Editions de l'Aube

  • Dans ce débat inédit, le sociologue et l'agroécologue confrontent leurs réflexions, implacables et lumineuses, sur l'état du monde, l'état de l'humanité, l'état des... humains. Le moment civilisationnel est critique, jamais auparavant il n'avait été à ce point possible de penser, d'espérer autrement cette humanité, et chaque citoyen du monde a pu saisir qu'une telle opportunité pourrait bien ne plus jamais se représenter. Que faire pour aider les consciences, sensibles à cet immense chantier, à passer à l'acte ? Que faire pour éveiller les « autres » consciences, encore rétives ou suspicieuses ? Que faire pour réenchanter l'avenir de l'humanité, cette humanité dont la pandémie a confirmé chez les uns, révélé chez beaucoup, l'extraordinaire vulnérabilité ?

    Edgar Morin, né en 1921, est sociologue.

    Pierre Rabhi, né en 1938, est agroécologue.

    Ils répondent dans cet ouvrage au journaliste Denis Lafay.

  • Pascal Picq examine la pandémie du covid-19 à partir d'une science, la paléoanthropologie, qui permet d'en situer les caractéristiques dans la « Grande Histoire » de l'humanité. Il en ressort un foisonnement d'explications, mais plus encore d'enseignements - sur les relations humaines, les modèles économiques, la mondialisation, les propriétés du libéralisme, l'organisation du travail, le rapport à la nature etc. - quant à la manière d'imaginer et de construire une nouvelle civilisation.

    Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France et spécialiste de l'évolution de la lignée humaine et des grands singes. Il répond dans cet ouvrage à Denis Lafay, journaliste.
    Ils ont déjà publié, chez le même éditeur, Une époque formidable.

  • Le démographe Hervé Le Bras analyse brillamment le contexte migratoire que connaît actuellement notre pays. À la question, abondamment commentée, de l'immigration, l'auteur intègre celle de l'émigration, de Français d'une part et d'étrangers d'autre part. Il propose également une réflexion sur le lien entre immigration et croissance économique, sur le vieillissement des populations européennes, ainsi qu'une proposition prospective quant à l'avenir des migrations. Enfin, il répond aux tenants de la théorie du "grand remplacement"...

    Hervé Le Bras est démographe et historien, auteur de plusieurs ouvrages dont récemment, chez le même éditeur, Se sentir bien dans une France qui va mal.

  • Indispensables mais invisibles ? reconnaitre ceux qui font marcher la société Nouv.

    Les travailleurs modestes - du livreur à la caissière - sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l'occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d'après la crise : que faire pour que l'engouement dont ils bénéficient aujourd'hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d'aujourd'hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

  • La crise du COVID-19 a joué un rôle de révélateur à bien des égards. Parmi les phénomènes qui nous ont sauté aux yeux se trouvent l'extraordinaire inefficacité et l'inadaptation aux enjeux actuels de notre administration, sur fond de déconnexion et de déresponsabilisation de la haute fonction publique. La thèse défendue par Chloé Morin est que la faillite des « élites » n'est pas une somme de « petitesses » individuelles, comme on serait aisément tenté de le croire, mais le résultat d'un système dont elle décortique différents aspects. Après avoir listé et illustré les causes et les conséquences concrètes de cette maladie de l'État, l'auteure propose des solutions décapantes - en espérant qu'elles ne soient pas, comme bien d'autres avant elles, enterrées. Une lecture revigorante !

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.

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    "La différence des temps fait que les choses ne se répètent jamais à l'identique. Aucun événement historique ne se reproduit sous la forme et dans les circonstances où il est advenu une première fois. Les défilés de chemises noires, brunes, vertes, en ordre martial alors que la rue constituait l'unique espace de mobilisation générale, n'est plus, du moins ainsi que nous le connaissions sous forme de défilés à bruits de bottes. Bien sûr il y a de drôles de voix qui nous parviennent aujourd'hui... des voix qui malgré tout - et c'est aussi là qu'est notre interrogation sur « demain » - prononcent encore le mot « démocratie » même si elles tendent à le remplacer par « peuple ». En avons-nous fini avec le fascisme, comme nous savons qu'il a existé ?"

