Calmann-Lévy (réédition numérique FeniXX)

  • C'est une entrée fracassante - moitié langue verte, moitié langue courtelinesque - qu'André Valtier fait en littérature avec Faut des principes. Son roman désarçonnera et charmera à la fois ses lecteurs qui trouveront qu'en manière de principe, l'auteur fait étalage de tous les cynismes, mais qu'à la longue son style pimpant et haut en couleur finit par donner à ses audaces quelque chose d'infiniment tendre et d'attachant. Ainsi, on découvrira qu'André Valtier ou son héros Victor - faux chauffeur de taxi, véritable brigand - prêche une morale qui ne court pas les rues. Selon lui, il serait légitime que ceux qui ont volé fussent à leur tour volés par des gens Plus malins qu'eux. Un autre de ses principes serait qu'un Père fasse perdre son innocence à sa fille Plutôt que le premier venu. Morale ahurissante, morale à rebours ou satire sans pitié, l'art d'André Valtier est tel que nous ne le saurons jamais. Pince-sans-rire, il nous adresse des clins d'oeil énormes qui ne l'empêchent nullement de mêler la passion à la lucidité. On découvrira que l'écrivain possède une écriture aussi taquine, familière et pétulante que les personnages dont il nous conte les rocambolesques aventures. Rare est sa maîtrise, qui lui permet de s'affirmer dès son coup d'essai comme le Voltaire de la langue verte.

  • Michel Colombier, jeune journaliste parisien, a hérité de l'archange Gabriel un château et une mission qu'il découvrira en prenant possession de son bien. Cette mission consiste à découvrir parmi treize fantômes celui qui empoisonna les autres 333 ans plus tôt, le soir de Noël 1623. Michel Colombier sera gêné dans son enquête par le fait que tous les moyens des policiers amateurs lui sont interdits. On rit d'un bout à l'autre de ce livre entre les fantômes de l'ancêtre Enguerrand de Groseilles et de l'enfant, Pétafior. Michel éprouve un sentiment tendre pour la jeune fille fantôme, Agnès, amour sans espoir. Il faudra l'arrivée d'une troupe de cinéastes à Groseilles pour que le journaliste puisse mener à bien son extraordinaire mission et en recueillir les fruits. C'est certainement un des livres les plus drôles de Jean Burnat.

  • Il était une fois un gendarme nommé Carassou ; très bien sous tous les rapports, sauf un seul : il avait le travail en horreur ! Au lieu de corriger ce défaut - grave dans un monde civilisé où l'amour du travail est la première des vertus - il résolut de vivre là où il pourrait ne rien faire. Il trouva un poste de gendarme-gouverneur à Hiva-Hopa, minuscule île française au fond du Pacifique, où il devrait monter la garde pendant trois ans. Seul, absolument seul de son espèce, en tête à tête avec quelques centaines de « vahinés » fort jolies et extrêmement... entreprenantes. Mais la guerre de 1939 éclate. Secoué d'effroyables convulsions, le monde civilisé que Carassou a voulu fuir retrouve son équilibre en 1945. Si bien qu'arrive enfin de Londres, au ministère de la Marine à Paris, une plainte datant d'avant-guerre et qu'il faut éclaircir de toute urgence ! Une plainte pour actes de piraterie portée contre un certain Carassou, gouverneur de Hiva-Hopa. Carassou ? Hiva-Hopa ? Les bureaux sont affolés... Sapristi, c'est vrai : on a dû mettre là-bas un gendarme il y a huit ans ! On l'avait complètement oublié... Y est-il encore ? Il y est encore. Quant à ce qu'il a réussi à faire de son île, ce fainéant de génie, c'est à la fois inimaginable, grandiose et d'un comique irrésistible. Les jolies vahinés ont aidé de tout coeur le gendarme à réaliser son rêve. Et d'une façon fort aimable qui, elle, ne dépasse pas l'imagination...

  • Il ne s'est jamais rien passé à Castel-Gontran, petite sous-préfecture engourdie dans une douce torpeur, jusqu'au jour où survient le mystérieux docteur Feyre. Bien qu'apportant avec lui comme un parfum d'enfer, il est d'abord accueilli en demi-dieu et fait battre plus d'un coeur féminin. Tout se gâte quand il entreprend de séduire la très ravissante et très blonde Lydie Valbrun. Celle-ci lui oppose en effet une résistance tenace, car elle aime ou croit aimer un jeune Parisien qui semble pour sa part n'avoir vu en elle qu'un flirt de vacances. Le beau docteur se fâche, cause un scandale, il est mis au ban de la société. Furieux et dépité, il invente une épidémie, fourre la moitié de la population dans sa clinique, ensorcèle l'autre moitié. Voici la ville placée en quarantaine et entourée de soldats. Prisonnière, Lydie continue de repousser son diabolique soupirant. Romanesque à l'excès, elle attend la venue du paladin qui prendra d'assaut la cité captive pour délivrer sa blonde. Le dénouement de cette folle histoire, sans être tout à fait conforme aux désirs de son héroïne, la verra néanmoins triompher, peut-être même au delà de ses espérances...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty