Editions Humanis

  • A Vérone, Roméo et Juliette tombent éperdument amoureux malgré la rivalité intransigeante de leurs deux familles.
    Leur quête de liberté pour vivre ensemble les conduira à la mort. Mais n'est-ce pas parce qu'ils s'aiment envers et contre tout que leur amour est si tort

  • Qui a tué le roi Hamlet ? Sa veuve, la reine Gertrude ? Son frère Claudius, devenu roi en épousant la veuve ? Le jeune prince Hamlet, visité par le fantôme de son père, les soupçonne tous deux... "Il est admis par tous qu'Hamlet est plus vivant qu'un homme qui passe." Alfred Jarry.

  • La comédie met en scène des couples d'amoureux contrariés : Lysandre et Hermia, Démétrius et Héléna ; le roi des fées, Obéron, qui se dispute avec sa femme Titania, au sujet de leurs conquêtes passées : Thésée et Hippolyte. Puck, le lutin, chargé d'intervenir, va introduire, dans la nuit, un peu plus de confusion.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :

    - MOUVEMENT LITTÉRAIRE : Le «grand théâtre du monde» - GENRE ET REGISTRE : La poétique du mal - L'ÉCRIVAIN À SA TABLE DE TRAVAIL : Macbeth, un texte universel - GROUPEMENT DE TEXTES : Les femmes monstrueuses dans la tragédie - CHRONOLOGIE : William Shakespeare et son temps - FICHE : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de lycée.

  • Honte et malédiction sur le royaume de Grande-Bretagne! Folie, trahison, mensonge, cupidité, orgueil démesuré! Tous les vices y grouillent comme autant de rats affamés. Tous les crimes s'y préparent...
    Lear a voulu savoir! Ô! Roi, ta sagesse n'a pas grandi au fil des années... Hélas! Vanité stupide, insolence coupable, curiosité funeste: tu as voulu savoir et provoquer les dieux.
    La fille féroce enfonce ses crocs; l'autre se prépare à la curée; le fils, contre son frère, trame la ruine du père, la soeur contre la soeur, l'épouse contre l'époux. La bouche déchire la main qui l'a nourrie, dépèce le flanc qui l'a portée, vomit l'amour qui l'a élevée. Ô, Lear, seigneur infortuné, tu sauras donc de tes filles laquelle t'aimait le mieux...

  • Il s'agit d'une nouvelle version pour la scène de Rémi De Vos et Éric Vigner. Plus qu'une traduction, plus qu'une adaptation, c'est une véritable recomposition qui est proposée et sur laquelle le traducteur et le metteur en scène s'expliquent dans deux textes introductifs.
    Cette nouvelle composition sera créée le 6 octobre au Théâtre de Lorient et le 6 novembre à l'Odéon.
    L'ouvrage est complété par un texte brillant de Stéphane Patrice qui analyse l'oeuvre en termes historiques et philosophiques et met en évidence ses résonnances actuelles, en particulier avec le théâtre de Koltès.

  • Noble Orsino, Vous me donnez des noms que je refuse, Je n'ai rien d'un voleur ou d'un pirate Même si, je l'avoue, je l'ai prouvé, Je fus votre ennemi. Si je suis là, C'est attiré par un pouvoir magique :

    Cet ingrat, ce garçon à vos côtés, De la bouche écumante des tempêtes Je l'ai sauvé ; il n'avait plus d'espoir ;

    En lui rendant la vie, c'est mon amour Que je lui ai offert, sans restriction, En me vouant à lui.

  • On ne résume guère cette pièce, qui est d'une extrême complication, digne des pastorales baroques et maniéristes. Une cour entière est réfugiée en forêt autour de son roi exilé, Frédéric.
    C'est alors la peinture des intrigues amoureuses avec masques et changements de sexe, mélancoliques et passionnés, sages et bouffons, jusqu'au rétablissement final de chacun dans ses droits.

