluant eux aussi dans un milieu où de lourds intérêts financiers sont en jeu. L'assassin sera démasqué, dans la surprise générale. Drôle d'assassin forme, à n'en pas douter, un ensemble avec L'assassin joue et perd et Le télégramme de minuit, trois romans exécutés dans la meilleure tradition du genre policier.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Outre-Mer français actuel est le « résidu » de deux grandes vagues colonisatrices marquées par un flux suivi d'un reflux : - La première, rapidement dénommée la « course aux épices », débuta au XVIe siècle pour s'achever avec la perte de la majeure partie du premier empire colonial sous Louis XV, en 1763. - La seconde, l'épopée impérialiste, commença vers 1830, connut son apogée près de cent ans après, pour s'arrêter entre 1954 et 1962. En 1988, l'Outre-Mer français n'est plus constitué que de dix Départements d'outre-mer, Territoires d'outre-mer et Collectivités territoriales : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion pour les DOM, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et dépendance, Wallis et Futuna, Terres Australes et Antarctiques françaises pour les T.O.M., Saint-Pierre et Miquelon, Mayotte pour les collectivités territoriales. Ce livre rappelle les origines historiques de ces entités pour tenter une approche de leurs difficultés actuelles.

  • Les chemins de l'enfance sont pavés de merveilleux. En lisant Les légendes et contes folkloriques de Guyane, on suivra - à rebours ou pour la première fois - ce trajet parsemé de noms de lieux aussi évocateurs que : Organabo, Bassin mine d'or, Iracombapy, Tonnégrande, Mascary ; peuplés des légendaires acteurs que sont la Maman-di-l'eau, le Maître des Bois, les Diables, les Maskililis, etc., ou d'animaux surgissant des contes, tels que : Maître Elphège la Tortue, Macaque le rusé, compère Lapin, Tigre le vorace, Maïpouri le lourdaud. Robert Vignon, le présentateur, écrivait : « Tous ceux qui aiment la Guyane, tous ceux aussi qui aiment l'homme dans sa force et ses faiblesses, dans sa bonté et dans sa cruauté, dans sa loyauté et sa perfidie, liront avec joie ce livre dédié à la Guyane et, par-dessus elle, à l'humanité ». Plus que jamais, nous y souscrivons.

  • Les chemins de l'enfance sont pavés de merveilleux. En lisant Les légendes et contes folkloriques de Guyane, on suivra - à rebours ou pour la première fois - ce trajet parsemé de noms de lieux aussi évocateurs que : Organabo, Bassin mine d'or, Iracombapy, Tonnégrande, Mascary ; peuplés des légendaires acteurs que sont la Maman-di-l'eau, le Maître des Bois, les Diables, les Maskililis, etc., ou d'animaux surgissant des contes, tels que : Maître Elphège la Tortue, Macaque le rusé, compère Lapin, Tigre le vorace, Maïpouri le lourdaud. Robert Vignon, le présentateur, écrivait : « Tous ceux qui aiment la Guyane, tous ceux aussi qui aiment l'homme dans sa force et ses faiblesses, dans sa bonté et dans sa cruauté, dans sa loyauté et sa perfidie, liront avec joie ce livre dédié à la Guyane et, par-dessus elle, à l'humanité ». Plus que jamais, nous y souscrivons.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En 1848, l'esclavage est aboli. La Guyane française s'engage alors dans un processus culturel et politique analogue à celui des Antilles françaises : assimilation à la culture française et adoption des institutions politiques de la Métropole. Cependant, la découverte et l'exploitation de l'or donnent à l'histoire guyanaise post-esclavagiste une tonalité particulière. Dans ce pays très faiblement peuplé (18 927 habitants en 1848), des milliers d'hommes, venus du continent américain lui-même, d'Afrique, d'Europe et d'Asie, modifient le fond ethnique issu de la période esclavagiste. L'or devient vite une monoproduction ou presque, provoquant une nouvelle répartition de la population et un abandon partiel des activités agricoles. L'épopée de l'or laisse également de profondes traces dans la mentalité collective des créoles. La période étudiée dans cet ouvrage (1848-1946) est fondamentale pour la formation de la société créole contemporaine ; société imbue de culture française, encore immature, qui recherche son équilibre économique, social, culturel et politique. Elle croit le trouver en revendiquant, en 1946, la transformation de la colonie qu'était la Guyane, en département français. En analysant l'interaction permanente du milieu naturel et des données historiques, l'auteur tente de faire comprendre les contradictions actuelles du microcosme guyanais.

