Connaissances & Savoirs

  • Un regard pluridisciplinaire sur le monde global d'aujourd'hui, reposant sur les enseignements à travers la planète d'un professeur en géopolitique, au parcours atypique. Avec la priorité accordée à la dimension humaine, à l'origine des soubresauts de l'Histoire. Ce livre, à l'intersection de plusieurs genres, contient en conclusion un « abécédaire de l'épanouissement », à l'adresse de tous les habitants de la planète Terre, afin de donner du sens au XXIe siècle.

  • L'auteur entreprend dans son premier livre l'exploration d'une piste inhabituelle : l'approche philosophique du massage en kinésithérapie. Comme dans son parcours universitaire et professionnel où se côtoient des éclairages différents d'un même questionnement de nos actes, deux univers souvent considérés comme distincts et opposés se répondent ici dans une continuité intellectuelle et concrète inédite. C'est ainsi que philosophie et « massage rééducateur » harmonisent leurs complémentarités tout naturellement au service d'une profession qui pourrait peut-être, qui sait, être envisagée autrement... Cet engagement humain, cette réflexion originale née de la pratique même, nous intriguent et nous interpellent fortement. Parions que ce chant philosophique du « Toucher », allant bien au-delà des normes et de la technique, prendra corps et âme, suspendu à nos sensations, notre raison et nos émotions pour ouvrir la porte d'entrée à d'autres pays, d'autres aventures de la vie, au gré de l'humeur de chacun.

  • « Et voilà, en plus, des souris et de gros rats courant de tous les côtés. Je les entends sous ma tête mordiller la paille, les musettes et faire remuer les gamelles. À chaque instant, il me faut donner des coups sur ma toile de tente que j'ai étendue sous moi et que je ramène sur ma figure car il en passe des quantités. » Avec la Grande Guerre dont le qualificatif n'est justifié que par la durée du conflit et l'ampleur du massacre collectif, les anonymes entrent dans l'Histoire, mêlant leur expérience pétrie de boue et de sang à l'anti-épopée du monde moderne, à l'aube du siècle nouveau. Parmi les oeuvres de fiction souvent marquées par les souvenirs personnels d'écrivains célèbres (Barbusse, Céline, Giono, Genevoix, Dorgelès, Proust...) surgissent des textes d'inconnus, à la frontière du littéraire et du vécu, fragments de vies brisées et témoignages des survivants ou des disparus dont il ne reste que des lettres, des journaux, des mémoires. Ces deux carnets de guerre retrouvés dans une malle font partie de ce patrimoine de l'ombre. Plus que des souvenirs exhumés c'est une résurrection intégrale du passé, n'évoquant pas la gloire des Anciens mais la vie quotidienne humble et prosaïque de tous ces hommes de bonne volonté embarqués dans une aventure qui les dépasse. Au jour le jour, nous les suivons dans leurs pérégrinations, de village en village sur une carte qui n'a rien de tendre et qui indique les étapes d'un long calvaire collectif au seuil de la barbarie moderne. Auguste et Robert sont les témoins et les héros d'un autre temps qui n'est déjà plus le nôtre.

  • L'Action en justice intentée en matière de Responsabilité Sociale de l'Entreprise révèle certaines limites lorsque les justiciables parties prenantes souhaitent protéger leurs intérêts. Par une juridicisation du droit de la RSE à mi-chemin entre la "soft law" et la "hard law", l'action en justice des parties prenantes pourrait être véritablement efficiente. Dès lors, les mécanismes processuels traditionnels sont insuffisants lorsqu'il s'agit d'agir en justice dans ce domaine. C'est notamment à travers l'intérêt et la qualité à agir en justice des parties prenantes que des aménagements de la procédure civile vont être véritablement nécessaires. Des améliorations supplémentaires telles que l'instauration d'une action de groupe élargie au domaine de la RSE et davantage américanisée permettrait notamment aux parties prenantes d'assurer leur défense grâce à un dispositif nouveau très efficace. De plus et par la voie extrajudiciaire des modes alternatifs de règlement des litiges, les acteurs de la RSE peuvent également décider de porter le différend qui les oppose hors de la connaissance du juge étatique. Ce choix d'action peut être révélateur d'une préférence pour une justice davantage négociée. Ces propositions semblent être indispensables à la mise en oeuvre d'une action en justice efficace en matière de RSE. Les parties prenantes pourront alors agir en justice de manière inédite afin de parachever leur protection. Les nécessités juridiques et sociales actuelles semblent ainsi faire évoluer le droit afin que les parties prenantes puissent bénéficier d'une action en justice considérée comme un véritable contre-pouvoir face à l'entreprise.

