Editions L'Harmattan

  • Nous sommes chaque jour la cible de centaines de slogans publicitaires qui visent tous à nous faire acheter. Ces slogans s'emparent des procédés d'écriture littéraire et les détournent de leur fonction esthétique et spirituelle pour les utiliser à des fins mercantiles. Quels sont ces procédés, et comment agissent-ils sur nous ? Ce petit dictionnaire tente de répondre en nous livrant une réjouissante analyse critique de cette littérature particulière qu'est la publittérature.

  • Expulsé par erreur d'Union soviétique dans les années 1970, un jeune littérateur est entraîné malgré lui dans des pérégrinations jalonnées de rencontres hautes en couleur : des exclus, des mendiants et des illuminés qui lui renvoient son image de "juif errant". Tiraillé entre le monde occidental où il ne sait quoi faire de sa liberté et la Russie où il savait quoi faire de son esclavage - écrire, Vladim Soloviov questionne la place de l'écrivain apatride.

  • Serge, compositeur, n'attend plus rien de la vie. Au moment où il va commettre l'irréparable, Lantier lui redonne sa chance. Lilia, son amie, découvre alors que son existence avait oublié l'essentiel. Quant à Lantier, son passé refait surface, menaçant l'équilibre du couple. Plus rien, pour les êtres que Serge aura rencontrés, ne sera comme avant. Un texte tout en finesse, qui nous fait ressentir la puissance de la musique.

  • Sarah, la Toubab qui croit en la volonté, Khadija, la Sahélienne qui croit en Dieu, et Yacine, La Dakaroise qui croit aux djinns. Toutes trois sillonnent les pistes pour convaincre les villageois qui attendent la pluie, de s'assurer contre les démesures du soleil. Puis elles rentrent dans leur petite ville sillonnée par les enfants mendiants, pour y retrouver le cours de leurs vies et leurs amours. Mais les cauris l'ont prédit : « Un grand chaos vole vers le Sahel. Le vent de la fuite va souffler ». L'heure des djinns, c'est le portrait de trois femmes et de tout un monde, d'une saison des pluies à l'autre. Une saison où tout changea pour Sarah, Yacine et Khadija. Où tout changea à l'heure des djinns...

  • Un amour désespéré. C'est ce que vont vivre Simon et Lou à travers la disparition d'Arthur. La douleur de Lou, ce vide insupportable creusé par l'absence, sa révolte et son obstination farouche à croire au retour de son amour perdu. La souffrance secrète et silencieuse de Simon qui va le conduire au bord du désespoir. Cette douleur à tous deux qui va les faire se déchirer, se séparer, se retrouver encore. Comment lutter contre cette ombre qui les sépare ? Dans ce roman, qui fait suite à L'amour, c'est comme les oiseaux, l'auteur nous fait entendre à travers la voix de ses personnages, celle d'un nouveau monde où la force de nos rêves se conjugue avec la liberté inaliénable de rêver. « J'avais arrêté le moteur, éteint les phares. Il faisait presque nuit à présent, un vent soufflait par rafales. On regardait les vagues qui venaient se fracasser sur la plage avec un bruit d' écume. On entendait la rumeur monter dans la nuit. C' était la mer, la mer là devant nous, elle prenait toute la place, la mer, elle t'emportait, je le voyais dans ton regard. »

  • "L'écriture, je l'effleure comme on offre un message à l'océan. J'écris sporadiquement comme l'eau qui s'échappe entre les doigts. Non pas comme un ouvrier laborieux, mais comme le papillon volage, je butine de situations en mémoires. Ce sont des rencontres, des voyages, des humeurs, des étonnements, des sourires, des sanglots et des pleurs. Mes écrits, je les confie au gré des hasards avec l'inquiétude de celui qui lâche aux vents la carte et sa baudruche, et s'apprête à attendre toute une vie qu'un inconnu la lui renvoie du fin fond de son enfance."

  • La violence subtile, souterraine et invisible est partout présente. C'est la plus dangereuse. Elle détruit tout et engendre de nombreuses souffrances. Une femme active, contemporaine explore en soixante-deux nouvelles les relations hommes/femmes, la sensualité, le monde professionnel et plus particulièrement le monde financier, la vie de tous les jours, la publicité, les médias, la vie sociale et politique. Elle défend une lucidité aiguë sur les priorités de notre époque.

  • L'histoire s'appuie sur des faits réels. A l'été 1757, Télémaque, jeune esclave venant de Guinée est débarqué dans un petit village breton et confié au recteur de Plouénan, afin que celui-ci lui enseigne la religion catholique. L'arrivée de ce jeune africain sur ce bout de terre bretonne va boulverser la communauté, d'autant plus qu'elle n'a jamais vu d'homme noir. Tout semble séparer Télémaque et les habitants de Plouénan. Pourtant leurs cultures ont des points communs.

  • C'est l'histoire d'une évolution : un jeune homme, Mario d'Este, échappe à son milieu d'origine par la magie d'une ville, Venise, qui le façonne et imprime en lui le sens de la beauté. Sans l'aide de l'école, il devient ainsi un transfuge social. C'est l'histoire d'une passion, celle des livres, capable de transformer un destin. C'est l'histoire de Venise, une Venise réelle, d'avant le tourisme, riche de la truculence de son peuple. C'est enfin l'histoire d'un amour, celui qui inspire ce livre.

  • Auteur de plusieurs ouvrage en France et traducteur littéraire, Pierre Yang nous offre ici son premier roman. Le narrateur retourne dans sa ville natale, en Chine, au bout de dix ans d'exil en France, lorsque son père est à l'agonie. Ce voyage est pour l'auteur une occasion de plonger dans les souvenirs de son père, de renouer avec les siens, avec les amis d'enfance, avec les lieux qui l'ont marqué. C'est aussi un voyage intérieur, une quête de soi dans un aller-retour incessant entre l'époque de la Révolution culturelle et la chine de l'an 2000.

  • Maurice vient d'être guillotiné pour avoir tué deux policiers. C'est avec un certain détachement qu'il assiste au transport de son corps depuis la prison Saint-Paul jusqu'au cimetière de la Guillotière. Désincarné de frais, il découvre les pouvoirs très spéciaux que lui confère sa nouvelle condition de défunt. Mais il eut aussi une vie terrestre, moins paisible celle-là...

  • Situé au croisement du roman picaresque et du conte philosophique, Tribulations d'un bâtard à Beyrouth explore les symptômes d'une folie collective sur un ton à la fois grave et caustique. Son héros malgré lui, Yad Mandour, se retrouve dans des situations absurdes qui s'enchaînent au rythme trépidant d'un pays possédé par les démons du communautarisme. Derrière ce récit grinçant, pétri d'humour amer, se profilent les questions essentielles du rapport à l'autre et de la liberté individuelle.

  • Un dernier cadeau de la vie. Depuis quinze jours, cette idée accompagne la narratrice. Histoire d'amour ? Histoire d'amitié ? De maladie ? Est-ce du théâtre ou est-ce la vraie vie ? se demande-t-elle en parcourant les sentiers du Vercors avec son amie Gabrielle. C'est un bel automne, rouille et suspendu, juste avant Noël.

  • Le 19 mars 2003, l'ultimatum du président Bush vient de s'achever et la guerre d'Irak commence. Olivier, un jeune journaliste français, décide de se rendre à Bagdad pour témoigner de la situation. Bloqué à la frontière entre la Turquie et l'Irak, il découvre, au milieu des champs de mines, que le chemin de Bagdad est devenu celui de la mort. Dans un paysage grandiose de hautes montagnes et de vallées profondes, ce roman suit un itinéraire à la croisée de plusieurs mondes qui se heurtent et se mêlent les uns aux autres sur fond de guerre et d'amour.

  • Cette année-là, Lou va la vivre avec toute la rage, toute la fureur de ses quinze ans. Elle la vivra dans la blessure d'une perte infiniment douloureuse, celle de sa mère, avec l'amour inconditionnel qu'elle voue au « p'tit frangin ». Elle la vivra dans cet éveil au corps, aux sens, dans les mains de cet homme, « cet étranger », rencontré par hasard à la sortie du lycée. Elle la vivra avec la poésie, l'univers rimbaldien qu'elle découvre mais aussi avec ses mots à elle, ses mots rouge sang dont elle inonde son journal qui l'aident à subsister, s'évader. Sa rencontre avec Arthur, un jeune étudiant en philosophie, va la submerger comme un torrent de lumière.

  • Le mystère du regard bleu de Louise est le fil conducteur de ce récit d'un homme à sa petite-fille âgée de cinq mois lors des attentats qui ensanglantèrent Paris en novembre 2015. Désireux de transmettre son expérience et son savoir accumulés durant sa carrière de chercheur, l'auteur a entrepris de dérouler ici le chemin de sa vie. Entre l'exode 1940 en France et le Liban qu'il a longtemps fréquenté, en passant par l'Algérie où un fellagha fit le choix de lui laisser la vie, l'auteur s'adresse à sa petite-fille, Louise aux yeux bleus comme l'espérance.

