Editions du Cerf

  • L'Eglise fait l'eucharistie, l'eucharistie aussi fait l'Eglise : un paradoxe en sacramentaire Nouv.

    " L'Eucharistie fait l'Église ", selon l'adage. Laurent de Villeroché, prêtre et théologien, excelle à nous prouver le contraire : le corps du Christ, corps divin, vient bien se nourrir au coeur des hommes. Inspiré, novateur. " L'Église fait l'Eucharistie, l'Eucharistie aussi fait l'Église. " C'est à Henri de Lubac (1896-1991) que nous devons la formule, dont la deuxième partie surtout est passée à la postérité car elle redit que les sacrements, mémoire active de la vie et du projet de Jésus, donnent aussi accès à son corps ressuscité à travers la vie ecclésiale. Déconstruite par les années et son assimilation par le magistère, la locution a perdu sa force. Pour réveiller son sens, Laurent de Villeroché rappelle qu'un véritable mouvement de balancier s'opère toujours entre l'Église et le corps eucharistique du Christ. Preuve en est que sans le Christ, les hommes sont privés de direction ; pourtant, sans les hommes, le salut serait vain. Une dialectique déjà présente dans la formule d'Henri de Lubac, même si sa première partie n'a pas fait date. Relue comme un " paradoxe ", la double proposition incite alors à envisager positivement la médiation de l'Église et à réfléchir les sacrements comme des actions nouant des aspects mystiques et institutionnels. Un grand livre de théologie qui revisite le chemin parcouru depuis le Concile en sacramentaire, afin que les pratiques s'enracinent dans le dessein de Dieu.
    Laurent de Villeroché est prêtre de la Congrégation de Jésus et Marie et Docteur en théologie. Membre du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle, il enseigne la théologie sacramentaire et la pastorale sacramentelle à l'Institut catholique de Paris.

  • Difficultés de transmission, scandales de moeurs, reculs de la sociologie : les aspects de la crise de l'Église sont connus. Et pourtant ils n'ont pas fait l'objet d'une théologie. La voici. Un livre où la pensée éclaire les faits et décrypte l'avenir. Par l'un des grands théologiens du moment. La crise actuelle de l'Église, une chance ? C'est ce que défend avec brio, dans ce livre étonnant de force tranquille et de savoir ouvert, Christoph Theobald, l'un des plus importants théologiens contemporains.
    Les indéniables difficultés, reculs et scandales d'aujourd'hui sont autant d'occasions de penser l'avenir de la tradition chrétienne. Mais tel est aussi le cas pour la société qui fait face à de nombreux défis, dont l'injustice mondialisée, l'inquiétude démocratique et la transition écologique.
    Plaçant en regard l'Église et le monde, alliant éléments d'actualité et histoire longue, revisitant les fondamentaux de la doctrine, Christoph Theobald revient sur la réception du concile Vatican II, l'avancée oecuménique, le pontificat de François, pour offrir, par-delà les définitions confessionnelles, des perspectives et des propositions en vue d'une future communion entre les Églises.
    Un appel au courage. Un manuel d'intelligence et d'espérance.

  • Dieu est amour. Mais comment cet amour est-il éternellement vécu par les trois personnes de la Trinité ? C'est derrière le rideau de fer, dans l'enfer communiste, que s'est élaboré la plus étonnante vision théologique sur ce point du XX e siècle. Une découverte passionnante. Le dialogue de l'amour trinitaire. Perspectives ouvertes par Dumitru Staniloae Existe-t-il un dialogue entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit ? Un tel questionnement ne cherche-t-il pas à appliquer une réalité humaine à la transcendance divine ?
    Pour explorer ces questions, Anne-Sophie Vivier-Muresan reprend les perspectives ouvertes par Dumitru Staniloae, l'immense théologien roumain, acteur majeur du renouveau de la pensée orthodoxe au xxe siècle.
    Elle prolonge la réflexion par une mise en regard avec les avancées récentes de la théologie catholique et un approfondissement des Écritures.
    Une invitation à avancer dans la compréhension du mystère de la vie divine.

  • En théologie, il y a trois à quatre ouvrages véritablement révolutionnaires par siècle. En voici un ! Qu'en est-il des genres, de l'Église et de ses sacrements ? Un ouvrage visionnaire, courageux, promis au plus dur débat. Un événement.
    Un même baptême pour les hommes et pour les femmes, un seul Dieu, une seule foi. Pourtant, la part masculine de l'Église a souvent peur des voix féminines. Interpellée par celles-ci, qu'est-ce que l'Église a entendu ou a cru entendre ? A-t-elle bien écouté ? Les réponses esquissées sont-elles à la hauteur du cri ? À partir de là, comment progresser ?
    Prêtre italien animé d'un esprit de discernement, Luca Castiglioni interroge ici la notion de genre : a-t-elle sa place en théologie ?
    À la lumière des interprétations historiques, après un diagnostic sur la manière dont l'Église a conçu la condition des femmes et leur prise de parole, Luca Castiglioni sollicite les ressources de la foi chrétienne, des textes de la Genèse et du Cantique des cantiques aux discours de saint Paul et aux récits des relations de Jésus avec les hommes et les femmes. Se dégagent alors de grands défis pour l'Église, y compris l'accès à des ministères consacrés pour les femmes.
    Une étude novatrice.