    Pascal Dibie est professeur d'éthnologie à l'Université Paris Diderot-Paris 7, où il co-dirige le pôle des sciences de la ville. Il est notamment l'auteur de Éthnologie de la chambre à coucher (traduit en 15 langues et vendu à 30 000 exemplaires ; Grasset, reprise en Suite Métailié), La Tribu sacrée, ethnologie des prêtres (Grasset, reprise en Suite Métailié), et La Passion du regard, essai contre les sciences froides (Métailié).

  • Plouc pride ; un nouveau récit pour les campagnes Nouv.

    Plouc Pride rappelle d'où viennent et où en sont les campagnes. Il déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la « France périphérique » du cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. Plouc Pride décrit la fin de l'urbanisation et le redéploiement des populations vers des endroits où protéger leurs corps, reposer leurs cerveaux, relier leurs coeurs et élever leurs esprits, car le désir de campagne est aussi le désir d'un droit au village. Plouc Pride valorise la participation contemporaine de la ruralité à l'invention du nouveau monde, par la convergence des mémoires, et propose un renouvellement de l'aménagement du territoire, susceptible d'exprimer dans le concret des existences, la transition culturelle en cours.

    Valérie Jousseaume est enseignante et chercheuse à l'Institut de Géographie et d'Aménagement de l'Université de Nantes, au sein de l'équipe CNRS "Espaces et Sociétés". Spécialiste des campagnes, des bourgs et des petites villes, elle enrichit la réflexion sur la transition sociétale, observée sous l'angle du territoire et des mémoires.

  • La mort de George Floyd et le mouvement qu'elle a suscité ont montré que la question raciale ne concerne pas seulement les « racistes » ou les personnes victimes du racisme, mais bien l'ensemble de la société. Pourtant, la question raciale reste largement impensée du côté des Blancs. Cet essai montre comment, du fait de l'héritage des systèmes raciaux européens, les Blancs vivent toujours dans une « maison blanche » : une disposition intellectuelle, psychologique et affective qui altère leur regard et leur façon d'être au monde.

    Gauthier Marchais est enseignant-chercheur à l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex, en Angleterre.

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne. Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

    Olivier Weber est écrivain, auteur notamment de L'Enchantement du monde, La Confession de Massoud, Le Barbaresque et L'Arrière-pays. Ses romans et essais ont remporté plusieurs prix, notamment le Prix Joseph Kessel, le Prix du Livre Européen et Méditerranéen, le Prix de l'Aventure, le Prix Albert Londres et le Prix des Romancières.

  • Derrière le débat sur le déconfinement des seniors lors de la crise sanitaire, un autre sujet, plus radical encore, est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité : celui de la condition que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés où, de plus en plus, l'on pense la vieillesse non plus comme une chance de vivre plus longtemps mais comme un handicap de vivre hors des schémas imposés de la vitesse et de l'agilité permanentes que l'on exige de chacun.

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.
    Daniel Perron est juriste.

  • Instantanés de voyages en train alternent dans cet ouvrage avec une réflexion sur la place du train dans nos modes de vie, sur le train comme outil des sociétés modernes et comme perspective d'avenir.
    Qui est-on, quand nous voyageons en train ? Que sont pour nous nos co-voyageurs, que nous ne connaissons pas mais avec lesquels pourtant nous allons partager une certaine intimité ? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?
    Qu'il soit pris pour partir en vacances ou pour aller travailler, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune et chacun d'entre nous expérimente, plus ou moins régulièrement. Ce livre décortique cette expérience de vie, avec tendresse, intelligence et humour.

