Denoël (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Rien de plus angoissant que ces aventures aux portes des ténèbres, où l'homme, environné de phantasmes, cherche parfois en vain où commence et où finit son propre « moi ». En ces pages toujours dramatiques et colorées, le surnaturel se manifeste juste à la limite du monde extérieur et du monde intérieur. Le « merveilleux » de Jean-Louis Bouquet s'introduit dans notre univers quotidien, dans nos décors familiaux, et il sait si bien intégrer ses démons et ses créatures fabuleuses aux rouages de la société et de la pensée modernes, que leur « présence » emporte notre conviction. Lors de la publication de son premier livre Le visage de feu, André Breton n'avait pas hésité à placer Jean-Louis Bouquet aux côtés des grands maîtres du fantastique. Par ses dons évocatoires, portés à un surprenant degré d'intensité dans ce dernier livre, il s'inscrit directement dans la lignée d'un Lovecraft, d'un Jean Ray. Tous ceux que les oeuvres de ces écrivains ont passionnés, seront heureux de retrouver - ou de découvrir - avec Jean-Louis Bouquet un nouveau maître-magicien.

  • Pavillons de banlieue célestes qui s'affrontent à la façon de pions sur un échiquier planétaire et dont les variations d'altitude apportent la richesse ou annoncent la chute. Jungles à la surface de la Terre, où se déversent les déchets de l'humanité. Mythes incontrôlables, solitudes définitives. Les damiers sont là, à la fin de l'Histoire, et fonctionnent tranquillement, même si les humains, eux, ne fonctionnent plus du tout. Sauf deux d'entre eux : deux hommes ordinaires, jetés dans des voyages qu'ils ne désiraient pas et qui découvrent peu à peu ce qui anime le monde et ses habitants.

  • Pourquoi les Sirkomiens avaient-ils abandonné tous leurs continents pour se réfugier à Eimos de Salers, qui semblait la seule ville habitée de la planète ? Les Sirkomiens avaient été un des plus grands peuples de la Confédération, un peuple violent, dynamique, dont les conquêtes scientifiques avaient bouleversé les huit galaxies. Aujourd'hui, il n'en restait rien. Je me remémorai l'une des premières règles des Grands Quêteurs : «Quand il s'agit des autres mondes, ce qui te paraît simple est souvent le visage même de l'extravagance.» Il y avait les Rhunqs bien sûr. Dès demain je m'occuperais de ces singuliers croque-mitaines... Un space opéra dans la grande tradition, doublé d'une fable plus que jamais d'actualité sur les illusions et les manipulations qui accompagnent sournoisement l'exercice du pouvoir.

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