Editions des Régionalismes

  • Jadis « Littérature », voici le Poète gascon véritable « Patrimoine » tant sa place est forte dans « l'inconscient collectif » des Agenais. Pour chaque commémoration, la sempiternelle question se pose à ceux qui l'aiment : « Connaissons-nous le Poète ? », et chaque fois en répondant oui, nous trahissons notre ignorance. Avec le « Jasmin Vrai » publié en 1998, nous avons tenté de combler quelques lacunes ; mais comme toujours en histoire, notre approche de l'Homme et de l'oeuvre s'enrichit en permanence de documents inédits nous le faisant aimer davantage ; mais leur nombre et la nature rendent difficile leur tri, donc leur mise en forme. D'où l'idée d'un dictionnaire qui efface la chronologie et facilite l'approche en faisant passer « du coq à l'âne » sans altérer l'intérêt. Comme une cohabitation conduit inévitablement à une intimité n'interdisant pas la critique qui peut parfois, mais rarement, transparaître, le titre en était trouvé : « Dictionnaire intime de Jasmin ». Et le temps passant, et nous avec, le cent-cinquantième de la mort du « poète de bien », paraissait une des dernières occasions de repartir sur les traces de « notre Jasmin » en le faisant revivre parmi les siens, son peuple de fidèles, ses amis, ses territoires, ses convictions ou leur manque, le monde « grand ou petit » et ses hommes, « petits ou grands », tous à l'écoute d'une voix sincère et d'une poésie doublement riche d'une langue originale et de sentiments profonds. Sans doute nous sommes-nous laissés attendrir par quelques figures peu communes, des lieux, des comportements, et peut-être trop par notre « voisinage » dont le poète tirait fierté, mais dans un Agen recouvrant le territoire de notre « vieille » Province. Mais tout cela valait bien un Dictionnaire !
    Jacques Clouché, fonctionnaire, poète, sportif, élu, est passionné d'histoire locale. Ainsi, après son incontournable Jasmin vrai, il vient de livrer un ouvrage sur La Franc-maçonnerie en Lot-et-Garonne (1759-1840). Jacques Clouché travaille toujours à l'élaboration d'un Dictionnaire politique et biographique du Lot-et-Garonne et met la dernière main à une Chronique de l'Athlétisme en Lot-et-Garonne-Les étés de l'amitié (1892-1950).

  • Voilà un groupe humain qui va subir, pendant un millénaire, une mise à l'écart, puis des vexations et des humiliations inouïes. Comment cela a-t-il été possible dans ces pays pyrénéens, plutôt ouverts, tolérants et conviviaux ?
    Le mystère des origines des Cagots peut-il être sérieusement appréhendé ? Peu d'érudits ont relevé que le "ménage" avait été fait... "par le vide !" Des générations de chercheurs ont supputé, imaginé, fait des Cagots d'anciens Goths, d'anciens Sarrasins etc., pour expliquer l'horrible ostracisme auquel ils ont dû faire face au cours des âges. Et s'il y avait un secret des Cagots ? Un secret voulu, entretenu, puis quasiment perdu ?...
    René Descazeaux, dans le droit fil de son ouvrage Itinéraires mystérieux et magiques des espaces pyrénéens, (Pélican d'or 2001 du Festival européen des Mythes et Légendes de Carcassonne), essaie d'ouvrir de nouvelles voies - logiques et cohérentes - et de balayer les "brouillards" de l'énigme cagote afin de lever un coin du voile...

