Critérion

  • « Né en 1090 à Fontaines-les-Dijon dans une famille aristocratique, Bernard décide de quitter le monde à 22 ans, et se fait moine là où la règle bénédictine est appliquée à la lettre, c'est à dire dans le monastère de Citaux, fondé à la fin du XIème siècle. Trois ans après, il est chargé d'établir un nouveau monastère à Clairvaux sur la rive gauche de l'Aube. Mais ce moine qui a choisi la solitude et le silence fut bientôt un homme d'action, un prédicateur qui consacra sa vie à la réforme de l'Église. Celui qui se voulait humble fut impérieux et passionné pour convertir à la vie évangélique pape, évêques, clercs, moines, rois, chevaliers. Malgré une activité débordante il trouva le moyen d'écrire de nombreux traités qui firent de lui "le dernier Père de l'Eglise" pour reprendre le mot de Jean Mabillon (...)On aurait pu redouter une évocation poétique de Bernard voire hagiographique. Il n'en est rien, car l'auteur a longuement lu l'oeuvre de saint Bernard et les écrits des contemporains. Il s'est imprégné de tout ce qui touche ce "maître de la vie intérieure" (...)Tout en sympathisant profondément avec son héros, il ne tombe jamais dans les travers de bien des hagiographes, sait les limites humaines de Bernard, n'hésite pas à dire par exemple que, dans la controverse avec Abélard, l'abbé de Clairvaux n'est pas sorti grandi (...)Enfin, faut-il le dire, Irénée Vallery-Radot écrit fort bien. Sans lourd apparat critique, sans se cacher, comme il le dit joliment, derrière son "arbre à fiches" qui risquerait de masquer la forêt, il nous donne un récit qui a su concilier l'exactitude et les poésie. Je souhaite au lecteur autant de plaisir que celui que j'ai eu en lisant ce beau livre. »
    Pierre RICHÉ

  • Tout savoir sur la musique mondiale à travers les siècles !Qu'appelle-t-on précisément musique classique ? Quelle notation musicale emploie-t-on pour le chant géorgien ? Où joue-t-on de la sanza ? De quels instruments est composé un orchestre de gamelan ? Les Musiques de L'Humanité répondent à toutes ces questions, et à bien d'autres encore.Michel Malherbe et Amaury Rosa de Poullois nous invitent à découvrir la musique dans son extraordinaire diversité d'un bout à l'autre de la planète. Le lecteur puisera également de précieux renseignements sur les genres musicaux, les instruments et la façon d'en jouer. Il découvrira tous les aspects méconnus de la musique, de la musicothérapie à la technologie de pointe, Les différents métiers de la musique et leur poids économique dans la société.
    Des annexes permettront enfin un accès facile à l'analyse musicale, l'étude des sons, l'écriture des signes, l'harmonie, le rythme et La mélodie, du chant grégorien à la musique tibétaine. Un rappel des noms des instruments en usage dans le monde et une courte biographie des musiciens les plus connus compléteront cet ouvrage passionnant.Publié pour la première fois en 1997, ce livre original est devenu un classique incontournable. Il est ici proposé dans une version entièrement réactualisée.

  • Sémiramis, fille d'Ishtar, déesse de l'amour et de la guerre, entraîne le lecteur dans le tourbillon de son existence aventureuse qui va la conduire des lumineuses lagunes du sud de la Mésopotamie jusqu'au fond de l'Inde des rois barbares et des ascètes, en passant par l'Egypte et la Bactriane, dans l'actuel Afghanistan où elle va rencontrer Zarathoustra, le prophète de la religion de la Perse antique. Guy Rachet nous ouvre les portes du rêve avec un sujet admirable, et pour la première fois traité de manière romanesque.Personnage de légende inventé par les Grecs, Sémiramis, reine de Babylone ou reine d'Assyrie était restée un personnage sans relief. L'auteur donne ici une dimension nouvelle à la légende et impose Sémiramis comme un être bien vivant, d'une riche personnalité. Nous découvrons une femme amoureuse, conquérante et qui vit avec une intensité prodigieuse. Inspiré par les milliers de textes littéraires et religieux sumériens et assyriens, Guy Rachet restitue tout un monde oriental authentique, riche en couleurs, avec ses moeurs, ses anciens mythes, ses cultes et ses somptueuses cérémonies.Auteur de nombreux ouvrages historiques ou romancés sur l'Antiquité, archéologue, Gut Rachet a obtenu pour Les vergers d'Osiris le Prix RTL Grand Public. Il est également l'auteur d'un Dictionnaire de la civilisation égyptienne, de Néfertiti, reine du Nil. Il a publié en 1994 aux Editions Criterion Cléopâtre, le crépuscule d'une reine.

