FeniXX réédition numérique (Éditions Anthropos)

  • La lutte de libération sous toutes ses formes a mobilisé les masses populaires et élevé leur conscience politique. Ce potentiel précieux, résultat de sacrifices immenses, a permis de constituer dans la première étape de la libération l'ossature de l'organisation du pays. Mais la lutte pour le pouvoir et son corollaire, les crises successives, ont introduit dans les institutions des germes de contradictions qui affaiblissent la base du régime. Le succès de l'autogestion en Algérie dépendait de l'ensemble des éléments en interaction sur le plan national. Par un choix délibéré d'une approche critique des problèmes, l'auteur a tenté d'expliquer les faits négatifs rencontrés tant au niveau du secteur socialiste agricole qu'à celui des structures nationales. Le régime de Boumédienne a tenté jusqu'ici de nier les résultats positifs de l'expérience Ben Bella et de valoriser, de ce fait même ses propres réalisations. « Si on peut à juste titre, critiquer tel ou tel aspect de l'ancien régime et ses contradictions, on est en droit, écrit l'auteur, de démentir les allégations et les prétentions du régime actuel quant à ses réussites. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Commission d'Immigration a eu une tâche considérable. C'était, en effet, l'époque où les divers fascismes avaient conquis pratiquement toute l'Europe Centrale et Occidentale. Des dizaines de milliers de militants ouvriers affluaient vers la France que gouvernaient des hommes ayant leur sympathie, tels Léon Blum, ses disciples et ses amis. C'est dans cette Commission que j'ai apprécié la clarté de jugement de Livian, la netteté de ses conclusions et la fermeté de ses convictions... (Extrait de la Préface de Jules Moch.)

  • ... Deux dialectiques semblent se superposer, ou s'entrecroiser, dans les dynamiques qui structurent les villes. L'une est une dialectique imaginaire, spéculaire. Dialectique du désir de la ville comme lieu et axe d'une identification collective : être enfanté par un savoir, fondu, rassemblé, mais aussi engendrer ce savoir, le créer, le mobiliser dans l'espace de la ville. L'autre est une dialectique économique et conflictuelle. Dialectique de la réalité de la ville comme lieu et axe d'un affrontement des rapports sociaux en vue de s'y investir - monopoliser le savoir, l'avoir, l'espace urbain - mais aussi revendiquer ce savoir, lier cette revendication à celle du droit à l'espace de la ville, au travers d'un processus général de lutte des classes. Les altérations de la dynamique urbaine - perturbation et opacité des rapports sociaux au cours du développement historique des forces productives - résulteront des distorsions pouvant exister entre ces deux dialectiques : des désirs collectifs et des productions marchandes...

  • Dans cet ouvrage, Janina Markiewicz-Lagneau étudie, dans les pays de l'Est, la scolarité en tant que facteur de mobilité sociale. Elle souhaite en effet "interroger la réalité socialiste sous le rapport de la mobilité sociale."

  • Entre structuralisme et ethnologie le choix est aujourd'hui posé dans toute son acuité. L'ethnologie ne peut sortir de la crise dans laquelle elle se détruit qu'en se libérant des hypothèques idéologiques qui l'ont détournée de sa tâche naturelle, la compréhension des matériaux de l'ethnographie ; elle se trouve alors en opposition diamétrale au « structuralisme » de Lévi-Strauss, par lequel s'achève un processus déclenché depuis plus d'un demi-siècle, visant à bannir les recherches explicatives. Pour l'analyse structurale, s'exerçant nécessairement sur des faits incompris, qu'elle figera dans ses systématisations, le manque de sens représente à la fois la condition et la réalisation de son projet. Science du non-savoir, elle est la négation d'une ethnologie conçue comme engagement à connaître sa matière. Il va de soi que des comportements, des rites et des mythes dénués de signification ne peuvent que renvoyer à des êtres privés de subjectivité, et que cela entraîne le rejet des sciences humaines. Ainsi le structuralisme révèle sa connivence avec la société technocratique, réifiante et réifiée, dont il projette les reflets sur le plan culturel. Il partage avec elle le mépris du sujet, qu'il dépouille de son expérience, de son histoire, de son initiative, de sa liberté. Une ethnologie cognitive, tendant à la saisie dialectique de la réalité sociale, passe donc obligatoirement par la critique radicale du « structuralisme » de Lévi-Strauss et de ses disciples, sur le terrain qu'ils ont élu. La fin d'une parade idéologique où se révèlent par l'absurde les errements et les impostures de l'anthropologie dominante au XXe siècle devrait rendre cette discipline à sa vocation de science de l'homme.