  • Avec la médicalisation de la mort, les soins aux défunts doivent-ils désormais être « l'affaire » de spécialistes ? La toilette mortuaire, pratiquée par les soignants, a-t-elle encore une raison d'être ? L'acte de laver le corps après la mort, fil conducteur de cet ouvrage, explore les confins de deux essences contradictoires. A la sacralité ancestrale du mort s'oppose la technicité et les changements sociétaux induits. Qu'a-t-on à apprendre des pratiques soignantes dans ces derniers soins à la personne ? Démêlant les fils du propre et du sale, de la purification symbolique et religieuse, la toilette funéraire est au coeur du rite de séparation, rite de passage, où s'entremêlent les dimensions morales, laïques et religieuses. Mais la sacralisation-désacralisation, la thanatopraxie, les évolutions sociétales soulèvent l'inéluctable question: toucher le mort, est-ce toucher la mort ? Nul ne peut échapper aux réflexions métaphysiques que les soins aux morts interrogent. Le prendre soin des morts, enjeu éthique pour les soignants et la société ?

  • La République de Moldavie reste encore largement méconnue, tout comme le conflit armé qui l'opposa en 1992 à la République Moldave de Transnistrie, une entité autoproclamée et établie sur la rive orientale du Nistru/Dniestr. Le conflit moldo-transnistrien n'est pas seulement lié à l'effondrement de l'URSS, à la volonté des Moldaves d'obtenir la reconnaissance de leur langue, l'indépendance ou pour certains de se réunifier avec la Roumanie ainsi qu'au souhait des Transnistriens de préserver l'URSS puis d'obtenir leur propre indépendance mais il est aussi un héritage du passé de la région, des changements de souveraineté et de frontières, des mouvements de population qui se sont produits au cours des siècles, au gré des guerres, des occupations ou des révolutions. Aujourd'hui « gelé » le conflit moldo-transnistrien fait l'objet d'un long et complexe processus de négociations impliquant différents acteurs (Russie, Ukraine, États-Unis, Union Européenne, OSCE) dont les ambitions régionales sont la source de nombreuses tensions. Cet ouvrage s'intéresse à la genèse du conflit moldo-transnistrien, au conflit lui-même et aux négociations sur sa résolution à travers l'histoire de la région, son peuplement, les problématiques linguistiques ou identitaires qui y sont liées (comme celle existant au sujet des racines roumaines de la culture et de la langue moldaves) et le rôle des différents acteurs impliqués, qu'il s'agisse d'États, d'organisations régionales ou internationales, de groupes politiques locaux et de simples citoyens moldaves ou transnistriens ayant participé au conflit de 1992.