  • "L'homme à la tête éclatée était un type tout jeune, un gamin entre quatorze et seize ans, de type européen, le teint mat. Il avait dû mesurer un mètre soixante-quatre à l'époque où il avait sa tête. Le coup qui l'avait tué provenait d'une arme à gros calibre. En attendant l'expertise balistique, le rapport s'en tenait à des suppositions. Sans doute une Smith et Wesson ou une Remington. Des armes courantes pour la chasse au sanglier et au chevreuil, calibre 280 ou 300. La mort avait été immédiate. L'affaire avait dû se passer le vendredi 22 octobre entre 22 heures 30 et 24 heures."Un jeune adolescent a été tué, un autre disparaît, dans le même lieu, au même moment. L'identification de la victime est impossible. Parents, policiers et gendarmes vont se méprendre sur son nom, à plaisir pour le lecteur. Quant à l'assassin qui ne pouvait pas prévoir la simultanéité de ces deux événements, il n'a plus qu'à se réjouir : le crime est devenu presque parfait.Après avoir été instituteur et directeur d'école, Xavier-Laurent PETIT se consacre depuis quelques années à l'éducation de ses enfants et à l'écriture. Le Crime des Marots est son premier roman. Il a publié deux  recueils de nouvelles, salués par la critique.

  • Elle fut la reine la plus aimée, la plus redoutée, la plus admirée. Elle était fille de roi et maîtresse des plus grands : de César dont elle eut un fils et d'Antoine qui lui donna trois enfants.Elle symbolise la beauté et la richesse, elle est le chatoiement d'Alexandrie la magnifique et le trouble de l'hégémonie romaine. Elle vécut un rêve de puissance et de gloire et mourut piquée par un aspic.Elle s'appelait Cléopâtre.
    De sa vie l'on connaît sa mort. Historiens, cinéastes nous ont familiarisés avec ses dernières années de règne. Mais qui était la jeune Cléopâtre, que faisait-elle, comment vivait-elle avant sa rencontre si célèbre avec César ? De cette période, peu de documents attestent, c'est pourquoi le talent d'un romancier y trouve une superbe matière. Ainsi, Guy Rachet avec sa verve habituelle nous donne à lire le Roman de Cléopâtre, le roman de toute une vie.Auteur de très nombreux ouvrages historiques ou romancés sur l'Antiquité, archéologue, Guy Rachet a obtenu pour les Vergers d'Osiris le prix RTL Grand Public. Il est également l'auteur d'un Dictionnaire de la civilisation égyptienne, de l'Egypte mystique et légendaire et de Nefertiti, reine du Nil.

  • Les règnes des rois mérovingiens dits fainéants font toujours sourire et Dagobert, depuis des siècles, continue à mettre sa culotte à l'envers... Jean Verseuil s'attache ici à démentir ce malheureux contresens. A rebours de cette sottise, le siècle de Dagobert est en effet l'un des plus brillants de l'histoire de France. L'Église joue un rôle prépondérant de civilisateur auprès du pouvoir. Les abbayes Corbie, Jouarre, Fleury-sur-Loire, lieux d'écriture et de culture, se développent au septième siècle comme jamais auparavant. Et sans cette extraordinaire floraison, sans les efforts d'unification entrepris au sein du royaume franc, les Carolingiens, à commencer par Pépin le Bref, n'auraient guère pu achever ce que les Mérovingiens avaient commencé: la construction de l'Europe. Au fil d'une histoire très concrète, l'auteur nous éclaire aussi sur la vie quotidienne des jeunes nobles de l'époque et sur le monde rural mérovingien.Ainsi, les rois fainéants ne l'ont été que dans les chansons et les mauvais manuels d'histoire. Leur seul malheur fut de mourir trop jeunes.Jean Verseuil est médecin. Il s'est laissé séduire par le Moyen-Age. Historien de la médecine, il se consacre à l'étude des concepts médicaux dans l'histoire de l'Occident médiéval. Il a déjà publié aux éditions Critérion Aliénor d'Aquitaine et les siens et Clovis ou la naissance des rois.