  • L'écrivain caribéen vit au coeur d'un monde de masques. Symboles essentiels de la fête carnavalesque ou souvenirs qui hantent les cérémonies dansées, les masques sont aussi les simulacres malicieux du célèbre trompeur des contes populaires : Brer Rabbitt (notre Compère Lapin), ou son complexe cousin, Brer Anancy. Ludique ou liturgique, la parole qui les porte est chargée de traditions tenaces : Afrique, Europe, Asie et Amérique s'entremêlent dans une culture originale et vivante. Les clairs-obscurs de l'histoire accentuent les reliefs du folklore : l'aube de ce siècle où l'on voit s'insurger les masses surgies de l'ombre ; les fulgurances oratoires des élites qui miment sur la scène du pouvoir l'élan réel des foules ; les éclats des esthéticiens dont les joutes rhétoriques reproduisent ces connivences et ces turbulences. Personne mouvante de ce vaste théâtre, l'écrivain n'est pas le moindre à se choisir un rôle. Sensible à tous les souffles, il capte les messages du dire collectif. Il repère les signes d'une résistance passive, silencieuse et souterraine ; les doubles ententes de peuples écartelés entre défi et déni de soi. Car le masque, parure et parade, dévoile et dérobe. On suivra avec intérêt comment l'artiste créateur a transformé ces jeux de masques en féconds jeux de mots.

  • Dans cet ouvrage, Jean Crusol fait un exposé simple et pédagogique des rouages de l'économie de la Martinique applicable aux autres DOM, en procédant à des comparaisons avec d'autres pays de la Caraïbe : Barbade, Jamaïque, Cuba... Il est urgent, nous dit l'auteur, de développer chez l'Antillais une prise de conscience de l'importance des problèmes économiques, afin de sortir les D.O.M. de la crise structurelle qu'ils traversent. Il faut créer et gérer des entreprises, développer le tissu industriel, réduire le chômage. Jean Crusol termine en esquissant différentes perspectives, en proposant les solutions possibles. Cet ouvrage comporte de nombreux graphiques et des illustrations souvent humoristiques. « Changer la Martinique » est le fruit de dix années d'animation radio et télévisée et s'inspire du magazine télévisé : « Comprendre l'économie », réalisé sur RFA Martinique. Maître De Conférences en Sciences Économiques à l'Université Antilles-Guyane, Jean Crusol est titulaire d'un doctorat d'État à Paris IX Dauphine et d'un doctorat d'Université à Paris I Panthéon Sorbonne. Depuis 1984, il est Président du groupe des Départements et Territoires d'Outre-Mer au Conseil Économique et Social. Il a publié « Économies insulaires de la Caraïbe » aux Éditions Caribéennes et de nombreuses contributions scientifiques.

  • Doret qui cherche l'aventure, le dépaysement, se rend en Guyane. Il y rencontre, à l'occasion d'un voyage à l'intérieur du pays, les différentes communautés qui y vivent : Saramacas, Indiens, créoles, chacune d'entre elles s'illustrant par des pratiques ethnoculturelles (fêtes rituelles, sorcellerie ou « piaye »). L'aventurier se trouve confronté aux animaux de la forêt, tigres, serpents, aux « personnalités » qui peuplent cette terre d'exception, baroudeurs, filles de petite vertu, chef charismatique... Souffrant d'une crise de paludisme, Doret est évacué. Son périple, à la manière d'un voyage initiatique, lui aura permis de se révéler à lui-même. Un peu marginal par rapport au courant dit de la négritude, Nuits de Cachiri cherche à valoriser la Guyane des années 1940. Il s'agit là de l'oeuvre la plus connue de René Jadfard, qui témoigne de son attachement profond pour ce pays trop méconnu.