  • Augustin Chaho (Tardets, 1811 - Bayonne, 1858) est probablement un des personnages les plus curieux et intéressants qu'ait jamais connu le Pays basque et, à n'en pas douter, un des personnages les plus célèbres et controversés de l'histoire basque récente. Dans un pays où régnait un fort conformisme social et clérical, l'homme étonne et détonne presque dans une société basque alors soumise à des élites souvent médiocres. Élève de Charles Nodier qu'il connut lors de son séjour parisien, Chaho fut remarqué comme écrivain ? un des meilleurs de son temps ; son ouvrage "Paroles d'un Voyant" publié en 1834 fut qualifié par les critiques littéraires parisiens de livre « bizarre et remarquable, fantastique et ténébreux » ? mais également comme poète, voire philosophe romantique et ésotérique. À la fois visionnaire, prophète illuminé, utopiste, Franc-maçon du Grand Orient, républicain, socialiste-révolutionnaire, il se montra féministe avant l'heure. Il fut en outre sinon le fondateur, du moins le précurseur génial d'une sorte d'indépendantisme basque de gauche. Il fut également un journaliste talentueux (fondateur du premier journal entièrement rédigé en basque : "Uscal-Herrico Gaseta", « Le Journal du Pays basque »). Mais c'était avant tout un tribun politique d'une grande intelligence et manifestement adulé par la population ? une foule énorme assista à ses obsèques à Bayonne en 1858 : « Le nom de Chaho, parmi tous les Basques, était vénéré » écrivait moins de trois ans après sa disparition son biographe Gustave Lambert. Ce fut également un anticlérical acharné : ses obsèques furent uniquement civiles, il n'y eut aucune cérémonie religieuse, fait absolument... incroyable dans le Pays basque d'alors ; ce fut même, écrivit plus tard Vinson, une première.

  • Cet ouvrage offre un état des relations entre êtres humains et ursidés, mêlant les travaux de 26 chercheurs statutaires (CNRS, Muséum, Université) ou indépendants, photographes et doctorants en ethnologie et éthologie, dans une approche interdisciplinaire. Huit espèces d'ursidés réparties en cinq genres (« Ailuropoda », « Helarctos », « Melursus », « Tremarctos », « Ursus ») vivent dans des habitats distincts : banquise, forêts boréales d'Amérique du Nord et d'Asie, forêts tempérées d'Europe, forêts tropicales d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Sud. Les peuples en contact avec lui ont accordé à l'ours une place particulière dans leurs croyances. Ce plantigrade est admiré car il hiverne et ressemble à l'être humain, omnivore avec le gros orteil non-opposable qui permet la station debout. Mais l'ours est aussi redouté et symbolise le « sauvage » qui subsiste en l'homme. Aujourd'hui menacé par l'anthropisation du monde, ce prédateur, sorte de roi des forêts, est objet de haine et de fascination, massacré et protégé mais toujours offert aux petits sous forme de peluche. Quelle place réelle, fantasmée ou rêvée peut-il espérer, et qui est-il vraiment ?

  • Ce nouvel ouvrage de la collection « Psychologie et Vie Quotidienne » est consacré aux communications et débats qui ont eu lieu lors de la 2e journée des psychogérontologues de la Région Centre (30 mars 2017), ainsi qu'aux réflexions qui s'en sont suivies. Cette journée qui avait pour thème « Le corps et la personne âgée » a été organisée à l'initiative de l'équipe « Gérontologie et vie quotidienne » du laboratoire de Psychologie des Âges de la Vie (EA-2114) de l'université de Tours. Les six contributions que nous présentons convergent toutes vers un même souci : celui d'imaginer, proposer et réaliser des environnements de qualité pour un bien-être toujours meilleur des personnes âgées, que celles-ci soient en relative bonne santé physique et mentale ou qu'elles soient atteintes par la maladie d'Alzheimer et les troubles associés. Ces contributions se font invitations à pratiquer régulièrement des activités physiques, à profiter des bienfaits de promenades en forêts, parcs et jardins, à considérer notre corps vieillissant comme constitutif inaliénable de notre identité, à se laisser guider à l'apaisement par la sensorialité, à favoriser la sexualité en EHPAD lorsque celle-ci est souhaitée, à naviguer judicieusement entre vouvoiement et tutoiement dans la relation de soin.