    /> David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef de Ernest.

  • "Ceux qui tiendront ce livre auront survécu. Comme après chaque guerre, ou chaque grande pandémie, ce sont les survivants qui écrivent le récit de ce qui va devenir l'histoire, la leur, intime ; la nôtre, peu à peu, prenant un H majuscule. Nous avons vécu chacun, sur toute la terre et en même temps, un traumatisme et un combat. Individuel, familial et collectif. Local, national et planétaire. Il a neigé sur le monde. Un lourd manteau recouvre les débat d'hier, et les morts. Nous renaissons, égarés, terribles ou plus humains. Demain peut-être parlera-t-on du début du XXIe siècle comme une nouvelle belle époque. Nous avons changé de futur. Chacun et tous ensemble. Une génération 2020 est née."

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et L'implosion démocratique (2019).

  • Peut-on parler de l'obésité, ou s'agit-il d'un des sujets les plus tabous de notre société ? La pandémie du Covid-19 a remis en avant ce sujet, au moins pour en montrer les enjeux en termes de santé publique et de santé personnelle, l'obésité étant d'abord une maladie. Mais comment vivent et se perçoivent les personnes concernées ? Comment vivent-elles le regard d'autrui dans l'espace public ? Comment parlent-elles de leur sexualité ? Comment ont-elles vécu leur scolarité ? Comment se projettent-elles dans le futur et dans leur vie familiale ? Grâce à des entretiens inédits avec une mère et sa fille, toutes les deux concernées par ce « corps embarrassant », le sociologue Smaïn Laacher propose un livre riche d'enseignements sur la place de l'obésité dans les discours et la vie quotidienne.

    Smaïn Laacher est sociologue, professeur de sociologie à l'université de Strasbourg. Il est notamment l'auteur de Peuple des clandestins (Calmann Lévy, 2007) et Croire à l'incroyable : un sociologue à la Cour nationale du droit d'asile (Gallimard, 2018).

  • L'esthétique du second degré a envahi notre quotidien, et l'ironie est devenue son moyen d'expression centrale. Elle est présente à la télévision, dans les séries, dans les bouche des responsables politiques cherchant à se défendre tant bien que mal lorsqu'une réponse cohérente leur manque, dans celles des journalistes qui cherchent à paraître cool ou encore des écrivains qui se sentent alors modernes. Et en moins d'une dizaine d'années, l'ironie est devenue, sur internet, le paramètre par défaut de la plupart de nos interactions sociales. On utilise l'humour et le second degré de façon quasi systématique. Comment expliquer la nouvelle hégémonie de l'ironie ? N'est-elle pas le signe d'une époque qui cherche à corrompre et dévaluer sans cesse la vérité ?
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    Alexandra Profizi est docteure en littérature comparée. Elle a été coordinatrice du Prix Saint-Germain et éditrice du site internet de La Règle du jeu.

  • Incontestablement, Edgar Morin est l'un des intellectuels contemporains les plus importants, les plus en prise avec le monde qui nous entoure. Homme engagé, son oeil aiguisé - et souvent facétieux - semble se poser sur ce que beaucoup ignorent, ou choisissent d'ignorer.

    Ces dernières années, nos sociétés ont été bousculées, meurtries, secouées. Et, régulièrement, l'Aube a publié des dialogues de ce grand penseur avec différentes personnalités - Boris Cyrulnik, Éric Fottorino, Stéphane Hessel, François Hollande, Laurent Greilsamer, Denis Lafay, Christiane Taubira, Nicolas Truong -, pour nous aider à mettre en mots, à comprendre, à voir. Dans cet ouvrage, il s'agit bien de Penser nos désarrois, aussi divers soient-ils.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages.

