Entreprise, économie & droit

  • Cet essai interprète ce qu'il est convenu d'appeler « la crise » sous un angle psychologique et moral. Dans son sens courant, la démoralisation renvoie à une perte de conviction et d'énergie. On peut également la comprendre comme une perte morale. L'idée centrale de l'ouvrage est qu'il existe un lien entre l'affaiblissement et la disparition de « la morale » (la prolifération des éthiques de substitution en est le symptôme le plus net) et la démoralisation comme perte de certitude et d'espoir.
    Historiquement lié à la démocratie et aux droits de l'homme, l'individualisme aboutit à des situations sociales d'une grande cruauté. Les valeurs morales traditionnelles sont des freins et des verrous pour la technoscience mondialisée, dont on peut montrer la foncière immoralité.

    Christian Godin est maître de conférences de philosophie à l'Université de Clermont-Ferrand et rédacteur en chef de la revue Cités. Outre un magistral travail encyclopédique sur le concept de totalité (Champ Vallon), il a publié une quarantaine d'ouvrages de philosophie, comme Au bazar du vivant. Dialogue avec J. Testart (Seuil) ; La Haine de la nature (Champ Vallon) ou un Dictionnaire de philosophie (Fayard).

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