  • Les architectures mortuaires invitent à la réflexion. Ces espaces, dans les établissements sanitaires publics, sont héritages de notre histoire et disposent de peu de moyens. On les contourne, on les évite. Pourtant, page après page, pierre après pierre, va se construire l'utopique « thanatopos ». Cet ouvrage vise à penser un lieu « éthique » où il serait possible d'installer le défunt avant les funérailles. A partir de la notion de lieu, le « topos », il s'agit d'avancer aux limites, de cheminer à travers le labyrinthe et pénétrer ces murs jusqu'à l'intime. Alors que la mort est violence faite à l'homme, le tabou est une réponse apportée par les hommes, le sacré est l'autre porte à ouvrir. Regards philosophiques et politiques se croisent pour qu'ici l'atmosphère ne soit plus épaisseur mais que l'ombre se dérobe à la nuit et qu'au fil de la plume se dégage une nouvelle clarté. Comme la flamme vacillante se pose sur ces yeux clos, la pensée peu à peu emplit ces lieux d'une nouvelle lueur. La chambre s'enveloppe d'un manteau de sommeil et apporte au visiteur un nouveau souffle. Le murmure des mots cherche écho dans le silence. Doucement, les murs s'imprègnent de sérénité et diffusent un sentiment de paix. Imperceptiblement, en ce « thanatopos » s'immisce la vie. Est-ce folie que de penser notre société capable d'une telle création? Est-ce là une utopie ?

  • Les mathématiques ont beau être qualifiées d'universelles, les élèves issus de l'immigration rencontrent souvent plus de difficultés dans cette discipline que leurs camarades nés en France. Plusieurs facteurs peuvent être avancés pour expliquer ce phénomène. Parmi eux figure la mauvaise maîtrise de la langue française. Mais quelles sont les répercussions exactes des difficultés langagières des élèves sur leurs apprentissages en mathématiques ? La connaissance de la langue usuelle ou la fréquentation des cours de mathématiques ordinaires permettent-elles de surmonter cet obstacle ? À ce propos, il nous paraît intéressant d'observer de plus près comment se déroulent les leçons dans les classes accueillant des élèves allophones. Ces derniers profitent-ils des enseignements au même titre que leurs camarades ? Les difficultés langagières ne perturbent-elles pas l'activité des élèves et de leur enseignant ? Les enseignements proposés par les professeurs qui les accueillent sont-ils adaptés aux spécificités de leur public ? Considérant qu'il convient d'examiner l'ensemble du système didactique pour appréhender correctement cette problématique, nous regarderons en effet aussi bien l'enseignant que ses élèves ainsi que leurs interactions. Pour éclairer ces questions, nous nous appuierons sur des recherches issues principalement de la didactique des mathématiques et du français langue seconde. Nos propres expérimentations auprès de classes accueillant des élèves allophones ainsi que nos analyses des pratiques professionnelles des enseignants nous permettront de compléter cette étude. Ces réflexions nous conduiront à envisager des adaptations ou des dispositifs susceptibles de pallier les obstacles relevés et de faciliter ainsi l'enseignement des mathématiques aux élèves allophones.

  • La recherche de l'objectivité occupe une place centrale dans les productions scientifiques en sciences sociales. Cependant, plutôt d'être une donnée naturelle, bien au contraire, l'objectivité en est une construction continue. La précaution à y prendre débute déjà au choix du sujet, transite par la lecture de certains travaux antérieurs dans le domaine abordé, et, culmine à la rédaction ainsi que la communication des résultats auxquels l'étude a abouti. Une telle démarche exige du chercheur du courage, de la patience et certaines compétences. Le modèle que suggère cet ouvrage diffère de la tradition ancienne de présentation des travaux académiques héritée de certaines écoles occidentales ou nordiques, basée notamment sur la synonymie entre état de la question et revue de la littérature. Doit-on par là affirmer la naissance d'une nouvelle école, d'une nouvelle tradition ? Là n'est pas l'objectif poursuivi par cette publication. Dans construction de l'objectivité en sciences sociales, l'auteur répond à un impératif majeur : provoquer un débat sur la nuance qu'il sied de dégager entre état de la question et revue de la littérature d'une part, et, d'autre part, illustrer par une étude des cas cette nouvelle démarche. La finalité est d'indiquer une autre manière dont on peut se servir tout en garantissant l'objectivité tant recherchée dans les études des sciences sociales.

