Religion & Esotérisme

  • « Dégager la lecture du Coran de son appareil juridique et cultuel, revenir à une approche poétique et spirituelle, tel est le sens de cette nouvelle traduction. Confisqué par une exégèse dogmatique ou, pire, par "des aînés barbus et enturbannés qui tuent", le Coran doit pouvoir se lire, selon Youssef Seddik, comme l'Odyssée, comme les livres de Julien Gracq ou de Maurice Blanchot, de Heidegger ou de Derrida. Youssef Seddik resitue son travail dans une interrogation sur l'acte de lire qui interpelle tous les amoureux de la chose écrite, bien au-delà de la question du Coran. »Catherine Bédarida, Le Monde« Cet ouvrage novateur de Youssef Seddik place la réflexion sur l'islam bien au-delà des mesquineries ressassées par l'actualité médiatique : il stimule la réflexion, ouvre des perspectives et conduit à repenser la place que devrait tenir la culture musulmane dans l'héritage européen. » Gilbert Grandguillaume, La Quinzaine littéraireYoussef Seddik, philosophe et anthropologue, helléniste et arabisant, a publié de nombreux ouvrages, dont, chez le même éditeur,

  • Après une longue entrée toute " subjective " où l'auteur évoque son angoisse d'être Arabe sans concession et tout aussi attaché à cette Europe des Arts, des Lettres et de la Pensée, cet ouvrage happe son lecteur dans un tourbillon d'analyses et de rappels historiques, de portraits surprenants, et oblige tout Européen à reconnaître que cet Arabe ignoré ou méprisé a bien façonné le continent, y compris dans sa dimension chrétienne, au même titre que les Goths, les Alémans ou les Francs... C'est la grande rupture de la conquête islamique qui est venue un jour donner un formidable prétexte à l'Eglise et à de puissants pontifes, commandeurs réels des nations, pour verrouiller les consciences et épurer les mémoires.

  • Cet essai relate le cheminement, à travers la Bible, d'une pensée libre, en opposition à la « rétention honteuse, chez les musulmans, pour aller à la découverte de la Torah et des Évangiles » (Youssef Seddik), et à leur « indifférence pour ce qui relève de la connaissance du monde juif, de son passé ou de sa pensée » (Victor Malka).
    En relevant, à travers l'épopée du peuple « inventeur du dieu unique », les codes qui fondent la morale juive, l'auteur a eu le sentiment de découvrir en Yhwh un « Grand Ordonnateur de feuilles de route ». Une route rigoureusement balisée, avec ses bornes et ses « haies » de protection - qu'en hébreu on appelle des syagim.
    Ainsi, après quatre années passées à glaner sur les « terres » du judaïsme biblique, telle Ruth glanant sur les terres de Booz, après avoir étudié plus de cent textes juifs, anciens et contemporains, l'auteur interroge ici le rapport du Juif à son prochain (parent, voisin, étranger, allié ou ennemi). Une découverte.


    Salah Guemriche, essayiste et romancier algérien, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont Dictionnaire des mots français d'origine arabe (Seuil, 2007), Le Christ s'est arrêté à Tizi-Ouzou (Denoël, 2011) et Abd er-Rahman contre Charles Martel (Perrin, 2010).

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