  • Partant de l'idée que le développement économique pourrait être favorisé grâce à une réduction du taux d'analphabétisme, les organisations nationales et internationales de développement ont organisé, dès la fin de la deuxième guerre mondiale, de vastes campagnes d'alphabétisation. Celles-ci se sont cependant soldées par des échecs et c'est à partir de ce constat qu'une méthode nouvelle, l'alphabétisation fonctionnelle, visant à lier l'alphabétisation à la formation professionnelle a été expérimentée. L'ouvrage est une étude critique du programme expérimental d'alphabétisation fonctionnelle de l'Unesco. Il analyse notamment les conditions de déroulement de ce programme et les chances de succès de la méthode dans différentes situations socio-culturelles. Quant aux effets de l'alphabétisation, ils sont peut-être moins sensibles en termes économiques qu'en termes d'intégration et de changement social.

  • Ce livre fait partie du travail d'élaboration d'une théorie de la légitimité sociale ; d'une théorie des conditions de l'évidence, du sacré, de l'apathie et de l'enthousiasme. La méthodologie - fondée dans le mythe de l'homme rationnel et réaliste - qui gouverne nos sciences sociales ne permet pas une telle entreprise. En effet, dans cette tradition de pensée, l'évidence est le critère de l'objectivité. Cette évidence - ce qui va de soi pour la personne qui parle - est baptisée « la raison » ou « les faits », et est décrétée être l'absence de préjugés. Dans la problématique régie par de tels postulats, les seules variations possibles de ce qui est évident sont celles résultant d'erreurs ou de causes pathologiques. Dans ce cadre, on ne peut se demander quand et comment des manières de vivre et de penser apparaissent ou cessent d'apparaître évidentes aux adultes « normaux » et « compétents » d'une société. Or, c'est là le coeur de la légitimité sociale. Cet ouvrage présente et illustre une redéfinition de l'investigation sociologique, fondée sur le postulat que l'homme - homme de science inclus - est un agrégat de préjugés. L'Université actuelle est l'Eglise du mythe de l'évidence et son rôle est la légitimation de l'inertie de la société, quels qu'en soient les effets. Ce livre se termine par l'esquisse d'une université qui s'attacherait délibérément à mettre en question cette inertie en termes de manières de vivre qu'elle détruit.

  • A partir d'une analyse critique de la pensée de Claude Levi-Strauss et de Louis Dumont, on aboutit ici à une mise en question de toute anthropologie « savante ». Un savoir qui saisit l'objet d'étude est contrasté avec une connaissance qui le fréquente sans le soumettre. Cette dernière est le propre de l'amateur - l'autre appartient au « savant » professionnel. Pour que l'ethnologie professionnelle échappe, s'il le faut, à une stérilité sans issu, dont le structuralisme pur de Claude Levi-Strauss était peut-être le point culminant, il faut que les professionnels acceptent d'être des amateurs parmi des armateurs - les prétentions de la « profession » s'écrouleront, mais il deviendra de nouveau possible de rencontrer un « exotique » non-anémié des hommes et non des cadres vides. L'homme est un champ de connaissance propre à tout homme et ne doit pas devenir la chasse gardée, voire la proie, d'un « savoir-saisie ». J'existe, je vis, et je suis heureux que nous nous fréquentions dans une relation où nous pourrons nous épanouir - saisis- moi et tu nous figes dans un réduit stérile. L'impérialisme intellectuel est de même nature que l'impérialisme politique ou économique - la saisie est « efficace », mais stérilisante.

  • Comment l'Occident expansionniste par option, se servant de concepts philosophiques tels que « péché », « sauvage » et « sous-développé » a fait, et continue de faire une guerre sans merci aux civilisations et systèmes sociaux qui ne se basent pas comme eux sur l'appropriation du profit, valeur fondamentale de la morale comme des pratiques sociales occidentales. Dans cette guerre intervient et se démène tout l'arsenal de « l'aide », de la « coopération » avec leurs agents bilatéraux ou internationaux, comme les institutions politiques, administratives et juridiques. Le présent ouvrage tente de démystifier les mécanismes de cette agression qui aboutit au génocide culturel.