  • Éric Fardet propose une redéfinition du terme « vocalese » au profit de l'acception « transcription pour voix en jazz ». Il s'appuie sur cette nouvelle définition pour rassembler les groupes Double Six, Swingle Singers et Quire au sein d'une école parisienne de jazz vocal, école vocale d'improvisation simulée (Hodeir, 1997) qui adopte la technique de transcription comme pratique commune aux trois groupes vocaux. Il replace aussi ces techniques musicales au sein des phénomènes onomatopéiques et resitue les pratiques polyphoniques au sein du jazz. Il étudie enfin différentes écritures du «vocalese» (Double Six, Swingle Singers) et compare le style des Double Six à celui du groupe Lambert, Hendricks & Ross.

  • Alors que le recours à la normalisation est croissant dans le domaine des activités économiques, il est pertinent de constater que l'appréhension théorique du phénomène s'est bien souvent limitée à son identification technique. La normalisation doit, cependant, être tenue pour un phénomène normatif plus vaste, dont les implications tant juridiques que pratiques ne peuvent être ignorées. La thèse ici présentée propose une étude d'ensemble du phénomène. Celle-ci fait apparaître son extraordinaire variété et la complexité de son articulation avec le droit économique. La réflexion partira du constat que la normalisation se manifeste à l'ordre juridique par l'intermédiaire de formes normatives variées qui ne se limitent pas au domaine de la normalisation technique. Dès lors, l'adoption d'une analyse conceptuelle prend tout son sens. D'une part, elle permet de dégager qu'elles sont les caractéristiques permettant d'identifier les manifestations normatives relevant, ou non, d'un processus de normalisation. D'autre part, elle précise dans quelle mesure les normes issues de la normalisation sont porteuses de normativité juridique. Une telle analyse est logiquement complétée par une approche fonctionnelle du phénomène. Celle-ci révèle la contribution de ce processus à la mise en oeuvre du droit économique et précise dans quelle mesure il peut participer à sa création. Néanmoins l'articulation de la normalisation avec le droit économique ne se limite pas à la contribution de la première au second. Ainsi, l'étude de la confrontation de la normalisation à la matière nous permettra de relever que si la normalisation facilite les échanges et, dans une certaine mesure, la concurrence, elle peut également restreindre la compétition entre les entreprises sur le marché.

  • Dans cet ouvrage l'auteur se propose d'examiner l'impact direct ou indirect de la fiscalité sur l'état du patrimoine naturel. La question centrale qui retient son attention se traduit de la manière suivante : la fiscalité concourt-elle de manière efficace à la protection du patrimoine naturel conformément aux objectifs environnementaux de notre temps ? En réponse à cette question, l'auteur a choisi de soutenir la thèse selon laquelle : si la contribution de la fiscalité dans la protection du patrimoine naturel est certaine, l'efficacité de cet instrument demeure cependant limitée du fait d'une mobilisation insuffisante, et ceci, alors même qu'en dépit des obstacles à son déploiement harmonieux, le potentiel de la fiscalité en matière environnementale peut davantage être exploité. Pour défendre cette position, il a adopté un plan qui permet d'aborder l'essentiel des questions soulevées par le sujet. Il analyse ainsi la mobilisation progressive de l'outil fiscal au profit de la protection de l'environnement ; les incohérences que présente cet instrument dans sa mise en oeuvre ; la pérennité de certains dispositifs fiscaux en dépit de leur caractère néfaste pour le patrimoine naturel ; et pour finir, l'auteur achève son analyse en suggérant quelques pistes pour améliorer la contribution de la fiscalité dans la protection du patrimoine naturel. L'approche adoptée est clairement juridique et fait intervenir aussi bien des éléments théoriques que des considérations pratiques. En ce qui concerne la fiscalité environnementale, l'auteur a pris position pour la conception finaliste qui présente l'avantage d'être en cohérence avec le droit de l'environnement.

