Sciences humaines & sociales

  • L'écriture elle-même du Moïse permet de déchiffrer les traces du meurtre de l'image (et c'est l'invention du monothéisme), les traces du meurtre de l'objet (et c'est la naissance de l'écriture) et enfin les traces du meurtre du père. Le père tué devient, à partir d'une absence dont il n'est pas absenté et dont le démenti fixe le réel, la lettre textuelle de cette écriture.

  • La relance du phallus

    Christian Fierens

    Il s'agit d'expliciter ce que veulent dire « phallus » et « phallique » dans la pratique et la théorie psychanalytiques. La structure purement formelle du phallus est celle d'une relance. A partir d'un mouvement dynamique qui nous dépasse radicalement, un point de relance provoque un nouveau mouvement dynamique qui nous dépasse tout aussi radicalement. Cette structure est montrée au niveau du rêve (Freud), dans la direction de la cure (Lacan) et dans la théorisation lacanienne de la psychanalyse. Christian FIERENS exerce la psychanalyse à Tervuren près de Bruxelles.

  • La folie du transfert

    Solal Rabinovitch

    Une folie, le transfert ? Faire d'un inconnu son père, son amant, sa soeur, sa mère : une folie ? Une folie du mental ? Et cette folie serait le ressort, le matériau même d'une cure ? Depuis Freud, c'est pourtant à cette folie que nous nous prêtons chaque fois que commence une cure. Folie, outil, ou même obstacle, le transfert ne se pense guère aujourd'hui. A contre-courant de la pensée commune qui n'y voit plus qu'un mal nécessaire qui donnerait à la psychanalyse de « forts maux d'estomac », l'auteur s'attache à tisser ce fil logique de la cure, sans reculer devant la psychose. Solal Rabinovitch est psychiatre et psychanalyste, membre de l'Ecole de psychanalyse Sigmund Freud.

  • L'École de psychanalyse Sigmund Freud a choisi d'éditer une série des derniers travaux de François Balmès concernant les questions de structure et de logique en psychanalyse. Les abords chaque fois un peu différents de ces questions, au fil des textes retenus, permettent de cerner les difficultés inhérentes aux concepts en jeu, ainsi que le maniement de l'outil que constitue le quadrangle de Jacques Lacan. François Balmès, psychanalyste et philosophe, montre comment le quadrangle peut être un appui pour une pensée exigeante et critique, permettant de revisiter les textes freudiens et philosophiques (Aristote, Descartes, Heidegger...) dans leurs résonances et leurs apports à l'élaboration contemporaine de la psychanalyse. Il y réinterroge également l'histoire de la structure, de sa pérennité comme concept au-delà de la fin du structuralisme. François Balmès, décédé en 2005, était psychanalyste, membre de l'École de psychanalyse Sigmund Freud, agrégé de philosophie, directeur de programme au Collège international de philosophie.

  • L'insistance du réel

    Christian Centner

    Tout - notre avenir, celui de la psychanalyse, celui du discours du maître, celui de la civilisation - dépend de si le réel insiste, avance Lacan en 1974. En partant du symptôme appréhendé sous la forme de l'insistance de ce qui ne va pas dans le réel, les auteurs de cet ouvrage relancent le travail autour des questions de l'actualité de la psychanalyse, de son avenir et de son aptitude à répondre à l'évolution de la société et de la civilisation. Christian Centner est psychanalyste à Bruxelles.

  • Ce livre démontre une hypothèse : les différents temps d'élaboration du Père chez Lacan prennent appui à chaque fois sur une relecture de L'Homme Moïse et la religion monothéiste de Freud (en s'arrêtant ici à 1963 date de l'unique leçon sur les Noms du Père). Trois déterminations majeures - le Père comme nom, le Père comme loi, le Père comme voix - fondent une lecture originale des problèmes et des solutions qui constituent le fond psychanalytique essentiel du Moïse freudien.

  • Ces deux textes - Moïse de Michel-Ange et L'homme Moïse et la religion monothéiste - mettent en évidence les particularités du travail d'écriture par lequel Freud y réalise sa construction textuelle du père. Ils constituent la réponse freudienne à un certain moment de l'Histoire et de l'histoire du mouvement analytique.

  • La forclusion

    Solal Rabinovitch

    Fous, exilés, apatrides, exclus :ils sont enfermés dehors. Dehors, hors des frontières de leur pays comme hors des liens de leur langue maternelle. Mais les véritables enfermés dehors sont les fous, exilés à jamais de leur inconscient : ils ne sont pas seulement étrangers dans leur exil, ils sont étrangers à eux-mêmes, étrangers à leur histoire, étrangers à la langue de l'enfance. Ce n'est pas seulement d'un pays ou d'une langue qu'ils sont exilés ; le nom, la voix, le père les ont aussi abandonnés sans retour.

    La forclusion est le nom de la fracture qui les a enfermés hors de toute inscription, hors des traces de la route de nos rêves, du ciel de nos pensées, de la maison de notre douleur ou de notre joie : loin de notre heimlich. La forclusion n'a pas fait que frapper les signi?ants fondateurs de l'inconscient, elle en a jeté la clé pour toujours.

    Ainsi la clinique de la psychose oblige à se confronter au concept qui en éclaire l'orée. Ce livre interroge, avec les textes de Freud et de Lacan, le processus de forclusion à
    I'origine de la psychose.

  • L'auteur repense la clinique psychanalytique à partir des dernières élaborations de Lacan concernant le noeud borroméen et du travail de trois artistes. C'est à partir du travail de trois artistes plasticiens que l'auteur saisit les conditions de possibilité et d'impossibilité de la construction d'un Sinthome dans la psychose (Van Gogh) ; les particularités d'une telle construction (Schwitters) et la question de la mise au travail du Nom-du-Père, en tant que Sinthome, dans la névrose (Wolman). Ce livre contribue ainsi à l'élaboration d'une clinique borroméenne, tout en présentant une lecture singulière des apports de J. Lacan, et du rôle de l'oeuvre dans la vie de chacun des trois artistes.

  • Freud assignait à chaque cure deux tâches conjointes : soigner et chercher ; Lacan a ajouté que chaque psychanalyste est forcé de réinventer la psychanalyse. Cet ouvrage situe la démarche de recherche et d'invention, à l'origine et au coeur de la psychanalyse, comme condition et objet de la pratique psychanalytique et de sa transmission : comment la pratique de la cure et la construction théorique en psychanalyse imposent-elles une méthode, une position subjective, un style de recherche et d'invention ? Jean François est psychanalyste (Marseille), membre de l'Ecole de psychanalyse Sigmund Freud.

  • « Comme le montre François Balmès, aucun des Il n'y a pas de Lacan ne peut se solder par un = zéro. C'est pourquoi les antinomies, les chicanes des négations demeurent nécessaires et non simplifiables pour cerner le réel du sexe, mais aussi bien ce lieu de l'Autre, où nous rencontrons le nom de Dieu. On admirera la rigueur qui nous barre toute échappatoire, avec laquelle François Balmès nous conduit sur les chemins épineux de l'impossible, dont Dieu, l'amour et le sexe sont les noms communs, les noms de ces trous qui nous aspirent dans leurs tourbillons. Il dégage ainsi l'antinomie de la castration : obstacle et accès au réel ; l'antinomie de la jouissance qui est partout et nulle part : celle de l'autre sexe, introuvable. » Catherine Millot François Balmès était psychanalyste (Paris), il a été président de l'Ecole de psychanalyse Sigmund Freud.

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