  • Bouleversé par la mort de son épouse, un jeune homme s'en va seul sur les routes d'Espagne. Ce sera l'occasion d'une rencontre insolite, celle d'un vieil homme qui lui fera de glaciales confidences sur sa vie, lorsqu'il était tortionnaire nazi. Dans un hôpital, il rencontrera Paquita, une ancienne résistante autrefois déportée, avec laquelle il se liera d'amitié. Le destin viendra bientôt relier ces êtres. Improbables rencontres comme seul le destin sait en ménager ...

  • Après l'Italie et la Suisse, l'auteur poursuit ici son voyage intime et artistique à travers l'Europe. Aujourd'hui, ses Incursions espagnoles le mènent de l'Andalousie musulmane à la Catalogne, de la Cantabrie à la Navarre, de Tolède à Grenade. Nous traversons une Espagne où le peuple a de la personnalité. Un peuple religieux épris des saints qui figurent l'Espagne traditionnelle. Un peuple où les femmes jouent un rôle majeur et à qui les peintres du Siècle d'or surent rendre hommage. Un peuple qui chante, danse et joue de la musique. L'auteur nous invite à ces fêtes, nous les dévoile et nous les illustre.

  • À la fin du printemps 1950, Gabriel, vingt-six ans, fut retrouvé mort dans le massif de l'Adamaoua, au nord du Cameroun. Il venait de déserter sa congrégation de pères missionnaires. Suivant ses dernières volontés, son corps fut mis en terre selon la coutume païenne des Kirdis. Peu de temps avant son décès, il s'était pris en photo en pleine nature, tenant dans une main une page déchirée de son journal et sur laquelle il avait griffonné : Rien qui m'appartienne, sinon la paix du coeur et la fraîcheur de l'air. L'autre main semblait levée en signe d'adieu. Il souriait et, malgré son visage affreusement décharné, sûrement rongé par la fièvre et la maladie, ceux qui le connaissaient depuis longtemps, bien avant son départ en Afrique, lui trouvèrent un air étonnamment radieux, débarrassé de cette tristesse qu'ils lui avaient toujours connue.

  • « Écrire, t'écrire, s'écrire, nous écrire... » Nous sommes toujours en vie et notre aventure épistolaire se poursuit. Ce sont à nouveau trente lettres, couvrant cette fois cinq années d'échanges amicaux, qui témoignent de l'obstination à explorer plus avant, dans la solitude de l'écriture et dans le jeu des correspondances, les ressorts profonds de notre désir d'écrire, et à comprendre comment se tissent nos liens, à nous-même, aux autres, aux livres, au monde. Ce travail n'a pas de fin. Nous sommes pareils à Pénélope qui repousse les prétendants : la peur d'apparaître, l'injonction de se taire, l'oubli, l'effacement, la mort.

  • Les quinze nouvelles de ce recueil nous racontent un moment de l'existence d'enfants d'âge et d'horizon divers : détresse d'un bébé confronté à une séparation traumatique (Violaine), jeune villageois du Sud-Est asiatique s'apprêtant à parcourir un long trajet vers l'école (La petite soeur de Cham), peurs nocturnes d'un enfant suite à un cambriolage (Un intrus dans la chambre), ou adolescente mariée à quatorze ans (La corvée d'eau), etc. Chacune de ces histoires nous immerge dans la culture et le vécu singulier de ces enfants...

  • Pénétrant un musée ou une église, on ressent souvent le besoin de clés pour comprendre ce que l'on voit. Si les lieux dégagent une émotion, ils n'expliquent pas. Notre regard a besoin de s'alimenter dans l'histoire qu'ils proposent, la culture qu'ils révèlent, la légende qui les habite. C'est la posture de l'auteur : se détendre devant une oeuvre et ne pas la lâcher avant qu'elle nous ait donné sa vérité. Ouvrir cette fenêtre sur l'art et les dieux antiques, voir comment les artistes les ont représentés, c'est ce qu'il nous propose dans cet ouvrage.

  • Une triple histoire d'amour entraîne Victor dans un voyage à travers l'Italie. Il part à la recherche de son grand frère disparu depuis près d'un demi-siècle et veut revoir sa compagne qui vient de s'éloigner de lui.
    Pour découvrir l'adresse de son frère, il doit résoudre une énigme constituée d'éléments épars dans sept peintures célèbres de la Renaissance. De quels tableaux s'agit-il ? Dans quelles villes se trouvent-ils? Pour le guider, il n'a que la lettre mystérieuse que son frère lui a envoyée.

  • Ce second volume de Fenêtre sur l'art nous ouvre la fenêtre sur l'art et les saints. Regardons-les vivre dans les oeuvres qui fascinent notre culture occidentale. Comment Le Gréco a peint les apôtres ? Comment Giotto a représenté Saint François d'Assise ? Comment Véronèse s'est imprégné de Saint Sébastien ? Les artistes sont des passeurs qui stimulent magnifiquement notre inconscient.

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