  • Après l'engouement des Romains pour le thermalisme, ce n'est qu'à la fin du XVIe siècle que des « baigneurs » réapparaissent dans les Hautes-Pyrénées. A la Révolution, la meilleure connaissance des eaux et de leurs effets, l'intérêt de la faculté de médecine, l'amélioration du réseau routier, les idées positives sur la montagne seront le fondement de cette mode de « prendre les eaux ». Ce sera le phénomène de société du XIXe siècle, amplifié par les médias de l'époque, les célébrités présentes, et... le chemin de fer ! Passées peu à peu de mode, puis relancées par le thermalisme social des années 1950, concurrencées durement par la thalassothérapie, les stations thermales ont connu des jours meilleurs. Elles restent pourtant un atout économique qu'il convient de défendre par des approches du thermalisme certainement plus ludiques et sportives que médicales.
    Histoire passionnante des diverses stations thermales du département que vous découvrirez aux différents stades de leur évolution. Voilà une première ! l'histoire comparée des neuf stations existantes aujourd'hui en Hautes-Pyrénées. Et une foule d'anecdotes !
    Nouvelle édition revue et augmentée.
    Michel Dupeyre est originaire de la région ; passionné par l'environnement exceptionnel unique qu'offrent les Hautes-Pyrénées, il connaît le pays de fond en comble. Depuis vingt ans, il écrit régulièrement pour la presse locale ou nationale. Il est aussi peintre amateur...

  • Au XIXe siècle, la ville de Pau a connu un destin étonnant de station hivernale, attirant des touristes en provenance du monde entier. La réputation de son climat, bénéfique pour toutes les affections pulmonaires, lui procurait un premier type de clientèle. Mais la gamme extrêmement variée de sports, sa vie musicale, théâtrale, mondaine, permettaient à tous les autres de goûter un plaisir de vivre d'une qualité rare. Ces promenades historiques, à travers Pau, ville anglaise (car à l'époque de la reine Victoria, c'était la Gentry britannique qui donnait le ton), restituent au grand public l'ambiance d'un monde révolu et une matière de réflexion sur le poids d'un passé qui conditionne encore en partie la vie dans la capitale du Béarn, à la fin du XXe siècle.
    Pau, ville anglaise, publié pour la première fois en 1979, était un ouvrage de référence devenu introuvable. Vingt ans après, Pierre Tucoo-Chala l'actualise en y adjoignant un nouveau chapitre pour une deuxième édition.

  • Ce livre relate la vie des habitants du chef-lieu des Landes, Mont-de-Marsan, pendant l'occupation allemande, durant la Seconde Guerre mondiale. Il commence aux accords de Munich (1938), où l'on croit avoir évité la guerre, et continue par la drôle de guerre jusqu'à la défaite. Pendant quatre longues années, les Montois vont vivre avec l'occupant, dont les relations, bonnes au départ, vont se durcir au fil du temps. Les exactions de la Milice, arrivée en mai 1944, vont défrayer la chronique. Heureusement, le cinéma et le théâtre adouciront les soirées avant le couvre-feu. Les fêtes de la Madeleine sont interdites, mais les courses landaises, le sport et les courses de chevaux continuent comme auparavant. Le ravitaillement, grâce aux paysans de la campagne, est satisfaisant et on trouve même du foie gras au marché de Noël ! Après la libération de Mont-de-Marsan, le 21 août 1944, il faudra encore plus d'un an pour effacer les traces de l'occupation.
    A partir des journaux de l'époque : Le Républicain landais, Les Landes, La Petite Gironde, La France de Bordeaux et du Sud-Ouest, Sud-Ouest et les divers journaux locaux des Landes et des archives de la préfecture, du commissariat de police, des renseignements généraux, de la mairie, etc., Pierre Groc retrace magistralement, par le texte et l'illustration, ce que fut ce long et sombre épisode de l'Histoire nationale et locale.

