Calmann-Lévy

  •     Franz Kafka est situé au carrefour de plusieurs cultures, de plusieurs histoires, de plusieurs langues : né à Prague, Juif de Bohème, alors partie de l'Empire d'Autriche et où se développe le nationalisme tchèque. il ne s'exprime ni en tchèque, ni en yiddish, mais en allemand. Deux choix sont exclus pour lui : celui de l'assimilation totale (à I'Autriche ? A la culture allemande ? A la Bohème ?) et celui d'un retour au judaisme ancestral qui n'est même plus celui de son père. De cette situation et de ce déchirement naît l'art moderne le plus audacieux et le plus classique, le seul peut-être en qui modernité et rigueur aient su réellement s'allier.   Travaillant uniquement à partir des écrits de Kafka. Marthe Robert s'est attachée, dans cet essai capital, à préciser la position de Kafka à Prague : ses opinions déclarées, sa façon de vivre, ce qui en transparaît dans les textes, notamment le Journal et la correspondance. Elle procède à I'étude intrinsèque des oeuvres, dont elle possède une connaissance intime. Les thèmes, la structure des récits, la situation linguistique ambiguë de Kafka, son recours à une langue neutre, « sans qualités », dénudée, sont analysés en détail. Le livre de Marthe Robert permet ainsi de mieux comprendre l'altitude de Kafka envers le sionisme, le yiddish, la religion juive et l'antisémitisme.   Sur une oeuvre clé de notre temps, une étude fondamentale.

  • Que fait l'enfant en analyse ? Parler, jouer, dessiner lui permettent-ils vraiment d'aller mieux ? Quel est le rôle de l'analyste ? Nombreux sont les parents qui confient leur enfant à un thérapeute et sont curieux de savoir ce qui se passe derrière la porte de son bureau.A quatre ans, Mikael est très jaloux de son petit frère. Il tyrannise ses parents. Dépassés par sa demande d'attention exclusive, ils décident alors de recourir à l'aide d'un psychanalyste. Au fil des séances, l'enfant donne libre cours aux questions qui le taraudent sur la sexualité, « la fabrication des bébés » et sa place dans la fratrie. En écrivant son « roman familial », il devient à lui-même son propre biographe.Danièle Brun relate ici le travail poursuivi pendant sept ans avec Mikael. Elle restitue les scènes jouées, parlées, rêvées, dessinées auxquelles l'entourage ne peut avoir accès, et nous introduit dans le secret d'une analyse d'enfant.Danièle Brun est psychanalyste et professeurde psychopathologie à l'université Paris VII ; Denis Diderot.Collection « Le passé recomposé »

  • Des pleurs du nourrisson aux peurs scolaires, de la boule à l'estomac aux véritables crises de panique, l'angoisse est la chose du monde la mieux partagée. Le plus souvent passagère, elle peut toutefois devenir envahissante et conduire à la dépression, à la toxicomanie, au suicide. Plutôt que de l'ignorer ou de tenter de l'étouffer artificiellement, ne vaut-il pas mieux essayer d'en cerner les contours et d'en trouver l'origine ?Le stress de la vie moderne, trop fréquemment invoqué, n'explique pas tout, et les anxiolytiques ne suffisent pas à éradiquer l'angoisse qui resurgira demain, plus lancinante encore. A travers l'histoire d'hommes et de femmes venus chercher de l'aide auprès de lui, Alain Braconnier retrace dans Les Bleus de l'âme les différents chemins qu'emprunte l'angoisse et en remonte le fil jusqu'à l'enfance où elle prend sa source. L'angoisse n'est pas une tumeur qu'il s'agit d'extirper mais un être vivant qu'il convient d'apprivoiser. A cette condition, elle peut devenir constructive, voire créatrice.

