CNRS Éditions via OpenEdition

  • Alors qu'il existe plusieurs atlas de l'Égypte ancienne, aucun atlas de l'Égypte contemporaine n'avait encore été publié. Cet ouvrage vient donc combler un vide, en offrant au grand public un panorama illustré de l'Égypte au début du XXIe siècle. Réunissant les contributions d'une cinquantaine de chercheur.e.s, il présente, sous une forme cartographiée et vulgarisée, les faits saillants et les enjeux de l'Égypte actuelle en matière politique, géopolitique, économique, démographique, sociale, environnementale et culturelle. Il s'appuie, à cette fin, sur des ressources documentaires inédites : les cartes notamment, qui exploitent les résultats du recensement officiel égyptien de 2017, offrent une version actualisée du territoire. Pour mieux connaître et comprendre l'Égypte d'aujourd'hui.

  • 1865 : le 13e amendement abolit l'esclavage sur tout le territoire des États-Unis. 2008 : Barack Obama est élu à la Maison Blanche. Le président américain prononce dans la foulée son célèbre discours engageant les Afro-américains à prendre plus de responsabilités pour conquérir une vie meilleure. Une révolution culturelle est en cours.

  • L'islam offre deux visages : celui d'un monothéisme abstrait, où domine la transcendance de Dieu, au risque d'engendrer le fanatisme. Mais aussi, et surtout, celui, plus discret, mais non moins insistant, d'un monothéisme concret, qui valorise la manifestation visible de l'essence de Dieu dans l'apparition sensible des actions divines. Dans cette étude pionnière qui surprendra par sa liberté de ton, Souâd Ayada renouvelle en profondeur notre connaissance des systèmes de pensée qui ont fondé l'islam des théophanies. Un modèle de sagesse aux antipodes de l'austérité coranique, selon lequel Dieu se donne à voir par l'entremise de l'« homme parfait » et par toutes les formes de beauté qui révèlent sa majesté. Réconciliant l'amour, l'intelligence et la connaissance, cette conception de la révélation, notamment portée par le soufisme, préserve l'islam de toute dérive juridique et politique, et accorde à l'art toute sa place. Elle constitue l'antidote que l'islam a lui-même produit pour guérir le mal du dogmatisme et l'intolérance. Dévoilant les impasses et les contradictions du fondamentalisme, dialoguant avec les sources juives et chrétiennes, confrontant le message du soufisme à la philosophie de Hegel ou à la pensée d'Emmanuel Levinas, Souâd Ayada signe un livre essentiel, en forme de plaidoyer pour une approche audacieuse, exigeante et ouverte de l'islam.

  • La neutralité de l'internet est un défi démocratique largement méconnu. Derrière une notion en apparence technique, se cachent des questions et des enjeux économiques, politiques et culturels (régulation, gouvernance, égalité d'accès aux données...). L'objectif de cet ouvrage est de les énoncer dans un langage clair et accessible à tous. Indispensable pour comprendre les débats actuels.

  • À travers la figure exemplaire des cheikhat c´est l´ensemble des mutations et contradictions du Maroc moderne que l´auteur donne à voir. Entre tradition et modernité. Entre villes et campagnes. Entre islam et islamisme. Mais aussi entre tradition et folklore, entre émancipation et exploitation. La cheikha, chanteuse traditionnelle autrefois respectée et honorée, seule maîtresse de la fête, est devenue une danseuse lascive méprisée, repoussée aux franges de la misère et de la prostitution. Que deviennent ces femmes ? Qui revendique une parenté avec les cheikhat ? On s´en détache, on s´en distingue. On les met à distance. Transgresser les espaces, entre les hommes et les femmes, du domaine public au domaine privé, de l´intime à la rue, tel est l´ultime outrage des cheikhat aux normes sociales. Corps séduisant, corps licencieux, la cheikha incarne le contre-exemple, la femme affranchie des codes de bonne conduite qui régissent la société marocaine. Une enquête aux fortes consonances humaines sur une face cachée du Maghreb.

