Editions de l'Université de Bruxelles

  • Ce livre a pour objectif de mettre en exergue les principaux développements et enjeux relatifs à l'insertion de l'islam en Europe en s'appuyant sur le cas de la Belgique.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Corinne Torrekens est docteure en sciences politiques et sociales de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Chargée de recherches au FNRS et chercheuse au METICES (ULB), ses travaux portent sur l'inscription de l'islam dans la société belge et notamment dans le régime de reconnaissance des cultes.

  • L'OTAN suscite bon nombre de questions, auxquelles ce livre répond de façon novatrice !
    Pourquoi l'OTAN continue-t-elle à exister alors que l'ennemi qui a justifié sa création, l'Union soviétique, a disparu ? Ce livre répond de manière novatrice à cette question fort débattue, en traitant du développement du contre-terrorisme à l'OTAN dans les années 2000-2010.
    Cet ouvrage de science-politique veut éclairer les lecteurs sur les questions autour de l'OTAN.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Julien Pomarède est docteur en sciences politiques et sociales de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Il est chercheur au centre Recherche et études en politique internationale (REPI) de l'ULB. Ses recherches portent sur les relations internationales, et plus spécifiquement sur les questions de sécurité et de guerre. Il enseigne aussi ces domaines dans différentes universités.

  • Cet ouvrage propose un commentaire généalogique sur la question du corps dans les travaux de la biologiste et philosophe féministe des sciences Donna Haraway.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Nathalie Grandjean est docteure en philosophie et maitresse de conférences à l'Université de Namur (Belgique).

  • Découvrez la sexologie à l'heure de la guerre froide : les questions de sexualités sont abordées sous le prisme de cette époque particulière...
    La guerre froide n'est pas qu'un bras de fer entre deux puissances politiques qui mesurent leurs capacités militaire, nucléaire, technologique et scientifique. S'y joue également une lutte pour gagner un pouvoir d'influence culturel beaucoup plus large et profond. Les deux blocs prétendent, notamment, défendre et incarner les normes de genre et de sexualité les plus justes et les plus en phase avec le « vrai » bonheur et l'harmonie amoureuse, ferments indispensables d'une société en bonne santé. Pour ce faire, ils puisent tous les deux dans les savoirs de la sexologie, alors en plein bouleversement. L'époque est en effet marquée par le développement de machines dont on attend qu'elles mesurent les performances sexuelles. Les progrès de l'imagerie médicale laissent croire en un avenir où tous les aspects du corps humain seront visibles et, donc, soignables (voir la photo de couverture : le psychiatre W. Reich à la recherche d'une force vitale universelle).
    Les études ici rassemblées montrent que, dans le domaine de la sexologie, le rideau qui sépare l'est et l'ouest était pour le moins déchiré, pour reprendre le titre d'un film d'Alfred Hitchcock qui traite d'espionnage scientifique. Les scientifiques, justement, et leurs théories sur la sexualité circulent d'autant mieux que l'un comme l'autre bloc partagent des valeurs communes de valorisation de la famille traditionnelle et de hantise de l'homosexualité. Des deux côtés, les sexologues, alors en voie de professionnalisation, tentent d'élaborer une expertise congruente avec le supposé savoir scientifique, le vécu raconté par leurs patient·es, les directives du régime dont ils dépendent et une société progressivement conquise par le discours de la « révolution sexuelle ». Entre conservation et subversion, ils soufflent ainsi le chaud et le froid sur les représentations de la sexualité.
    À travers cette étude de genre, les auteures retracent une partie de l'Histoire !
    À PROPOS DES AUTEURES
    Sylvie Chaperon est professeure des universités en histoire contemporaine du genre à Toulouse 2 Jean-Jaurès. Elle est spécialiste de l'histoire des femmes, du féminisme et de la sexologie.
    Carla Nagels est chargée de cours à l'Université libre de Bruxelles. Elle a travaillé sur les mécanismes qualifiés de déviants, qu'ils soient commis dans un cadre professionnel (les élites) ou dans une catégorie sociale (la jeunesse).
    Cécile Vanderpelen-Diagre est professeure d'histoire à l'Université libre de Bruxelles. Elle est spécialiste de l'histoire du catholicisme contemporain, et tout particulièrement de ses dimensions sociales et culturelles.