  • L'épidémie du coronavirus met davantage en danger les populations fragiles, dont les sans-abri. Vulnérables physiquement et exposés publiquement, quand ils sont totalement à la rue, ils subissent souvent des niveaux élevés d'exiguïté et de promiscuité quand ils sont dans les centres d'hébergement. Pour Julien Damon se posent alors la question de l'ajustement des services, mais aussi des problèmes plus fondamentaux comme celui du consentement au confinement.

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale. Il a été responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d'Analyse Stratégique, Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Il a récemment publié, chez le même éditeur, Qui dort dehors ?

  • Un « moment » inédit dans l'histoire de l'Humanité, un « moment » tout aussi singulier dans l'histoire de leur propre humanité. Mais surtout un « moment » qu'ils auscultent, interprètent, et mettent en perspective d'un « après » empli de folles espérances et d'indicibles défis, un « après » dont les manifestations, le déroulement, l'issue encore inconnus dévoilent, dans ces pages, un « possible ». En dialogue avec Denis Lafay pendant la stricte période de réclusion, ces contributeurs extraient de leur expérience du confinement matière à penser, à imaginer, et déjà à façonner une « autre civilisation ». Quelle démocratie ? Quelle politique ? Quelle éthique ? Quel modèle économique ? Quel rapport au vivant ? Quel vivre-ensemble voudrons-nous « après », quelle planète pourrons-nous modeler ?

    Dans cet ouvrage dirigé par le journaliste Denis Lafay, le lecteur pourra lire Nicolas Baverez, Karol Beffa, Azouz Begag, Salomé Berlioux, Gilles Boeuf, Michel Camdessus, Boris Cyrulnik, Isabelle Delannoy, François Dubet, Cynthia Fleury, Clara Gaymard, Serge Guérin, Roger Guesnerie, Axel Kahn, Etienne Klein, Dominique Méda, Robert Misrahi, Pascal Perrineau, Pascal Picq, Jean Viard, Michel Wieviorka et Jean Ziegler.

  • Quels sont les discriminations et les comportements racistes dont sont victimes les musulmans de France ? Quelles sont les situations où ils indiquent avoir fait l'objet de comportements discriminants en raison de leur appartenance religieuse ? Grâce à une enquête réalisée par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean-Jaurès, un certain nombre de réponses sont apportées afin d'objectiver du mieux que possible une situation finalement mal connue, et donner ainsi aux pouvoirs publics comme aux observateurs une idée précise de l'ampleur des discriminations subies en France par les musulmans en raison de leur religion.

    Ismail Ferhat est maître de conférences à l'Université de Picardie Jules Verne (ESPE d'Amiens) et chercheur rattaché au laboratoire CAREF.

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    "D'après le dernier rapport de l'Observatoire des inégalités, les 10 % les plus aisés des Français touchent 6,7 fois plus que les 10 % les plus pauvres. Curieusement, peu de livres récents traitent de cette question. Rarissimes sont les approches concrètes du phénomène des inégalités, de ses manifestations dans la vie quotidienne. C'est de cette frustration - de lecteurs - qu'est né le présent ouvrage. Nous avons voulu donner un aperçu du développement des inégalités dans les différents domaines de la vie sociale : au travail ; en matière de logement ; dans les transports ; au fil des études, du collège aux classes prépas ; s'agissant des vacances ; face à la fiscalité ; devant la maladie, physique et mentale ; en matière d'alimentation ; et pour les aînés..."

    Samuel Chalom est journaliste chez Capital, en charge de la rubrique emploi.

    Dominique Vidal est journaliste, ancien rédacteur en chef ajoint du Monde diplomatique.

  • Il y a un mystère du sommeil. C'est un objet banal de discussions : qui n'a pas parlé de sa mauvaise nuit à ses collègues de travail ? Quel parent n'a pas devisé de sa fatigue issue de nuits perturbées par les cris du bébé ? Et le sommeil, on le sait de plus en plus, c'est aussi un moment vital qui, depuis trente ans, est en plein bouleversement. Et pourtant ! C'est une "colonne absente" de la Santé publique et des discours politiques.Ce livre montre que, sous l'apparence d'un phénomène vital borné par notre seule intimité, notre repos est en réalité une matière percutée par les intérêts de l'économie et les innovations technologiques, les bouleversements du monde du travail et ses représentations ; en d'autres termes, que le sommeil est le produit d'une époque.