  • Vraisemblablement chacun des lecteurs de ce petit essai s'est forgé dès l'enfance une idée de la maison. Mais cette idée n'est pas identique d'un individu à l'autre. Quand un Louis XIV pense maison, il peut songer au Louvre, à Saint-Germain-en-Laye, à Fontainebleau, à Versailles et rêver de constructions plus intimes : Trianon, Marly ! Pour celui qui est né dans un bidonville, la maison est un assemblage précaire de tôles, de planches et de cartons. Et peut-être rêve-t-il à ces maisons locatives décomposées en appartements dont l'agglomération fait la ville. Le même mot ne désigne pas la même chose pour chacun de nous, et, pour chacun de nous, il peut renvoyer non à une seule réalité mais à plusieurs. Pour le chercheur qui voudrait prendre en considération la durée et l'espace, la notion de maison en vient à recouvrir une variété d'objets presque infinie. Aussi n'est-ce pas par hasard si l'étude de la maison humaine intéresse une panoplie de disciplines parmi lesquelles on compte, sans épuiser les approches, la préhistoire, l'archéologie, l'histoire, la géographie, la technologie, l'ethnologie, la sociologie, la psychologie.

  • Dans les années I960, les Indiens nahuas d'une région du fleuve Balsas au Mexique, de tout temps réputés pour leur sens du commerce et leurs productions artisanales, réinventèrent la peinture sur amate, papier d'écorces battues qui servait jadis de support pour les manuscrits préhispaniques, ou codex. Le genre suscita des courants graphiques et des écoles villageoises, fort différents selon les communautés. Nourris des oeuvres collectives, certains peintres s'affranchirent avec le temps de l'esthétique communautaire, des attentes du marché touristique et des demandes officielles. D'artisans, ils devinrent artistes et leurs oeuvres sont désormais présentes dans des galeries de la capitale et des États-Unis. Mais en 1990, cette success story est en péril lorsqu'un projet de barrage hydroélectrique menace d'engloutir une partie de leur territoire et de déplacer quelque 40 000 personnes. Contre cette mort annoncée, les habitants se mobilisent en recourant en particulier à leur art de l'image et font annuler le projet - victoire sans précédent au Mexique -, à l'occasion de la célébration de la découverte de l'Amérique en 1992. En choisissant de faire l'anthropologie du peintre indien et de son art, de l'étude des techniques à leur transmission, Aline Hémond s'attache aux histoires de vie des peintres fondateurs qui « inventent la tradition » et de nouveaux rapports sociaux et symboliques intégrés au tissu communautaire. Elle éclaire également la nature des catégories mentales mises en jeu, et montre les dimensions culturelles de l'espace figuratif. Enfin, elle cerne les reformulations identitaires et territoriales auxquelles a donné lieu ce combat contre le projet de barrage, où se sont fabriqués identité et territoire, comme dans l'amate.

  • Le mouvement Dada a été fondé à Zurich par Tristan Tzara, Hugo Ball et Jean Arp et s'est manifesté sous des formes diverses mais toujours subversives, dans plusieurs pays. C'est à Paris qu'il allait atteindre son intensité maximale entre 1919 et 1923. Période brève mais marquée par de nombreuses publications, des manifestations et des expositions provocatrices ainsi que par le ralliement d'André Breton, Paul Eluard et Philippe Soupault, représentants d'une tendance qui devait conduire au surréalisme. Dada à Paris est l'ouvrage de référence sur ce mouvement. Nous vous proposons une édition entièrement revue, corrigée et augmentée de nombreux documents inédits.

  • Gastronomie, food tech, santé, big data et génétique sont, entre autres, au menu de cet Essentiel entièrement inédit. Les chercheurs réunis ici nous éclairent sur les comportements alimentaires et les nouvelles pratiques ou tendances qui façonnent, à travers le monde, l'alimentation de demain. Depuis quelques années, l'alimentation est un objet de controverses... La communication est devenue cruciale pour comprendre les crises alimentaires (scandales sanitaires, OGM, avaries dans la distribution ou la restauration). Le mécanisme est partout le même : pléthorique et contradictoire, l'information circule à la vitesse de la lumière, elle se déforme, affole ou séduit les mangeurs. Les individus, notamment les « millennials », sont pris entre renoncement et pratiques alternatives, nourris par une défiance croissante envers l'industrie agroalimentaire. Ces médiations mettent les chercheurs au défi de comprendre comment les consommateurs construisent leurs systèmes de confiance et réinventent la façon dont nous mangerons demain.

  • La rhétorique, discipline phare de l'Antiquité, est l'art de parler et d'argumenter en public. Cette pratique est tout aussi centrale aujourd'hui. Cet Essentiel présente les nouvelles théories qui la mettent en phase avec notre modernité par les meilleurs spécialistes du domaine. Il offre aussi un glossaire très complet décrivant dans un langage clair les concepts les plus pointus de ces théories. Indispensable pour qui veut comprendre ce qui constitue toujours le coeur de la communication humaine.