  • Amoureux de Portia, belle et riche héritière, Bassanio, gentilhomme désargenté, s'efforce d'obtenir sa main. Pour l'aider, son ami Antonio marchand chrétien, emprunte une somme de 3000 ducats à l'usurier juif Shylock qui lui demande, en cas de non remboursement de la dette, une livre de sa chair. Le jour de l'échéance, la dette n'étant pas réglée, Shylock exige l'exécution de la clause. Mais l'habileté de Portia, déguisée en « docteur de droit civil», confond l'usurier retors et sauve Antonio Shylock, ridiculisé, spolié et trahi par sa fille qui a rejoint le camp des Chrétiens, s'en va seul tandis que les jeunes gens, loin des tracas du commerce et du fracas des procès, s'abandonnent à la félicité, aux sons - joyeux et graves à la fois - d'une musique qui évoque non seulement l'harmonie terrestre retrouvée mais aussi l'harmonie céleste dont elle est l'écho.

  • Petruchio Good morrow, Kate - for that's your name, I hear.
    Katharina Well have you heard, but something hard of hearing ;
    They call me Katharine that do talk of me.
    Petruchio You lie, in faith, for you are called plain Kate, And bonny Kate, and sometimes Kate the curst :
    But Kate, the prettiest Kate in Christendom, Kate of Kate Hall, my super-dainty Kate, ...
    Petruchio Bonjour, Cateau... car c'est là votre nom, ai-je entendu dire.
    Catarina Vous n'êtes donc pas sourd...mais vous avez l'oreille un peu dure. Ceux qui parlent de moi me nomment Catarina.
    Petruchio Vous mentez, ma parole ! Car on vous nomme Cateau tout court, ou la jolie Cateau, ou bien parfois Cateau-la-harpie : mais Cateau, la plus ravissante Cateau de la chrétienté, Cateau du Château-Gâteau, Cateau ma super-friande, car tout gâteau est friandise, donc, Cateau, écoute un peu, Cateau de ma consolation, ce que j'ai à te dire ; ayant entendu, dans toutes les villes que je traversais, louer ta douceur, célébrer tes vertus et proclamer ta beauté, bien moins cependant qu'elles ne le méritent, je me suis senti porté à te rechercher pour épouse.
    Catarina Porté ! voyez-vous cela... Eh bien, que celui qui vous porta vous remporte.

  • Il s'agit là, rapprochant les deux langues, de traverser une fois encore ce texte qui se donne comme essentiellement fardé, costumé, d'aventures romaines, médiévales ou renaissantes, mais dont la lettre, quand on l'ouvre, renvoie inlassablement aux mêmes apories et aux mêmes vertiges.

    Cette pièce est une histoire d'amour et de guerre où les deux thèmes entrecroisés sont indémêlables, nourris, permis l'un par l'autre.
    C'est l'histoire d'un sujet - antoine- entre son autre lui-même - octave - et son autre elle-même : cléopâtre. c'est l'histoire d'une déchirure " au seuil de l'automne du corps ", comme dit bonnefoy.
    Pour entreprendre une nouvelle traduction d'antoine et cléopâtre, daniel mesguich ne s'autorise que du seul fait qu'il est homme de théâtre et shakespeare un écrivain pour le présent infiniment renouvelé de la scène - il écrit pour la représentation.
    Le texte anglais, lui, restera, terre d'accueil de tous les présents à venir - mises en scène ou traductions.

  • Shakespeare tout est bien qui finit bien tout est bien qui finit bien ? tout commence bien : une orpheline, hélène, guérit le roi de france qu'on donnait pour perdu.
    En récompense, elle reçoit un mari, bertrand, fils de sa noble famille d'accueil, qu'elle convoitait en secret. mais tout menace de mal finir : marié malgré lui bertrand refuse le lit du mariage et s'enfuit à florence où il découvre le plaisir d'un lit adultère. comment, en effet, si loin du domicile conjugal, bertrand donnera-t-il à diana, sa maîtresse d'un soir, l'anneau de la fidélité qui se retrouve à l'acte v au doigt d'hélène, l'épouse qu'il fuyait ? comment, dans l'épaisseur de la nuit, fait-il de la chaste diane une vénus ardente pour se découvrir au dénouement père légitime de l'enfant que porte hélène avec laquelle il s'était juré de ne jamais coucher ? et comment finira-t-il par l'accepter pour épouse, et même par l'aimer ? au terme d'une comédie inclassable, l'énigme perdure : comment la cruauté shakespearienne fait-elle naître finalement une imprévisible tendresse des noces paradoxales de la fidélité et de l'adultère ?