  • Certains facteurs influencent l'état du français dans les productions journalistiques belges.
    L'usage de la langue par les journalistes est régulièrement critiqué. Que les reproches à cet égard soient fondés ou non, de nombreux facteurs peuvent expliquer l'état du français dans les productions journalistiques. L'ouvrage offre une analyse approfondie de ces facteurs, en se focalisant sur cinq sites d'information belges francophones (DH.be, La Libre.be, Le Soir.be, RTBF Info et RTL Info). La question est envisagée à partir d'un angle particulier : les représentations et les discours de journalistes et de rédacteurs en chef, rencontrés lors d'entretiens.
    L'ouvrage propose une analyse approfondie des facteurs de l'usage de la langue par les journalistes en Belgique francophone !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Antoine Jacquet est titulaire d'un doctorat en Information et communication obtenu en 2018 à l'Université libre de Bruxelles. Situées au croisement de la sociologie du journalisme et de la sociolinguistique, ses recherches portent principalement sur l'usage de la langue par les journalistes en Belgique francophone. L'auteur est aujourd'hui rattaché à l'ULB et à KBR dans le cadre d'un vaste projet de recherche consacré à l'histoire du journalisme en Belgique.

  • Les normes religieuses montrent que le fait de manger est un acte culturel à part entière !
    Cet ouvrage collectif, par une méthodologie multidisciplinaire, diachronique et comparative, entend montrer comment la distinction alimentaire permet de mieux comprendre le fonctionnement d'un système religieux.
    Ces recherches historiques vont analyser les prescrits alimentaires et les systèmes religieux qui y sont rattachés.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Elena Mazzetto est historienne, spécialisée dans l'étude de la culture et la religion du Mexique préhispanique aztèque et professeure à la Faculté de philosophie et lettres de l'Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM).
    Problèmes d'histoire des religions : série dirigée par Guillaume Dye et Sylvie Peperstraete.
    COMITÉ DE RÉDACTION :
    Christian Brouwer, Michèle Broze, Aude Busine, Baudouin Decharneux, Guillaume Dye, Sylvie Peperstraete, Fabrice Preyat, Jean-Philippe Schreiber, Cécile Vanderpelen-Diagre, Monique Weis, Jean Leclercq (Université catholique de Louvain), Philippe Swennen (Université de Liège).
    COMITÉ DE LECTURE INTERNATIONAL :
    Dominique Avon (École pratique des hautes études), Pierre-Yves Beaurepaire (Université de Nice), David Berliner (ULB), Patrick Cabanel (École pratique des hautes études), José Contel (Université Toulouse Jean Jaurès), Lambros Couloubaritsis (ULB et Académie royale de Belgique), Philippe Denis (UCL et Académie royale de Belgique), Jacques Ehrenfreund (Université de Lausanne), Frédéric Gugelot (Université de Reims et EHESS), John Tolan (Université de Nantes), Didier Viviers (ULB et Académie royale de Belgique).

  • Cet ouvrage défriche une communication européenne émergente et incertaine : la communication transfrontalière. Celle-ci est abordée au prisme des eurorégions, entités qui s'institutionnalisent dans le paysage européen depuis le milieu des années 2000.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université Bordeaux Montaigne, Marie-Hélène Hermand dirige le Master communication publique et politique depuis 2018. Qualifiée également en sciences du langage et collaboratrice scientifique à l'Université libre de Bruxelles depuis 2017, ses travaux portent actuellement sur l'émergence de la communication transfrontalière selon une double approche qui articule l'analyse du discours et la sémiotique politique et culturelle.

  • Ce livre analyse les discours, les modèles et les contre-modèles d'une adolescence féminine qui charrie encore aujourd'hui son lot d'inquiétudes. À travers une analyse socioculturelle de la notion d'adolescence, Laura Di Spurio retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille. Au cours du XXe siècle, l'adolescence se mue en classe d'âge pour bientôt devenir un espace culturel, social et biopsychologique. L'adolescence devient un principe explicatif « pour toutes ». Ce nouveau modèle adolescent est dessiné par des adultes emplis de peurs face à cette jeunesse féminine qu'ils jugent plus précoce, plus libre et plus affirmée. Comment accorder cette notion pensée au masculin sans troubler un féminin que l'on voudrait éternel ? Comment appliquer cette notion à toutes les jeunes filles, même à celles dont le quotidien s'éloigne du modèle tracé par les scientifiques ? Que fait l'adolescence aux jeunes filles ? Et enfin, comment celles-ci troublent-elles la notion ?
    Ce sont les questions posées par cet ouvrage qui, à partir d'un corpus de sources variées, raconte un demi-siècle d'histoire du côté des jeunes filles.

