FeniXX réédition numérique (Éditions Saint-Germain-des-Prés)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ces Fables, contes et histoires, c'est vrai, sont des poèmes narratifs, intéressants, parfois même non sans suspense. À l'exception de trois ou quatre, ils délaissent le monde contemporain, nous entraînent du côté de l'avant-guerre ou vers la fable mythologique, les faits divers ou récits nobles et intenses inspirés par l'Histoire d'Israël, l'Égypte, la Grèce, l'Italie et la France. Ce sont des récits, ou même des sculptures à incantations ; formes mobiles et volutes des voix, obsession de l'art lyrique. À la fois un côté Pierre Louys modernisé tout à fait, et, pour l'élégance, le raffinement, le luxe sensible, un goût à la Visconti. Peu de pages échappent ici, directement ou indirectement, au thème, à la loi de l'amour. Si, davantage que les autres, « Les Conforts et inconforts d'une puce »... dans la mesure où l'art lyrique y est le sujet essentiel. Cependant, les conseils d'Abigaïl sur le choix des peaux à opérer et le « carpe diem » sur le plaisir et la vie courte, contiennent une philosophie de la prudence devant les passions. Et la marque d'une grande sensualité, qui s'avoue de biais ou en direct, selon l'oeuvre. L'univers de cet ensemble est dans le frémissement sensuel et les colorations, la culture, les valeurs communes de civilisation, la gourmandise de l'oeil non moins que la subtilité musicienne de l'oreille.

  • La descente en soi, en tâtant nos limites - et les failles entre elles ; la « soif de chair » et d'amour, ses luttes, ses drogues, ses obsessions, ses plénitudes ; la révolte à l'ombre de la mort ; et des chants apaisés, pour la joie de simplement chanter - telles sont les étapes d'Anarkali, recueil écrit entre l'Extrême-Orient et Paris.

  • Roland Busselen éprouve jusqu'à la rage la dépossession de soi et du monde. Il trouve dérisoire la pensée elle-même, ce « défaut de l'esprit » devant la tragédie d'être. Duel, « suspect » à ses propres yeux, il s'adonne à « l'introversion exaspérée » tout en éprouvant quelque « pitié » pour soi, serait-ce dans de prudentes limites (« Hors moi je n'ai plus à qui me fier »). Le temps nous presse, le refuge en notre corps devient aléatoire. L'amour passe, sans vraie tendresse. Restent les mots, qui trahissent. Quand on veut remonter à la source, au secret, on a l'impression que la « langue (est) interdite aux approches de l'origine ». Sans cesse le poète gratte, récure. « Ce que je vois n'est qu'une partie/de l'invisible ». Il obéit à une règle très stricte : « fuir la dictature de la réalité sur le verbe ». Il ne supporte pas « le je brocanteur du quotidien ». Il refuse le figuratif. Il est donc condamné à la fable, à l'errance, aux prétextes de la survie, au bon usage de l'absurde. Les mots ne disent presque rien ou disent « ce qui ne leur appartient plus ». Des vers d'une grandeur un peu hagarde sillonnent cette oeuvre : « Entre les mots, la mort ». « Moi = mot + ». Cette panique à vivre se réfère à un cosmique imposant, à panache, étrange parfois, où tourne aussi l'alphabet des ordinateurs - tout est tenté pour échapper à l'humain. De tels constats, bien sûr, créent le désir d'insensibilité, d'immobilité, de « gel ». Roland Busselen veut « apprendre à se taire », en écrivant dans la rigueur, l'orgueil, la lucidité et un « scepticisme sauveur ». « Cela qui n'a pas de nom », c'est la solitude. Il parvient à la tenir en échec, dans un lyrisme cruel, percutant, au moins dans l'espace guerroyant de poèmes qui nous giflent et traquent notre facile quiétude. Roland Busselen est un des premiers poètes de la génération née entre 1930 et 1950, entre le feu d'artifice surréaliste et la fin d'un monde. Jean BRETON

  • Pedro Carmona traduit son moi en même temps que les impressions - fulgurantes - qu'il éprouve par touches successives. Ce n'est pas de l'automatisme, mais, souvent, une sorte d'énumération intense de ce qui capte son intérêt et occupe l'instant, toujours par rapport à quelque chose d'intérieur. C'est dire que le cadre où se déplace cet auteur prend une importance capitale et qu'il est rendu en liaison avec son inspiration. Le poète subit la fantasmagorie du décor et la reflète avec plénitude. Ce rôle de transfigurateur du réel, Pedro Carmona le remplit en vivant une sorte de rêve éveillé et selon les palpitations d'une quête humaine et sourde. Le poète est ici avant tout un écorché vif : l'« Amour, rime parfaite de jamais », l'atmosphère des bars, des musiciens idoles, Pedro Carmona, dans sa jeunesse fiévreuse, s'enchante de ces thèmes. Il est en cela un peu comme le chantre d'une nouvelle « génération perdue ».