  • Le duc de vienne, parti en voyage, a confié la régence au plus digne, le seigneur angelo.
    Ce magistrat honnête tombe le masque et va se comporter en abominable tyran, exhumant une loi absurde tombée en désuétude : le seigneur claudio est condamné à mort pour avoir forniqué avec sa fiancée hors des liens du mariage. devenu amoureux de la novice isabella, soeur de claudio, il lui promet de gracier son frère si elle lui cède son corps. harcelée par claudio, elle y consent, mais le " retour " du duc, caché à la cour sous des habits de moine, confondra le régent.
    Comme le remarque justement anny crunelle-vanrigh dans son analyse, le duc, autant que shakespeare, " invente " angelo. il le pousse sous les projecteurs, ouvre pour lui une scène sur la scène, et devient spectateur de l'expérience. (. ) il épie la rencontre entre claudio et isabella. (. ) son intervention consiste à réécrire en comédie la tragédie qui s'annonçait. (. ) on bouscule le jeu des forces tragiques en inventant de nouveaux personnages.
    Mariana surgit du capuchon du moine, tel un " corpus ex machina " pour défaire le noeud de l'intrigue. cette autre histoire remplace et annule la première. (. ) effacement magique et magie du jeu. dans le théâtre du moine, comme dans tout théâtre, tout est feint, la souffrance et la mort. claudio est mort mais toujours vivant, isabella déflorée mais encore vierge, mariana délaissée mais épousée. (. ) c'est la victoire du jeu.
    Alors, de quoi donc parle mesure pour mesure ? : morale, politique, religion ? non, d'abord de théâtre. et donc aussi, par conséquent, de morale et de politique. cette pièce, qui fascine tant les metteurs en scène (lugné-p?, brook, zadek, braunschweig, nichet) par sa noirceur festive, est considérée comme la plus sombre des comédies de shakespeare. avec la nouvelle traduction de jean-michel déprats qui fait apparaître enfin toute la finesse des jeux de langages et des mots d'esprit, elle devient aussi, sans aucun doute, une des plus brillantes.

  • Deux frères jumeaux portant le même nom, Antipholus, et accompagnés de serviteurs, jumeaux eux aussi, sont dépareillés lors d un naufrage. Vingt-trois ans plus tard, le hasard les rapproche dans la même ville. Sans jamais se croiser, ils sont alors victimes de quiproquos causés par la double gémellité des maîtres et des valets. Le tout est multiplié par quatre puisque chacun des jumeaux est à la recherche de son autre lui-même. Sous l apparence d une farce, cette uvre sur la jeunesse, très inspirée d une comédie de Plaute, est la plus courte de William Shakespeare. Derrière la simple bouffonnerie, il met le monde à l envers et rassemble le fabuleux et le réaliste, le comique et le romanesque, le désespoir et la joie, comme autant de facettes d un même imbroglio causé par le langage, par lequel tout commence et tout finit.

  • «Le péché d'orgueil dans l'oeuvre de Shakespeare peut être à l'origine des tempêtes‚ des éclipses‚ un déchaînement dans les éléments. Mais le monde ne déploie plus ses décors dans Troïlus et Cressida. Il n'y a ni feu‚ ni air‚ ni eau‚ ni terre. La mer n'est plus que le lieu d'échanges commerciaux. L'enveloppe sécurisante des éléments semble s'être déjà dissoute et l'homme seul avec lui-même subit les conséquences du mal qu'il génère en lui-même.»

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