  • Toute parole théologique dérive de la Parole divine. C'est cet immense récit qui la sauve des ornières de l'intellectualisme et de la pure spéculation. Car habiter la Révélation permet de la poursuivre. Une étude brillante et convaincue.
    La Bible s'offre à toute conscience humaine, qu'on vienne à elle par curiosité ou par soif de Dieu. En ce sens, la Bible est ouverte à une infinie variété de lectures.
    En un autre sens, la Bible oblige. Quiconque prétend l'expliquer doit en effet la rapporter à ce dont elle parle, à savoir Dieu et la relation qu'il instaure avec les siens.
    Voici le grand thème de ce livre : l'étude historique et littéraire ne suffisent pas à faire entendre la vérité de la Bible. Pour bien la comprendre, il convient de prendre acte de sa nature théologique : elle est le texte d'une révélation qui suscite chaque fois une relance de sa signification.
    Voilà qui oblige l'exégète et le dogmaticien à croiser leurs pas dans l'espace d'échanges de la théologie biblique, qui relie la Bible à la vie de foi aujourd'hui.
    Voilà pourquoi, comme le montre magnifiquement cet essai, on n'aura jamais fini de lire
    le Livre.

  • Le dominicain Marie-Dominique Chenu (1895-1990), est connu pour avoir contribué au développement d'une approche historique de saint Thomas d'Aquin et pour avoir accompagné les initiatives apostoliques engagées par l'Église catholique, en France, à partir

  • " Sous Ponce Pilate " : le christianisme est une foi historique parce que Dieu est venu dans l'histoire des hommes et l'habite. Comment, dès lors, prend sens ce qui nous semble insensé ? Loin des systèmes rationalisants, ce livre rend justice à la tragédie de la relation entre l'éternité et le temps. Un ouvrage libérateur. L'éternité nous attend-elle au bout du chemin ? Ou fait-elle déjà irruption à l'intérieur du présent ? C'est l'énigme du dénouement du temps qu'interroge ce livre, à l'heure où se multiplient les fins du monde sans lendemain.
    En réalité, ainsi que l'explique le père de Lubac, les deux aspects ne se contredisent pas : ils se complètent et se soutiennent mutuellement.
    L'eschatologie future, marquée par la vertu de l'espérance, dynamise et stimule l'Église pèlerine dans son cheminement vers la plénitude ultime.
    L'eschatologie réalisée, quant à elle, imprégnée par la foi, procure à l'Église militante la force nécessaire pour vivre ses combats actuels.
    Un livre sur l'espérance donc, qui interroge aussi les représentations non-chrétiennes de l'éternité.
    Une réflexion sur le temps qui inspirera les non-croyants comme les croyants.

  • C'est par sa parole que Dieu a créé le monde, et c'est en lui donnant la parole qu'il a créé l'homme. Le langage constitue donc le milieu ambiant de l'être, à tel point que l'on finit par oublier qu'être, c'est être dit, et que l'on minimise par inattenti

  • Entre le IVe et le VIIIe siècle, certaines doctrines reconnues comme hétérodoxes portaient la marque d'influences philosophiques extérieures à la tradition chrétienne (ainsi l'arianisme d'Eunome) ; là où les débats christologiques pa

  • Les Pères latins sont connus pour leurs discussions passionnées sur la grâce et la liberté depuis Pélage et Augustin. Une réputation qui occulte la place originale qu'ils ont également donnée à la réflexion christologique. Après deux volumes sur la christ

  • Si l'on peut parler d'un désir de Dieu inscrit dans le coeur de l'homme, qu'en est-il du côté de Dieu ? Dieu désire-t-il entrer en communion avec chacun de nous ? Y aurait-il du désir dans la Trinité sainte ? Après avoir élaboré une nouvelle conception du

  • L'Église, lieu de salut ? L'Église, lieu de pouvoir ? De persécuté le christianisme serait-il devenu persécuteur avec la conversion de l'Empire ? Ou fallait-il qu'il habite l'histoire pour en limiter les abus ? Une enquête passionnante au croisement théologico-politique.
    La question du rapport de l'Église au monde est marquée par un double constat d'échec. D'un côté, la théologie politique a largement négligé le thème de l'Église ; de l'autre, la théologie récente l'a renvoyée aux domaines du droit et de l'éthique. Ainsi de nombreuses questions se posent : une théologie politique chrétienne est-elle réellement possible ? Les chrétiens sont-ils contraints à condamner le monde ou à le fuir ? Le religieux doit-il être inexorablement séparé de la sphère civile ? Comment l'Église participe-t-elle à l'avènement du Royaume de Dieu en ce monde ?
    C'est à ces questions capitales que répond l'essai de Sylvain Brison en analysant comment la notion d'imagination implique un rapport renouvelé de l'Église au monde. En s'inscrivant dans la lignée du théologien William T. Cavanaugh, il explore la manière dont l'imagination à l'oeuvre dans l'Église opère une double fonction de critique du monde et de transformation de celui-ci en vue du Royaume de Dieu.
    Cet essai passionnant constitue un traité exigeant sur la liberté, illustrant le devoir éthique et l'engagement moral des disciples de Jésus à réparer le monde.