  • « C'est quasi le mesme de converser avec ceux des autres siècles, que de voyager » écrivait Descartes en 1637, dans le Discours de la méthode. "Ceux des autres siècles" : ... pèlerins, commerçants, explorateurs, voyageurs, naturalistes, savants, philosophes, historiens, théologiens, religieux, encyclopédistes, compilateurs, médecins, joailliers, apothicaires, chimistes, physiciens...personnages de l'Antiquité, du Moyen Âge, de la Renaissance, de l'époque moderne... Grecs, Romains, Perses, Berbères... juifs, chrétiens, musulmans... Que représentaient pour eux ces pierres que l'on qualifiait encore récemment de précieuses, comment les trouvaient-ils, quelles propriétés leur attribuaient-ils, quel commerce en faisaient-ils ? Comment travaillaient-ils les métaux et les matériaux que nous appelons "utiles" ? À défaut de « converser » avec eux, c'est par leurs récits, leurs réflexions, parfois leurs aventures, et même leurs querelles, que nous découvrirons comment ont été considérés, au cours du temps, les gemmes, les métaux, et les pierres ornementales. Au Moyen Âge occidental, l'imaginaire chrétien s'est nourri de récits (chansons de geste, Roman d'Alexandre, voyage de Brendan, lettre du prêtre Jean, Le Devisement du Monde, de Marco Polo...) relatant l'existence, en Orient, de fabuleuses et paradisiaques splendeurs. Ces textes sont revisités dans leur contexte historique et (ou) géopolitique pour découvrir le Monde que connaissaient ou que concevaient nos ancêtres. Sont évoqués, au passage, quelques grands mythes et légendes qui sont attachés à ces gemmes et autres matériaux. Suivre leurs pas en ne négligeant pas, à l'occasion, les atouts de l'étymologie, éclaire les grands échanges commerciaux dans l'histoire, et l'évolution de nos connaissances dans bien des domaines : géographie, sciences de la nature, arts du feu, chimie, médecine... En annexe, sont rappelées les caractéristiques minéralogiques, géologiques et minières, ainsi que leurs propriétés et utilisations, des 47 substances examinées dans cet ouvrage.

  • Melancholia, c'est d'abord l'histoire d'un mariage qui vire à l'échec puis celle de deux astres qui gravitent ensemble dans un ballet cosmique, qui s'attirent dangereusement et qui finissent par se rencontrer dans un fracas inouï. Face au chaos à venir, chacun choisit de vivre les derniers instants en accord avec ses valeurs. La faillite de la science mènera John à se suicider alors que la promesse du néant donnera à Justine la force de construire un tipi, ultime tentative d'habiter le monde au bord de l'abîme. Même si Melancholia met en scène la fin du monde, le film fonctionne avant tout comme un monde autonome capable de totaliser les grandes questions qui agitent l'humanité. Toutes les facettes de l'existence humaine sont passées en revue par Lars von Trier : depuis les questions esthétiques, jusqu'aux problématiques épistémologiques et métaphysiques. En ce sens, Melancholia est un trésor herméneutique inépuisable.