    Nicolas Goarant, collaborateur d'élus locaux et de parlementaires, s'est depuis longtemps passionné pour la question du sommeil et de sa gestion publique. Pour se documenter, il a géré plusieurs mois un magasin dédié au sommeil.

  • Jean Viard pose comme point de départ que la démocratie telle que nous l'avons connue n'existera plus. En effet, elle était structurée par l'existence de groupes humains liés aux conditions de production et aux territoires des nations. Or, si classes et nations s'entremêlaient, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Écart de richesse, révolution numérique, communautarisme, tourisme... Tous ces éléments (et bien d'autres) ont contribué à faire disparaître l'objectif d'une révolution mondiale. L'humanité, physiquement réunifiée au XXe siècle, se trouve liée désormais pour sa survie face au dérèglement climatique, liée par le numérique. Dans ce nouvel essai, le sociologue dresse le constat d'un monde dont les codes ont définitivement changé, et nous exhorte à le comprendre pour éviter le drame.

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    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et Une société si vivante (2018).

  • Depuis le siècle des Lumières, le progrès technique et technologique était un idéal souhaité par tous, synonyme de progrès humains et de nos sociétés. Que s'est-il passé au cours de la dernière décennie pour que le progrès suscite désormais craintes et angoisses, au point que les Français ne soient plus si certains que la science apporte plus de bien que de mal dans nos vies ? Les innovations technologiques de demain , comme la voiture autonome, susciteront-elles une levée de boucliers ? Les responsables politiques et les grands industriels ont-ils pris conscience de la défiance qui monte vis-à-vis d'un progrès dont les Français pensent qu'il peut mettre à mal les valeurs morales de la société de demain ? Que sont-ils prêts, ou non, à accepter ?

    François Miquet-Marty préside l'institut Viavoice.

  • Dans une société où le lien entre punition et détention est profondément ancré et dans le cadre de l'annonce d'une refondation du système pénal pour mieux penser l'efficacité des peines, ce livre vient interroger les certitudes. Quelle image les Français ont-ils de la situation des prisons françaises ? Comment conçoivent-ils le rôle de la prison et son évolution ?

    Jérôme Fourquet est directeur du département « Opinion et stratégies d'entreprise » de l'Ifop.
    Adeline Hazan est contrôleure générale des lieux de privation de liberté.
    Adrien Taquet, député des Hauts-de-Seine, est responsable d'un groupe de travail sur les prisons à la Fondation Jean-Jaurès.
    Antoine Vey, avocat pénaliste, est l'associé d'Éric Dupond-Moretti.

  • Plus de 200 millions de femmes sont excisées dans le monde. 44 millions d'entre elles ont moins de 15 ans. En France, on en compterait 60.000, et 500.000 au sein de l'UE. Même si cette pratique barbare est interdite dans la majorité des pays, elle se pratique encore au nom de traditions obscures qui condamnent les femmes à la soumission sans plaisir physique. 4 millions de femmes sont vendues chaque année à des proxénètes, des marchands d'esclaves ou des maris. Les deux tiers des 900 millions d'analphabètes de notre planète sont des femmes. Plus de 30% des femmes sont confrontées à des violences conjugales, et une femme perd la vie chaque minute en accouchant. Ghada Hatem-Gantzer n'a jamais accepté cette terrible comptabilité de l'outrage et de la violence.

    Ghada Hatem-Gantzer est une gynécologue-obstétricienne franco-libanaise. En 2016, elle a fondé la Maison des Femmes à Saint-Denis, première structure en France à offrir une prise en charge globale des femmes victimes de violences.

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