Droit

  • Adultère

    Luc Frémiot

    Avocat général de la cour d'assises du Nord et du Pas-de-Calais durant plus de vingt ans, Luc Frémiot décrypte les ressorts dramatiques d'une cour d'assises à travers le récit d'affaires criminelles dont il fut en charge.

    « Dans le langage commun, un crime passionnel est un crime commis par amour... Depuis que je viens requérir aux assises, je n'en ai pas encore rencontré. Des actes criminels réaliséspar colère, par désir, par jalousie, oui. Mais par amour, certainement pas, à moins que cela ne soit par amour de soi. Je crois tout bonnement qu'en dehors de l'euthanasie, on ne tue pas par amour. Cela n'empêche pas mes contradicteurs en robe noire de voir l'amour partout : tous les maris trompés, c'est bien connu, tuent par amour. Peut-être est-ce moi qui suis trop pessimiste et vois le mal partout... Que serait un monde sans amour ? »

    Voici l'histoire d'une chute - celle d'un homme seul face au miroir cruel de sa propre faillite.

  • Avocat général de la cour d'assises du Nord et du Pas-de-Calais durant plus de vingt ans, Luc Frémiot décrypte les ressorts dramatiques d'une cour d'assises à travers le récit d'affaires criminelles dont il fut en charge.

    " Les affaires criminelles sont des tranches de vie, l'imagination n'y a pas sa place. On se blesse à leurs aspérités, aux angles aigus de la passion, à la dureté de la vie, à ces destins qui n'en sont pas depuis le départ. Aux assises, le ridicule flirte avec le drame. Découvrir l'itinéraire d'un accusé est déterminant pour mieux le connaître, mais les meilleures intentions se noient souvent dans les détails. La cour d'assises vous oblige à puiser au fond de vous-même ce que vous avez oublié. Toutes vos certitudes tombent.
    La cour d'assises vous change. C'est la collision avec le malheur, cette entrée par effraction dans la vie des auteurs et des victimes, ces choses qui n'arrivent qu'aux autres et que l'on peut parfois toucher du doigt. 
    Voici l'histoire de la terrible rencontre entre un adolescent et un vieil homme qui se disputent le droit de vivre dans le silence glaçant d'une nuit de pleine lune. "

  • Le Havre, 1910. Jules Durand, docker charbonnier, est injustement accusé de complicité d'assassinat d'un contremaître. Son véritable tort en cette période de grève sur le port : être syndicaliste et oser se révolter contre les indignes conditions de travail imposées par la Compagnie générale transatlantique. S'ensuivent une parodie de procès et une condamnation à mort. Mais face à l'injustice, l'indignation et la mobilisation populaire finissent par payer. La Cour de cassation reprend le dossier et innocente Durand. Trop tard cependant : Jules Durand, syndicaliste autodidacte, pourfendeur de l'alcoolisme ouvrier, finira sa vie à l'asile.

    Comment la machine judiciaire a-t-elle pu s'enrayer au point de condamner à mort un innocent ? Surtout, comment cette affaire retentissante en son temps, qui mobilisa l'opinion publique et les intellectuels de l'époque - Jaurès en tête -, a-t-elle pu être frappée du sceau du silence ? Avec son regard de praticien et documents à l'appui, Marc Hédrich tente de percer le mystère de cette amnésie collective. Le présent ouvrage apporte ainsi un éclairage aussi rigoureux que précieux sur ce crime judiciaire sur fond de justice de classe : le contexte, les acteurs du drame (dont le jeune avocat de Jules Durand, un certain René Coty) et les suites du jugement, en même temps qu'il dresse le tableau saisissant d'une époque, notamment des misérables conditions de vie des charbonniers.
    Le récit d'une des plus grandes erreurs judiciaires du XXe siècle.

  • Nous avons tous entendu: « Mon fils, il sera avocat ou médecin ! » Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence.L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel - certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... !Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.