  • Le Conseiller Principal d'Éducation (CPE) exerce exclusivement en France dans les établissements scolaires du second degré, où persite encore une représentation de son métier influencée par son héritage historique et par la division du travail éducatif à l'oeuvre dans le système scolaire. L'une de ses principales missions consiste à accompagner le parcours scolaire des élèves sur les plans pédagogique et éducatif, tout en contribuant à l'organisation de la vie collective dans l'établissement. Réalisée à partir d'une thèse de doctorat en sciences de l'éducation, cette étude vise à donner une plus grande visibilité à l'action pédagogique menée par le CPE dans l'exercice de ses fonctions : comment ce professionnel de l'éducation réussit-il à osciller entre les pôles individuel et collectif de son activité ? Comment vit-il cette posture en équilibre entre éthique de l'accompagnement et responsabilité liée à l'objectif de socialisation des élèves ? L'approche compréhensive proposée ici a été guidée par une vision systémique du métier analysé dans ses dimensions, éthique, sociale, institutionnelle et subjective. La méthodologie a consisté en une analyse qualitative d'entretiens de recherche menés auprès des praticiens pour recueillir le récit de leur expérience vécue, suivie d'une étude confirmatoire par questionnaire. Les résultats éclairés par le concept de care mettent en évidence la cohabitation de trois types de posture chez le CPE selon différents moments pédagogiques de sa rencontre avec l'élève. Ils ouvrent vers de nouveaux champs de recherche autour de la création de collectifs de travail au sein de l'établissement et des possibilités d'autonomisation des élèves.

  • L'auteur, journaliste hongrois, rédacteur de politique étrangère de "Budapest Soir" il y a soixante ans, vous fait revivre les douze jours magiques de la révolution antisoviétique dans un style personnel et direct. Vous lirez ici comment l'énorme monument de Staline fut scié aux genoux, puis traîné, pour être coupé en mille morceaux de souvenir.

  • En investissant l'espace public africain, le débat sur l'homosexualité ne manque pas de susciter des réactions passionnelles. Celles-ci oscillent entre l'homophobie effrénée et l'homophilie réactionnaire. Face à ces réactions irréductibles, ce livre se propose de rendre intelligibles, sous le rapport des valeurs du devenir et du devenir des valeurs, les grands enjeux de l'homosexualité en Afrique. Les contributeurs y questionnent au sujet du mariage pour tous, de la crise communicationnelle inhérente à l'homosexualité, des identités hétérosexuelles hégémoniques, de l'ambiguïté des droits de l'homme, des rapports des religions à l'homosexualité, de la différence culpabilisée, de l'évaluation genrée et/ou sexospécifique de l'homosexualité... Cet ouvrage collectif rassemble les contributions des spécialistes des sciences humaines et sociales : Marcel Silvère Blé Kouaho, Marie Sylvana Brou-Messou, Adolphe Oulaye, Brou Dieudonné Koffi, N'guetta Aristide Molou, Guy Serge Blé, Kouadio Bernard Yao, Amenan Madeleine Kouassi, Bawala Léopold Badalo et N'dri Marcel Kouassi.

  • Inspiré par le pionnier de la mystagogie patristique, le père Jean Daniélou, et par le spécialiste des religions et liturgies orientales, le père Irénée Henri Dalmais, l'abbé Jean-Pierre présente dans ce volume, une double conception de la mystagogie : pédagogique et herméneutique. Comme pédagogie "active", la mystagogie fait d'abord vivre les rites liturgiques pour les expliquer ensuite aux néophytes. Par cette technique, elle s'avère une méthode efficace pour éduquer à la vie de foi en Jésus-Christ en temps de crise comme le nôtre. Comme herméneutique, elle dévoile le sens des rites, gestes, symboles et textes liturgiques pour permettre aux fidèles chrétiens de vivre de la liturgie et de se laisser transformer par elle ; elle ne poursuit pas une connaissance purement intellectuelle et rationnelle, mais bien une connaissance pratique et existentielle. L'application de cette méthode à l'étude du sacrement de la confirmation le prouve à suffisance. La recherche de l'Abbé Jean-Pierre dépasse la conception réductionniste de la mystagogie, entendue comme catéchèse sur les mystères ; elle étend la mystagogie à toute la liturgie chrétienne. Elle dépasse également le cadre restreint de la liturgie romaine et ouvre la voie à un oecuménisme liturgique, lequel doit prendre en compte le donné liturgique occidental et oriental.