  • On peut parler de crise sociale à propos des « événements » de mai-juin 1968 parce que l'instituant y est apparu, violemment et de manière irrationnelle, comme opposé à l'institué. Par « instituant », on entendra à la fois la contestation, la capacité d'innovation et en général la pratique politique comme « signifiant » de la pratique sociale. Dans « l'institué », on mettra non seulement l'ordre établi, les valeurs, modes de représentation et d'organisation considérés comme normaux, mais aussi les procédures habituelles de prévision (économique, sociale, politique). L'étude qui suit a pour objet de préciser le contenu de ces deux instances et de montrer que leur opposition masque leur articulation dans le concept d'institution. Parce que les contradictions ont éclaté dans la société française, l'instituant s'est affronté de façon manichéenne à l'institué. Chacune de ces instances a mis en lumière, du même coup, la violence hypocritement camouflée de l'instance complémentaire. L'instituant a été perçu comme pure négativité : c'est la « subversion ». De son côté, l'institué a été également perçu comme pure négativité : c'est la « répression ». Nous allons essayer de comprendre la pratique sociale née ou re-surgie au printemps 1968 en termes moins réducteurs, en évitant de traduire l'événement, la dynamique sociale, par un jeu d'éléments ou de structures déjà connus.

  • Il existe en germe, chez Marx, une théorie de la reproduction sociale dont la portée explicative potentielle dépasse, et de loin, celle des célèbres schémas de la reproduction simple et élargie. Les discussions contemporaines sur l'invariance et le changement, sur la continuité et la discontinuité en histoire et dans les sciences sociales, poussent à un effort de recherche fondé sur la problématique de la reproduction. Yves Barel apporte sa contribution à cet effort, en s'appuyant sur les classiques du marxisme et sur certains apports de la recherche marxiste contemporaine, mais aussi en tentant d'intégrer à cet acquis des analyses provenant de disciplines et de modes de pensée divers, notamment la biologie et la théorie des systèmes. L'auteur est le premier à ne voir dans son livre qu'un premier pas dans une voie de recherche fructueuse, mais longue à parcourir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Par opposition aux travaux qui trop souvent encore ramènent le procès de décolonisation du Zaïre à l'évolution de la politique coloniale belge et relèguent à l'arrière-plan de l'histoire le colonisé - sujet historique principal - cet ouvrage propose une analyse matérialiste et dialectique de la conjoncture politique de lutte anti-coloniale. Par une observation critique et minutieuse du développement des contradictions internes propres à la société colonisée, l'auteur montre comment la lutte des classes s'est exacerbée au point de briser l'hégémonie de la bourgeoisie étrangère : la fraction colonisée de la petite bourgeoisie urbaine, prenant conscience du caractère « plafonné » de son ascension sociale à l'intérieur du système colonial, se détourne des projets intégrationnistes qui avaient été les siens, rompt progressivement son alliance avec la bourgeoisie et devient le pôle de cristallisation de l'opposition à l'ordre établi. Trop peu puissante pour pouvoir à elle seule renverser cet ordre, elle cherche et trouve des appuis auprès du prolétariat, du semi-prolétariat et des masses rurales, actualisant ainsi les potentialités révolutionnaires de la paysannerie.

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  • Marx évoque son travail en ces termes : 1) "c'est le résultat de 15 années de recherches, donc de la meilleure partie de ma vie ; 2) j'y expose pour la première fois de manière systématique et scientifique, les rapports fondamentaux de la société. Je dois au Parti de ne pas en gâcher la forme par des tics d'écriture secs et noueux, propres à un foie malade." On trouve en effet dans les Fondements la tentative la plus systématique pour dégager les éléments moteurs de l'évolution historique de la société en général et du capitalisme en particulier. Il ne s'agit nullement ici d'une description de ce mécanisme, mais de l'explication de sa dynamique. Jamais, dans aucun de ses écrits ultérieurs, Marx n'a approfondi si avant le concept fondamental du capital, avec ses contradictions et son unité que le mouvement historique détruit et recrée sans cesse sous une forme nouvelle. Partant des notions fondamentales de valeur, argent, division du travail, productivité, Marx montre comment elles trouvent une synthèse en devenir incessant dans la forme historique du capital qui les développe jusqu'à leur paroxysme et leur négation. Découverts en 1923 par D. Riazanov dans le fonds Marx-Engels, les manuscrits des Grundrisse devaient prendre place dans les 15 volumes destinés à regrouper toutes leurs oeuvres économiques. Publiés en 1941, ils n'ont été diffusés qu'en 1953. Leur traduction en français permet enfin au lecteur francophone l'accès à cette oeuvre de première importance pour la connaissance de la pensée de Marx. "On peut affirmer sans hésiter, écrit Eric Hobsbawm, que tout débat marxiste sur l'histoire négligeant les Grundrisse, c'est à dire tout débat théorique antérieur à 1941 et - hélas - bien d'autres depuis, devraient être repris à la lumière de cet ouvrage."

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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