  • Contre l'époque « où perdre pied », contre le sentiment aussi d'une déchéance chaque seconde plus accusée - travail du « temps qui nous moisit jusqu'aux os » - se constitue modeste et précieuse, déchirante et apaisée, l'éthique du « philosophe de campagne ». Éthique contradictoire, on l'imagine (mais justement à l'origine de cette démarche poétique) qui combine deux tentations irréconciliables, peut-être. Celle, d'abord, de devancer la cruauté du temps en l'affirmant dans l'écriture, de désamorcer la tragédie par un constat tragique et désabusé : Dupes de tant d'heures sonnées C'est - lorsque la mort vous efface - Comme si vous n'étiez pas nés. L'autre tentation est de nier. Cette négation n'est pas seulement panique devant l'évidence commune ; elle donne son impulsion à une recherche indéniablement orientée vers la transcendance : mirage de l'ailleurs : Je cherche un cri jamais crié de la nuit d'aucun encrier. Ce point rageusement recherché, à travers la « détraque », ce point capable d'arrêter le temps, Daniel Lander y accède et ce sont des images qui surgissent arrachées, dirait-on, au lent vertige de destruction : L'express incandescent attise Les braises de la nuit sans brise. Belle entreprise, même si vouée à l'échec (il reste à l'auteur de lui donner un sens) parce qu'elle constitue un édifice équilibré mesure et démesure se conjuguent pour donner forme à des poèmes d'une évidente qualité plastique.

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  • Il arrive que certains des poèmes de Marc Biderbost - ou certaines strophes - se transforment en maximes. Et l'auteur se sert d'eux, alors, non sans malice, pour nous transmettre ses constats, ses pensées. Dans ces « brefs », réussis et riches de sensibilité intuitive, l'humour au second ou même au premier degré est perceptible. Les chansons relaient les poèmes. Maints faits, choses, événements, observations, le quotidien, la méditation, la notation cocasse intéressent ce poète. Il est le premier à rire de telle caricature mordante, ou de certaines imitations des grands classiques souvent bouffonnes !

  • La diversité naît de l'unité, mais il y a des pôles. Ainsi la tour et le puits sont-ils des aspects opposés d'une même idée. Sans perdre de vue cette conception, Pierre Midoux célèbre, en poète, la variété de ce monde, où chaque jour nous révèle un peu plus que tout est possible. Son regard et son imagination se portent de la campagne à la ville, du quotidien à l'insolite, du terre à terre au cosmos, de l'humour à la méditation, de la joie à la souffrance. Errances diverses, voyages intérieurs ou exotiques sont liés à des états d'âme, des réflexions. Les descriptions sont fines, pointillistes, très nettes et souvent musclées. Le poète possède un merveilleux sens de la nature, qu'il ne cesse de feuilleter : mer, lacs, forêts, fleurs, animaux. Il est surtout sensible au crépuscule et à la nuit qui facilite onirisme et métamorphoses : d'où des fables, des rêves, des faits divers transposés, des hallucinations allant jusqu'au fantastique. Le goût de la moquerie légère se joue des illusions ou des reflets médiatiques ; le plus petit fait réel suffit à la déclencher. Une culture étendue sous-tend cette oeuvre. L'invention de cosmogonies rejoint l'obsession spatiale de notre époque. La description des objets, avec des mots simples et inattendus, est remarquable. On trouve des portraits hauts en couleurs. L'amour reste central, qu'il se montre éclatant ou voilé sous d'autres apparences ; la femme aimée est éclairante. Discrétion et modestie n'empêchent pas la floraison de l'imaginaire dans ces poèmes toujours sensibles, riches d'arrière-plans et d'une fraternité universelle. Un texte sur deux est proche du haïku : quelques vers resserrés font ressortir l'image. Au total cette poésie, qui scrute le fond des choses et ne cesse de surprendre par ses inventions ou ses trouvailles, est extrêmement vivante.

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  • Elle dit l'amour, comme peu de femmes ont su le dire : sans les trémolos grandiloquents d'une poétesse de 1820 ni le désespoir d'une fantasmagorie en mode chez les surréalistes. Sa nature la porte à un point de sensibilité où l'émotion se transmet au lecteur, qui l'assume parce que, sans effort, il peut s'y retrouver. Elle est originale dans ses élans, en permettant à l'autre de les partager sans peine. Le coeur a ses déraisons et ses attaches, qu'il faut exprimer, mais à la manière moderne : les arbres et les fleuves peuvent en être, non seulement les témoins, mais aussi, plus mystérieusement, les garants. Nous vivons à une époque où la poésie est affaire de recréation de la Création. Maria Banus, sans jamais avoir recours à l'ésotérisme, nous le confirme : le poème qui compte, aujourd'hui, est celui qui laisse quelque place à l'irréductible.

