Sciences politiques & Politique

  • Bien que sévèrement touchée par la pandémie de la Covid-19, apparue dans la ville chinoise de Wuhan, la Chine a été la seule grande économie du monde à afficher une croissance insolente en 2020, une performance qu'elle devrait renouveler facilement et même largement dépasser en 2021. À nouveau réuni avec l'arrivée à la Maison-Blanche de Joe Biden, l'Occident s'organise, mais en vain, pour lui barrer la route. La Chine, bientôt la première puissance économique du globe, représente un défi majeur pour les prochaines générations de Terriens, que ce soit en termes de réchauffement climatique, de transition écologique, d'hyper développement économique, d'innovation technologique et de bouleversements politiques engendrés par son modèle de développement qui lui est unique.

    Pierre-Antoine Donnet, diplômé de chinois, est l'ancien rédacteur en chef central de l'Agence France Presse, dont il a été le correspondant à Pékin et à New York.

  • Très populaire dans l'opinion, la forêt française est aujourd'hui objet de nombreuses inquiétudes. Si elle est en réalité beaucoup plus présente sur notre territoire qu'au début du XXe siècle, elle n'en demeure pas moins soumise à une attention nouvelle qui rend sa gestion politique difficile à l'heure du réchauffement climatique et du changement de regard sur la Nature. La crise traversée par l'Office National des Forêts (ONF) et les difficultés de l'État a définir une vision de notre avenir forestier sont les symptômes d'une forme d'incapacité de notre temps à penser le temps long, nécessaire au soin de la Nature. Pourtant, le défi climatique du XXIe siècle impose une révision de notre regard collectif sur la forêt qui redevient un enjeu de première importance dans notre société.

    Docteur en droit, historien du droit, Daniel Perron étudie depuis vingt ans les politiques rurales et forestières. Devenu en 2014 chef de la prospective de l'ONF après avoir été conseiller du ministre de l'Agroalimentaire, il est sans doute l'un des plus fins connaisseurs des enjeux de la forêt française.

  • Toutes les analyses l'annoncent : la Chine deviendra immanquablement la première puissance économique du monde. Alors que la dynamique de développement américaine et son aura politique semblent en panne, la Chine réalise une percée multiforme unique au monde. Que ressortira-t-il de l'affrontement entre les deux grands adversaires ? Déjà, l'expansionnisme chinois suscite des réactions de méfiance croissante chez ses partenaires. Mais la Chine nourrit des ambitions de conquête à long terme mûrement réfléchies, tandis que les autorités américaines en sont à gérer le court terme... Dressant le portrait de la situation de ces deux pays, l'auteur analyse les enjeux de cette rivalité et nous alerte : entre la démocratie et la dictature, à la première de démontrer sa force et sa vitalité.

    Pierre-Antoine Donnet est journaliste, ancien rédacteur en chef de l'Agence France-Presse.

  • Et si c'était la marque qui permettait de mieux comprendre le macronisme? Tout pouvoir est intimement lié au système de représentation sur lequel il se construit: l'un ne va jamais sans l'autre, et la vérité d'un pouvoir est à chercher dans la manière dont il se représente. Comme tant de dirigeants dans l'histoire, Emmanuel Macron a eu l'intuition que le renouveau politique qu'il comptait insuffler devait s'accompagner d'un renouveau symbolique. Mais si sa conquête du pouvoir relève encore aujourd'hui de l'ordre du mystère, si l'exercice et l'incarnation du pouvoir d'Emmanuel Macron échappent tant aux analyses politiques traditionnelles, c'est qu'on s'évertue à interpréter le présent avec des systèmes de représentation du passé. À «nouveau monde», nouvel outil: toute la force de cet ouvrage est de penser la marque comme nouvelle forme de représentation du pouvoir, en montrant que la marque politique est la grille de lecture qu'il manquait pour comprendre la force d'entraînement initiale du macronisme et son dérèglement progressif.Raphaël LLorca est communicant, doctorant en philosophie du langage, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès.

    Raphaël LLorca, 26 ans, travaille au planning stratégique de l'agence Havas Paris. Diplômé de ESCP Europe en stratégie de marques et doctorant linguiste à l'EHESS, il est expert associé à la Fondation Jean-Jaurès. La marque Macron est son premier ouvrage.

  • S'il y a un lieu commun fort répandu en Europe, c'est bien celui qui associe les socialistes à la puissance de l'État. Or, le stéréotype d'une gauche « malade de l'État » résiste mal à une plongée dans l'histoire longue de la relation que les partis socialistes et sociaux-démocrates ouest-européens entretiennent avec l'État. Il s'avère ainsi intéressant de tenter de démêler cet écheveau constitué par les rapports complexes, ambivalents et contradictoires qui, au fil du temps, se sont noués entre les socialistes et l'État en Europe.

