Editions L'Harmattan

  • Ville lumière, destination rêvée, Paris n'est pas une capitale ordinaire. Si Paris nous semble unique, il existe pourtant, de la Russie aux États-Unis, passant par le Canada, l'Italie, le Danemark, la Roumanie et même l'océan Pacifique, plusieurs localités et lieux-dits appelés eux aussi « Paris ». Après avoir visité tous les Paris du monde, j'ai commencé à considérer le mien avec un peu plus de modestie...

  • Ce recueil localise l'absence lorsque tout a basculé et qu'il ne reste qu'un écrit traçant un relent de vie. Les écrits ont jailli comme par magie, la "fureur du poète" selon Platon. Puissent ces décors, en compagnie du jaguar, animal mythique, qui sert de pilier au chaman pour communiquer avec l'au-delà, exalter vos propres impressions.

  • "Il y a, au muséee de Reggio di Calabria, où personne ne passe, les deux plus belles sculptures en bronze de l'art grec. La première fois que je les ai vues, c'était à Florence, en 1980.[...] En lisant "Reggio di Calabria", cette ville d'où l'on passe d'Italie en Sicile, le lecteur se souvient immédiatement de ce passage de l'Odyssée, où Ulssye se trouve menacé par le rocher de Charybde et le gouffre de Scylla : ce détroit de Messine, tant redouté des navigateurs de l'Antiquité, à cause de la rencontre de deux courants opposés, cause de tant de naufrages. Eh bien il se trompe..."

  • "J'aimais cette ville pour elle-même, et c'est la seule au monde que je puisse aimer ainsi, car une ville m'a toujours fait l'effet d'une prison que je supporte à cause de mes compagnons de captivité. A Venise on vivrait longtemps seul, et l'on comprend qu'au temps de sa splendeur et de sa liberté, ses enfants l'aient presque personnifiée dans leur amour et l'aient chérie non pas comme une chose, mais comme un être."

  • Nées de l'alchimie du feu et de la terre, les îles de l'archipel des Canaries, à quelques brassées venteuses des côtes africaines, se livrent dans leur nudité azuréenne. Des volcans en sommeil de Timanfaya aux balcons sur la mer de Santa Cruz de La Palma, en passant par les dunes sauvages et sahariennes de Fuerteventura, l'auteur nous invite à une randonnée où les mystères et les mythes insulaires apparaissent sous leur actuelle réalité.

  • Au repos sur les routes de l'ailleurs, l'auteur recueille ce qu'il appelle des "textes photos" : une fuite d'instantanés écrits lors des vides professionnels. Sous le couvert de la poésie immédiate, il saisit des situations qui n'ont pu être photographiées : soit l'évènement dure, soit la lumière fait défaut, soit la pudeur l'emporte. En clair, il attrape par écrit au millième de seconde.

  • "[...] C'est dans un état pitoyable que je parvins sur la lagune, il y a plus d'une vingtaine d'années. Le balancement de la gondole m'épargnait les douleurs et les tensions que m'infligeaient mon fauteuil roulant et la voiture. Je crois que c'est la raison pour laquelle je pris racine à Venise. Ni bruit, ni mouches, ni poussière. Un air aussi agréable que la brise. Un soleil qui me réchauffait sans me brûler, une lumière douce et diffuse, qui ne m'éblouissait pas et me permettait de lire sans fatigue, un climat propice à l'oisiveté et qui n'exige rien de vous. Nous aurions donc bien pu, nous aussi, nous laisser aller à l'indolence..."

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