  • Mes chers enfants, La poésie est dans l'arc-en-ciel comme dans l'ornière du chemin où se mire un reflet. Elle est partout autour de vous : dans l'air qui caresse vos joues roses, dans les lanternes magiques du ciel, dans le visage malicieux de la lune, que les échelles de soie de la terre viennent juste d'atteindre. Elle est dans les vagues du blé en herbe, sous le vent, dans le pigeon vole de vos jeux, autour de la valse de votre toupie, dans cette agate limpide qui se mêle à vos billes multicolores, dans vos rondes qui ont des ailes. Que votre regard, tout neuf, se penche sur elle, à travers les objets familiers, les paysages que vous apercevez chaque jour, sans les voir pleinement, que vous connaissez imparfaitement parce que vous n'avez pas encore découvert l'âme poétique des choses. Cette cueillette pleine de promesses, de couleurs, de rythme, d'émerveillement naturel, je me plais à l'offrir à votre enfance à laquelle j'ai consacré le meilleur de moi. Même si certains mots vous sont encore inconnus (je les ai voulus pourtant simples, naïfs, comme votre grâce) vous en saisirez la magie, et leur musique sera douce comme une berceuse, comme les trilles d'un oiseau. Après avoir cueilli tous les poèmes de ce livre, à vous dédié, puissiez-vous, mes chers enfants, dire dans un élan plein de ferveur « J'aime la Poésie ». Alice Cluchier.

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  • Une curieuse fièvre de mettre l'être à jour, de dénuder le mécanisme des forces en action en nous, un scepticisme et une tendresse s'expriment ici. Le poète, comme pour opposer un barrage à la mort, évoque avec intensité ses souvenirs d'enfance. Il décrit tout ce qu'il peut puiser en lui. Son besoin de vérité se confond à un onirisme omniprésent. Les images sont concrètement saisies. Si l'amour, qui déçoit souvent, s'allégorise dans le visage d'un enfant idéal, il n'oublie pas que le « désir » est « utile ». À noter l'obsession des mains sur les corps et les paysages, sur la pensée même. Jean Robert Delmont ne supporte pas les endormis, les nantis « puant la décence ». Pour être en sourdine, sa violence est toujours présente.

  • Poèmes en prose, souvenirs de voyages, textes d'amour tendres ou sensuels, La Mourre a été conçu dans un style simple et chaleureux, avec un décontracté plaisant où la réalité, le décor simple et quotidien, l'amant évoqué sont source d'onirisme inattendu. Denise Miège a gardé, depuis Sous les pavés la plage, le goût des poèmes brefs comme des petits constats d'existence et un ton toujours juste quoique non sans rudesse parfois. Maniant la cruauté et l'émerveillement dans l'ordre lyrique des choses, ce poète formule un univers personnel, entre le huis clos amoureux et le rejet des conventions, le goût des rencontres et la rage - la peur ? - de vivre.

  • L'écriture s'avance vers le solstice d'été. Que deviendra-t-elle quand le jour commencera à décroître, et que deviendra cet amour qui résiste et s'affirme non déchiré dans un monde sanglant ? La voix est à la fois passionnée et retenue, elle brosse un tableau sans pitié de cette époque de guerres, de famines, de tortures, elle refuse les attendrissements faciles mais dit la fraternité, elle a des accents de colère et des nuances d'ironie. Le réseau d'énergies de la poésie dessine une direction, celle de la recherche d'une lucidité toujours plus grande. L'inquiétude que traduit le titre porte, dans l'oeuvre de Françoise Hàn, un signe positif : elle est mouvement, quête, dépassement. La partie centrale, suite de poèmes en prose, soutient tout le recueil. Elle est précédée d'un « Lever du jour », sorte d'avant-poème, et suivie de quelques pages très denses de réflexion sur l'écriture. À la dernière ligne, l'interrogation frémit. Françoise Hàn est née à Paris en 1928. Dépasser le solstice ? est son troisième recueil aux Éditions Saint-Germain-des-Prés. Autres recueils chez Seghers et chez Rougerie.