  • Pour Benjamin Moise le conteur, le monde réel est un grand théâtre où tout un chacun s'exprime à sa manière. À partir de l'observation de telle ou telle scène, le conteur s'évade, et réinterprète ce qu'il voit : les animaux qui crient, les bruits de la forêt, les mimiques des gens... ; tout cet ensemble sous-tend la dramatisation des contes. Auditeurs et lecteurs s'évadent alors eux-mêmes, dans le souvenir de leurs propres observations. Mais écoutons le conteur évoquer son enfance : « La campagne n'était pas électrifiée quand j'étais petit. Lorsqu'on rentrait à la maison par des nuits très noires, avec une petite lampe à pétrole, après avoir écouté des contes chez tonton, cousin ou grand-père, on tremblait de peur, ce qui n'empêchait nullement d'y retourner la nuit suivante » et d'engranger toute cette richesse orale, pour le bonheur des enfants d'aujourd'hui qui aimeront côtoyer Mano, Ti-Jean, Vaval et compagnie. Le CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique) a réalisé pour FR 3, une émission TV, le « P'tit Kiosque » (incitation à la lecture), à partir des contes guadeloupéens de Benjamin Moise

  • La mise en théâtre du conte traditionnel antillais. Ethnologue, spécialiste des traditions orales antillaises, Ina Césaire est l'auteur de Contes de mort et de vie aux Antilles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Issu d'un milieu social très humble, mais animé par une inébranlable ambition, le jeune Gustave Namer, après avoir passé son certificat d'études primaires, va poursuivre avec succès sa scolarité au Lycée Schoelcher, en tant qu'interne et boursier. Aidé et encouragé par son ancien maître d'école, il part, juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale, entreprendre des études de médecine, dans des conditions difficiles. Là encore, il réussit brillamment, grâce à sa volonté et à son intelligence, mais aussi parce qu'il a appris à se servir des autres pour arriver à ses fins. Installé dans son île natale après un mariage non dénué d'intérêt, il poursuit son ascension sociale et matérielle. Mais les méthodes qui, jusqu'à présent, lui avaient si bien réussi, vont peu à peu se retourner contre lui. Un récit sur le cynisme et le matérialisme d'une frange de la petite bourgeoisie antillaise.

  • Quels sont les apports caraïbe, africain, européen? Les influences contemporaines? Les différentes composantes? Quelle est la fonction de la musique dans les traditions folkloriques?

  • Dans une langue à la fois sobre et ciselée, pourtant presque familière, ces quatre récits mêlent avec bonheur le réalisme, le merveilleux et le fantastique. « La calebasse maudite » raconte l'histoire d'un homme enchaîné à une inquiétante calebasse ; « Le carnaval d'Arthur », celle d'un homme, séducteur impénitent, amoureux de sa mort ; « La parole partagée » est une initiation au temps retrouvé ; « L'enfant qui avait arrêté le soleil » nous introduit dans le royaume de l'imagination enfantine pour nous retremper dans un bain de jouvence et de sagesse. Ces quatre récits révèlent un écrivain prometteur qui ouvre des voies nouvelles à la littérature antillaise : le monde de la fable et du récit symbolique.

  • Deux femmes âgées de la Martinique se penchent sur leur passé ! De leur dialogue tout en nuances, surgissent leurs vies parallèles et si différentes à la fois, où se mêlent en une tapisserie les rires et les larmes. L'une est une mulâtresse cultivée, d'origine campagnarde, l'autre une fière négresse, d'origine citadine. Leurs deux vies faussement banales sont révélatrices de deux personnalités féminines profondément antillaises. Derrière ces deux destinées, transparaît une réalité lourde de la charge du passé, toute vibrante du quotidien, retranscrit fidèlement dans un langage d'une grande sobriété. Cette pièce d'Ina Césaire, ethnologue et auteur de : « Contes de vies et de morts aux Antilles », a été créée le 19 avril 1983 au Théâtre de Bagneux ; elle a reçu, en France comme aux Antilles, un accueil très chaleureux.

