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  • Le philosophe Robert Misrahi l'affirme : "Le bonheur, chacun de nous y a droit." Et le spécialiste de Spinoza d'y ensemencer la vocation véritable de l'entrepreneur, ainsi exhorté à épanouir son autonomie, sa créativité, et ses désirs propres mais aussi, par la grâce du principe de réciprocité sacralisant autrui, à faire grandir ceux de toutes les parties prenantes. Ainsi l'individu trouve sens à son existence et l'entreprise, promue conscience et identité, peut aspirer à devenir "sujet" et terreau d'un "bonheur commun". Le philosophe accomplit là sa mission : bousculer, éclairer, et élever au-delà des lourdes et prosaïques lois qui s'imposent à la réalité entrepreneuriale.

    Robert Misrahi est un philosophe français né en 1926. Spécialiste de Spinoza, il consacre son travail à la liberté et au bonheur. Professeur émérite de philosophie éthique à l'Université Panthéon-Sorbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur Spinoza et consacré l'essentiel de son travail à la question du bonheur.

  • Dans cet échange à bâtons rompus animé par le journaliste Soro Solo (France Inter), plusieurs personnalités réagissent à cette affirmation : "Le seul progrès qui vaille, c'est l'accès au bonheur." Qu'est-ce que le bonheur ? Qu'est-ce que l'accès au bonheur ? Faut-il nécessairement le vouloir ? En quoi la culture influence-t-elle le bonheur ou, plutôt, le fait de se considérer comme heureux ? Et la joie, là-dedans ? La jouissance, le désir ? Le bonheur est-il collectif, individuel, peut-il être les deux ? Quid des effets secondaires ?
    Ces points de vue se complètent admirablement pour nous livrer une très, très jolie leçon sur le bonheur.

    Le débat est animé par Soro Solo, journaliste à France Inter. Il donne la parole à Jean-François Colosimo, théologien et essayiste ; Boris Cyrulnik, psychiatre ; Xavier Emmanuelli, fondateur de MSF et créateur du Samu social, ancien ministre ; Raphaël Enthoven, philosophe ; Pierre Marie, psychiatre ; Mazarine Pingeot, philosophe ; Christian Streiff, vice-président de Safran, ancien président de PSA ; Alain-Jacques Valleron, mathématicien, membre de l'Académie des sciences.

  • Axel Kahn est médecin généticien, entre autre ancien directeur de l'INSTITUT COCHIN puis président de l'Université Paris Descartes. Ses responsabilités à la tête de la Fondation Internationale du Handicap, du Comité d'Éthique de la Ligue du Cancer, du Comité de déontologie du Comité National Olympique et Sportif Français, ou du Comité d'éthique commun à l'INRA, au CIRAD et à l'IFREMER, lui confèrent une légitimité toute particulière en matière d'éthique. En 2019, le Parlement est appelé à débattre d'un projet de loi sur les questions de bioéthique. C'est à débroussailler les grands enjeux de cette échéance majeure, mais aussi à désacraliser un mot aux multiples significations, manifestations, questionnements, que s'emploie ce dialogue.

    Axel kahn est un scientifique, médecin généticien et essayiste français

  • Laurence Hansen-Love éclaire des grands thèmes comme le libre arbitre, la liberté, la responsabilité, le changement climatique et les catastrophes écologiques, l'immortalité, le désir, l'intelligence, et pousse chaque raisonnement jusqu'à en esquisser les conséquences respectives.

    Laurence Hansen-Løve, née à Paris en 1948 est Professeure de philosophie, auteure de plusieurs essais de philosophie morale et politique

  • Qu'est-ce qu'être fragile aujourd'hui ? La fragilité physique semble, a priori, mieux maîtrisée au fur et à mesure que progresse la médecine. Mais d'autres fragilités demeurent prégnantes et même s'accroissent. La solitude, l'exclusion, l'absence de considération, la marginalisation constituent une réalité de notre époque. L'individualisme, de nouvelles formes de peur, le rejet des différences, l'obligation de réussir coûte que coûte, et puis la doctrine de la perfection, participent à ce que la fragilité soit en premier lieu jugée comme un fardeau. Prendre conscience de sa fragilité, accepter sa fragilité, faire reconnaître sa fragilité : il est sans doute en effet d'autant plus difficile d'y parvenir à une époque où gagner, conquérir, posséder, dépasser constituent le vocable dominant.

    Dirigé par Denis Lafay, journaliste, ce livre donne la parole à Gilles Boeuf (biologiste, président du Conseil scientifique de l'Agence française pour la biodiversité), Bertrand Collomb (membre de l'Académie des sciences morales et politiques), Bernard Devert (prêtre et chef d'entreprise, fondateur de mouvements au profit des mal-logés et des personnes en fin de vie), Cynthia Fleury (philosophe et psychanalyste) et Axel Kahn (généticien).

  • « "Il est l'heure de bâtir un nouvel humanisme." L'exhortation de Pascal Picq illustre la détermination et le dessein communs aux douze contributeurs de cette somme d'entretiens. Scientifiques, philosophes, artistes, sociologues, navigatrice, avocat, chefs d'entreprise : chacun dans son champ d'expertise ou de convictions, tous construisent là un débat fondamental, destiné à offrir au lecteur ouvert à la complexité quelques clés d'une exploration approfondie de lui-même et du monde afin qu'il mène son existence et celle de la planète avec responsabilité, sens. Et humanité. À cette condition, qui révèle les plus beaux trésors du verbe entreprendre, qui éclaire de manière singulière la nécessité de rêver, de créer, de bâtir le progrès, qui conscientise l'obligation de penser et d'agir autrement - et même insurrectionnellement -, bref qui "possibilise" l'impossible, l'époque peut bel et bien s'avérer formi­dable, et le "chef-d'oeuvre de l'intelligence" espéré par Pierre Rabhi devenir réalité. » Denis Lafay

    Denis Lafay, journaliste, a fondé et dirige Acteurs de l'économie - La Tribune.

  • Les auteurs de ce livre partent d'un constat clair : il n'y a pas eu de pensée du totalitarisme comme il y a eu une pensée du capitalisme, de la démocratie, de la dictature... C'est donc à la fois un concept «

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