  • Mai 1909. La première saison des Ballets Russes en France fait un triomphe. Sur la scène du Châtelet, le public parisien voit surgir l'Orient dont ont rêvé ses peintres et ses poètes. Irruption des couleurs, gestuelle saccadée, remise à l'honneur de la danse masculine une révolution est en marche. Serge Diaghilev, créateur et mécène des Ballets, veut mettre en oeuvre un spectacle total, une esthétique de la surprise avec des artistes d'avant-garde qui bousculent les traditions. Une « peinture en mouvement », une « orgie de formes et de couleurs » où l'oeuvre picturale joue un rôle d'autant plus important qu'elle est conçue par rapport à la musique et à l'acteur. Natalia Smirnova fait revivre cette aventure exceptionnelle, associée à une superbe iconographie : tableaux, aquarelles, gouaches, esquisses de costumes, photographies des scènes de spectacles, des peintres, des danseurs... Le livre-événement pour fêter le centenaire des Ballets les plus célèbres du monde.

  • Voir d'un pays « éloigné » offre toujours des perspectives nouvelles et conduit à envisager autrement problèmes et solutions. Dans le contexte des événements tragiques survenus en 2015 et face à la désaffection du politique que connaît notre pays, ce volume fait appel aux regards d'observateurs étrangers généralement peu sollicités dans les travaux et les études sur les banlieues françaises. Photographes, journalistes, universitaires ou encore chefs d'entreprise pointent ici les problèmes de fond que les exigences de l'actualité occultent souvent. La banalisation du mot « banlieues » cache en effet des pièges et des maux, mais aussi des opportunités et des réussites que souvent nous ne voyons plus. Cet Essentiel, composé entièrement de textes inédits, présente des regards croisés qui contribuent à élargir notre réflexion et invite à comparer pour imaginer différemment le lien social.

  • L'alimentation suscite aujourd'hui de multiples interrogations. Cet ouvrage se propose d'en faire le tour en exposant le plus simplement et le plus complètement possible l'état des connaissances scientifiques. Quels sont les déterminants du comportement alimentaire ? Comment les comportements alimentaires évoluent-ils au cours d'une vie ? Quels en sont les marqueurs culturels ? Les évolutions historiques ? Comment fabrique-t-on, et a-t-on fabriqué au cours de l'histoire, les aliments ? Comment les conserve-t-on ? Comment gérer les ressources ? Quels sont les différents systèmes alimentaires ? Qu'en est-il aujourd'hui des questions de famine ? Quelles relations entretiennent la nutrition et la santé ? Comment gérer les risques alimentaires dans des filières industrialisées ? Quel encadrement juridique pour l'alimentation ? Quels liens entre l'alimentation, l'environnement et l'occupation du territoire ? C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres, que répond cet ouvrage, en 127 chapitres. L'alimentation exige la pluridisciplinarité, aussi les auteurs rassemblés viennent-ils de communautés aussi diverses que les sciences humaines et sociales, les sciences biologiques et médicales, les sciences des aliments, et les sciences environnementales. Un panorama complet pour tout comprendre aux enjeux de l'alimentation au xxie siècle.

  • Figure emblématique du monde spirituel ottoman, le derviche tourneur fascine les Occidentaux depuis des siècles. Si la doctrine de la Mevleviye, cette confrérie soufie fondée par Rumi au xiiie siècle, a fait l'objet de nombreux travaux érudits, la vie des derviches, leurs pratiques, leurs rituels quotidiens, demeurent encore méconnus. S'appuyant sur le parcours et l'oeuvre d'Ankaravî (mort en 1631), principal disciple de Rumi, cette étude analyse le soufisme à un moment où le pouvoir ottoman cherche parmi les confréries des responsables à sa décadence. Ecrivain célèbre, auteur de textes savants et mystiques dont l'influence perdure, cheikh du tekke de Galata à Istanbul, Ankaravî a rédigé le Minhâc'ül-fukara, maître-livre de la confrérie, à la fois défense des derviches et véritable manuel initiatique. Alberto Fabio Ambrosio présente, traduit et analyse ici l'ensemble des textes qui permettent de comprendre les pratiques des derviches tourneurs dans leurs formes et leurs structures. Une initiation lumineuse à l'histoire et à la symbolique de la voie mevlevîe.

  • Incontestablement, les utopies, aujourd'hui, attirent. En ces temps de crise et de morosité, elles donnent l'espoir d'un meilleur « vivre ensemble » et promettent des solutions aux différents maux sociaux. Mais sont-elles vraiment souhaitables ? Quel est le prix à payer pour ce bonheur collectif ? Cet ouvrage s'emploie à revisiter le genre utopique au travers de la littérature qui l'a consacré, dans la diversité de ses facettes (sociales, politiques, urbanistiques, techniques, etc.), mais aussi dans quelques-unes de ses réalisations concrètes, et dans son actualité contemporaine (économie solidaire, écologie, posthumanisme).