  • Un homme au passé trouble - agitateur politique ? - débarque à Rochambeau, aéroport de Cayenne et trouve refuge sur une plage retirée. S'il se cache d'abord par nécessité, la solitude devient très vite un état naturel. Commence alors une forme de vie végétative où la notion de temps est bouleversée et où les seuls repères, pour cet homme sans nom, sont les mouvements des marées, les changements de couleurs du ciel, de la mer, du sable sous le soleil. Peu à peu, sa vie est scandée par les visites des iguanes, celles d'enfants, de jeunes filles, de pêcheurs, de réfugiés haïtiens qui tissent autour de lui une trame de rêves, d'illusions, d'amour. La Guyane n'est pas un simple décor, mais une réalité omniprésente avec ses traditions, ses fêtes, ses problèmes, son écologie. Violence et douceur de vivre se succèdent, comme les pluies chaudes après les percées de soleil, exerçant sur le personnage une réelle fascination, au point qu'il finit par vivre en symbiose sensuelle et métaphysique avec le cadre naturel et humain. De cette identification à l'eau, au soleil, à la vase, à l'alizé, qui le touche, aux jeunes filles qui le prennent pour confident, l'homme traqué va-t-il renaître ? De cette tentative de fuite existentielle, l'amour peut-il jaillir ? C'est alors que la Guyane se fait destin. Un des plus beaux romans jamais écrits sur la Guyane.

  • Ce roman historique illustré sur le marronnage, construit autour de personnages réels (Ignace, Delgrès, Victor-Hugues, Pélage, Richepance...), relate une période marquante de l'histoire de la Guadeloupe, période allant des effets de la Révolution française : 1789 Fév.-1794, au rétablissement de l'esclavage en 1802, par Bonaparte. L'espace d'une création romanesque, de jeunes Guadeloupéens ont pu maîtriser une phase essentielle de leur histoire, trop souvent négligée par les programmes scolaires appliqués aux Antilles tels qu'ils ont été élaborés pour les jeunes Français. Mais une voix témoigne, celle de Pierre Delort, le guide attentif aux premiers pas de ces jeunes initiés à la production littéraire : « ...au terme de cette tentative, nous avons le sentiment d'avoir donné et partagé un peu de cette joie de ceux qui créent. Enfin nous n'avions plus à admirer des modèles, ou à chercher à les commenter. Nous étions au coeur de l'action d'écrire, de créer, de faire connaître. Nous avons entrevu que notre éducation, notre culture, pouvaient ne pas être un immense catalogue de modèles à répéter avec un respect servile. » À l'origine, « Les arbres de la liberté » avaient paru dans une version ronéotée. Les Éditions caribéennes, à qui la demande en a été faite, produisent au jour cette nouvelle édition, qui respecte la première, mises à part quelques corrections de détails ; certaines tournures maladroites n'ayant d'ailleurs pas fait l'objet de remaniements pour laisser libre cours à la spontanéité.

  • Ce roman historique illustré sur le marronnage, construit autour de personnages réels (Ignace, Delgrès, Victor-Hugues, Pélage, Richepance...), relate une période marquante de l'histoire de la Guadeloupe, période allant des effets de la Révolution française : 1789 Fév.-1794, au rétablissement de l'esclavage en 1802, par Bonaparte. L'espace d'une création romanesque, de jeunes Guadeloupéens ont pu maîtriser une phase essentielle de leur histoire, trop souvent négligée par les programmes scolaires appliqués aux Antilles tels qu'ils ont été élaborés pour les jeunes Français. Mais une voix témoigne, celle de Pierre Delort, le guide attentif aux premiers pas de ces jeunes initiés à la production littéraire : « ...au terme de cette tentative, nous avons le sentiment d'avoir donné et partagé un peu de cette joie de ceux qui créent. Enfin nous n'avions plus à admirer des modèles, ou à chercher à les commenter. Nous étions au coeur de l'action d'écrire, de créer, de faire connaître. Nous avons entrevu que notre éducation, notre culture, pouvaient ne pas être un immense catalogue de modèles à répéter avec un respect servile. » À l'origine, « Les arbres de la liberté » avaient paru dans une version ronéotée. Les Éditions caribéennes, à qui la demande en a été faite, produisent au jour cette nouvelle édition, qui respecte la première, mises à part quelques corrections de détails ; certaines tournures maladroites n'ayant d'ailleurs pas fait l'objet de remaniements pour laisser libre cours à la spontanéité.

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