  • La crise du COVID-19 a joué un rôle de révélateur à bien des égards. Parmi les phénomènes qui nous ont sauté aux yeux se trouvent l'extraordinaire inefficacité et l'inadaptation aux enjeux actuels de notre administration, sur fond de déconnexion et de déresponsabilisation de la haute fonction publique. La thèse défendue par Chloé Morin est que la faillite des « élites » n'est pas une somme de « petitesses » individuelles, comme on serait aisément tenté de le croire, mais le résultat d'un système dont elle décortique différents aspects. Après avoir listé et illustré les causes et les conséquences concrètes de cette maladie de l'État, l'auteure propose des solutions décapantes - en espérant qu'elles ne soient pas, comme bien d'autres avant elles, enterrées. Une lecture revigorante !

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne. Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

    Olivier Weber est écrivain, auteur notamment de L'Enchantement du monde, La Confession de Massoud, Le Barbaresque et L'Arrière-pays. Ses romans et essais ont remporté plusieurs prix, notamment le Prix Joseph Kessel, le Prix du Livre Européen et Méditerranéen, le Prix de l'Aventure, le Prix Albert Londres et le Prix des Romancières.

  • La mondialisation, avec ses innovations technologiques, s'est traduite par une interconnexion croissante mais n'a pas entraîné une homogénéisation culturelle. Toutes les sociétés sont marquées par des relations hiérarchiques et de domination, et chacune reste attachée à sa vision du monde social et à la place que l'homme et la femme doivent y jouer. Alors que les sociétés occidentales mettent en avant l'individu et sa liberté, l'Inde valorise la famille, la communauté et l'interdépendance. Les réseaux personnels sont une priorité dans cette jeune démocratie pluraliste, et les logiques professionnelles dépendent des liens de complicité et de confiance. L'auteure décrit cette société relationnelle et décrypte les règles sociales qui guident les comportements et les échanges au quotidien.

    Ethnologue, docteure de l'université Paris Nanterre, chercheure indépendante associée au Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS) à l'EHESS, Sandrine Prévot est aussi membre active du réseau Euro-India Economic & Business Group (EIEBG). Consultante dans le secteur privé, elle enseigne la culture indienne dans les écoles de commerce et auprès d'entreprises. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Inde, comprendre la culture des castes.

  • Le populisme est un concept central dans les débats médiatiques actuels sur la politique et les élections. Cependant, comme la plupart des mots à la mode, le terme flotte souvent d'un sens à l'autre, et les spécialistes en sciences sociales et les journalistes l'utilisent pour désigner divers phénomènes. Qu'est-ce que le populisme ? Qui sont les leaders populistes ? Et quelle est la relation entre le populisme et la démocratie ? Ce livre répond à ces questions de manière simple et convaincante, offrant un guide rapide du populisme, en théorie et en pratique.

    Cas Mudde est professeur agrégé d'affaires internationales à l'université de Géorgie (États-Unis).
    Cristóbal Rovira Kaltwasser est professeur agrégé de science politique à l'université Diego Portales (Chili).

  • Boris Cyrulnik et Tzvetan Todorov ont traversé l'époque de manière singulière. Le premier, né en 1937 dans une famille d'immigrés juifs d'Europe centrale et orientale, fut l'un des rares rescapés de la rafle du 10 janvier 1944 à Bordeaux et popularisa, bien des années plus tard, le concept de « résilience », cette capacité psychique à se reconstruire après un traumatisme. Le second, né en 1939 à Sofia (Bulgarie), rejoint Paris en 1963 et s'attacha dès les années 1980 aux questions mémorielles et au rapport à l'autre.
    L'un et l'autre ont connu le totalitarisme et cherché à comprendre ce qui peut nous permettre de résister à la terreur, ce qui fait tout l'intérêt ici de leur dialogue.

    Tzvetan Todorov, né en 1939 et mort en 2017, historien des idées, essayiste, sémiologue.
    Boris Cyrulnik, né en 1937, psychiatre, psychanalyste, éthologue.

  • Comment réussir le passage vers une nouvelle société dite hyperindustrielle et comment répondre aux impératifs de la transition écologique ?