  • A chaque instant de notre vie, nous sommes un homme ou une femme, et nous sommes soumis à la pression de la sexualité. L'identité sexuée, les choix amoureux, les errances du désir... Tout montre l'importance de la différence sexuelle.
    A trop vouloir gommer cette différence, on nie une dimension essentielle de l'humanité. Mais la différence ne devrait pas entraîner l'inégalité ; pourquoi les femmes ont-elles alors consenti si longtemps à leur infériorisation ?
    A trop réduire la sexualité à l'érotisme, on perd toute la richesse de la tendresse, de l'intimité. Et l'on ne saurait parler d'amour sans tendresse et sans oubli de soi...
    Or, si le sexe mène le monde, l'amour est la grande affaire de notre vie...

  • Pourquoi s'interdire de vivre au mieux le grand âge ? À quatre-vingts ans passés, Henri Danon-Boileau suit les dédales de l'inconscient et fait apparaître les moyens dont chacun dispose pour continuer à enrichir sa vie.
    Sans complaisance, mais sans résignation, il aborde différentes questions, comme la sexualité des personnes âgées, objet d'un tabou inattendu ; le renoncement et l'angoisse de mort, qu'un éclairage audacieux et incisif rattache au noyau originel de l'individu ; la sublimation, une des clefs du vieillissement réussi ; la grand-parentalité, relation très spécifique à construire avec les nouveaux venus...
    Henri Danon-Boileau utilise ici sa connaissance de la psychanalyse et sa pratique de thérapeute ; il se réfère à des situations concrètes, se fondant sur son expérience et sa mémoire. il élabore ainsi une sagesse que chacun d'entre nous pourra à son tour s'approprier, et développe des concepts novateurs qui ne manqueront pas de faire réfléchir ceux qui font de l'inconscient leur métier, comme ceux qui souhaitent vivre en bonne intelligence avec eux-mêmes.

    Henri Danon-Boileau est médecin, psychiatre, et psychanalyste. Ancien chef de clinique à la faculté de médecine de Paris, ancien médecin-chef de la maison universitaire médico-psychologique de Sceaux (clinique Dupré, fondation SEF), il est membre honoraire de la Société psychanalytique de Paris.

  • Livres et bébés ne feraient pas bon ménage ! " Ils sont trop petits, ils vont tout déchirer ", entend-on souvent.
    Pourtant, les bébés, avant même de savoir parler, sont friands d'albums illustrés. Regardez-les : ils les feuillettent, les explorent en tous sens et écoutent avec passion leurs derniers récits.
    Le bébé, qui reçoit les soins maternels, a besoin de jeux avec l'imaginaire, sans lesquels il ne saurait accéder au langage ni à la vie de l'esprit.
    A contre-courant de l'apprentissage précoce, l'ouvrage de Marie Bonnafé fait l'éloge de la " lecture pour rien ", de la gratuité, du plaisir.
    Marie Bonnafé est psychiatre, membre de la société psychanalytique de Paris, fondatrice avec le professeur René Diatkine, de l'association ACCES.
    /> Cet ouvrage, publié chez Calmann-Lévy en 1994, reparaît aujourd'hui revu et enrichi. Une préface du professeur Bernard Golse vient s'ajouter à la préface écrite par le professeur René Diatkine pour la première édition.

  • Nouvelle édition actualisée
    Une nouvelle interprétation du mythe de Peter Pan : comme Peter Pan, l'enfant triste est en apparence un enfant léger, gai, innocent et sans coeur qui, à la suite d'une tragédie ou parce qu'il a été sommé de devenir trop brutalement adulte, s'accroche  désespérement au pays de son enfance. "Peter Pan voulait tant échapper au destin d'être humain qu'il était décidé à rester un oiseau, comme avant sa naissance. "L'enfant triste emprunte souvent le chemin de Peter Pan  vers l'ïle mystérieurse du Jamais-Jamais. Il lui est impossible de pleurer, alors il choisit de ne rien ressentir. Il s'envole et enterre sa tristesse dans ce lieu secret, incaccessible, le Jamais-Jamais de son enfance.
    Kathlen Kelley-Lainé suit de près les envols de Peter Pan, afin de découvrir l'enfant triste derrière les sourires aux dents de lait. Elle pénètre le coeur sombre de James Matthew Barrie, le créateur de Peter Pan. Mais, au fil du livre, se révèle aussi l'enfance perdue de l'auteur, qui dut fuir la Hongrie, son pays natal, après la Seconde Guerre mondiale. Au long de ces trois histoires entremêlées transparaissent les émotions qui tissent en secret le sens d'une vie. 
    Faut-il parler de dépression ? L'auteur ne prononce pas le mot, mais elle plaide pour une écoute attentive de l'enfant, celui qui ne peut pas grandir et celui qui pleure dans l'adulte.