  • Sans jeu de mots, cette thèse est une merveilleuse invitation au voyage. Défini par l'auteur comme le «?moyen privilégié d'entrer en contact, en interaction et en dialogue ave l'autre?», «?il constitue un procédé de confrontation du Moi avec un univers inhabituel?». Partir pour mieux se retrouver, faire coïncider ses rêves aves la réalité parce que si ailleurs, tout n'est pas mieux, tout EST différent et le miroir ne nous renvoie plus la même image de notre apparence parce que notre moi profond se confronte avec ce qui se dévoile pendant «?l'errance?». Initiation au voyage, talentueusement servie par référence à des auteurs prodigieux, cette thèse est un passeport incontournable pour découvrir ces ailleurs...

  • Cet ouvrage est tout à la fois un exercice de réflexion, un compagnon de voyage, une méditation et un témoignage sur une époque qui m'a fait rêver au changement et plus encore, le refus d'une résignation au monde tel qu'il m'a été fait, une aventure intellectuelle, l'exploration du « même », du « proche » et « du lointain », un départ à la rencontre de soi-même car « je » est un « autre » comme nous le disons et redisons encore avec Arthur Rimbaud. L' « utopie » est un lieu qui ne s'avoue pas. Quand la mémoire s'en retire c'est l'histoire qui s'installe. Villes neuves et nouvelles sont les symptômes des impossibles poliorcétiques. La typicité et la marginalité de certaines expériences poussent à en chercher la singularité dans un retour sur une position, celle d'un objet complexe l'urbain : son utopie mise en perspective à partir de son cadre, un lien social à l'origine d'un projet de renouveau volontaire - son moment - pose la question des représentations d'un ensemble de protagonistes et cerne une demande sociale, interroge sur les affaires des uns et des autres : militant, intellectuel, chercheur, « animateur de l'enfance » sur un terrain initial, « initiatique » où concept et mythe s'entrecroisent dans un mouvement de soi vers l'autre : le « moment » utopique donne à la fois le temps et l'élan d'un premier mouvement et une première parenthèse. Surgit l'habitant lointain d'un univers exposé à l'incertaine et aléatoire présence de l'enquêteur. Il s'agit de trouver quelque raison d'être à « être habitant », réhabiliter une ambulation de proximité. Dans les rêves d'intégration il s'agit de prendre le monde au mot. Le sociologue prudent saura tenir sa langue et échapper au choc des valeurs. La neutralité axiologique n'épouse pas nécessairement les incertitudes partisanes. Il faut raison garder et quitter les certitudes de la reproductibilité. Penser le social ni plein ni vide mais incertain et flou et, considérer les débords. Reposer le problème de la singularité dans la compréhension du social, de l'invention des moyens de l'échange, d'une labilité de l'être, de l'insaisissable haleine à la respiration profonde, en deçà des laxismes et des crispations épistémologiques, retrouver les coeurs des variations, rencontrer dans l'interposition les voix du social, un accès au monde et à une figure de l'humain qui en subvertit les déformations.

  • Instituées pour contrôler les maniements de fonds-clients des avocats, les CARPA, symboles de probité et de rigueur, gèrent également les deniers publics affectés à la rétribution des avocats accomplissant des missions au titre de l'AJ. Indissociables du paysage juridique et judiciaire français, elles restent cependant méconnues. L'auteur, qui analyse leur statut juridique en examinant les règles qui les régissent, en imagine l'évolution. Premier ouvrage consacré aux CARPA, cette thèse s'adresse notamment aux bâtonniers, dirigeants de CARPA, avocats et élèves avocats qui s'intéressent à leur objet et leur fonctionnement. Ils y trouveront en outre des informations pratiques indispensables.

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