  • Qu'est-ce qu'un « noir », un « métis », un « blanc » en plein siècle des Lumières, alors que la France pense créer la figure de l'homme universel ? Qui a inventé la « couleur de peau » ? Cet ouvrage fait revivre le grand débat qui vit s'affronter, sous la Révolution, adversaires et partisans du préjugé de couleur. Une querelle politique et philosophique, ouverte par la brusque remise en cause de l'ordre esclavagiste dans les colonies françaises d'Amérique. Deux hommes vont s'opposer à coups de libelles et de pétitions : Julien Raimond, fondateur de la Société des Citoyens de Couleur qui revendique l'« égalité de l'épiderme », et Moreau de Saint-Méry, porte-parole des colons. À partir d'archives inédites, Florence Gauthier offre à ses lecteurs de nouvelles perspectives pour comprendre le clivage qui oppose en France et dans le monde, les ambitions du différentialisme et de ses taxinomies à celles de l'universalisme et de son unité affirmée du genre humain.

  • Créatures bicéphales, frères siamois, colosses prodigieux, nains bossus, titans légendaires, ogres faramineux, chimères dénaturées, bêtes fantastiques, croque-mitaines fabuleux, nés des profondeurs obscures de l'eau, de la terre, du péché, du sortilège, de l'impénétrable justice de Dieu, de l'implacable malice du Diable... Ou de l'esprit bizarre de l'homme ? Comment le monstre vient-il à la vie ? Cette question a hanté tous les âges. Elle demeure une clé d'interprétation des imaginaires, des représentations et des cultures. Aussi est-ce dans les coulisses de la création et les arcanes de la reproduction que nous invite Olivier Roux, en inspectant les théories de la monstruosité de l'Antiquité à la Belle Époque, de Socrate et Aristote à Darwin et Freud. Sur plus de vingt siècles, philosophes, médecins, moralistes et théologiens ne cessent de polémiquer aux confins de la raison et de la foi, de la science et de la superstition. Le naturalisme s'oppose à l'exceptionnalisme, l'ordre des choses au désordre de l'univers, et les inventions les plus cocasses aux ratiocinations les plus baroques. Génération spontanée, mixité des espèces, force de l'imagination des femmes enceintes, théories de la ressemblance : de l'enfant monstrueux considéré comme illégitime à la difformité comme sanction morale ou au prodige à valeur prophétique, voici un voyage dans les mentalités dont nous sommes les héritiers. Une somme exceptionnelle.

  • Nommé directeur artistique du Théâtre de la Taganka à Moscou en 1964, louri Lioubimov est l'un des metteurs en scène les plus significatifs des décennies 60-70. L'histoire de la Taganka constitue alors à la fois un moment capital de l'histoire du théâtre et de la société russes et soviétiques, et un cas représentatif du théâtre de résistance dans les pays communistes. La distance est aujourd'hui propice pour y revenir : ni trop près, ni trop loin encore de ce théâtre « effervescent » qui, au début des années 90, après les transformations à l'Est, perdit sa raison d'être, malgré le retour de son directeur, destitué et exilé en 1984. Les traces sont nombreuses et les témoins vivants, ce qui permet l'enquête avant l'analyse. L'enthousiasme s'est apaisé, mais la formidable aventure théâtrale n'a pas sombré dans l'oubli ni dans les querelles intestines qui, en 1992, ont abouti à la division de la troupe en deux. La scène poétique et politique de Lioubimov permet d'aborder des problèmes esthétiques spécifiques : celui d'un théâtre « sans pièces », montage de textes en prose, classique ou contemporaine, celui de la mise en scène « métaphorique ». Mais dans la mesure où sa pratique est déterminée par les rapports entretenus avec le pouvoir, l'idéologie, les instances de censure, la dissidence, et surtout par la relation essentielle, vitale, que la Taganka tisse avec son public, les questions artistiques se doublent toujours de questions touchant au fonctionne­ment de la société et à l'organisation politique. En URSS, la Taganka a été au coeur d'une problématique de la mémoire. L'oeuvre que louri Lioubimov a réalisée à la Taganka de 1964 à 1984, en rassemblant autour de lui une pléiade de grands écrivains et compositeurs, le scénographe David Boroski et une troupe unique où jouait le chanteur-poète Vladimir Vyssotski, a représenté un espace de liberté authentique dans le contexte de la stagnation brejnévienne. Elle peut aussi constituer un instrument de réflexion pour la scène d'aujourd'hui.