  • Est-il encore possible de lire l'action de Dieu, au quotidien et au long cours, dans les coeurs et dans l'histoire? Pour envisager l'action de Dieu dans ce monde tel qu'il est, bouleversé par le mal, et non pas dans un monde théoriquement pur, il faut rep

  • Une théologie systématique est-elle encore de mise ? Comment penser une telle entreprise théologique, fondamentale et dogmatique, à l'orée du troisième millénaire ? Comment arrêter sa forme en l'accordant avec l'Évangile du Règne de Dieu ? Poursuivant l'i

  • Participant du renouveau de la théologie trinitaire en France, cet ouvrage fondamental et novateur propose de repenser entièrement le concept de personne, en s'inscrivant résolument à la suite de la reconquête qu'en a permis, avec son génie singulier, Han

  • " Ceci est mon corps. " Ces mots que les chrétiens entendent à chaque eucharistie, sont, malgré l'habitude, très étranges. Après avoir interpellé les premiers théologiens de l'Église, ces paroles ont fasciné les philosophes : René Descartes, Gottfried Lei

  • Où fonder la singularité de l'humain face aux démesures du monde et de l'histoire ? La précarité de la vie donne le vertige. Les générations se succèdent. Que reste-t-il des attentes personnelles, des liens quotidiens, des espérances intimes ? Dans la nui

  • Le hiatus entre les espérances soulevées par le mouvement oecuménique et les difficultés rencontrées sur le chemin de l'unité invite à repenser en profondeur le mode de réconciliation des Églises. Bertrand Lesoing propose une voie possible à explorer, en

  • La paternité et la filiation sont au coeur du débat contemporain. Mais que dit la Bible ? Qu'entre David et Salomon, comme entre Jésus et l'Éternel, tout engendrement est d'abord affaire de reconnaissance mutuelle : le spirituel supplante le biologique.
    Dans cette étude biblique tourbillonnante d'érudition, le frère Albert-Marie Crignon aborde un thème d'une extraordinaire contemporanéité : la filiation. " Qui es-tu, mon fils ? ", c'est en effet la troublante question que pose Isaac à Jacob, en le prenant pour Ésaü. Ainsi, à travers cette véritable enquête d'un passage fameux de la Genèse (l'histoire de Jacob et de sa famille), c'est tous les rapports de père à fils dans la Bible qui sont décryptés. Sans jamais s'éloigner du sens littéral, l'auteur, en bon exégète, donne vie à ces si beaux récits de l'Ancien Testament, qui sont lus comme des prophéties annonçant l'avènement d'un Fils en qui tous sont sauvés, le Christ. Derrière une histoire de famille peu catholique -; Jacob épouse Rachel et sa soeur, et il est également le père des enfants de leurs servantes -;, c'est notre condition de fils et de fille, et notre rapport au Père des Cieux, que nous sommes invités à interroger. Et à réinvestir.

  • Francis Guibal reprend ici une réflexion qu'il mène depuis longtemps. Il s'agit d'abord de préciser l'articulation d'une inspiration religieuse et d'une intention raisonnable. Il est utile pour ce faire de retracer le débat historique de la philosophie et

  • Comment penser après Auschwitz ? Quel discours sur Dieu et sur l 'homme pouvons-nous encore tenir après cette expérience indépassable du mystère d' iniquité ? Comment prier après les grands drames du XXe siècle ? Pourquoi même continuer à céléb

  • Repenser autrement la vérité intramondaine, la vérité divine ainsi que leur rapport selon la logique de l'amour à travers une lecture de
    La Théologique de Hans Urs von Balthasar (1905-1988), fait toute l'originalité de ce livre. La tendance à réflé

  • Redécouvrir Léon le Grand, pape et théologien du Christ, tel est le propos de Laurent Pidolle. Il y a d'abord la richesse de la christologie léonienne elle-même. Léon le reconnaît le premier : il n'a pas assez dit de ce qui peut se dire du Christ. Plus la

  • Sans s'en priver tout à fait, la théologie se défend trop de l'imagination. Ne devrait-elle pas mieux l'intégrer ? Dans une culture contemporaine chauffée à blanc par les images préfabriquées, la Révélation biblique et la grande Tradition chrétienne peuve

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