  • Le slogan féministe des années 1970 « Un enfant quand je veux, si je veux » résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à « l'évidence du naturel », devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les « croisés de la dénatalité » se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Élisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains.
    Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?

  • En remontant le cours de l'histoire du droit international jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'auteure examine l'évolution des décisions prises en matière de répression des crimes de guerre, d'abord par les Alliés, puis par le gouvernement et le Parlement belge après la Deuxième Guerre mondiale.

  • Quelle relation lie un élu à son parti ? Cet ouvrage analyse la dépendance des députés français au parti. Il montre qu'aujourd'hui comme hier, dans une sorte de pacte faustien, les élus se voient offrir par les partis des carrières politiques au long cours, qui ont pour prix une dépendance à laquelle peu d'entre eux échappent.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Laure Squarcioni est docteure en science politique. Ses recherches portent sur le personnel politique, les partis politiques et l'égalité professionnelle. Elle a enseigné à Sciences Po Bordeaux et travaillé dans le cadre d'un projet de recherche financé par la Commission européenne sur l'égalité femmes-hommes, puis en tant que collaboratrice parlementaire. Elle accompagne aujourd'hui les organisations en tant que consultante chez Équilibres, entreprise spécialisée dans l'égalité au travail et la lutte contre les discriminations.

  • Du parti libéral au Mouvement Réformateur, il y a toute une histoire...
    Cet ouvrage analyse l'histoire du parti libéral, l'évolution de son modèle organisationnel, les transformations idéologiques et programmatiques, sa géographie et sa sociologie électorales, ses perspectives d'avenir.
    Découvrez l'évolution du parti libéral belge, ses transformations ainsi que ses stratégies électorales et ses perspectives pour l'avenir dans cette analyse politico-historique.
    EXTRAIT
    Approcher aujourd'hui les libéraux belges, sous différents angles, avait donc du sens eu égard au nombre assez restreint d'études qui leur ont été consacrées. L'intérêt du sujet est d'autant plus évident que l'Open VLD et, plus encore, le MR sont engagés depuis octobre 2014 dans une expérience gouvernementale inédite qui détonne par rapport aux codes classiques de la vie politique et pose nombre de questions. Quoiqu'il en soit, être l'un des plus anciens partis européens mérite à l'évidence le respect et une analyse approfondie.
    Le parti libéral belge a donc vu le jour en 1846. Cette naissance intervient pendant la phase d'estompement de l'unionisme. L'unionisme avait été porté sur les fonts baptismaux dans les années 1820 pour faire pièce à l'emprise des provinces septentrionales sur les provinces méridionales. Catholiques et libéraux, les deux grandes sensibilités dans la Belgique de l'époque, s'étaient mis d'accord pour réclamer à Guillaume d'Orange un certain nombre de concessions sans que, pour autant, l'indépendance soit une question à l'ordre du jour.