    Notre vieux pays est en pleine réinvention, dans la diversité foisonnante de ses territoires. La mutation productive, les ressources du numérique, les impératifs écologiques entraînent une profusion d'initiatives sans précédent, qui contraste avec la morosité du discours national. Appuyé sur une analyse approfondie des nouveaux contextes (sociaux, économiques, technologiques, culturels), cet essai prend résolument le contre-pied des poncifs qui saturent l'espace ­politico-médiatique et nous empêchent de voir la nouveauté : le vieil ­antagonisme jacobin vs girondin, le soi-disant divorce entre l'urbain et le rural, ou entre les métropoles et les périphéries. Il analyse le grand retour du local comme force motrice, mais insiste aussi sur les complémentarités et les alliances entre les territoires, encore largement inexplorées. Contre le fatalisme géographique, il prend le parti d'une vision plus fluide et plus ouverte de notre espace national, où tous les territoires, sans exception, ont leurs chances.

    Pierre Veltz, né le 24 novembre 1945 à Phalsbourg, est un ingénieur, sociologue et économiste français, spécialiste de l'organisation des entreprises et des dynamiques territoriales.

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

    Martial Foucault est professeur des universités à Sciences Po et directeur du CEVIPOF. Spécialiste des questions de comportement politique, d'opinion publique et de décision électorale, il est l'auteur de Villes de gauche, villes de droite (Presses de Sciences Po, 2018) et plus récemment co-auteur de Les origines du populisme. Histoire d'un schisme politique et social (Le Seuil, 2019).

  • Dans ce texte lapidaire, Marlène Schiappa, militante féministe de longue date, Secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, prend la plume pour rappeler ce qu'est la République, ce qu'elle représente, et nous alerte sur les menaces dont elle fait l'objet. Gilets jaunes, communautarisme, liberté de la presse et ses limites, enjeux territoriaux, haine des élus, réseaux sociaux... Marlène Schiappa égrène et analyse ces nouveaux clivages promus de toutes parts qu'elle perçoit comme des menaces graves pour la République. Il est temps, nous dit-elle, de nous élever et de défendre la liberté, l'égalité, la fraternité.

    Marlène Schiappa est Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, plusieurs ouvrages dont Laïcité, point !

  • Sébastien Boussois s'étonne, à chaque nouvel attentat survenu en Occident et revendiqué par le terrorisme islamiste, d'entendre certains élus ou experts expliquer que nous avons passé le plus gros du danger depuis la chute de Daech à Rakka, et que les retours de combattants n'ont pas entamé la sécurité du vieux continent. Comme si l'histoire de ces vingt dernières années avait démontré que la fin d'un mouvement terroriste lié à l'islamisme ne laissait place à l'émergence d'aucune autre structure héritière ! De nouvelles filières et de nouveaux groupes peuvent se reconstituer partout dans le monde. À cela s'ajoute la question des combattants ou sympathisants de la cause djihadiste, et à leur devenir dans nos sociétés.

    Sébastien Boussois est chercheur en sciences politiques, associé à l'ULB (Belgique) et l'UQAM (Canada). Il a publié plusieurs ouvrages dont, récemment, Pays du Golfe: la nouvelle guerre froide (Armand Colin).

  • « Yves Michaud produit dans ces pages un examen implacable de la société et même de la civilisation
    contemporaines. Il estime la citoyenneté défigurée par l'accumulation de manquements, de lâchetés, d'inconséquences, plus ou moins sournois et délibérés, plus ou moins visibles et cyniques.
    Le cofondateur de l'Université de tous les savoirs déplore que notre société cède sous les coups insidieux du dépérissement des élites politiques et intellectuelles, du laxisme protéiforme, d'une autorité lézardée, d'une victimisation triomphante, d'une aseptisation de la liberté d'expression. Alors, rétrograde ou visionnaire ? Conservateur ou audacieux ? Réactionnaire ou courageux ? L'exploration intellectuelle et sociologique d'Yves Michaud est un peu de tout cela. » Denis Lafay

    Yves Michaud est philosophe, ancien directeur de l'École nationale supérieure des Beaux-arts et cofondateur de l'Université de tous les savoirs et des forums de la démocratie et du savoir. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont récemment Contre la bienveillance (Stock, 2016) et Citoyenneté et loyauté (Kero, 2017).

  • "Les armes, le sang, les larmes. Mais comment, au coeur même du recueillement, tenter de penser l'événement ? Notre pays, comme notre monde, est en effet en proie à une terreur postmoderne, qui mêle individualisme radical et fondamentalisme global. D'où la difficulté de mener un combat frontal contre un nomadisme djihadiste pratiqué par une jeunesse nihiliste, au moment même où la guerre classique fait place à des états de panique, à des assauts armés destinés à provoquer le chaos et à des opérations de police mondialisées." Nicolas Truong
    Les contributions d'intellectuels rassemblées dans cet ouvrage proposent une analyse intelligente et précise des événements, de leurs causes et de leurs conséquences, et lancent un appel à l'unité et à la solidarité.