  • La pensée de Chaïm Perelman a profondément marqué la théorie du droit du XXe siècle. S'opposant au positivisme juridique, c'est-à-dire aux théories qui réduisent le droit à la loi, l'essentiel de son apport réside dans une théorie de l'argumentation qui rebat les cartes de la logique juridique, en mettant l'accent sur la manière de raisonner, et plus profondément de discuter.

  • Condamné pour le rapt puis le meurtre du petit Philippe Bertrand en 1976, Patrick Henry a échappé à la guillotine grâce à l'avocat Robert Badinter, futur ministre de la Justice. Sa plaidoirie, restée célèbre, préfigurera l'abolition de la peine de mort en France en 1981.
    Patrick Henry est mort le 3 décembre 2017 à l'âge de 64 ans, alors que sa peine avait été suspendue à peine trois mois auparavant en raison d'un cancer en phase terminale. Pendant les vingt-cinq dernières années de sa vie, Martine Veys ne l'a pas lâché. Cette femme blonde coiffée à la Mireille Darc, ancienne commerciale désormais retraitée, mariée, s'est petit à petit prise d'amitié pour l'homme derrière le criminel.
    Qui est Martine Veys ? Quelles sont les sources de son engagement comme visiteuse de prison ? Et, surtout, qu'a-t-elle trouvé à l'homme Patrick Henry ? De leur premier contact à l'imprimerie du centre de détention de Caen jusqu'au dernier souffle du criminel à l'hôpital de Lille, Plana Radenovic retrace l'histoire d'une longue amitié sans fioritures, brute, comme nettoyée des conventions sociales, entre une femme « normale » qui nous ressemble, et l'un des hommes les plus haïs de France, devenu un symbole malgré lui.

  • Partant de l'analyse de la pensée juridique moderne, Michel Villey (1914-1988) constate que l'idée d'une justice et d'un droit inscrits dans la nature des choses a fait place aux exigences illimitées des droits subjectifs absolus. Dès lors seule prévaut dans la résolution des conflits la raison du plus fort, et non plus celle du plus juste. S'il constate et condamne cette évolution, Michel Villey ne veut pas tuer les droits subjectifs pour les remplacer à nouveau par un droit transcendant.

  • 16 octobre 2013, cour d'assises du Val-de-Marne. Samia Jaber, tremblante, est entourée de ses deux avocates, Maïtre Tomasini et Maître Bonaggiunta. Ce n'est pas elle qui est jugée aujourd'hui, mais son ancien compagnon, avec qui elle a eu une petite fille. Il sera reconnu coupable et condamné pour l'avoir battue et violée, un soir de décembre 2010. le viol conjugal est encore tabou dans notre société, mais pourtant bien réel.

  • 80 % des Français ne croient pas à la confidentialité de leurs données personnelles sur Internet, indique un sondage BVA de septembre 2013. À l'heure du tout numérique, la protection des données personnelles est pourtant un enjeu majeur. Parce qu'elles échappent à la maîtrise de l'individu qu'elles concernent, il est aujourd'hui essentiel de mettre en place un régime de protection qui implique des acteurs professionnels capables de proposer des outils (juridiques, légaux et techniques) efficaces pour assurer une protection optimale.

  • « Je pense qu'une société qui ne considère pas la protection des enfants comme une priorité absolue est perdue. Qu'elle passe à côté de l'essentiel. Qu'elle est décadente et a pris le chemin du déclin. » Laurence Beneux ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'agit de faire connaître la vérité. Experte sur les sujets traitant de la pédocriminalité, elle a fait de la protection des enfants comme celle des femmes le combat de sa vie. Elle livre ici le récit de vingt ans de sacerdoce ; vingt ans où elle a (presque) tout vu, tout lu et tout entendu ; vingt ans d'indignation, de rage et de tristesse, ponctués de rencontres formidables et de quelques belles victoires ; vingt ans où parcours professionnel et convictions personnelles ont fini par se rejoindre dans un seul but : informer le grand public, sans relâche, coûte que coûte, des dysfonctionnements et situations gravissimes que les institutions tiennent pour cachés.

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