Langue française

  • Dix textes inédits sur dix films d'Afrique : cette anthologie retrace la rencontre entre des auteurs et des films venus d'Afrique de l'Ouest, du Maghreb et de la diaspora africaine depuis les années 2000. Avec une diversité de styles et d'approches, nous suggérons que ces films et ces textes interrogent certaines questions traversant le cinéma à partir d'un renversement du regard : non plus en venant du cinéma mondial pour aller vers un cinéma présupposé africain, mais en réfléchissant au cinéma contemporain depuis l'Afrique « qui advient ».

  • Comment filmer les peaux foncées ? L'idée première de l'ouvrage était de répondre à cette question d'un point de vue strictement technique, de ne parler que de caméra, de lumière et des autres outils du chef opérateur. Pourtant, il était difficile de faire abstraction des considérations socioculturelles qu'elle implique. L'auteure a donc essayé de comprendre ce qu'est une peau foncée en tant qu'idée, en tant que matière et en tant qu'élément à filmer.

  • En 2020, sur la vingtaine de pays concernés, plus de la moitié ne possèdent au plus qu'une seule salle de cinéma en activité, et rares sont ceux qui arrivent à produire et distribuer régulièrement ne serait-ce qu'un film par an. Production, distribution, exploitation des films, mais aussi industries techniques n'ont jamais existé que dans une minorité de ces pays. Pour tenter de comprendre le phénomène, dix-huit auteurs de quinze nationalités différentes en retracent l'histoire et les cheminements depuis 1960, posant des jalons sur cette question peu traitée du rôle des États africains francophones vis-à-vis de leur filière cinématographique nationale.

  • Après un demi-siècle erratique, la production des films et oeuvres audiovisuelles connaît dans les anciennes colonies françaises d'Afrique sud saharienne une effervescence. Il convenait de mieux connaître les contraintes et conditions d'exercice du métier de producteur en cette région. Après avoir questionné les critères et définition de cette production cinématographique, l'ouvrage recense l'ensemble des longs métrages produits depuis les indépendances, et en livre certaines caractéristiques économiques. Il donne également la parole à vingt-deux producteurs africains de tous les pays concernés, réputés ou encore inconnus.

  • Samba Félix Ndiaye s'est exclusivement consacré au documentaire depuis trente ans et son oeuvre marque l'Histoire du cinéma. Film par film, l'auteur analyse l'oeuvre de son confrère en articulant esthétique et engagement éthique. Il livre ainsi non seulement une monographie essentielle pour comprendre les démarches cinématographiques africaines mais aussi un manifeste sur les enjeux du cinéma documentaire contemporain.

  • Le présent ouvrage ambitionne de combler un manque en évaluant la place qu'occupe dans les cinémas arabes la littérature, que les oeuvres soient des films d'auteur ou non. Les études synthétiques présentées concernent les différents pays de la zone traitée et des études transversales sur les formes et les genres, les adaptations de la littérature arabe et de la littérature occidentale viennent compléter l'ensemble. Les études de détail sur des cinéastes et leurs démarches qui enrichissent cet essai, tout comme les filmographies inédites exposées contribuent à donner un éclairage nouveau sur des cinémas encore insuffisamment connus.

  • Le cinéma, depuis de nombreuses décennies, cherche à saisir les divers aspects du phénomène migratoire, soucieux de traduire la tension des départs, la dureté des itinéraires, le désenchantement des arrivées mais aussi la richesse des rencontres multiculturelles. Le présent ouvrage entend interroger la manière dont les cinéastes issus des communautés africaines et diasporiques parviennent à en rendre compte, confrontés aux conditions de production, création et réception qui leur sont propres, dans un monde globalisé simultanément à l'origine d'inclusions et exclusions humaines et techniques.

  • Ce livre dresse un panorama inédit de la richesse et de la diversité de la création cinématographique et audiovisuelle à Madagascar. Ces films dont le contexte de production reste difficile relaient les espoirs et les doutes d'une société tiraillée entre ses traditions et sa volonté de s'intégrer à la mondialisation. Cette mise en lumière pose aussi la question de la représentation de soi et de l'image dans l'expression culturelle malgache.

  • L'apparition et le développement du cinéma en salles dans les colonies d'Afrique occidentale et équatoriale française sont essentiellement du fait de Français. Les deux entreprises d'importation et de diffusion des films finiront par être rachetées en 1973 et les trois centaines de salles rapidement revendues aux Africains. Sept ans plus tard, ce sera au tour de la distribution de la totalité des films, prélude immédiat à un effondrement extrêmement rapide de l'ensemble de la filière cinéma sur la zone. Néanmoins, la compréhension des évènements de cette décennie cruciale permet seule de savoir pourquoi la disparition des intérêts français, réclamée par les réalisateurs africains, signera en réalité la mort des salles de cinéma dans tous leurs pays, et l'impossibilité d'amorcer une production pérenne de films.

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