  • Edouard de Woodstock (1330-1376), dit « le Prince Noir », prince de Galles puis d'Aquitaine, comte de Chester et duc de Cornouailles, fils aîné d'Edouard III d'Angleterre et de Philippa de Hainaut, est le père de Richard II, dit « de Bordeaux », né en 1367 dans cette ville, qui deviendra par la suite roi d'Angleterre. Prince d'Aquitaine de 1362 à 1372, le Prince Noir arrive à Bordeaux dès 1355, en pleine guerre dite « de Cent ans », envoyé par son père pour protéger les possessions anglo-gasconnes dont il mobilise rapidement les principales ressources et l'ensemble des acteurs autour de lui.
    Son entourage, son environnement, son action en Aquitaine et celle de ses contemporains, ainsi que les événements historiques qui en sont résultés, ont fait l'objet de ce colloque qui s'est tenu à Dax le 9 décembre 2009.
    Contributions présentées : Le Prince Noir et les Landes : lieux, familles, personnes, par Jacques de Cauna ; La monnaie du Prince Noir, par Jean-Paul Casse ; Liens familiaux anglo-aquitains d'Alienor (1152) à la fin de la guerre de cent ans (1453), par Cyril Delmas-Marsalet ; Jean de Grailly, captal de Buch, connétable d'Aquitaine, par Denis Blanchard-Dignac ; Castelnaux, bastides et sauvetés de Gascogne, par Georges Courtès ; Les sites fortifiés de la guerre de Cent Ans à la frontière de la Gascogne et du Béarn, par Alexis Ichas ; Figures de routiers pyrénéens de la première moitié de la guerre de Cent Ans, par Christian Desplat ; Pour en finir avec quelques idées reçues sur le gouvernement du Prince Noir en Aquitaine, par Guilhem Pépin.

  • Ces notes de voyage mettent en pleine lumière un Le Braz passionné de nature, un observateur au regard singulièrement aigu, se donnant tout entier, dans la seule intimité de son âme de poète, à la recherche de spectacles de beauté et les fixant sur le papier dans la vérité de leurs couleurs et de leurs formes. Jamais on n'a rendu aussi heureusement avec des mots la grâce attendrie d'une campagne verdoyante, les colorations ou vives ou étranges d'une mer tou­jours en mouvement, les floconneuses irréalités des nuages que le vent bouleverse, les formes fan­tastiques des rochers fouillés et triturés par les flots sauvages..., autant d'aquarelles où se trouve captée pour toujours l'atmosphère de ce pays breton que Le Braz a si tendrement aimé.
    Ces notes de voyage sont intéressantes pour une autre raison. L'enquêteur infatigable qui a sauvé de l'oubli tant de vieilles légendes est ici de nouveau au travail. Les humains, tout autant que le pays, ont retenu son attention et cela nous a valu de nombreux croquis de marins, de paysans et de paysannes, saisis dans le pittoresque de leurs gestes et de leurs attitudes.

  • Cet ouvrage renoue avec la tradition littéraire des « Voyages » qui offraient aux lecteurs, à travers le tissu descriptif des paysages et des lieux, des hommes et de leur histoire, les réflexions, les rêveries et autre devisement de leur auteur. Il n'est pas toujours nécessaire d'aller au bout du monde pour découvrir et être confronté à cet ailleurs qui permet aussi d'aller jusqu'au bout de soi-même ou, si on préfère, au plus près de soi-même...
    Cette enclave de haute montagne, entre la vallée de Lescun et celle de Hecho en Aragon, est certainement une des plus belles et des plus riches culturellement de toute la chaîne pyrénéenne. C'est malheureusement aussi une des plus méconnues. Passage rapide d'un pays à l'autre, cette ancienne et principale Voie Romaine menant du Béarn à Saragosse (Caesaraugusta), fut aussi le tout premier itinéraire montagneux emprunté par les pèlerins se rendant à Compostelle. Mais le randonneur pourra y découvrir également, ancrés dans un temps bien plus lointain, le site mégalithique d'Aguas Tuertas et l'étrange nécropole néolithique la Corona de los Muertos... D'immémoriales et mystérieuses pierres funéraires que jouxtent et rejoignent dans leur quête d'éternité les sculptures contemporaines du musée de Hecho, un des plus importants musées à ciel ouvert d'Europe. Ici, en quelques heures de marche, c'est notre passé le plus ancien que retrouvent soudain les rêves et les oeuvres de notre présent.
    Un topo-guide de la randonnée de Lescun à Hecho et de Hecho à Berdún complète cet ouvrage inédit et passionnant.