  •    Comment devient-on obèse ? Y a-t-il une différence entre surpoids et obésité ? Comment passe-t-on de l'un à l'autre ? Cette société d'abondance dans laquelle nous vivons ne va-t-elle pas à l'encontre du diktat de la minceur que nous subissons ? Et quelles sont les mesures et les prises en charge les plus adaptées pour limiter ce phénomène et venir en aide aux personnes qui en souffrent ?
       Commençons par la faim, cette faim insatiable, mais faim de quoi ? Trop souvent il est demandé de commencer par la fin : se mettre au régime. Or, privation entraîne frustration et à terme transgression.
       Catherine Grangeard propose ici d'écouter ce que les personnes obèses, reçues dans son cabinet de psychanalyste, ont à dire. Obésités, au pluriel. Si le problème est pluridimensionnel, les solutions aussi. Maux croisés, psyché et corps.
       Par-delà la nécessaire réflexion sur le phénomène de société, Catherine Grangeard poursuit dans ce livre d'autres finalités : d'abord, aider les personnes en surpoids et obèses à mieux vivre ; ensuite, offrir les outils pour déjouer durablement les mécanismes divers et variés en jeu ; enfin, retrouver une liberté longtemps mise en péril en réconciliant les éléments épars de sa propre histoire, qui pipent les dés dangereusement et à notre insu.

  • Lorsqu'un enfant atteint d'une anomalie arrive au monde, les parents plongent dans un univers dont ils ignoraient tout. Tel un miroir brisé, l'enfant marqué par un handicap renvoie à ses parents ; mais aussi à nous tous ; une image déformée qui fait peur et dont nous nous détournons. Le handicap réveille des croyances obscures et anciennes où se mêlent des idées d'étrangeté, de mort, de sexualité anormale ou de filiation fautive.
    Comment l'enfant pourra-t-il grandir malgré ou avec son handicap ? Comment aider les parents à traverser cette épreuve ? Comment redonner la parole aux enfants qui ont peu ou n'ont peu de langage ?
    Simone Sausse travaille depuis de nombreuses années auprès de jeunes handicapés, elle les voit vivre, les écoute, les soutient. En abordant de front les questions que ces enfants nous posent, ce livre nous oblige à porter sur eux un autre regard.

  • Quand il (ou elle) devient adolescent(e), tout se passe comme si le père et la mère ne reconnaissaient plus leur enfant. C'est une période de transformation radicale et de grande fragilité. Les parents sont confrontés à des difficultés nouvelles auxquelles ils ne savent pas répondre. Comment réagir si mon enfant devenu adolescent est insolent, ne fait plus rien en cours, perd confiance en lui, prend des drogues, veut suivre un régime... ?S'il ne prétend pas se substituer au travail du psychologue, ce livre, destiné aux parents d'adolescents (12-18 ans environ), et plus généralement à toute personne chargée de l'éducation d'adolescents, est un guide original et inédit qui donne des conseils précis et détaillés ainsi que des réponses pratiques à la plupart des situations rencontrées.

  • Encore des nouveaux programmes ? Alors que la précédente version datait de 2002 et qu'ils avaient été revisités l'an passé, le ministre de l'Éducation nationale lance pour la rentrée 2008 une réforme des programmes. Ce n'est pas une mince affaire puisque cela concerne six millions d'enfants scolarisés de 3 à 10-11 ans, de la maternelle au CM2. Et bien sûr leurs parents, passablement angoissés à l'idée de ne pas s'y retrouver dans ces changements incessants. Niveau par niveau, matière par matière, ce livre présente et décortique tout ce que l'on attend désormais des élèves : les objectifs, les grands et petits changements. Un outil clair, pratique et complet pour aider les parents à se repérer dans le foisonnement des informations pédagogiques.