  • Emilienne Lelong est retrouvée assassinée à son domicile du 11ème arrondissement. Des meurtres sordides sont perpétrés contre des SDF en différents lieux de la capitale. Au même moment, Anne Manquiet, professeur d'histoire, recherche son grand-père, Marcel Mankiewicz, qui aurait survécu à la grande rafle du Vel d'Hiv.Trois enquêtes démarrent simultanément pour aboutir, toutes, curieusement, au même personnage... L'inspecteur Omnesse, chargé de l'affaire Lelong, nous précipite dans une folle course de chassés-croisés et de quiproquos, au coeur d'un Paris malade de ses banlieues, en nous replongeant sans cesse dans le passé trouble des années 40.Après le succès du Crime des Marots, Xavier-Laurent Petit nous donne un second polar, encore une fois époustouflant.
    Passage de la Main d'or salue le retour du personnage majeur du Crime des Marots, l'inspecteur Omnesse, baroudeur, drôle, séducteur et sensible, qui réussit là, magistralement, une nouvelle pirouette policière.Après avoir été instituteur et directeur d'école, Xavier-Laurent Petit se consacre aujourd'hui à l'éducation de ses enfants et à l'écriture. Il est l'auteur d'un premier roman policier, Le Crime des Marots (Critérion, 1994), et de Colorbelle-Ebene (Ecole des Loisirs, 1995).
    Passage de la Main d'or est son second roman.

  • Loin d'être un livre, un de plus, sur "Cézanne- sa vie- son oeuvre", cet essai obéit à un parti pris : celui de comprendre en quoi Cézanne est devenu le Père reconnu de l'art moderne au point qu'à partir de lui se distingue un avant et un après dans l'histoire même de la peinture. Que s'est-il donc passé ? "Je vous dois la vérité en peinture" écrivait Cézanne.L'oeuvre de Cézanne renoue-t-elle avec la vocation primitive d'une peinture dont la mission était d'exprimer l'Invisible ? Dans l'espace cubiste comme dans l'abstraction pure, se cacherait-il une image tellement rabâchée qu'on ne saurait plus la montrer qu'en son absence ? Et l'invisibilité de nouveau approchée ne pourrait-elle se renouveler qu'en abîme et silence, fureur et violence ? N'y aurait-il pas alors à repenser l'histoire même de la peinture de ces deux derniers siècles autour de Cézanne ?Et si Cézanne se révélait encore par son oeuvre (Pomme, Baigneuse, Sainte-Victoire) comme le moment le plus radical d'une crise en laquelle la peinture se perd et se sublime ? "Je fais de lents progrès" avouait le vieux peintre au terme de sa vie comme s'il découvrait en son oeuvre un destin trop lourd à porter.Denis Coutagne est conservateur des Musées de France et conservateur du Musée Granet à Aix-en-Provence.