  • Molène et son archipel en mer d'Iroise, au large de la pointe Saint-Mathieu, n'ont pas eu l'occasion d'entrer dans la grande Histoire. Ni grande bataille, ni grand homme, ni curiosité monumentale ou géologique d'importance, l'archipel de Molène reste modeste à tous égards... Cela n'empêche point le visiteur qui y débarque de désirer en savoir davantage sur Molène, son archipel, ses habitants, son histoire, sa « vocation » de pêche et de sauvetage en mer...
    L'ouvrage de Claude Consorti vient combler cette demande même si l'absence d'archives historiques ne permet de connaître vraiment Molène que dans les temps modernes (à partir du XVIIe siècle), au contraire d'autres îles bretonnes. La modestie, toujours !

  • Le Moyen Âge connut le temps des Cathédrales qui concerna toute la chrétienté, tant l'aspiration en la foi, la sublimation du Divin, revêtaient une importante extrême dans cette époque superstitieuse. On connaît moins le temps des Bastides qui n'intéressa dans leur forme spécifique que le midi de la France, en particulier la région aquitaine, dépendant alors de la Couronne anglaise. Ces fondations durèrent à peine un siècle et demi, mais sont caractéristiques d'une édification urbaine générale qui influa durablement sur la sociologie et la politique des états en perpétuels bouleversements.
    Dans cette partie du Languedoc et du Roussillon de jadis, plusieurs dizaines de villes neuves surgirent des terres que Français, Aragonais ou grands vassaux se disputaient suite à la redistribution des cartes qu'amena la Croisade contre les Cathares. Aujourd'hui, que restent-ils de ces bastides adaptées aux conditions économiques d'alors, que sont-elles devenues après 700 ans d'histoire ? L'ouvrage tente de retrouver les traces de toutes celles que l'on créa dans les trois départements de l'Ariège, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. De nombreux documents sont perdus, leur souvenir effacé, mais après une enquête minutieuse, une réflexion approfondie, certaines d'entre elles resurgissent, pour notre plus grand plaisir, des limbes dans lesquelles l'oubli les avait plongées...
    Serge Pacaud, historien et chercheur, a publié de nombreux ouvrages sur divers sujets concernant les départements gascons. Il s'attache, ici, à re-trouver les traces encore visibles de ces bastides qui montrent le riche passé médiéval d'une région que se disputaient, au Moyen Âge, les maisons féodales et royales. Une nouvelle collection pour découvrir, département par département, les bastides de tout le Grand Sud-Ouest.

  • Qui ne s'est jamais interrogé sur ses origines ? Il y a des peuples dont il est malaisé d'appréhender la réalité. Les Gascons d'aujourd'hui se définissant plus volontiers comme « habitants du Sud-Ouest » n'échappent pas à cette règle. Quant à la Gascogne, bien peu savent la situer avec précision tant ses limites territoriales ont fluctué au cours de l'histoire. Se pose aussi la question de l'avenir de notre région, de son identité et de sa culture spécifique au sein d'une Europe des peuples. En mai 1983, le Cercle gascon A nòste Qu'èm organisa à La Teste de Buch, une exposition consacrée à la culture gasconne. Au cours de ces journées, eut lieu une soirée publique sur le thème « le gascon, origine, histoire, avenir » avec les intervenants suivants :
    - Robert Escarpit, professeur de sciences de l'information et de la communication à l'Université Michel de Montaigne (Bordeaux III) : « Je suis Gascon » ;
    - Pierre Bec, professeur de littérature médiévale à l'Université de Poitiers : « La langue gasconne et son histoire » ;
    - Michel Rouche, professeur d'histoire médiévale à l'Université de Lille III :« La naissance de la région » ;
    - Christian Coulon, chargé de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique : « Les régionalismes en Gascogne »
    Cette conférence fit l'objet d'une première publication en 1984. C'est donc une nouvelle édition de ces textes qui n'ont rien perdu de leur pertinence que nous proposons ici aux lecteurs.

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