  • Les accords internationaux de l'UE n'auront plus de secret pour vous !
    Le présent volume est consacré aux accords internationaux de l'Union et aborde des thèmes qui traversent les divers domaines des relations extérieures de l'Union: les compétences externes, la procédure de conclusion des accords internationaux, les accords d'association et les accords mixtes.
    Cet ouvrage de référence, destiné en particulier aux chercheurs et aux praticiens du droits, traite la matière de façon approfondie et s'appuie sur un ensemble impressionnant de références à la pratique décisionnelle, à la jurisprudence et à la doctrine.
    EXTRAIT
    La notion de compétences est au coeur du système communautaire et, aujourd'hui, de l'Union européenne. Mais sa prise en compte par les traités ne s'est faite que progressivement jusqu'au traité de Lisbonne. La Cour de justice des Communautés européennes, spécialement à propos des compétences externes, a pallié les lacunes du traité CEE et a levé ses approximations. Elle a ainsi érigé un véritable système des compétences externes dont on trouve un exposé particulièrement éclairant dans l'avis 2/94.
    Pour tout accord que la Communauté européenne entendait conclure, il était donc nécessaire de procéder, sur la base des possibilités offertes par le traité et précisées par la jurisprudence, à une identification de la compétence communautaire du point de vue de son existence et de son étendue dans un premier temps, puis de sa nature dans un second temps, afin de savoir si la Communauté pouvait s'engager au plan international et si oui, seule ou avec ses États membres.
    2. Le traité de Lisbonne apporte des nouveautés importantes en matière externe : le traité sur l'Union européenne (TUE) comporte notamment, à l'article 21 TUE, un énoncé des principes et objectifs que l'Union européenne, qui succède à la Communauté européenne et dispose expressément de la personnalité juridique, devra respecter dans l'ensemble de son action extérieure et le traité sur le fonctionnement de l'Union (TFUE) prévoit désormais une cinquième partie spécifique intitulée « L'action extérieure de l'Union », dont est cependant exclue la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Celle-ci, traitée dans le TUE, conserve son particularisme institutionnel en dépit de la disparition des piliers.
    Du point de vue des compétences plus précisément, le traité de Lisbonne adopte également « une démarche tout à fait nouvelle par rapport aux traités initiaux » en procédant à une systématisation qui touche les compétences internes mais aussi externes dans la mesure où, comme l'avait relevé la Cour, « le respect de ce principe des compétences d'attribution s'impose tant pour l'action interne que pour l'action internationale ». Toutefois, s'agissant des compétences externes, certaines particularités largement inspirées par les acquis jurisprudentiels complètent le dispositif général.

  • Is international law universal? Can it be anything else than the will of the actors who are able to impose on others their values and interests? These are some of the questions that underlie this book, which, following a critical approach, emphasizes the profound ambivalence of international law.
    AUTHORS
    Olivier Corten, François Dubuisson, Vaios Koutroulis, Anne Lagerwall, Christopher Sutcliffe (translator)

  • Un hommage à Marianne Dony, qui a joué un rôle clef pour l'Institut d'études européennes et la diffusion du droit européen vers un public plus large.
    Ce volume édité en l'honneur de la professeure Marianne Dony traite des grandes matières de droit européen qu'elle a abordées tout au long de sa carrière: droit constitutionnel, droit économique, relations extérieures.
    Cet ouvrage, au travers des nombreuses contributions, expose la diversité des sujets étudiés par Marianne Dony, qui reflète non seulement la polyvalence de son expertise, mais aussi la place primordiale du droit européen dans la vie des justiciables.
    EXTRAIT
    On ne rendra jamais assez hommage à Marianne Dony pour son apport à la connaissance du droit européen. Ses travaux toujours pertinents et bien informés m'ont permis, comme à de nombreux collègues, d'enrichir notre réflexion. Pour avoir enseigné à l'Institut d'études européennes lorsqu'elle en assurait la direction, je peux témoigner de son intérêt profond pour la transmission des connaissances à des générations d'étudiants. De plus, elle ne s'est pas limitée au champ universitaire. Combien de fois nous est-il arrivé d'entendre à la radio ou de lire dans la presse ses commentaires sur des questions d'actualité. On ne lui rendra jamais assez hommage et surtout pas dans les modestes réflexions qui suivent.

  • Au Maroc, l'expression « filles qui sortent » désigne celles qui se prostituent. Des délires adolescents à la professionnalisation, Les Filles qui sortent analyse la quête de respectabilité de ces jeunes femmes qui se heurtent à un ordre social autant que moral.