  • Quand Aurélie arrive à l'hôpital avec son bras cassé, sa mère croit pouvoir faire confiance à l'institution. Elle a raison : la fracture d'Aurélie sera bientôt traitée. Mais elle a tort aussi : ce sera sans doute au prix d'une douleur très vive que l'on aurait pu éviter à sa fille. Et elle serait bien étonnée d'apprendre que soulager la douleur d'un enfant blessé, brûlé, opéré ou malade est rarement l'un des objectifs des médecins qui le soignent.
    Deux médecins, une psychiatre et un anesthésiste, racontent ici ce qui reste un scandale ignoré de notre monde occidental : le déni de la douleur de l'enfant. Ils affirment qu'on peut soulager beaucoup de douleurs, même chez le nouveau-né, et essaient de comprendre pourquoi on ne le fait pas. C'est un appel qu'ils lancent aux parents et aux soignants.

  • Si la « rénovation de l'enseignement secondaire » vous intrigue, si vous vous interrogez sur les concepts pédagogiques nouveaux qu'on essaie d'introduire dans les lycées, si vous vous demandez comment il faut s'y prendre pour faire, d'un professeur enthousiaste, un charançon grouillant obscurément sans se poser de questions, alors cet ouvrage devrait vous intéresser.On y voit le fantôme de Jules Ferry entreprendre une enquête pour vérifier si les principes fondateurs de l'école publique sont toujours en vigueur dans les lycées : étudiant la valse des instructions officielles, le jargon des didacticiens, « l'évaluation nationale » obligatoire en seconde, le malheureux spectre ne cesse de découvrir les absurdités d'un système qui semble consacrer toute son énergie à s'organiser lui-même ; il lui faudra rencontrer un professeur pour apprendre pourquoi tout ne va pas si mal dans l'univers scolaire, et en quoi la vie des charançons deviendra poétique...Ce second essai de Corinne Bouchard allie à la virulence du pamphlet l'humour caustique qui avait fait le succès de La Vie des charançons est assez monotone.Agrégée de lettres modernes et écrivain, l'auteur enseigne depuis dix ans dans des lycées du Nord et du Centre.

  • « Je me l'étais pourtant bien juré. Plus jamais les questions pédagogiques. Que faire d'un sujet pareil ? Comme si, professeur, et depuis près de vingt ans exerçant ce beau métier, je ne savais pas que c'est une cause désespérée, que dans ce domaine rien ne sert à rien. Que si pertinente soit l'argumentation, si humbles les suppliques, rien n'y fera. On a affaire à un rouleau compresseur. Ça discute pas, un rouleau compresseur, ça passe.
    Le rouleau compresseur, c'est le courant de réformes qu'on a subies dans l'Éducation nationale une décennie durant, et dont chacun peut apprécier autour de lui le résultat : si quelqu'un trouve globalement la jeunesse mieux élevée, mieux instruite, plus citoyenne et plus honnête qu'auparavant, qu'il le fasse savoir, cette époque a besoin d'optimisme.
    Précisons tout de suite un point important : je n'en ai pas après le monde, qui est ingouvernable ; je n'en ai pas après les « jeunes », ni en général ni en tant qu'élèves. J'en ai après le délire pédagogique organisé, après tout ce qui ajoute à la dureté des temps l'épouvantable fardeau de la sottise et de l'absurdité. » C.B.

  •   Des parents attendent un enfant. Voilà que frappe la mort. Accidentelle, nécessaire ou vitale, l'interruption d'une grossesse est toujours un choc, un deuil. Mais il n'est pas dans les habitudes d'en parler. Ou plutôt, on minimise cette disparition : « Patientez ! Vous en aurez d'autres... »
       Psychiatre-psychanalyste, l'auteur reçoit depuis longtemps les patient(e)s qui ont à vivre la mort d'un non-né ou d'un bébé à peine né. Puisant dans la matière de ses consultations, Muriel Flis-Trèves restitue l'origine et la force de ces souffrances. Elle s'interroge aussi, à la lumière d'autres cultures, sur les rituels qui peuvent rendre ces deuils possibles.
      Ce livre est écrit pour permettre à ceux qui veulent être parents de dénouer la perte pour espérer à nouveau.
     