  • Les Romanov

    Marina Grey

    Quel nom, autre que Romanov, pourrait faire surgir l'ancienne Russie des ombres du passé, nous entraîner à Moscou et à Saint-Pétersbourg dans la splendeur des palais et des églises, dans la froideur hideuse des geôles...Entre avril 1613 où Michel, le premier tsar Romanov, quittait le couvent Ipatiev (à Kostroma) pour se faire couronner et avril 1918 où Nicolas II, le dernier tsar Romanov, entrait, prisonnier, dans la "maison Ipatiev" (à Ekaterinbourg) où la mort l'attendait, il s'est passé trois cent cinq ans.Dix-huit tsars et tsarines Romanov se sont succédé sur le trône ; en ces souverains qui ont fait la Russie, législateurs, conquérants ou... fantoches, Marina Grey a découvert des hommes et des femmes passionnés ou nostalgiques, tendres ou cruels. Son formidable talent d'évocation, sa connaissance de l'ancienne Russie lui permettent de rentrer dans l'intimité de cette famille hors du commun, de traduire leurs joies, leurs peines, leurs folies, leurs violences. Si les faits, les évènements, n'étaient pas scrupuleusement respectés, on pourrait penser à un "roman des Romanov".Il est, de toute façon, vrai qu'en Histoire, la réalité dépasse souvent la fiction...Marina Grey, née Marina Denikine, productrice de radio et de télévision, écrivain, est une spécialiste reconnue de la Russie des tsars qu'elle a évoquée dans Enquête sur le massacre des Romanov et Mon père, le général Denikine.

  • Hegel

    Tom Rockmore

    De réputation difficile, mais d'un abord beaucoup plus facile en réalité, Hegel est celui qui, pour la première fois, réussit une synthèse entre la pensée et son contexte, entre le système philosophique et l'histoire.Conformément à l'esprit de la collection, l'auteur explique ici la manière dont Hegel réagit à la théorie de la connaissance de son temps, ce qu'il en fait et ce qu'en fera après lui sa postérité nombreuse et contradictoire : Kierkegaard, Marx, Nietzsche, les philosophes analystiques et les phénoménologues.Professeur à l'université Duquesne à Pittsburg (U.S.A), spécialiste de la philosophie allemande au XIXe et XXe siècles, Tom Rockmore a publié des ouvrages sur Fichte, Hegel, Marx, Heidegger et Habermas.

  • André Malraux l'appelait "la superbe Argentine", Etiemble la qualifie toujours de "grande dame et de grand monsieur", mais qui la connaît encore ici, à l'heure du centenaire de sa naissance ?Victoria Ocampo, née en 1890 à Buenos Aires, au sein de l'aristocratie, eut une jeunesse choyée mais étouffante. Il était difficile d'être "femme sur les rives du rio de la Plata" et Victoria dut se battre contre les contraintes et les préjugés de cette société patriarcale. D'une rare beauté, sensuelle, énergique, fascinée par la création littéraire et artistique, elle se lie dès 1924 avec le poète indien Rabindranath Tagore et se lance dans le journalisme et la critique. Ses amis comptent parmi les plus grands noms de l'intelligentsia du moment : José Ortega y Gasset, Hermann von Keyserling, Pierre Drieu la Rochelle avec qui elle aura une liaison et qu'elle n'abandonnera jamais, Jule Supervielle, Gropius, Ernest Ansermet, Aldous Huxley, Virginia Woolf.En 1931, appuyée par ces "gloires", elle fonde à Buenos Aires, la revue SUR - la NRF argentine - qui publie des signatures occidentales prestigieuses et révèle au monde nombre d'auteurs latino-américains. Parmi ceux-ci, Jorge Luis Borges et Ernesto Sabato...Pont culturel entre divers continents, vivier de futurs maîtres, SUR bénéficiera d'une renommée exceptionnelle ; le flair, la combativité, l'abnégation de sa directrice et de ses collaborateurs y seront pour beaucoup.En 1939, cette francophile invite Roger Caillois à donner des conférences en Argentine. Le jeune essayiste, retenu par la guerre, demeurera plusieurs années auprès d'elle : Victoria Ocampo financera même sa revue Lettres françaises et introduira Caillois à une littérature dont il ignorait tout et qu'il fera découvrir au public français par l'intermédiaire de la fameuse collection "La croix du Sud". Avec générosité et obstination, elle encouragera bien des artistes dont la célèbre photographe Gisèle Freund, et soutiendra la cause des Alliés.Après la guerre, elle poursuivra sa mission d'ambassadrice des lettres argentines, résistera aux persécutions du régime péroniste et maintiendra des liens chaleureux avec tous les écrivains aimés. Un cancer de la gorge l'emportera en 1979.Laura Ayerza de Castilho et Odile Felgine retracent l'itinéraire d'une aventurière de l'esprit exceptionnelle : évocation minutieuse et allègre d'un destin de femme hors du commun.