  • Le point sur les voitures de société en Belgique, leurs usagers et leurs impacts.
    La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet « avantage ». Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire « Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond » du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable.
    Un ouvrage de référence qui ouvre le débat sur les alternatives pour une mobilité plus durable, en rassemblant différents travaux réalisés dans le cadre de la chaire Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond
    EXTRAIT
    Dire que la mobilité est un des grands défis sociaux actuels, c'est enfoncer une porte ouverte. Des débats (parfois extrêmement intenses) sur divers aspects du défi de la mobilité ont régulièrement lieu dans les médias nationaux (et régionaux) et entre les partis concernés. La voiture de société, entre autres, est fréquemment abordée lors de telles discussions ces dernières années. En soi, cela n'a rien d'étonnant, compte tenu du nombre (environ 650.000 véhicules, soit 11 % du parc automobile total en mai 2016 ; May, 2017) et de l'importance de ces voitures de société (en termes d'économie, mais aussi de leur impact sur la mobilité, l'environnement, la fracture sociale...). Lors de ces débats règne un grand désaccord sur les concepts, sur les définitions et même, dans certains cas, sur les chiffres utilisés comme références (cf. chapitre 2). En outre, les discussions ne portent souvent que sur un seul aspect d'une problématique plus vaste et une approche plus globale, multidimensionnelle et multiperspective est rarement utilisée. En outre, d'autres domaines et réalités politiques (complémentaires) pertinents ne sont pas toujours pris en considération (Repko & Szostak, 2017 ; Rutting et al., 2014). Comme lors d'autres défis sociaux qui se manifestent dans les (grandes) villes et les régions densément peuplées, il s'agit donc d'une problématique complexe, de nature multidimensionnelle, qui comporte de très nombreuses composantes à différents niveaux et registres (tax shift global au sein de l'économie comme base à la compétitivité, rémunération individuelle, mobilité et politique industrielle, technologie, écologie et durabilité, aspects sociodémographiques tels que les schémas de déplacement pour le travail, l'école, les courses, les loisirs, le sport, etc., emploi du temps, mode de vie...) (cf. chapitre 13 pour quelques références à la littérature universitaire sur le sujet). Parallèlement, il est clair que ce thème ne peut être dissocié des clivages et questions politiques/sociales qui divisent divers groupes sociaux. L'utilisation de la voiture en général et de la voiture de société/voiture-salaire en particulier non seulement renvoie en effet à une logique individuelle, mais possède aussi une dimension sociale évidente, dans laquelle la culture, les mentalités, les identités et le mode de vie jouent également un rôle (cf. Demoli & Lannoy, 2019).

  • Découvrez la complexité et les enjeux des relations internationales à l'heure de la globalisation.
    Nourri d'une connaissance approfondie des théories développées de part et d'autre de l'Atlantique et d'une expérience internationale affinée par la participation de son auteur à l'agenda scientifique européen, cet ouvrage retrace les origines d'une discipline académique devenue autonome au début du XXe siècle et brosse un panorama critique des divergences et des complémentarités des écoles de pensée qui ont animé le débat théorique ces dernières décennies.
    Cette étude critique parcoure, d'un point de vue européen, les différentes écoles de pensée qui ont participé et participent à l'élaboration des relations internationales.
    EXTRAIT
    Nous l'avons évoqué, cette expérience n'est pas isolée dans le monde globalisé du XXIe siècle. Nonobstant les obstacles multiples, des tendances parallèles - différentes mais similaires - se développent sur chaque continent, des Amériques à l'Asie, de l'Afrique à l'Océanie, vers la coopération régionale et globale, vers une autolimitation de la souveraineté par la coopération entre des Etats voisins : malgré l'hétérogénéité du système global de transition de l'après-guerre froide, de nouvelles formes de gouvernance régionale et globale sont en train d'émerger, des voies originales vers la transformation de l'Etat, de la gouvernance globale et du système mondial, dans le sens de l'institutionnalisation, de la souveraineté partagée, d'un nouvel équilibre entre autonomie des organisations internationales et légitimité. Nous prônons donc dans ce livre un enrichissement réciproque et mutuel entre les Etudes européennes et les théories des Relations internationales.