  • « [...] Malgré les progrès thérapeutiques accomplis, malheureusement, la mentalité n'a pas beaucoup changé ! Le sida reste une maladie qui n'est pas comme les autres et ça, je le regrette. [...] J'aimerais qu'un jour on me dise que je ne suis plus malade, que je ne suis plus contagieux... » 
                                                                            Yves, 47 ans, 
                                            séropositivité connue depuis 1985.
    Rommel Mendès-Leite et Maks Banens, dans ce document unique, donnent la parole à une cinquantaine d'hommes et de femmes appartenant à des milieux sociaux différents et tous contaminés par le VIH. Présentés comme autant de parcours de vie, les témoignages s'enchaînent et nous font découvrir sans concession, sans tabou, les conditions de la contamination, l'annonce aux proches, l'expérience douloureuse des différents traitements, l'aide des associations aux personnes vivant avec le VIH et le nouvel ordre vital qui s'établit en chacun d'eux après cette « rupture biographique ».

  • "Voilà des années que je présente des magazines de société à la télévision. Grâce aux témoignages des femmes et des hommes qui m'ont livré leur intimité, j'ai appris quantité de choses sur eux... et donc sur moi-même."
    En parlant sans tabou de son expérience personnelle (absence du père, anorexie-boulimie, secret de famille...), Karine Le Marchand a eu envie de comprendre, sans se départir de son humour, quelles faiblesses font notre force, quels ressorts intérieurs nous permettent de transformer nos traumatismes en énergie constructive. Maryse Vaillant, psychologue clinicienne, Stéphane Clerget, Pédo-psychiatre, et Philippe Grimbert, psychanalyste, ont accepté de lui donner la réplique. Choisis pour leur clarté d'analyse et leur regard décalé et juste, ils répondent à ses questions sur des thèmes qui lui sont chers : la famille, la féminité, les complexes, la différence, les enfants...
    Karine Le Marchand livre ainsi un document résolument positif et constructif.

  • Françoise Weil-Halpern, psychanalyste à l'Unité d'immunologie pédiatrique de l'hôpital Necker, a consacré sa vie à accompagner des enfants atteints de ces « maladies qui n'arrivent qu'aux autres ». Elle a tenté de soulager la souffrance de leurs parents et de réduire les effets psychologiques d'un diagnostic terrible et d'une hospitalisation souvent brutale.
    Elle relate dans ce livre son combat quotidien, l'aventure d'une équipe, ses victoires comme ses échecs. Elle a pu préserver l'équilibre des bébés-bulle séparés de leur mère et confinés pendant plusieurs mois en enceinte stérile.
    Mais l'apparition en 1981 des premiers cas de sida chez les enfants a tout bouleversé. Françoise Weil-Halpern a dû imaginer de nouvelles armes pour lutter contre les ravages affectifs de ce fléau.
    Aujourd'hui, elle a pourtant acquis la conviction qu'aucune situation, aussi dramatique soit-elle, n'interdit d'établir une relation capable d'apaiser la douleur que cause à sa mère un enfant gravement malade.
    Une collection dirigée par
    Jacques Angelergues et Yves Manela.

  • Il n'y a que des histoires d'amour.
    La haine, la dépression, la guerre sont encore des histoires d'amour, manquées, violentées, effacées, des histoires « d'haineamoration » écrivait Lacan. Dans ce très beau texte, l'auteur nous conduit jusqu'à cette frontière qui sépare l'amour de la folie. Il montre la place centrale du rapport amoureux dans le devenir sujet de chacun, et retrace les différentes figures de l'énamoration en Occident, de l'amour courtois au « sortir avec » des adolescents.
    De l'enfance à la mort, ces expériences cruciales rassemblées sous le nom de l'amour parlent toutes de cette rencontre espérée avec l'autre, par laquelle s'ouvre la possibilité d'une « humanité de l'homme ».

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