  • « Le présent récit est l'histoire dont j'ai été le témoin direct ou, pour les événements antérieurs, l'histoire que m'a transmise ma famille. »
    Ainsi commence l'impératrice Zita, lorsqu'elle confie ses souvenirs à Erich Feigl. Quelle vie haute en couleur pour cette princesse Bourbon-Parme devenue Habsbourg par son mariage, mais qui fut surtout européenne !Ses racines et l'histoire souvent douloureuse de sa famille lui feront éprouver très tôt la stupidité des nationalismes et la fragilité du pouvoir. Elle n'en seconde pas moins avec ardeur son époux, l'archiduc Charles et futur empereur : à ses côtés elle parcourra l'empire jusqu'au fin fond de la Galicie, partageant la vie - peu confortable - de garnison. Pendant la Première Guerre, ses visites au front et dans les hôpitaux lui montreront de près la misère des soldats et du peuple : « Ce fut un enfer de feu roulant, de faim et de rats, de rats affreux et effrayants, se souvient-elle horrifiée... Il était évident que nous devions conclure la paix. Était-ce si difficile à comprendre ? »La destruction de l'empire, les vaines tentatives de restauration, l'exil à Madère puis la mort de l'empereur : autant d'épreuves que dut affronter avec foi et courage cette incontestable grande dame.
    Infatigablement, elle lutta - pour survivre d'abord, seule avec ses huit enfants - puis pour assurer un avenir à l'Autriche, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, aux USA, par la rencontre de Roosevelt, en collaboration avec ses fils Otto, Robert et Félix, tandis que deux autres de ses fils ouvraient un maquis dans le Tyrol occupé et que son frère Xavier était déporté à Dachau.
    En guise de remerciements, dès la libération de l'Autriche en 1945, les socialistes revenus au pouvoir remirent en vigueur la loi d'exil frappant les Habsbourg... Elle avait été levée par Schuschnig et Dolfuss et promptement  rétablie par les nazis après 1938.Elle reverra enfin sa patrie en 1982 ; lors de ses différents voyages et de ses obsèques grandioses en 1989, les foules lui réservent une réception triomphale. Pourquoi ? Peut-être ont-elles pensé que le monde formaliste, suranné et honnête de l'impératrice n'était pas aussi ridicule et injuste qu'on le leur avait dit.A l'Europe de demain, condamnée à s'unir ou à périr, la vieille Autriche-Hongrie, tuée par des aveugles, n'aurait-elle pas un ou deux conseils à donner ?

  • Voici une dizaine de portraits de femmes hors série qui démontrent que l'on ne naît pas femme d'Aventure mais qu'on le devient. Eric Le Nabour choisit ses exemples à travers l'histoire : Léonora Galigaï, "l'aventurière au pouvoir", fille de blanchisseuse, soeur de lait de Marie de Médicis l'épouse d'Henri IV, finit par régner sur la France pendant la minorité de Louis XIII, aux côtés de son mari Concini. Mata Hari, "l'aventurière de l'ombre", fille de petits-bourgeois hollandais, mythomane, va en Indonésie, y apprend l'art des danses sacrées qui lui permettra plus tard de passer pour orientale. Elle finira espionne au service de l'Allemagne et sera fusillée. Alexandra David-Neel,-l'aventure tout-terrain- qui en dépit de son nom n'est pas anglaise mais française, est d'abord chanteuse d'opéra, devient bouddhiste en Occident et sera la première femme à entrer à Lhassa, la cité interdite, en 1924 ; centenaire, elle ira à la mairie de Digne faire renouveler son passeport. Et encore Madame Tallien, "l'aventurière tricolore", "l'aventure de la galanterie", Isabelle Eberhardt... Ces portraits témoignent de l'esprit d'aventure, au sens large, qui aura habité, à travers l'histoire, des femmes aussi radicalement différentes dans leur personnalité et leur comportement que semblables dans leur appétit de vivre.Eric Le Nabour, né en 1960, a publié son premier livre : Charles X à 19 ans. Deux fois couronné par l'Académie française, Alain Decaux a reconnu en lui un talent très prometteur au service de l'histoire.

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