  • Les discours antimaçonniques recourent aujourd'hui, en plus de la rhétorique classique, à de nouveaux moyens de propagation par le biais d'Internet. Les contributions de cet ouvrage font le point sur ces nouvelles situations et thématiques, peu souvent envisagées jusqu'à présent.
    Le discours antimaçonnique connaît de nos jours une résurgence spectaculaire, en Europe, mais aussi dans le monde musulman, en Afrique subsaharienne ou encore en Amérique latine. Cet ouvrage offre un nouvel état de la question, à la lumière de ses évolutions les plus récentes.
    Cette équipe de chercheuses et chercheurs universitaires de haut niveau, coordonnée par Jean-Philippe Schreiber, présente une lecture kaléidoscopique des mouvements antimaçonniques qui prennent de l'ampleur partout dans le monde, réactivés par l'industrie de l'imaginaire et par les inquiétudes liées à la méconnaissance de ce mouvement. Un ouvrage utile et passionnant.
    EXTRAIT
    Force est de constater que les raisons invoquées pour justifier la résistance, la crainte ou la détestation qu'inspirent aux islamistes la maçonnerie et les maçons sont, d'un point de vue structurel, analogues à celles avancées par les catholiques traditionalistes. La franc-maçonnerie représente une concurrence spirituelle pour l'islam et y adhérer est incompatible avec la foi religieuse. Que ce soit dans la sphère spirituelle ou dans la sphère politique, on ne peut servir deux maîtres à la fois. L'antimaçonnisme islamiste se distingue toutefois de son homologue catholique en assimilant les loges à une importation coloniale et occidentale ; il a donc une dimension géopolitique plus marquée."
    CE QU'EN DIT LA CRITIQUE
    "C'est peut de dire que cet ouvrage collectif soit à la fois passionnant et utile. Comme disait Brecht en substance dans La résistible ascension d'Arturo Ui, « le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde ». La renaissance de l'anti-maçonnisme, souvent associé à l'antijudaïsme et arque-bouté sur le mythe des Illuminati réactivé par l'industrie de l'imaginaire nous inquiétera moins si nous en connaissons finement les tenants et aboutissants, ce que cet ouvrage nous permet, avec un travail collectif dont nous ajouterons in fine, qu'il est d'une lecture fort agréable." Jean-Pierre Bacot sur Critica Masonica

  • Retour sur les pratiques alimentaires des centres urbains.
    Si l'historiographie contemporaine a abondamment exploré l'histoire de l'alimentation, elle invite encore à poursuivre et à renouveler l'étude des marchés urbains, de leur approvisionnement, de la sécurité alimentaire et du manger dans l'espace public.
    Dans un volume documenté et basé sur les recherches d'historiens, les éditions de l'ULB vous proposent une analyse historique complète sur les habitudes alimentaires des villes.
    EXTRAIT de Les marchés et les pratiques alimentaires en ville, du Moyen Age au XIXe siècle : remarques introductives d'Isabelle Parementier
    « Pour centrale qu'elle soit, l'interaction entre pratiques commensales et références urbaines peine encore à faire l'objet d'études véritablement assumées, particulièrement dans le champ scientifique francophone. L'espace urbain apparaît trop souvent comme un simple arrière-plan neutre au sein duquel s'élaborent et fonctionnent des pratiques sociales alimentaires déconnectées de leur territoire d'action », notaient récemment les organisateurs du séminaire « Manger en ville, manger la ville » (ENeC - Paris IV, mai 2014).
    Si l'historiographie contemporaine a abondamment exploré l'histoire de l'alimentation, elle invitait encore à poursuivre et à renouveler l'étude des marchés urbains, de la sécurité alimentaire et du manger dans l'espace public. Le présent volume peut être considéré comme une réponse à cet appel. Il est né d'une double conjonction. Les historiens de l'Université libre de Bruxelles, membres du centre de recherche SOCIAMM (Sociétés anciennes, médiévales et modernes), ont constaté la fécondité d'une approche intégrée qui prendrait en compte en même temps, d'une part, les enjeux économiques et politiques de l'approvisionnement et, de l'autre, les questions de circulation et d'urbanisme qui lui sont liées, pour les sociétés d'Ancien Régime et le XIXe siècle.

  • Grâce à la conduite de plus de 150 entretiens, Samuel B.H. Faure offre une plongée inédite dans la politique française d'acquisition de technologies militaires par laquelle l'État peut assurer la défense du territoire national et mener des opérations extérieures.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Samuel B.H. Faure est maître de conférences en science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et chercheur associé au laboratoire CNRS Printemps à l'Université Paris-Saclay. Il a obtenu son doctorat à Sciences Po Paris et a été chercheur invité à l'Université d'Harvard, à l'Université d'Oxford et au King's College à Londres. Avec ou sans l'Europe est son deuxième livre.