  • Poursuivant son inventaire poétique commencé avec le Musée des objets perdus, Jeanine Moulin donne libre cours à sa rêverie - rêverie de jour, bien entendu : celle qui rend les choses possibles - dans cette Craie des Songes (déjà le titre est une trouvaille !) dont elle fait son sismographe onirique sur le tableau multicolore de sa vie. Les poèmes sont brefs, enlevés, et disent des choses simples : l'eau, l'ombre, l'escalier, la neige, ce avec un rien de nostalgie et d'humour. Parfois, le ton se fait plus grave, quand elle nous parle de l'arbre de vie (qui) ne s'étonne jamais d'exister, mais l'humour et la nostalgie reprennent toujours le dessus. C'est ce qui rend la poésie de Jeanine Moulin si attachante à lire. Elle nous affirme qu'il ne faut pas jouer avec les mots, et, naturellement, elle fait exactement le contraire, pour notre plus grand plaisir. J.O.

  • Ces poèmes d'un grand voyageur nous dépaysent au sens fort. Ils nous racontent mille choses, font luire des aventures multicolores, portent témoignage. Les Tropiques sont là, dans leur grouillement un peu fantastique, leur mollesse humide, la non-nuance de leurs reflets. l'Extrême Orient, les USA, la montagne comme la plaine ou la rivière, du Népal au Japon. Outre l'enchantement qu'il nous procure, Bernard Bador réfléchit ; il sait sentir sous le superficiel soit nos limites, soit le désir d'absolu ou d'éternité. Mêlés au grouillement humain, aux insectes humains parfois curieux qu'on nous montre, l'humour, la cruauté et une belle sensualité sont présentes. Il y a ici un cri pour la paix par l'esprit réconcilié avec ses fantasmes et ses contradictions.

  • Qui donc oserait entreprendre de composer des Fables, aujourd'hui. Il y faut une belle âme, le pas tranquille, le tempérament vierge de qui n'a jamais mis le ciel en question, et de la moustache. Et d'abord il faut croire aux bêtes, c'est-à-dire à la meilleure partie de nous-mêmes (et la foi c'est ce qui nous manque le plus). Il n'est pas indifférent que mon sang avec le sang des bêtes affecte le même PH. Le fabuliste a l'allure à l'amble, il a le bout du nez pittoresque, l'odorat fameusement riche. Il calcule son vers (et pourquoi en vers sinon parce que la bête préfère le rythme !) avec désinvolture, mais une précision d'astronome. Il a toujours l'air entre deux airs, mais le cap au plus haut des cieux. On y demande de la malice, plutôt que de l'humour (objet anglais), l'esprit acide et amoureux, et au moins autant de génie que le commun des mortels. Quelque chose de frisé dans l'imagination, et l'oeil bleu. Avez-vous remarqué qu'un garçon plein d'intelligence tempère ça au pied levé par une espèce d'obscur sourire, de quoi donner le change si l'on a affaire à la valetaille et aux butors. Ça s'appelle le savoir-vivre, qui est le frère du savoir-faire. Dieu le veut ! Quant à la poitrine et autres incarnations, comme la mousse dans les forêts. Sans compter l'allègre plume au vent, le pas, le cri, le chant, le poing. J'allais oublier la bonhomie, vraie ou enchantée, qui est d'or. Bref, il faut plus de tête que de coeur (mais j'allais dire le contraire). N'empêche que sans morale, pas de fables ! Et ce sont ceux qui en sont le moins dépourvus qui la croquent le plus galamment, comme il arrive. Jean-Luc Déjean, qui a passé par toutes ces histoires, a déjà un bagage assez considérable, notamment quelques bons romans pleins de tendresse et de science natale, et un recueil de poèmes, La feuille à l'envers, que je mets carrément au premier rang. S'il y ajoute aujourd'hui des Fables, et puisqu'il y fait merveille, ne doutons pas que c'est pour faire le tour du monde.

  • À l'automne de la pensée, le poète fait, spirituellement, ses comptes : qu'a-t-il vu, où a-t-il erré, quel fut le fil conducteur de son courage ? Pourquoi son coeur, trop souvent, fut-il ce « dépravé » ? Ces poèmes, en une houle forte et cadencée, relatent des combats d'âme - notre avidité naturelle opposée au temps de l'amour et au temps promis de « l'aire d'éternité ». Chutes, renoncements, gaspillages, n'ont pu toutefois enrayer une marche vers l'unité. La peur de la mort elle-même a été matée, sauf soubresauts. Cette mort qui, par le jeu quotidien des jours et des soucis, « nous est voilée », André Matossian réussit à l'apprivoiser, à vivre avec elle, simplement. Car il brûle dans « la seule évidence », pour lui : la Résurrection. Souvenirs, fragments de genèse, prière pour le pays, réflexions sur l'ordre et la liberté, notre dualité... jalonnent ces pages tournées vers Dieu.

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