  • Los Angeles n´est pas une ville comme les autres. Malgré des conditions hostiles, naturelles ou liées à son développement - secousses sismiques, approvisionnement en eau difficile, pollution, gigantisme... -, elle témoigne en effet de la volonté de ses 15 millions d´habitants d´en faire la métropole de l´Ouest américain, puis de l´intégrer au club des métropoles mondiales. La deuxième ville des États-Unis représente un poids économique indéniable, axé principalement sur les industries de haute technologie, mais aussi un poids culturel comme capitale mondiale du cinéma qui tout au long du xxe siècle a réussi à exporter L´american way of life. D´une manière ou d´une autre, la ville fait rêver tout en s´affranchissant des clichés traditionnels. Mais paradoxalement, plus la ville s´étale sans notion de limites, plus elle exprime au travers de la violence exercée dans son espace public ce désir d´un centre qui, en faisant référence à la mémoire historique de son peuplement, matérialiserait l´identité d´une société désormais multiethnique. Cynthia Ghorra-Gobin nous fait comprendre avec clarté l´histoire exemplaire et les enjeux de cette mégapole à l´aube du xxie siècle.

  • Le cinéma s´inscrit dans une économie de prototype où l´incertitude est la règle. Tout projet de film est un pari aventureux, et la question de son financement n´a cessé d´être l´objet d´interminables controverses. En France, le système de régulation des

  • « C'est le 14 septembre 1964 au soir. Depuis le début de l'été, l'écrivain est sur un lit d'hôpital, à Pervograskaya, situé dans l'avenue Lénine. Il a emporté ses plus précieux manuscrits qu'il conserve auprès de lui et qu'il ne lâche pas, y compris le texte de Tout passe qu'il remettra en secret à Ekaterina Zabolotskaya, son dernier amour, la femme dont il s'est épris à la fin de sa vie. Il n'en dira rien, ni à sa femme ni à sa fille. Il sait déjà que le KGB rôde autour de ces textes. » « Vassili Grossman s'éteindra, à quelques heures près, le jour anniversaire de l'entrée des SS à Berditchev. »

  • La presse naît en ville. Elle diffuse, contredit ou confirme les « rumeurs » et consacre le « fait divers » comme expression de l'ordinaire urbain. Les radios, les télévisions, le Net amplifient cette exploration de la vie citadine en temps réel, tandis que les jeux vidéo permettent à chacun d'imaginer sa ville et d'en être le maître ! Or, la place accordée aux questions urbaines reste marginale et sélective. L'écrasante majorité des médias ignore la critique architecturale tandis que les revues et sites professionnels hésitent entre dithyrambe et publi-reportage. Pourtant la communication est omniprésente, de la presse municipale à la publicité des promoteurs en passant par la com' des starchitectes ! Cet ouvrage est le premier sur les liens entre politiques urbaines, vie citoyenne et data city. Il rassemble les contributions d'analystes renommés et introduit le lecteur dans la « fabrique communicationnelle » du monde des villes.

  • Les politiques sécuritaires sont aujourd'hui amplement privilégiées dans l'organisation de nos sociétés. Au nom de la lutte anti-terroriste, on voit se mettre en place des formes de surveillance de plus en plus sophistiquées. Par la traçabilité que les technologies numériques rendent possible (celle des puces RFID ou des multiples objets connectés), nous sommes susceptibles d'être surveillés dans la plupart des moments de notre vie. Le présent ouvrage interroge l'intensification des politiques sécuritaires dans les sociétés démocratiques en mettant en évidence le risque majeur qu'elle constitue pour nos équilibres politiques, sociaux et existentiels. Car si au nom de la sécurité, nous acceptons d'être de plus en plus surveillés, c'est en négligeant le fait que nous avons besoin de confiance, d'autonomie et de liberté pour nous inscrire solidement dans le monde. Pourquoi semblons-nous faire preuve si massivement d'une telle négligence ?

  • Des débats parlementaires en 1789 à l'affaire Dreyfus, jusqu'aux polémiques philosophiques des dernières années, les droits de l'Homme n'ont cessé d'être discutés, en France, mais aussi en Europe et dans le monde. Quels sont leurs fondements théoriques ? Quels rapports ont-ils avec le droit ? Comment les utiliser dans les combats politiques ? Toutes ces questions débattues dans cette anthologie proposée par Frédéric Worms n'ont rien perdu de leur actualité bien au contraire, en un moment où les droits de l'Homme font toujours l'objet de débats et d'élargissements, mais aussi de violations.

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