  • Certains ne refusent pas seulement le droit de se marier ou de devenir parents aux couples de même sexe, mais dénoncent aussi ce qu'ils appellent l'« idéologie » ou la « théorie du genre » qui nierait l'altérité et la complémentarité sexuelle.
    Depuis 2012, les mobilisations françaises contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux unions de même sexe ont défrayé la chronique, tant en France qu'à l'étranger. Celles-ci ont révélé l'existence d'un mouvement sans précédent, dont l'agenda dépasse largement la reconnaissance des droits des homosexuel.le.s.
    Cette étude analyse les mobilisations actuelles contre la nouvelle idéologie autour du genre. Les groupes appartenant à cette mouvance ont élargi leur champ d'action et se mobilisent par exemple contre l'enseignement du genre dans les écoles ou à l'université.
    EXTRAIT
    Le colloque « Habemus Gender ! » a bénéficié d'une importante visibilité médiatique et scientifique. Il a aussi été remarqué par les opposants à la « théorie du genre ». Ceux-ci ont mis en place un système efficace de veille des activités scientifiques en rapport avec le genre et leurs mises en garde sont très largement diffusées grâce aux réseaux sociaux. Fin avril 2014, le mouvement traditionnaliste français Civitas, proche de la Fraternité Saint Pie X et dirigé par le Belge Alain Escada, a été un des premiers à sonner l'alerte. Ce message a été largement répercuté au sein de la blogosphère traditionnaliste, notamment à partir de deux articles du blog Medias-presse. Le 1er mai, Alain Escada est venu à Bruxelles pour lancer une section belge de Civitas et donner une conférence sur la « théorie du genre », durant laquelle il ne manqua pas d'attaquer notre événement. La veille du colloque, quelques militants de Civitas ont couvert le campus d'autocollants prônant la défense de la famille traditionnelle, augmentant les craintes de la Police de Bruxelles. Quelques-unes des personnalités belges critiques à l'égard du genre (Bénédicte Gillis De Wagter, Xavier Dijon, Drieu Godefridi) ont aussi assisté au colloque, contribuant à la richesse des travaux.
    Ce numéro thématique est le premier résultat de cette aventure collective. Il s'inscrit dans un champ en pleine ébullition, qui se traduit par l'émergence de publications et de projets scientifiques sur des sujets longtemps délaissés par la littérature scientifique. Ceux-ci réexaminent la notion de genre et ses incompréhensions tout en visant parfois un public profane, les phénomènes de résistance et d'opposition au genre, les mobilisations réactionnaires ou conservatrices et les rapports entre catholicisme, genre et sexualité.

  • Comment réagirent les populations civiles lors de la Première Guerre quand ils se trouvèrent, souvent pour la première fois, face à des noirs ?
    La France fut le seul pays belligérant à engager des soldats noirs sur le front européen au cours de la première guerre mondiale. L'idéal universaliste de la République coloniale souvent invoqué fut-il un simple alibi idéologique destiné à justifier l'impérialisme ? Comment réagirent les populations civiles qui se trouvèrent souvent pour la première fois face à des noirs en chair et en os ?
    Cet essai d'histoire mondiale présente quelles répercussions eut ce brassage de populations sur la hiérarchie des races en vigueur à l'époque en France, mais aussi dans l'Empire britannique, toujours attaché à la suprématie blanche, aux Etats-Unis, où régnait la ségrégation, ou dans l'Allemagne vaincue, qui ressentit l'occupation de la Rhénanie par des troupes noires comme la transgression ultime ?
    EXTRAIT
    Même s'ils étaient encore engagés exclusivement en Afrique, où d'autres puissances coloniales utilisaient aussi des troupes de couleur, l'attitude française à l'égard des Africains et des soldats africains était exceptionnelle. A l'étranger, et en particulier en Allemagne, on observait l'engagement de soldats africains avec méfiance et inquiétude. Tandis qu'en 1899 les Parisiens applaudissaient les tirailleurs sénégalais, Houston Stewart Chamberlain publiait en Allemagne le best-seller de l'année, La genèse du XIXe siècle, où il présentait l'histoire européenne comme une guerre des races et annonçait le déclin imminent de la race aryenne sous l'effet du métissage. Ce livre fit une telle impression sur l'empereur Guillaume II qu'il le fit distribuer dans son armée. Dans les autres capitales impériales, c'était surtout la séduction exercée par les soldats « de bois d'ébène » sur les femmes blanches qui avait irrité les hommes. Lors du couronnement de George V en 1910, les soldats noirs des armées coloniales ne purent assister à la cérémonie parce que, lors du couronnement de son père, huit ans plus tôt, les femmes britanniques « de toutes les classes » leur avaient réservé une attention particulière3. Dans le monde germanophone, les Africains exerçaient aussi une grande séduction sur « certaines femmes ». Un journaliste allemand rapporta en 1910, dans un article intitulé « Absence de conscience raciale », que des centaines de jeunes filles s'étaient bousculées à la gare, autour des tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux après une excursion à Berlin : « On assistait à des scènes pénibles où des jeunes filles se pressaient autour des noirs et leur faisaient des adieux passionnés. (...) Devant un comportement aussi irresponsable, nous ne pouvons qu'exprimer notre profonde tristesse et l'espoir qu'à la longue il sera possible de remplacer ces inclinations perverses par un état d'esprit sain et patriotique ».
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Plus novatrice est l'approche globale de ce sujet que justifie pleinement le sous-titre de sa traduction française. Plongeant dans un fonds documentaire multinational, Dick van Galen Last rédige un essai d'histoire mondiale. Les comparaisons qu'il souligne sont étonnantes. - Yves Paris, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dick van Galen Last (1952-2010) a étudié l'histoire à l'Université d'Amsterdam et travaillait depuis 1977 au NIOD.