  • Cet essai peut se lire comme le récit politique du dernier quart de siècle, une fresque contemporaine au trait enlevé. Mais aussi comme une tentative d'explication du succès d'Emmanuel Macron. L'auteur va chercher vingt-cinq ans en arrière - à la chute de l'URSS en 1989 - les racines de l'implosion de nos champs politiques. On y voit le mythe révolutionnaire et les sociétés de lutte de classe être peu à peu remplacés par des groupes identitaires, territoriaux et religieux, et l'on assiste à la naissance d'une pensée écologique et mondialisée. En parallèle, la société industrielle mue en société numérique et collaborative. Le François Mitterrand de 1981 qui nationalisa une part de l'économie paraît très loin de l'Emmanuel Macron de 2017 qui veut mettre l'entreprise au coeur de la société. L'Europe pacifique et anticommuniste du premier est fort loin de l'Europe de combat du nouveau Président. Et pourtant, dans les deux cas, leurs personnalités font la différence et permettent d'écrire l'histoire. Mais dans notre société totalement connectée, va-t-on savoir refaire de la politique qui rassemble, y compris dans le débat, ou sommes-nous réduits à une démocratie de tweets et de followers ? Une interrogation lourde pour notre avenir.

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Nouveau Portrait de la France et Le moment est venu de penser à l'avenir, chez le même éditeur.

  • « La jeunesse est un âge, elle est un temps de la vie. Elle est aussi un état qui renvoie l'image de la société, de ses espérances et de ses blocages, de ses projections et de ses impasses. Les jeunes doivent pouvoir y trouver une place et assumer la relève des générations. Dans quelles conditions ? Avec quelles contraintes et quelle marge de liberté ? »
    Pour comprendre la jeunesse actuelle, cet ouvrage analyse le vote des jeunes lors des élections présidentielle et législatives du printemps 2017. Il interroge les usages démocratiques contemporains dont les jeunes sont porteurs ainsi que les tensions, voire les paradoxes, qui sont à l'oeuvre dans ce renouveau. Un livre éclairant.

    Anne Muxel est directrice de recherches au CNRS (CEVIPOF/Sciences Po). Elle vient de publier avec Olivier Galland La tentation radicale, enquête auprès des lycéens (PUF).

  • Ce livre est d'abord la chronique d'une campagne, celle de Jack Lang pour être élu député des Vosges en 2012, qui s'est soldée par un échec. L'auteur décrit avec mordant l'ambiance d'une campagne électorale, ses coups durs, ses coups bas, ses réussites et ses joies. Il s'agit aussi d'analyser la vie politique actuelle, la force des médias qui figent une image, les éléments de langage, les modes, les comportements formatés. L'auteur déplore le manque de légèreté, d'humour, de plaisir, en politique. Ce livre se lit d'une traite, on connaît déjà la fin de l'histoire, pourtant on ne sait pas le reposer avant d'avoir lu la dernière page. Parce qu'il est une véritable bouffée d'air, écrit comme un polar populaire, dans ce qu'on fait et dit de la politique aujourd'hui.

  • Comment peut-on être président de l'Assemblée nationale et trouver qu'il y a trop de lois ? Comment peut-on être élu régional et appeler à un État puissant ? Comment être Jacobin et en même temps Girondin ? Comme disait le général de Gaulle, comment peut-on être un seul pays avec 258 fromages ? Ces questions se transmettent à nos institutions politiques. L'État doit composer avec les collectivités territoriales. Et réciproquement ! Notre République est à la fois indivisible et décentralisée... En général, on débat séparément de l'État et des collectivités. Pourtant les collectivités sont faites pour ceux qui y vivent. Il est temps de penser ensemble l'égalité des territoires et ce qui favorise l'autonomie, sans oublier qu'ils ne sont rien sans l'énergie et les attentes de nos concitoyens.

    Richard Ferrand, député du Finistère, est président de l'Assemblée nationale depuis septembre 2018. Il est aussi conseiller régional de Bretagne et c'est dans ce double ancrage, territorial et national, qu'il nourrit son propos et ses propositions.

  • Ce livre commence comme le récit, remarquablement écrit, de la révolution tunisienne. Mais peu à peu, il ­devient essai. Et il nous propose alors une réflexion audacieuse et originale sur le paradoxe de ce peuple qui met à la porte un dictateur pour élire un régime islamiste autoritaire... Emna Belhaj Yahia remonte aux sources des événements qui agitent son pays. Et on reste désarmé devant la contradiction entre le désir de démocratie et de développement, et la libération des pires haines contre l'école moderne, l'interrogation sur soi, le libre examen, vus comme des inventions de l'Occident. Passionnant et inquiétant.

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