  • Le marché intérieur, héritier du marché commun qui a longtemps symbolisé la Communauté européenne, reste une des principales réalisations de l'Union européenne.
    Ce quatrième volume de la grande matière « Marché intérieur » du Commentaire J. Mégret porte sur deux thèmes différents mais complémentaires, une introduction au marché intérieur, d'une part, et une étude de la libre circulation des marchandises, d'autre part.
    Cette analyse économique, réalisée par l'Institut d'études européennes et divisée en deux grandes parties, souligne que le marché intérieur ne se limite pas aux quatre libertés qui le composent et qu'il ne doit pas être envisagé uniquement comme un espace de libre circulation mais aussi comme un ensemble normatif encadrant les libertés.
    EXTRAIT
    Le marché intérieur constitue aujourd'hui encore la principale réalisation de l'Union européenne1. Il forme le socle de la construction européenne et représente le creuset à l'intérieur duquel se déploient les activités de l'Union européenne. Héritier du marché commun, auquel on assimilait volontiers la Communauté européenne dans ses origines premières, le marché intérieur représente aujourd'hui un ensemble de plus de cinq cents millions de personnes, à l'intérieur duquel selon le voeu des pères fondateurs de l'Union européenne, la libre circulation des personnes et des marchandises ainsi que des autres facteurs de production, est assurée conformément aux dispositions des traités. C'est probablement le domaine du droit de l'Union qui fait le plus consensus entre les Etats membres. Même les plus minimalistes de la construction européenne s'y retrouvent, dans la mesure où le libre-échange ou la liberté des échanges est censée produire des effets économiques favorables pour tous les partenaires. ontrairement à certaines idées reçues, le marché intérieur n'est pas figé. Il évolue constamment dans le sens d'une sophistication croissante et doit se protéger régulièrement contre les tentatives de retour en arrière des Etats et même d'opérateurs publics et privés, désireux de réintroduire de nouvelles entraves. Le marché intérieur constitue donc une création permanente, qui doit aussi se fixer à échéance régulière de nouveaux objectifs, comme ce fut le cas à l'occasion du vingtième anniversaire de son « ouverture » (chapitre I). Ainsi conçu, le marché intérieur doit non seulement être entendu comme une espace au sens territorial ou géographique du terme mais aussi comme une somme, un ensemble normatif encadrant les libertés fondamentales de circulation et qui bénéficie aux opérateurs économiques européens effectuant cependant des échanges principalement entre les Etats membres (chapitre II).
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Autour de Claude Blumann, professeur émérite de l'Université Panthéon-Assas (Paris II), coordonnateur de la grande matière « Marché intérieur » et du présent volume, l'ouvrage réunit des spécialistes confirmés de la matière : Brunessen Bertrand, professeure à l'Université de Rennes I, Loïc Grard, professeur à l'Université de Bordeaux, Fabienne Peraldi-Leneuf, professeure à l'Université Paris Sud, Yves Petit, professeur à l'Université de Lorraine, et Christophe Soulard, conseiller à la Cour de cassation.

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